‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 423 sur 634 · Diphyscium foliosum Mohr, Observ. p. 34; Bryol · texte numérisé non relu

Diphyscium foliosum Mohr, Observ. p. 34; Bryol

eur. t. 428 et 641 ; Schultz , Fl. G. et G. exsicc. n° 1190;

Buæbaumia foliosa Linn. Spec. pL; Stirp. n° 37.

Feuilles crépues à l’état sec, étalées, recourbées, flexueuses à l’état humide, étroites, liguliformes , carénées, courbées en cuiller à l'extrémité , obtuses ou apiculées , ondulées , munies d’une nervure qui s’arrête au-dessous du sommet; long. 3 — 4 1/2 millim., larg. 1/3 — 1/2 millim.; cellules du quart inférieur hyalines , rectangulaires, lisses, 2 — 3 fois aussi 1. q. 1. ; les autres arrondies, à parois épaisses, molles, remplies de gros grains de chlorophylle, surmontées de grandes papilles saillantes. Fol. de l’involucre nombreuses (10 — 20), allongées (1. 4 — 6 millim.), oblongues-lancéolées, dressées, dépassant la capsule , incisées-dentées; les intimes ciliées-frangées, divisées en 2 — 5 lanières, munies d’une nervure qui forme, au delà du limbe, une longue soie brune, denticulée; 5 — 6 archégones; paraphyses nombreuses, filiformes, allongées. Vaginule très courte. Capsule presque sessile, oblique, d’abord verte et lisse, puis pâle, plissée après la sporose, ovale, bossue, plan-convexe en dessus, sans rebord sur le contour ; long. 3 — 4 millim., diam. 1 1/2 millim. Opercule conique-aigu, jaunâtre. Coiffe de même forme que l’opercule dont elle couvre exactement le tiers ou la moitié, glabre, persistante, sans plis. Columelle oblongue, très renflée, se continuant jusqu’au sommet de l’opercule qui en emporte la partie supérieure en tombant. Membrane du sporange distante de la paroi capsulaire, à laquelle des filaments entrecroisés la rattachent. Spores très petites, vertes, extrêmement nombreuses. Anneau mince, peu distinct. Péristome externe réduit à un rebord festonné présentant quelques saillies irrégulières ; péristome interne indiqué par une membrane conique, finement pointillée-papilleuse, blanchâtre, plissée (16 plis profonds, à carène épaissie, un peu tordus). Fleurs mâles sur une plante distincte ; 3 — 5 fol. intimes ovales , concaves à la base , rétrécies en une longue pointe linéaire, flexueuse; anthéridies allongées, étroites, nombreuses (30— 40) ; paraphyses grêles, courtes, en petit nombre. — Juillet-août.

Les plantes de cette espèce croissent rapprochées, forment de petits groupes ou des tapis continus , d’un vert foncé ou brunissant.

Au bord des sentiers abandonnés, des vieux chemins creux dans les bois, sur la terre des pentes très raides*, répandu dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès, particulièrement sur le grès vosgien, depuis la plaine, jusqu'au sommet du Rotabac; se retrouve dans les Faucilles, jusque vers Darney, probablement aussi dans l’Argonne; Lesquereux l’indique aussi comme commun dans le Jura j n’a pas encore été constaté sur

48e GENRE : BUXBAUMIA.

les calcaires de la plaine lorraine. — Disse'miné sur les I errains sablonneux de presque toute la France. Parfois cette plante végète, mais à l’état stérile, sur les parois très inclinées, ou même surplombantes des rochers de grès vosgien.

48e Genre : Buxbaumia Hall.

Capsule exserte, oblique ; dents du péristome externe développées. Tige extrêmement courte ; feuilles en petit nombre, visibles seulement pendant le premier âge , bientôt envahies par lés radicules ; pas de fol. florales distinctes.

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