SCHISTOSTEGA OSMUNDACEA
même vers la base des innovations , lâchement imbriquées , oblongiies-SMâ/in^w/ées. Pédicelle allongé. Capsule ordinairement oblique , oblongue , munie d’une apophyse atténuée, plus courte ou à peine aussi longue que le sporange. Opercule caduc, la columelle se retirant par contraction au fond de la capsule. Dents lancéolées-linéaires , allongées. Fleurs polygames.
Sur la terre et dans les fissures des rochers; dans t' Ute la chaîne des Pyrénées (Schimper) ; Alpes du Dauphiné : Villard-d’Arène, Pic du-Bec (Ravaud), Lautaret (A. Mougeot), de la Savoie, au Mont-Cenis (B. R. D.).
Dissodon Hornschuchii Grev. ei Arn.; Bryol. eur. t. 281. — Feuilles inférieures des innovations très petites et espacées ; les supérieures agglomérées , grandes, largement ovales, concaves. Péiiicelle court. Capsule dressée , munie d’une apophyse plus longue que le sporange. Opercule restant soulevé au sommet de la columelle qui est persistante, après la sporose; dents du péristome tronquées. Fleurs monoïques. — Hautes Alpes de Salzbourg et de la Carinthie.
Dissodon splachnoides Grev. et Arn.; Bryol. eur. t. 283. — Touffes profondes, noirâtres à l’intérieur. Feuilles presque uniformes, oblongueslingulées. Capsule longuement exserte, oblongue, dressée, plus grande que le col, turbinée à l’état sec. Opercule convexe, obtusément apiculé, ordinairement] caduc, plus rarement soutenu par la columelle persistante. Fleurs polygames. — Alpes de la Suisse et de la Rhétie.
17e Tribu : Seliigfostégées.
(Fam. Scliistostegeæ Schimp.).
Coiffe très petite, conique. Capsule pédicellée , dressée, globuleuse, très petite; orifice étroit, nu. Opercule petit, en forme de calotte sphérique. Feuilles distiques-aplanies , cohérentes entre elles par la décurrence de leur base. Plantes très délicates, très grêles, croissant sur les rochers dans les cavernes ; prothalle émettant des reflets d’un beau vert d’émeraude.
51e Genre : Schistostega Mohr.
Caractères de la tribu.
392. Schistostega osmundacea W. et M. ; Bryol. eur. t. 279; S tir p . n° 1013; Schullz , Herb. norm. n°789 et bis ; Mniunx osmundaceum Dicks.
Tiges très grêles , naissant par petites touffes, fixées par des
51e GENRE : SCHISTOSTEGA.
radicules brunes , longuement nues à la base , puis garnies de feuilles exactement distiques , disposées dans un plan vertical, oblongues-lancéolées, brièvement acuminées, énerves , entières , étroitement marginées , cohérentes par la dècurrence d’une feuille à l’autre ; long. 1 millim., larg. 1/2 millim. ; cellules délicates, grandes, rhorabées ou subhexagones, 6 fois aussi 1. q. 1. ; long, des tiges 3 — 5 millim. ; gazons d’un vert tendre, glaucescent. Fol. de l’involucre , 5 — 6, étroitement lancéolées, aiguës, dressées; les intimes concaves; 1 — 3archégones; paraphasses rares, molles, assez longues. Vaginule renflée, subglo buleuse. Pédicelle hyalin, très grêle; long. 3 millim. Capsule extrêmement petite, subglobuleuse , pâle, lisse, resserrée à l’orifice; diam. 1/3 millim. Opercule, en forme de calotte sphérique, très petit. Spores lisses. Pas de pèristome ni d’anneau. Sur le contour de l’orifice , la membrane capsulaire est formée de plusieurs séries concentriques de cellules rayonnantes , plus petites. La columelle épaisse s’élève jusqu’au sommet de la capsule. Le sporange est bien distinct, plus petit. Les fleurs femelles se développent au sommet de tiges garnies de feuilles, comme à l'ordinaire , ou au sommet de tiges aphylles , garnies seulement d’une touffe de feuilles florales. Fleurs mâles terminant des tiges distinctes; fol. lâchement imbriquées, oblongues-lancéolées, subaiguës; anthéridies très petites , peu nombreuses; pas de paraphyses. Prothalle persistant , composé de filaments terminés par des vésicules hyalines renfermant des grains verts de chlorophylle; ces vésicules décomposent la lumière affaiblie qui leur arrive , et illuminent, de magnifiques reflets d’un vert d’émeraude, les cavités obscures au fond desquelles cette petite mousse s’installe de préférence. — Mai-juin.
Dans les cavernes , les excavations humides des anciennes carrières ; semble re’pandu dans les Basses-Vosges , sur le grès bigarré à Deux-Ponts (Reinsch), près d’Erlenbach , entre Bergzabern et Dahn (P. J. Muller), sur les schistes houillers et le gtèsvosgien, autour de Waldmohr (F. Schultz), dans la vallée de la Sarre inférieure, près de üreisbach, Saarburg et sur le Litremont (Winter). — Dans les Ardennes, à Revin (Bescherelle); dans l’Aude, à Pioquefère, sur les micaschistes (Roumeguère) ; Haute-Vienne, à Bessine (Lamy) ; indiqué aussi dans les Pyrénées
18e Tribu : Tétrapliidées*
(Fam. Tetraphideæ Schimp.)
Coiffe conique, plissée, glabre, souvent laciniée à la base, et parfois plus d’un côté que de l’autre. Capsule exserte, dressée, symétrique, Pèristome caractéristique : 4 dents épaisses, dressées, persistantes.