Orthotrichum affine Schrad. Spicil. Fl. germ. p
Bryol. eur. t. 216; Stirp. n° 323.
Tige dressée ou ascendante; long. 15 — 30 millim; coussinets denses ou lâches, bombés ou déprimés, d'un vert obscur à la surface. Feuilles oblongues à la base, lancéolées, aiguës, apiculées ou brièvement acuminées, fortement carénées, révolutées aux bords jusque près du sommet, arquées, à l’état humide, imbriquées, légèrement tordues, à l’état sec; la nervure s’arrête immédiatement au-dessous de l’extrémité; long. 3 1/2— 4 mill. , larg. 1 millim.; cellules basilaires à parois épaisses, linéaires , à contours mal définis, 5 — 8 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées ou subarrondies, opaques, papilleuses. Fleurs femelles : 4 — 6 archégones; paraphyses rares ou nulles. Vaginule courte. Pédicelle assez distinct , tordu vers la droite; long. 2 — 2 1/2 millim. Capsule oblongue , atténuée à la base, un peu resserrée à l’orifice, cannelée, verdâtre, à la fin brune, cachée entre les feuilles ou émergeant à demi; long. 2 — 2 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule con \exe-déprimé, bordé de rouge, surmonté d’un bec pâle. Péristome : 8 dents bigéminées, un peu déchiquetées en treillis au sommet, ou entières, finement papilleuses ; 8 cils solides, se rejoignant par les extrémités, élargis à la base, formés d'une seule série de cellules. Spores grandes, muriquées. Coiffe conique-ob longue, descendant jusque vers la base de la capsule, à peine lobulée à la base, verdâtre, garnie de poils ordinairement peu nombreux. Fleurs mâles axillaires; fol. ovales obtuses, ordinairement énerves; 6 — 8 anthéridies médiocres ; paraphyses assez longues , peu nombreuses (5 — 6). — Juin-juillet.
CC. partout, sur les troncs d’arbres isolés, dans les haies, les vergers et aussi dans les bois, en plaine et dans les montagnes; parfois encore sur les pierres, les murs.
371. Orthotrichum fastigiatum Bruch in Brid. Bryol. univ. I, p. 785; Bryol. eur. t. 216; Stirp. n° 1313.
La diagnose primitive de cette espèce est conçue en ces termes : « Tellement semblable à l’O. affine qu’il est difficile de l’en distinguer. Toutefois les contours denticulés-sinuolés des feuilles , les dents du péristome divisées-lacuneuses au sommet, les cils formés d’une seule série de cellules, articulés et plus robustes que dans la plupart des congénères fournissent des caractères spécifiques. La coiffe est glabre ou garnie de quelques poils au-dessous de la pointe; elle est ordinairement iacinulée à la base. » Brid. locis citatis. M. Schimper (Syn.
46e GENRE : ORTHOTRICHUM.
p. 266) assigne à PO. fastigialum les caractères suivants, par rapporta l’O. affine. « Feuilles plus courtes, moins longuement acuminées, d’un tissu plus lâche, hyalines à la base, presque lisses. Capsule plus immergée dans l’involucre, plus épaisse, munie d’un col plus long, de cannelures plus larges, plus saillantes à l’état sec; opercule plus large, plus longuement acuminé, d’un rouge plus dilué aux bords. Dents du péristome et cils plus courts; ceux-ci plus larges à la base, plus solides. Coiffe plus grande, plus solide, jaune de paille, peu velue. — Maturité plus précoce, en avril et au commencement de mai. »
Au premier abord , ces différences pourraient sembler assez nettes, mais, de fait, elles s’effacent au milieu de formes intermédiaires qui se croisent en tous sens. Peu convaincu de la valeur de cette espèce , nous nous contentons de rappeler ses titres historiques, en laissant à chaque amateur la liberté de ses appréciations. L’O. fastigiatum est indiqué comme répandu, dans les mêmes conditions que 1 ’O. affine.
372. Orthotrichum tenellum Bruch in Brid. Bryol. univ. t. 1, p. 786; Bryol. eur. t. 212; Stirp. n° 1312.
Tige médiocre (10—20 millim.), dressée, plusieurs fois dichotome; coussinets arrondis, d’un vert assez foncé , peu développés. Feuilles imbriquées à l’état sec, très étalées à l’état humide, oblongues à la base, puis rétrécies, lancéolées, mutiques, carénées, légèrement sinuolées au sommet, fortement révolutées aux bords ; la nervure atteint presque l’extrémité; long. 3 millim., larg. 1 millim.; cellules marginales de la base presque carrées , sur une bande très étroite ; les basilaires médianes à parois minces, rectangulaires, plus rarement et partiellement hexagones, hyalines , 5 — 6 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures arrondies, opaques, surmontées de 1 — 2 papilles arrondies, saillantes. Fleurs femelles : 4 — 5 archégones; paraphyses nulles. Vaginule courte. Pédicelle court (! millim.). Capsule oblongue, assez allongée, atténuée à la base, sillonnée, cannelée après la sporose, légèrement dilatée à l’orifice, à demi émergeante; long. 2 î/2 millim., diam. 1 millim. Opercule petit, convexe, surmonté d’un bec médiocre. Péristome : 8 dents bigéminées, un peu divisées au sommet ; 8 cils se rejoignant par les extrémités, noduleux, assez larges, formés d’une seule série de cellules. Coiffe conique, allongée, brune au sommet , garnie de poils longs et nombreux. Fleurs mâles sessiles ou terminant un rameau; 6 — 8 fol. obtuses; les intimes énerves; 15 — 20 anthéridies oblongues, grandes, longuement pédiculées; quelques paraphyses à peu près aussi longues. — Mai.