‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 413 sur 634 · Orthotrichum pumilum Sw. Disp. Musc. Suec .; Scliimp · texte numérisé non relu

Orthotrichum pumilum Sw. Disp. Musc. Suec .; Scliimp

Syn. p. "263; O. fallax Bruch in Brid. Bryol. univ. I,

p. 787 ; Bryol. eur. t. 211 ; Stirp. n° 925.

Tige très courte (5 — 10 millim.); touffes très petites, arrondies , d’un vert sombre. Feuilles imbriquées à l’état sec, étalées à l’état humide , carénées , révolutées aux bords jusque près du sommet, lancéolées, aiguës ou apiculèes , (pointe hyaline très courte); long. 2—2 1/2 millim., larg. 3/4 millim. ; cellules basilaires médianes hyalines , molles, à parois minces, rectangulaires ou subhexagones-tronquées , 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. , grandes; les marginales carrées, sur une bande très étroite; les supérieures grandes, à parois épaisses, mais molles , arrondies , légèrement papilleuses. Fleurs femelles : 5 — 6 archégones ; paraphyses rares et courtes. Collerette de la vaginule allongée, recouvrant tout le pédicelle. Capsule immergée dans l’involucre ou n’émergeant que par le sommet , obovée-oblongue , assez longuement dêfluente , atténuée à la base, resserrée à l’orifice, cannelée (8 côtes épaisses, brunes); long. 2 millim. , diam. 3/4 millim. Opercule convexe-déprimé , surmonté d’un apicule pâle. Péristome : 8 dents plus ou moins ouvertes au sommet ; 8 cils ne se rejoignant pas , formés , à la base seulement, de deux séries de cellules, ou même entièrement d’une seule série. Coiffe conique-oblongue , aiguë, brune, nue. Fleurs mâles sessiles ou terminant un petit rameau; 6 — 15 anthéridies oblongues , longuement pèdi culées , grêles ; paraphyses nulles , ou des paraphyses courtes, rares. — Mai-juin.

Troncs d’arbres isole's , partout (Mougeot); sur les troncs de peupliers , à Nancy (Godron) ; presque partout dans les Basses- Vosges (F. Schultz) ; Jura (Lesquereux). — Haute-Savoie (Puget). — Le sporange est beaucoup plus petit que la capsule à cause du développement considérable du col.

374. Orthotrichum Schimperi O. Hammar Monogr. Orth. Suec. 1852; O. pumilum Bryol. eur. t. 211 ( non Swartz ); O. fallax Schimp. Syn. non Bruch in Brid. ncc Bryol. eur. ; Stirp. n° 322.

Tige très courte (5 — 15 millim.), dichotome ; coussinets très petits, d’un vert foncé. Feuilles imbriquées à l’état sec, très étalées à l’état humide , révolutées, aux bords, du milieu jusque

46e GENRE : ORTHOTRICHUM.

vers le sommet , carénées, lancéolées, subobtuses , aiguës ou apiculées , ordinairement un peu hyalines tout au sommet : la nervure s’avance jusque près de ce point; long. 2 millim., larg. 1/2 — 2/3 millim.; cellules basilaires médianes à parois minces, rectangulaires, 2 — 3 fois aussi 1. q. 1. ; les marginales carrées, grandes; les supérieures arrondies, à parois épaisses, opaques, papilleuses. Fleurs femelles : 4 — 6 archégones; paraphyses rares et courtes. Vaginule brièvement ovale , surmontée d’une collerette dilatée. Capsule immergée ou émergeant à moitié, obovée-elliptique ou brièvement oblongue , brusquement contractée j arrondie , nullement atténuée à la base avant et après la sporose , un peu resserrée à l’orifice, à la fin brune , cannelée (côtes larges, d’un jaune orangé); long. 1 3/4 millim., diam. 3/4 millim. Le pédicelle égale 1/2 millim. ou est presque nul. Opercule convexe-apiculé. Péristome : 8 dents bigéminées ; 8 cils courts, formés d’une seule série de cellules, plus rarement de deux et en partie seulement. Coiffe d’un jaune pâle , brune au sommet , campanulée , renflée, sinuolée à la base , garnie vers le sommet de poils courts, rares ou parfois presque nuis. Fleurs mâles petites; fol. obtuses, finement nerviées ; 6 — 10 anthéridies oblongues , petites, longuement pédiculées; paraphyses rares et courtes (1—3) ou nulles. — Mai-juin.

Les feuilles se terminent souvent par un apicule hyalin très court, accompagné d’une dent au-dessous.

Troncs d’arbres isolés, partout (Wougeot) ; sur les troncs des saules, des peupliers , des tilleuls , à Nancy (Godron) ; Saint-Dië, Rambervillers, Gorcieux , sur les troncs de peupliers et d’arbres fruitiers dans les vergers; presque partout dans les Basses-Vosges (F. Schultz) ; indiqué aussi dans ie Jura , mais sans désignation de localités , par Lesquereux. — Haute- Savoie (Puget).

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