GRIMMIA CONFERTA
apocarpa. Coussinets denses , fragiles , d'un vert foncé, olivâtre ; long, des tiges 6 — 15 millim. Feuilles imbriquées à l’état sec, étalées-dressées , concaves, à l’état humide, ovales-oblongues, carénées, inégalement révolutées aux bords, jusque vers le milieu; les inférieures obtuses, sans poil; les supérieures plus rétrécies au-dessus de la base, acuminées , terminées par un poil hyalin dilaté, court; long. 1 1/5 — 5 1/5 millim., larg. 3/4 — 1 millim. ; cellules du tiers inférieur oblongues, subrectangulaires, à parois épaisses, 5 — 3 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures arrondies, opaques, surmontées de larges papilles. Fol. intimes de l’involucre demi-engaînantes, oblongues-lancéolées, allongées, acuminées-hyalines, finement denticulées au sommet, planes aux bords ; 6 — 10 archégones courts; paraphyses courtes et rares. Vaginule très courte. Capsule immergée, globuleuse ou brièvement oblongue, arrondie à la base; long. 1 millim. Opercule convexe-dèprimè , surmonté d’un mamelon obtus, pourpre, emportant la columelle dans sa chute. Pas d'anneau. Dents du péristome lancéolées , percées et divisées en 5 — 3 branches imparfaites , plus ou moins cohérentes , d'un rouge orangé. Fleurs mâles au-dessous des fleurs femelles.
R Rochers siliceux ; rochers euritiques à Schirmeck, de grès vosgien à Bruyères (Mougeot), à Saint-Dié ; sur des blocs de granité syénitique formant des murs de soutènement entre Senones et le Ménil (B,), Hohneck (Sehimper), Rotabac (Blind), Sainte-Marie-aux-Mines (Caspary), sur le grès bigarré près de Deux-Ponts (Bruch) ; blocs erratiques dans le Jura (Lesquereux). — Ça et là, sur les rochers siliceux, dans presque toute la France, Alpes, Pyrénées, montagnes de l’Auvergne.
Grimmia maritima Turn. Muscol. hib. p. 53; Schistidium maritimum Bryol. eur. t. 535.
Très distinct du G. apocarpa par ses feuilles très étalées, plus allongées, lancéolées linéaires, canaliculées, infléchies aux bords, dépourvues de poil. Vaginule subcylindrique, allongée. Capsule globuleuse, tronquée. Opercule grand, convexe, surmonté d’un bec oblique. Dents du péristome très étalées à l’état sec, percées de trous disposés en plusieurs séries. — Printemps.
Rochers maritimes de la Bretagne et de la Normandie.
424. Grimmia sphærica Schimp. Syn. p. 199; Schistidium pulvinatum Brid. ; Bryol. eur. t. 531 ; Gymnostomum pulvinatum Hedw. Spec. Musc. p. 36, t. 111.
Plante également semblable au G. apocarpa. Tige dénudée
57e GENRE : GRIMMIA.
à la base; feuilles lâchement dressées, oblongues-lancéolées, révolutées aux bords; les supérieures terminées par un long poil blanc , denticulè , décurrent. Capsule globuleuse , à la fin tronquée. Opercule convexe-déprimé , surmonté d’une simple papille obtuse. Coiffe très petite , ne couvrant pas même tout l’involucre. Un anneau. Péristome presque nul ; dents rudimentaires , tronquées, très courtes. Fleurs monoïques. — Printemps.
Lesquereux dit de ce Grimmia, dans son catalogue : « Roger l’a trouve' à la Dôle, sur les pierres (Bridel) » ?? . ; sur le me'laphyre, dans les Basses- Vosges, entre Cusel et Baumholder (Schultz), à Erzweiler (Mærker), sur les schistes dans la valle'e inférieure de la Sarre à Serrig (Winter). — Dans la Lozère (Requien) ; au Lautaret (A. Mougeot).