Funaria hygrometrica Hedw. Spec. Musc. p
Bryol. eur. t. 305; Stirp. n° 132; Mnium hygrometricum
Linn. Spec.
Tige radiculeuse à la base , émettant des rameaux dressés ou ascendants, florifères; long. 5 — 10 millira. ; gazons parfois très étendus, plus ou moins denses , d’un vert tendre. Feuilles rapprochées et formant une touffe qui contient les organes floraux; feuilles moyennes de l’involucre femelle grandes, lâchement imbriquées, très concaves, cochléariformes, rétrécies à la base, aiguës au sommet, molles, entières ; la nervure atteint le sommet; long. 3 — 4 millim. , larg. 2 millim. ; cellules grandes, à parois minces, hexagones , 2 fois aussi 1. q. 1. ; les basilaires hyalines, rectangulaires, un peu plus longues; fol. intimes plus étroites et plus courtes. Vaginule très courte, ovale, nue. Pédicelle rougeâtre, flexueux, fortement tordu vers la gauche au sommet, se détordant avec vivacité lorsqu’on l’humecte de nouveau, du reste, dressé ou diversement arqué ; long. 20 — 60 millim. Capsule grande , obovée-piri forme , un peu arquée, horizontale ou pendante, munie d’un col atténué distinct, rétrécie à l’orifice qui est oblique, d’un jaune vif , passant au brun, fortement cannelée à l’état sec; long. 2 1/2 — 3 millim., diam. 1 1/2 millim. Opercule convexe , déprimé, petit, lisse, pourpre. Anneau formé de cellules hyalines, allongées, tombant d’une pièce. Dents du péristome (16) lancéolées, longuement atténuées, acuminées, munies de lamelles très saillantes latéralement, surtout vers le sommet, pourpres, légèrement contournées et formant un cône convexe qui se déprime à l'état sec ; lanières internes lancéolées- acuminées , plus courtes, jaunes. Sporange très petit , relié par des filaments à la paroi capsulaire. Coiffe grande, embrassant toute la capsule, d’abord prismatique-pentagone, à la fin renflée, radiculeuse, fendue latéralement et surmontée d’un long acumen. Fleurs mâles terminant un rameau spécial, capilulif ormes ; fol. obovées-oblongues, ou subspatulées, aiguës, nerviées, étalées-dressées, légèrement denticulées ; anthéridies petites ; paraphyses à peine plus longues, nombreuses, très renflées, obtuses. — Maijuin.
65e GENRE : FÜNARIA.
CC. partout, sur la terre, au pied des murs, dans les allées négligées, un peu fraîches et ombragées des jardins et plus particulièrement, dans les bois, sur les emplacements à charbon.
Funaria microstoma Br. Sch. Bryol. eur. t. 306.
Semblable au F. hygrometrica , mais feuilles nettement et assez longuement acuminées. Pédicelle plus ferme , bien que très arqué, flexueux. Capsule à parois plus épaisses, plus finement cannelée, ordinairement penchée par la courbure du pédicelle. Opercule très petit, surmonté (T un petit mamelon. Péristome interne rudimentaire.
Lieux sablonneux ; terrains siliceux ; Calvados : Falaise (De Brébisson), Mayenne : château de Maison-Rouge (Lamy), indiqué dans l’Aude, à Forges (Roumeguère).
Capsule lisse , sans anneau ; pédicelle raide. (E. 432
432. Funaria calcarea Wahlenb. Act. Holm. (1806); Schimp. Syn. p. 320; Funaria Muehlenbergii Schwœgr. (ex parte) ; Bryol. eur. t. 303; Stirp. n° 1019 (non 786); F. méditerranea Lind.
Tige courte, dressée, simple ou peu divisée, radiculeuse à la base; long. 2—4 millim. Feuilles inférieures espacées, oblongues-lancéolées : les supérieures rapprochées et plus grandes, formant des touffes bulbiformes , imbriquées, concaves, largement ovales-oblongues, un peu rétrécies, décurrentes à la base, rapidement contractées en un long acumen piliforme, flexueux, planes aux bords, garnies, vers le sommet, de dents superficielles et obtuses, presque entières; la nervure s’arrête un peu au-dessous de l’acumen ou l’atteint; long. 2 mill. , larg. 1 mill. ; cellules grandes, hexagones ou subrectangulaires vers la base, en partie hyalines, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1. Fol. involucrales intimes plus petites; 5—6 archégones ; pas de paraphyses. Vaginule conique, molle. Pédicelle rougeâtre, tordu vers la droite, à la base, et vers la gauche, au sommet; long. 3 — 4 millim. Capsule courte, oblique, obovée , munie d’un petit col atténué, légèrement resserrée à l’orifice, irrégulièrement et peu ridée à l’état sec, brune; long. 1 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-conique. Dents du péristome lancéoléesacuminées, lamellifères, incombantes à l’état humide. Spores
43 2. FUNARIÀ CALCAREA.
petites, finement papilleuses, anguleuses. Fleurs mâles sur un petit rameau spécial; anthéridies petites, oblongues, peu nombreuses; paraphyses courtes, renflées; fol. de l’involucre oblongues, aiguës ou acuminées, étalées. — • Mars.
