PHYSCOMITRIUM FASCICULARE
f. Coiffe vésiculeuse à la fin , et dêjetée obliquement. (E. 434—435.)
434. Physcomitrium fasciculare Br. Sch. Bryol. eur. t. 301; Funaria fascicularis Sch. Syn. p. 700; Schultz , Herb. norm. n° 994; Bryum fasciculare Dicks. Fasc. III, p. 3 ; Entosthodon fascicularis Schimp. Syn. ; Stirp. n° 607.
Tige dressée , divisée-subfasciculée (2—4 rameaux) ; long.
2 — 4 millim. ; gazons très peu étendus , d’un vert terne. Feuilles successivement plus grandes; les supérieures lâchement imbriquées, concaves , oblongues -subspalulées, rétrécies vers la base, aiguës, brièvement acuminées , finement denticulées sur le contour du tiers supérieur ; pas de marge bien sensible; la nervure s’arrête immédiatement au-dessous du sommet; long. 2—2 1/2 millim., larg. 1 millim. ; cellules basilaires 3 — 4 fois aussi 1. q. 1., rectangulaires ; les supérieures subhexagones. Fleurs femelles :
3— 4 archégones ; paraphyses très courtes. Vaginule ovale, nue. Pédicelle dressé , ferme , rougeâtre à la base , pâle au sommet, très légèrement tordu vers la gauche; long. 5 — 7 mill. Capsule dressée, lisse, subglobuleuse ou très brièvement obovée , resserrée à l’orifice, munie d’un petit col peu distinct, à la fin brune ; long. 1 1/2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexeobtus. Pas d’anneau. Sur le contour interne de l’orifice, on voit quelques saillies pâles, que M. Schimper considère comme des dents rudimentaires. Après la sporose , à l’état sec, l’orifice de la capsule se relève et s’étale pendant qu’une contraction se produit au-dessous , ce qui se voit aussi dans plusieurs des espèces voisines. Coiffe d’abord prismatique , tétragone, à la fin renflée, embrassant toute la capsule jusqu’à la maturité, surmontée d’un petit acumen , fendue latéralement sur un ou deux points ; long. 3 1/2 millim. Fleurs mâles terminant un petit rameau, subdiscoïdes; fol. étalées, 10 — 15 anthéridies courtes ; paraphyses renflées , obtuses. — Avril-mai.
Répandu sur la terre argileuse ou sablonneuse des champs en friches , sur le revers des fossés , sur les collines argileuses , dans les lieux gramineux , incultes; dans la région des collines basses, çà et là, presque partout.
Physcomitrium curvisetum Br. Sch. Bryol. eur. t. 301 ; Gymnostomum curvisetum Schwœgr. Suppl. ; Funaria curvisela Milde , Bryol. siles.
Cette espèce diffère du P. fasciculare par ses feuilles plus
63e GENRE : PHYSCOMITRIUM.
larges, obovées, et surtout par le pédicelle fortement arqué , la capsule horizontale ou pendante , obovée-piriforme , allongée, atténuée à la base , dilatée , infundibuliforme à l’état sec.
Sur la terre argileuse , humide, dans les champs , les lieux incultes ; en Normandie (De Brébisson), dans le Var, aux Maurettes (De Mercey), en Algérie (W. Schimper).
435. Physcomitrium ericetorum Br. Sch. Bryol. eur. t. 300 ; Gymnostomum ericetorum Bals, et De Not. Pug. n° 27 ; Entosthodon ericetorum Schimp. Syn. p. 316.
Tige courte (1 — 3 millim.), radiculeuse à la base , émettant de petits rameaux terminés par les fleurs mâles; plante vivant isolée, ou ne formant que des groupes très lâches. Feuilles de l’involucre femelle (6 — 8) lancéolées, aiguës ou brièvement acuminées , planes aux bords , très superficiellement sinuolécs , marginées ; marge formée de 2 séries de cellules jaunâtres, allongées; la nervure s’arrête ordinairement au-dessous du sommet; long. 1 1/2—2 millim., larg. 1/2 millim.; cellules assez grandes , subrectangulaires ou hexagones-tronquées , 3—6 fois aussi 1. q. 1. 3 — 6 archégones ; paraphyses molles, courtes. Pédicelle jaunâtre ou d’un rouge pâle, plus ou moins arquégéniculé au milieu et un peu tordu vers le sommet ; long. 2 — 4 millim. Capsule obovée-piriforme , munie d’un col atténué, resserrée à l’orifice à l’état humide, contractée au-dessous à l’état sec, couleur rouge de brique; long. 1 1/4 millim., diam. 3/4 millim. Opercule petit , convexe-obtus. Spores arrondies , assez grandes. Fleurs mâles : fol. lancéolées, brièvement acuminées ; anthéridies courtes , peu nombreuses ; paraphyses courtes, leur dernier article très renflé. — Juin.
RR. Sur la terre argileuse et sableuse aux bords des chemins , dans les bois de l’Argonne , entre Clermont et Futeau , dans la Meuse , sur les grès verts (B.) ; sur le vogésias , près de Neustadt dans le Palatinat (Gümbel) — Environs de Paris : Bois de Verrières, au Carrefour des Paresseux (üurieu), environ de Lyon (Débat), Dauphiné : Balmes de Fontaine (Ravaud), Var : Massif des Oiseaux , Maurettes (De Mercey), Haute- Garonne : Toulouse (Jeanbernat), Tarn : Larroque de Vère, aux Gasques (M.-D. J.), Haute-Vienne (Lamy). — La var. longifolia Sch. (. Physc . Bonplandi Bruch , Stirp. n° 1004) est caractérisée par ses feuilles oblongues-lancéolées , brièvement acuminées , superficiellement denticulées , ondulées, fiexueuses , molles (cellules marginales très allongées, jaunâtres); la capsule est subglobuleuse, munie d’un petit col. — Collines sablonneuses, à Soultz, près de Guebwiller ( Mühlenbeck ) ; dans les Landes , près de Saint-Séver (L. Dufour).