‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 437 sur 634 · Cinclidotus aquaticus Br. Sch. Bryol. eur. t · texte numérisé non relu

Cinclidotus aquaticus Br. Sch. Bryol. eur. t

Hedwigia aquatica Hedw. Musc, frond.; Gymnostomum

aquaticum Brid. Bryol. univ. ; Stirp. n° 505.

Tige flottante, allongée (atteignant 55 centim.), se dénudant à la base, inégalement ramifiée; touffes très développées , d’un beau vert foncé, passant au noir, raides, formant souvent de très vastes tapis. Feuilles rapprochées, lancéolées linéaires, concaves, généralement falciformes-homotropes , brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure; long. 5 millim., larg. 3/4 millim.; cellules petites, à parois épaisses, légèrement bombées, arrondies vers le sommet de la feuille, carrées vers la base. Fleurs femelles terminant de petits rameaux courts, rapprochés en grand nombre au sommet des vieilles tiges , de sorte que celles-ci en deviennent noduleuses ; fol. peu distinctes ; 5 — 50 archégones ; paraphyses variables, courtes ou allongées, rares ou nombreuses. Vaginule cylindrique , nue. Pédicelle épais , légèrement tordu vers la gauche ; long. 1 — 5 millim. Capsule brièvement exserte , ovale-oblongue , d’un beau noir, à parois épaisses , lisses ; long. 5 1/5 mill., diam. 1 1/5 mill. Opercule conique, acuminé, assez petit, légèrement courbé. Coiffe conique, acuminée, un peu inclinée et fendue latéralement jusqu’au tiers, d’un jaune sale. Columelle épaisse, s'élevant jusqu'au fond de V opercule , chargée , au-dessus de l’orifice de la capsule, de filaments rougeâtres , que les auteurs du Bryologia curopœa regardent comme des débris du péristome; du bord interne de l’orifice de la capsule , partent des filaments qui semblent aller rejoindre , en effet , ceux qui se voient sur la columelle. Spores relativement grosses, arrondies, vertes. Plante mâle distincte , semblable à la plante femelle ; fleurs solitaires ou aggrégées à l’extrémité de petits rameaux ; fol. ovales , acuminées , imbriquées, souvent homotropes, nerviées ; 15 — 50 anthéridies grandes, oblongues ; paraphyses légèrement renflées, nombreuses, plus longues. — Juin-août.

Espèce essentiellement jurassique ; sur les pierres inonde'es dans les ruisseaux des montagnes , près des cascades , des moulins. La Serrière (Chaillet), abonde dans la Reuse, au-dessus de Saint-Sulpice (Lesquereux), fontaine de Noiraigues , au Val de Travers , dans l’Orbe près de Valorbe (Schimper), abonde aussi au-dessous des cascades de Flumen et près d’un moulin entre Saint-Claude et Septmoncel (B.). — AC. dans l’Isère , Cuves de Sassenage, Renage, etc. (Ravaud), la Grande-Chartreuse (Débat), Var : Toulon , Grasse (Ilanry), Hérault : Saint-Guilhem (II. de la Perraudière), Aude : Quillan , Saint- Martin de Saissac (Roumeguère) , dans les Pyrénées; à la Fontaine de Vaucluse (Schimper) ; aux environs de Paris (Chevallier).

56e GENRE : RHACOMITRIUM.

21e Tribu : Grinuniées.

(Fam. Grimmieæ Schimp )

Coiffe conique, souvent lobulée à la base, rarement fendue latéralement et oblique, glabre, sans plis. Capsule sessde ou exserte, portée sur un pédicelle droit ou arqué, globuleuse, ovale ou subcylindrique , sans col notable , symétrique , lisse ou sillonnée. Péristome rarement nul, formé de 16 dents lancéolées, allongées, entières ou divisées en deux branches subulées , papilleuses, rouges, dressées à l’état sec. Dans les fleurs femelles, les archégones sont peu nombreux , les paraphyses rares et courtes ; les paraphyses sont également rares et grêles dans les fleurs mâles; la vaginule est oblongue-subcylindrique. Plantes souvent très développées, innovant de la base ou au-dessous des lleurs ; feuilles nerviées , rarement énerves , souvent terminées par un poil blanc, formées de cellules linéaires, à contours sinueux ; elles se renversent brusquement lorsqu’on les humecte après leur dessication.

56e Genre : Rhacomitrium Brid.

Coiffe toujours conique , longirostre, lobulée à la base, souvent papilleuse au sommet. Pédicelle droit, rarement courbé. Capsule exserte, lisse, rarement plissée, ovale ou oblongue. Opercule longirostre. Dents du péristome divisées en deux branches subulées. Plantes développées ; feuilles nerviées; cellules basilaires à parois épaisses, sinueuses. Fleurs dioïques.

A. Innovations garnies «le rameaux courts, qui les rendent nodtileuses. (E. 399.— 403.)

f. Feuilles terminées par un poil blanc. (E. 399 — 402.)

a. Feuilles très légèrement, à peine papdleuses (E. 399 — 401.)

399. Rhacomitrium lanuginosum Brid. Bryol. univ. ï, p. 215; Bryol. eur. t. 269; Trichostomum lanuginosum Hediv.; Slirp. n°21; Billot , exsicc. cont. n° 3966.

Tige allongée, couchée , finissant par se dénuder à la base, divisée en 2 — 3 grandes branches chargées, dans toute leur

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