‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 380 sur 634 · WEISIA VIRIDULÀ · texte numérisé non relu

WEISIA VIRIDULÀ

tions grêles à la base se détachent facilement. Feuilles imbriquées par la base qui est oblongue , puis rétrécies , longuement linéaires , subulées , très aiguës , fortement involutées aux bords jusque près de la pointe , munies d’une nervure qui s’avance jusqu’au sommet de l’acumen , arquées en dehors à l’état humide , fortement crépues à l’état sec; long. 3—3 1/2 millim., larg. 1/5 — 1/4 millim. ; cellules de la portion oblongue rectangulaires, 4 — 8 fois aussi 1. q. 1. , hyalines; les moyennes carrées ; les supérieures arrondies , à parois épaisses , molles , surmontées de papilles arrondies, peu saillantes. Fol. florales oblongues , allongées , puis rétrécies , longuement linéairessubulées , flexueuses , nerviées ; 4 — 8 archégones ; paraphyses grêles , assez nombreuses ; elles se rencontrent même à l’aisselle des feuilles supérieures. Vaginule subcylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle jaunâtre , dressé , plus ou moins tordu vers la gauche; long. 5 — 8 millim. Capsule oblongue ou subcylindrique, sans col notable, brune-olivâtre, dressée, lisse d’abord, irrégulièrement plissée après lasporose; long. 1 mill., diam. 1 /2 — 3/4 mill Opercule rougeâtre, convexe, surmonté d’un bec droit ou plus ordinairement oblique , fin , plus ou moins long. Péristome petit, conique, pourpre ou rougeâtre-orangé ; dents lancéolées-linéaires , courtes, finement papilleuses, fragiles, fugaces, souvent rudimentaires, plus ou moins ouvertes ou percées sur la ligne dorsale. Spores médiocres , brunes, finement papilleuses. Coiffe pâle, descendant jusqu’aux 3/4 de la capsule. Fleurs mâles très petites , axillaires ou terminant des rameaux courts. — Mars-mai.

Les diverses formes de cette plante, dont Bridel, Nées et Hornschuch ont fait de nombreuses espèces, ne diffèrent guère que par l’imperfection relative du péristome. Nous ne croyons pas qu’il y ait lieu de s’y arrêter.

C. partout , sur tous les terrains , au bord des chemins , des routes , sur la terre argileuse des collines, des lieux gramineux, incultes; sur les mottes négligées au bord des champs; sur le revers des fossés dans les bois , etc. Nous ne croyons pas qu’il s’élève dans la région alpestre des Hautes-Vosges.

335. Weisia mucronata Br. Sch. Brgol. eur. t. 23 ( W . mucronulata)\ Weisia apiculata Brgol. germ. t. XXVI; Schultz, Herb. norm. n° 1199.

Tige courte (4 — 6 millim.), peu radiculeuse à la base, simple ou 2—3 fois dichotome ; gazons très petits, d’un vert olivâtre. Feuilles rapprochées au sommet des innovations , crépues à l’état sec , étalées-recourbées à l’état humide , oblongues-lancéolées ,

42e GENRE : WEISIA.

concaves , hyalines à la base , puis rétrécies et longuement linéaires, canaliculées, brusquement mucronées par V eæcurrence de la nervure , entières et planes aux bords, à la base et au sommet, souvent même au milieu, mais parfois légèrement involutées à ce point ; long. 2—3 millim. , larg. 1/2 millim. ; cellules de la base rectangulaires, 3 — 5 fois aussi 1. q. 1. ; celles qui suivent carrées , de plus en plus épaisses et opaques ; les supérieures légèrement papilleuses. Fol. florales intimes demiengainantes à la base, allongées, puis rétrécies, longuement linéaires, fortement involutées aux bords, presque tubuleuses, étalées, mucronées; archégones et paraphyses rares. Vaginule cylindrique , étroite. Pédicelle pâle, flexueux , légèrement tordu vers la gauche; long. 6 — 7 millim. Capsule dressée, oblongue, sans col distinct , olivâtre , légèrement plissée à l’état sec. ; long. 1 millim., diam. 1/2 millim. Opercule assez petit, convexe-conique , rougeâtre, surmonté d’un bec fin, oblique. Péristome : dents courtes, tronquées, lacérées, irrégulières , incurvées, fugaces. Anneau très peu distinct. Spores brunes , finement papilleuses , des plus grosses. — Mars-avril.

Cette espèce est très voisine de la précédente. Les feuilles inférieures des innovations sont plus courtes que les supérieures, oblongues-lancéolées , simplement aiguës.

R. Sur la terre argileuse , près de Deux-Ponts (Bruch), Strasbourg (Schimper), entre Blieskastel et Sarrebrück (Schultz), vallée de Fischach (Winler) ; dans le Jura , au mail de Neufchâtel et dans les fentes des rochers de la Clusette (Lesquereux). — Var : le Luc (Robert). Notre description a été faite sur des échantillons authentiques recueillis par Bruch, à Deux-Ponts , et communiqués par M. le Dr Mougeot.

f f f. Fleurs synoïques. (E. 336.)

336. Weisia Wimmeriana Br. Sch. Bryol. cur. t. 20; Gymnostomum Wimmerianum Sendtn. Denkschr. der Begensb. bot. Gesellsch.

Tige dressée , courte (2 — 5 millim.) ; innovations très courtes et rapprochées, rendant les tiges noduleuses ; gazons denses et étendus, d’un vert clair à la surface. Feuilles très rapprochées, étalées-flexueuses à l’état humide, crépues à l’état sec , lancéolées, hyalines à la base, puis linéaires, involutées aux bords, apiculées par Pexcurrence de la nervure , entières ; long. 1 1/2 millim., larg. à peine 1/4 millim. ; cellules de la moitié inférieure hyalines , à parois molles, rectangulaires; les basilaires 4— 8 fois aussi 1. q. 1.; les autres successivement plus courtes; les

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