RR. Sur la terre qui recouvre les rochers calcaires, à Ziilisheim, près près de Mulhouse (Mühlenbeck) ; Fouvent-le-Haut, dans la Haute-Saône (Renauld); près de nos limites, sur les murs des vignes à Durlach (A. Braun) et au Kaiserstuhl (Sickenberger), dans le Grand Duché de Bade. — Midi de la France : Toulouse, Montpellier, Avignon (Schimper), Mende (Prost), Cahors (Cloquet), Capendu, dans l’Aude (Roumeguère), gorge de Durlort, dans le Tarn (M.-l).), Toulon, le Luc (Hanry), Bussy, dans l’Oise (Questier) ; littoral de la Manche (Le Jolis).
Observations. La description qui précède a été faite sur des échantillons provenant de Ziilisheim et de Durlach ; d’autres recueillis à Annecy-le- Vieux (Haute-Savoie) par M. Puget , en diffèrent notablement. Plante beaucoup plus développée. Feuilles largement ovales-oblongues , partiellement infléchies aux bords, terminées par un acumen médiocre ; long. 3 millim., larg. 1 1;4 millim. Pédicelle souvent peu tordu ; long. 10 — 13mill. Capsule grande , obovée , presque lisse , munie d’un col défluent ; long. 3 millim. Opercule convexe, obtusément apiculé. Coilfe grande, descendant au-dessous du milieu de la capsule. Dents du péristome larges, acuminées, contournées; lanières internes ovales-lancéolées , acuminées, pâles, entières. — Mai. C’est la var. palula Schimp.
433. Funaria hibernica Hook. et Taijl. Musc. brit. ed. 2, p. 122; Bryol. eur. t. 304; F. Muehlenbergii v. serrata in Stirp. voges.-rhen. n° 726 (786 ex errore).
Plante semblable à la précédente (de Durlach), mais plus robuste ; feuilles moyennes plus grandes , plus allongées, carénées, lâchement imbriquées , flexueuses , insensiblement rétrécies , finement acuminées-subulées , diversement infléchies aux bords, garnies, sur le contour du tiers supérieur, de dents saillantes , nettes , étalées-dressées ; la nervure s’arrête à la base de l’acumen; long. 3 millim., larg. 1 millim. Pédicelle tordu , dans toute sa longueur, vers la droite ; long. 10 — 12 millim. Capsule arquée, obovée-oblongue , munie d’un col défluent, légèrement plissée-ridée ; long. 2 1/2 millim. , diam. 1 millim. Opercule convexe- conique , obtus. Péristome semblable.
RR. Collines sablonneuses , à Gressweiler , près de Mutzig (Kneiff) , Salève, au Pas de l’Echelle (Mühlenbeck). — Midi de la France : Vaucluse, Montpellier, Avignon (Schimper), Corse (Requien), Isère : Villard-de- Lans , Balmes de Fontaines (Ravaud), Savoie : Chambéry (B. R. D.) ?
63* GENRE : PHYSCOMITRIUM.
Maurettes du Var (Hanry), Aude : Capendu (Roumeguère), Orne : Trun (Husnot), Seine et Oise : Port-Villez (Cosson). En pre'sence des nombreuses variations en plus ou en moins que subissent les espèces du genre Funaria , il reste douteux que les F. calcarea et hibernica constituent des espèces distinctes.
Funaria convexa R. Spt'uce , Musc, pyren. ; F. serrata Br. Sch. Bryol. eur. t. 304.
Feuilles obovées-spatulées , fortement dentées sur le contour de la moitié supérieure , assez brusquement contractées, acuminées. Opercule plan-convexe. Péristome déprimé. Plante du reste semblable au F. hibernica.
Lieux humides , escarpés , fossés. Près de Saint-Séver, dans les Landes (Spruce , Schimper), de Bordeaux (Durieu), de Toulouse (Schimper), Pont de Claix, en Dauphiné (Ravaud), Maurettes, dans le Var (De Mercey).
Genre Entosthodon Schwgr. Br. Sch.
Capsule exserte , dressée , obovée , munie d’un long col et d’un péristome formé de 16 dents lancéolées ou subulées , déprimées-conniventes à l’état humide , dressées à l’état sec. Tous les autres caractères comme dans le g. Physcomitrium.
Entosthodon Templetoni Schwœgr. Suppl. II, Sect. r, p. 44, t. CXIII; Bryol. eur. t. 302; Physcomitrium Soleirolii Mont. Ann. Sc. nat. 1857.
Feuilles oblongues-obovées , acuminées, presque entières, très étroitement marginées ; la nervure s’arrête au-dessous du sommet. Dents dn péristome linéaires, noduleuses, simples.
Sur la terre humide, argileuse; Corse (Thomas), Manche : Hague , Gréville, Jobourg (Le Jolis), Aude : Cahuzac (Roumeguère), Var : Maurettes (De Mercey).
63e Genre : Physcomitrium Brid.
Coiffe à la fin lobulée à la base, ou oblique, moins renflée. Capsule symétrique , portée sur un pédicelle médiocre , droit ou légèrement courbé. Péristome nul ou rudimentaire dans les espèces de notre circonscription.