‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 432 sur 634 · Tetraphis pellucida Hedw. Spec. Musc. p. 45; Bryol · texte numérisé non relu

Tetraphis pellucida Hedw. Spec. Musc. p. 45; Bryol

eur. t. 196; Stirp. n° 14; Schullz, Fl. G. et G. exsicc.

n° 1187; Billot, exsicc. cont. n° 3971 ; Mnium pellucidum

Linn. Spec. pl.

Tige fertile dressée, courte; long. lOmillim.; tiges stériles procombantes, allongées; innovations longuement nues , naissant de la base, au milieu des radicules; gazons plus ou moins étendus et fournis, d’un vert foncé ou terne. Feuilles inférieures très petites, espacées; les moyennes ovales-oblongues, brièvement acuminées , planes et entières, dressées-é'alées ; la nervure s’arrête au-dessous du sommet; long. 1 millim., larg. 1 fl millim.; cellules arrondies, lisses, remplies de grains nets de chlorophylle. Inflorescence très compliquée. Ordinairement la tige se termine par une fleur femelle fertile, et les innovations naissent de la base ; mais parfois, à l’extrémité des tiges procombantes habituellement stériles, on rencontre des fleurs synoïques, se composant de 1 — 2 anthéridies, 6 — 7 archégones et de longues paraphyses; ces fleurs avortent. Souvent encore la tige, terminée d’abord par une fleur femelle renfermant quelques archégones sans paraphyses, se continue, à travers cette fleur, par prolification, en donnant naissance à des innovations terminées cette fois par des fleurs mâles. Ces fleurs présentent 10-15 anthéridies oblongues et de nombreuses paraphyses grêles. Assez souvent ces innovations, nées d’une fleur femelle stérile, se terminent par des godets dont les folioles sont obovées, obtuses, entières, concaves; ces cavités cyathiformes, que l’on serait tenté de prendre d’abord pour des fleurs mâles, ne renferment que des paraphyses et des granulations vertes. Fleur femelle normale : fol. lancéolées-acuminées, dressées, nerviées; 5 — 10 archégones; paraphyses grêles. Vaginule conique. Pédicelle à la fin brun, tordu au sommet vers la droite ; long. 10 — 12 millim. Capsule étroite, d’un vert olivâtre, présentant des stries très fines, contournées; long. 2 mill., diam. l/2mill. Opercule conique-allongé , aigu, oblique, orangé. Péristome : 4 dents naissant au-dessous de l’orifice externe de la capsule, à section sub triangulaire, dressées, allongées, formées de cellules linéaires. Coiffe lacinièc à la base, scabre au sommet. • — Printemps.

53e GENRE : TETRODONTIUM.

CC. dans toute la chaîne des Vosges , sur les terrains siliceux, dans les fissures des rochers et sur les bois pourris ; rare ou nul sur le calcaire de la plaine lorraine, répandu dans le Haut-Jura, sur les troncs pourris.

53e Genre : Tetrodontium Schwægr.

Capsule épaisse, oblongue, brune ; dents du péristome courtes; tige extrêmement courte, comme nulle. Plantes croissant sur les parois inclinées des rochers siliceux.

394. Tetrodontium Brownianum Schwægr. Suppl. II, Sect. ii, p. 102, t. CXX1X; Bryol. eur. t. 197; Husnot, Musci Gall. n° 128; Bryum Brownianum Dicks. Fasc. IV, p. 7.

Plante produisant d’abord des touffes de lanières linéaires , très étroites , un peu convexes, entières , vertes , formées de plusieurs couches de cellules rectangulaires; long. 2 — 4 mill. Ces filaments naissent d’un substratum verdâtre , celluleux , amorphe. C’est au milieu de ces filaments que se développent les fleurs femelles; 8 — 12 fol. ; les externes ovales, les intimes largement ovales-oblongues , brusquement acuminèes , ou simplement aiguës, et garnies au sommet de dents obtuses ; toutes, à l’exception de la plus intime , munies d’une nervure large et mince qui s’avance jusque vers le sommet; cellules à parois très épaisses, de formes variables, rectangulaires, rhombées ou subhexagones, 3 — 10 fois aussi 1. q. 1. ; 3—6 archégones; paraphyses courtes. Vaginule oblongue, épaisse. Pédicelle ferme, dressé, d’un rouge très foncé à la base; long. 5 — 8 millim. Capsule brièvement oblongue, lisse, à parois fermes, long. 3^4 — 1 millim., diam. 1/2 millim. Opercule convexe-conique , terminé par un petit bec oblique. Peristome ; 4 dents lancéolées, courtes, hyalines, subcarénées, formées de plusieurs couches de cellules, dont les supérieures tendent à s'isoler. Coiffe oblongue, plissée, brièvement apiculée, glabre, lobulée à la base, et parfois fendue latéralement jusque près du sommet. Spores assez grandes, finement papilleuses. Fleurs mâles à la base des fleurs femelles ou dans leur voisinage, très petites ; 4 — 8 fol. ovales, aiguës, énerves; anthéridies oblongues, très petites; paraphyses courtes. — Juillet- août.

Sur les parois verticales ou surplombantes des rochers siliceux, dans les cavités ou les grottes fraîches et ombragées ; grès bigarré, près de Deux- Ponts (Bruch) ; sur le grès vosgien dans les forêts des hauteurs de Senones (Lemaire), Sainte-Odile (Schimper), Saint-Dié, au Camberg (B.). — Dans les Pyrénées, sur les schistes de la vallée de Bagnères de Bigorre (Philippe).

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