Weisia cirrata Hedw. Spec. Musc. p. 69 , t. XII
Bryol. eur. t. 95.
Tige médiocre (10—15 millim.), dressée ou ascendante, dichotome, très divisée ; coussinets denses, bombés, d’un beau vert à la surface, bruns à l’intérieur , garnis de radicules peu fournies. Feuilles rapprochées, lancéolées-linéaires, subaiguës, révolutées aux bords, de la base jusque près du sommet, carénées , munies d’une nervure qui s’avance jusque près de l’extrémité, dressées à la base, puis très étalées, flexueuses, en partie arquées en dehors à l’état humide, crépues à l’état sec; long. 9 — 3 millim., larg. 1/9 millim. ; cellules molles , délicates ; les basilaires hyalines, nettement rectangulaires , 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. ; les autres carrées ; celles du sommet subarrondies, opaques, vertes, lisses ou à peine papilleuses. Fol. florales oblongues, demi-engainantes, moins révolutées aux bords , aigues, un peu étalées par le sommet, nerviées; 9 — 3 archégones; paraphyses courtes , peu nombreuses. Vaginule cylindrique. Pédicelle dressé , jaunâtre, tordu vers la gauche inférieurement, et vers la droite au sommet; long. 4 — 5 millim. Capsule dressée, étroite, cylindrique, d’un roux pâle , enfin brune , bordée de rouge, légèrement resserrée à l’orifice; long. 9 millim., diam.
42e GENRE : WEISIA.
1/2 millim. Opercule petit , convexe-conique, surmonté d’un bec subulé , pâle, oblique. Coiffe brune , oblique, descendant jusqu’au tiers de la capsule. Un anneau très mince. Dents du péristome lancéolées, étroites, acuminèes , entières, un peu sinuolées , lamellifères , rouges, hyalines au sommet. Fleurs mâles au-dessous des fleurs femelles ; 2 fol. , parfois même une seule, oblongues, subobtuses, engainantes, nerviées ; 4 — 10 anthéridies oblongues , allongées ; quelques paraphyses grêles. — Printemps.
Parois et fissures des rochers siliceux , sur les toits de chaume; cascade de Tendon , sur le granité; Bruyères , sur le grès vosgien (Mougeot) ; sur le grès bigarre , près de Deux Ponts (Bruch) ; Duttweiler, près de Sarrebriick (Winter) ; Fonds de Toul , près de Nancy (Godron) ; environs de Chasseron , dans le Jura (Lesquereux) — Savoie (Paris), Isère, à Grenoble (Ravaud), Aude (Roumeguère), Oise (Questier), environs de l’aris (Mérat), Orne , à Cahan (Husnot), Manche (Le Jolis), Haute-Vienne (Lamy).
Weîsia compacta Brid . Bryol, univ. I , p. 345 ; Bryol. eur. t. 24. — Coussinets compactes , d’un vert fonce' , noirâtre. Feuilles très rapprochées , très e'tale'es , ascendantes , flexueuses , oblongues , le'gèrement auricule'es, imbriquées à la base, re'trécies et lance'ole'es-subulées, entières, canaliculées. Fol. florales intimes engainantes, acuminèes Capsule oblongue , d’abord lisse , irrégulièrement plissée après la sporose. Opercule longirostre ; bec subulé , oblique. Pas d’anneau Dents du péristome presque entières , tiès étalées , divergentes à l’état sec. — Sur la terre et les rochers altérés, dans les hautes Alpes de la Suisse et du Tyrol.
Weîsia serrulata Brid. Bryol. univ. I , p, 804; Bryol. eur. t. 27. — Coussinets denses, radiculeux. Feuilles étalées-ascendantes, flexueuses, oblongues à la base , puis lancéolées-linéaires , subaiguës , carénées , finement dentées en scie sur le contour supérieur, très fortement papilleuses. Fol. florales intimes demi- engainantes. Capsule ovale oblongue , dressée ou légèrement inclinée, lisse. Opercule conique, médiocrement acuminé. Pas d’anneau Dents du péristome bien développées. — Sur la terre qui recouvre les rochers , sur les plus hauts sommets des Alpes de la Carinthie et du Tyrol. — Milde fait observer que cette plante pourrait bien n’être qu’une forme de Dicranum pellucidum.
b. Plantes courtes (4 — 8 millim.), peu développées. (E. 354 — 335.)
334. Weisia viridula Brid. Bryol. univ. I, p. 334; Bryol. eur. t. 21 et 22 ; Bryum viridulum Linn. Spec.pl .; Weisia controversa Hedw .; Stirp. n° 16.
Tige courte (5 — 8 millim.), dressée, dichotome, légèrement radiculeuse à la base; coussinets très petits, assez denses, d’un vert jaunâtre à la surface, décolorés à l’intérieur; les innova-