‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 411 sur 634 · Orthotrichum speciosum ftees v. Es. in Sturm. D. Fl · texte numérisé non relu

Orthotrichum speciosum ftees v. Es. in Sturm. D. Fl

Bryol. eur. t. 217; Stirp. n° 72*2.

Tige dressée , plusieurs fois dichotome; long. 20—25 millim.; touffes lâches , d’un vert jaunâtre. Feuilles imbriquées à l’état, sec, étalées, légèrement arquées à l’état humide , ovales-oblongues à la base , puis rétrécies, lancéolées, aiguës, carénées, fortement révolutées aux bords jusque près du sommet ; la nervure s’arrête assez loin de V extrémité; long. 3 — 3 1/2 millim., larg. 1 millim. ; cellules basilaires médianes oblongues, à contours flexueux , 3 fois aussi 1. q. 1.; les marginales carrées ; au delà du milieu, elles sont petites, arrondies, à parois très épaisses , surmontées de papilles peu saillantes. Fleurs femelles : 6 — 10 archégones ; quelques paraphyscs. Vaginule cylindrique, courte , chargée des débris de la fleur , terminée par une collerette courte. Pédicelle pâle, un peu tordu vers la droite; long. 1 1/2 millim. Capsule d’un vert jaunâtre très pâle, en grande partie ou tout à fait exserte, oblongue-subcylindrique , atténuée à la base, lisse, surtout à l’état humide; à l’état sec, on voit apparaître 8 plis minces et peu saillants, vers la base de la capsule et près de l’orifice. Opercule convexe, élevé, acuminé, pâle, bordé de rouge. Péristome : 8 dents bigéminées, à peine divisées au sommet , présentant parfois vers ce point un petit appendice en forme de croix, pâles, presque hyalines, granuleuses ; 8 cils aussi longs que les dents , larges , formés de 1 — 2 séries de cellules. Spores relativement grosses, brunes. Coiffe conique, allongée, acuminée , brune au sommet, du reste jaunâtre , lobulée à la base, chargée de poils formés de plusieurs séries de cellules allongées. Fleurs mâles nombreuses, axillaires ; 6 — 7 fol. oblongues, finement nerviées ; 10—12 anthéridies oblongues, longuement pédiculées; paraphyses courtes, peu nombreuses , légèrement épaissies. — Juin-juillet.

Troncs d’arbres , dans les forêts et les haies , en plaine et dans les montagnes, à peu près partout, mais pas toujours en grande quantité ; çà et la sur les pierres et les blocs siliceux. Lesquereux l’indique aussi sur les granités roule'» du Jura.

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