Cinclidotus fontinaloides Pal.-Beanv. ; Bryol. eur
t. 277 ; Trichostomum fontinaloides Hedw. Musc, frond.
III, p. 36 ; Stirp. n° 510.
Tige allongée, flexueuse , fixée à la base par des radicules violettes, rarement dénudée, émettant des rameaux nombreux, courts , inégaux , espacés ou rapprochés , qui les rendent no duleuses ; long. 5 — 15 centim. ; touffes lâches , d’un vert foncé. Feuilles crépues, infléchies , ondulées à l’état sec, imbriquées par la base, puis étalées-dressées , souvent contournées vers la gauche à l’état humide; oblongues-/ancéo/ées, brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure, souvent révolutées vers la base ; long. 3 1 fl — 4 mill., larg. 1 1/4 — 1 1/2 mill. ; cellules presque uniformes , hexagones-équilatérales ou subarrondies , légèrement papilleuses. Fleurs femelles terminant les rameaux courts; 4— 6 fol. demi-engaînantes , imbriquées, mucronées; 5—6 archégones; quelques paraphyses grêles. Vaginule conique. Pédicelle très court. Capsule cachée dans l’involucre ou à demi émergée, oblongue , sillonnée, rouge de brique; long. 2 mill., diam. 1 mill. Opercule petit, conique, assez longuement acuminé, légèrement arqué, rougeâtre. Péristome : 16 dents pourpres , divisées, dès la base, en 2—3 branches filiformes, allongées, finement papilleuses, légèrement contournées vers la droite , et adhérant par le sommet à la columelle qui s’élève jusqu’au fond de l’opercule ; elles sont reliées entre elles , dans le tiers inférieur, par des traverses et forment un treillis ; la membrane basilaire est courte. Fleurs mâles sur une plante distincte, axillaires, isolées ou agglomérées à l’excès et rendant la tige très noduleuse ; 4 — 6 fol. ovales, concaves, obtusément acuminées, nerviées; anthéridies oblongues, nombreuses (20 — 30); paraphyses filiformes, plus longues, assez nombreuses. Généralement les feuilles de la plante mâle sont plus étroitement oblongues-lancéolées , plus rétrécies , acuminées et un peu plus contournées. — Juillet-septembre.
Sur les pierres et les bois inondes , dans les ruisseaux et les rivières des terrains calcaires ; CC. dans le Jura (Lesquereux, B.) ; C. sur le calcaire jurassique de la Lorraine, aux environs de Neufchâteau , dans le Vair; ça et là, sur le muschelkalk, dans l’Avière , près de INomexy, dans la Sarre et ses affluents , abondant au moulin de Postroflf (B.), près de Sarreguemines (Winter) ; Soulzmatt , en Alsace (Mougeot) , vallée de Munster (Blind). — Du reste , dans presque toute la France.