Grimmia apocarpa Hedw. Musc, frond. ; Schimp
Syn.; Stirp. n° 17; Schistidium apocarpum Bryol. eur.
t. 233 et 234; G. apocaula Hedw.; Stirp. n° 18.
Plante extrêmement variable. Tige décombante , longuement dénudée et allongée avec Page, dichotome ; long. 10 — 50 mill. ; touffes arrondies, petites ou étendues , denses ou lâches , d’un jaune brun ou roux, grisonnantes à la surface, brunes et souvent noirâtres à l’intérieur. Feuilles imbriquées , légèrement courbées par la pointe à l’état sec, très étalées, diversement arquées ou en partie homotropes à l’état humide, oblongues à la base, puis rétrécies , lancéolées , longuement acuminées , carénées , vertes jusqu’au sommet ou terminée^ par un apicule hyalin ou par un assez long poil denticulè , révolutées aux bords jusque vers le sommet; long. 2 — 2 1/2 millim., larg. 3/4 millim; cellules basilaires médianes 3 — 4 fois aussi 1. q. 1. , jaunâtres, subrectangulaires , droites; les supérieures arrondies , légèrement anguleuses , à parois épaisses , légèrement papilleuses. Fol. de l’involucre dressées , oblongues , acuminées , vertes ou pilifères au sommet , concaves , légèrement révolutées aux bords ; 3—8 archégones; paraphyses courtes et rares. Vaginule conique, courte. Pédicelle presque nul. Capsule dressée, ovale-subglobuleuse, ovale-oblongue ou subcylindrique, arrondie à la base , lisse , jaunâtre passant au brun ; long. 1 — 1 1/2 millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule assez petit, convexe, peu élevé, surmonté d’un bec médiocre , droit ou oblique , rouge-orangé , persistant longtemps et entraînant la columelle dans sa chute. Pas d’anneau. Dents du péristome étalées à l’état sec, lancéolées, aiguës, finement pointillées , percées de quelques trous
57e GENRE : GRIMMIA.
peu visibles, d'un pourpre foncé tournant au brun. Coiffe très petite , lobulée , ne couvrant que l’opercule. Fleurs mâles axillaires, au-dessous des fleurs femelles; 30 fol. ovales, courbées en cuiller au sommet, nerviées; 15—25 anthéridies; paraphasses courtes et rares. — Mars-avril.
b. helvetica N. et Hornsch. Bryol. germ. — Tige atteignant 25 — 30 millim. ; feuilles légèrement homolropes à l’état humide, brièvement apiculées , hyalines, denticulées ou même entièrement vertes au sommet ; cellules basilaires médianes allongées. Fol. de l’involucre à peine hyalines au sommet. Capsule obovèe , urcèolêe à la fin.
c. gracilis N. et Hornsch. — Tige allongée (4 — 5 centim.), très grêle , ascendante , longuement dénudée, noire à la base ; touffes lâches, étendues, brunes. Feuilles très étalées en tous sens , terminées par un poil hyalin, denticulé, assez long ; cellules basilaires médianes courtes, rectangulaires, les autres papilleuses. Fol. de l’involucre longuement pilifères. Capsule oblongue-subcy lindrique .
d. rivularis N. et H. ; Grimmia rivularis Schwœgr. Suppl.; Stirp. n° 508. — Tige à la fin très allongée (4 — 5 centim.), longuement dénudée, noire à la base, très divisée, fasciculèe , noduleuse ; touffes noirâtres, flottantes, analogues à celles du Cinclidotus fontinaloides. Feuilles très étalées en tous sens, ovales-oblongues, puis lancéolées, aiguës, subdenticulées au sommet, révolutées aux bords ; long. 3 — 3 1^2 mill. ; cellules de la base rectangulaires, allongées ; les supérieures presque lisses. Fol. de l’involucre dépourvues de poil. Capsule subglobuleuse, tronquée. Fleurs mâles grosses'; fol. suborbicu laires , obtuses; 20 — 30 anthéridies , très allongées ; quelques paraphyses également longues. Forme très distincte que nous sommes tenté de considérer comme une espèce.
CC. partout, sur les pierres des murs, au bord des ruisseaux, sur les rochers, en plaine et dans les montagnes, sur tous les terrains ; les var. b. et c. dans les Hauies-Vosges et le Haut- Jura; la var. d. assez rare, sur les pierres dans les rivières, çà et là. — Cette espèce varie à Finfini; il est loisible à chaque observateur de grouper ces variations à son gré ou de les rapporter aux nombreuses formes distinguées par Nees et Hornschuh [Bryol. germ . Zw. Th., Erst. Abth . S. 86, und folg.).
423. Grimmia conferta Funck, Moos-Tasch. Herb., p. 18; Stirp. n° 912; Schistidium confertum Bryol. eur. t. 232.
Espèce voisine des petites formes peu développées du G.