‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 473 sur 634 · BRUCHIA VOGESIACA · texte numérisé non relu

BRUCHIA VOGESIACA

3e Famille : Phascacées.

Pédicelle court; capsule cachée dans l’involucre, plus rarement et brièvement exserte ou globuleuse , ovale ou oblongue , obtuse , apiculée ou acuminée , munie ou dépourvue d’une columelle et d’un sporange ; spores ordinairement nombreuses, arrondies, papilleuses. Coiffe campanulée, conique ou fendue latéralement et oblique.

64e Genre : Bruchia Schwægr.

Fleurs monoïques ; vaginule cylindrique ; pédicelle droit ; capsule exserte , terminée par un long bec , munie d’un col très distinct ; sporange plus petit que la capsule ; columelle persistant longtemps , développée ; spores petites. Plante formant de petits gazons ; feuilles nerviées.

438. Bruchia vogesiaca Schwægr . Suppl. II, Sect. n, p. 91, t. CXXVII ; Bryol. eur. t. 1 1 ; ffusnot, Musc. Gall. n° 20$ ; Schultz, Herb. norm. n° 797; Saproma vogesiacum Brid .; Voitia vogesiaca Hornsch. Stirp. vog.~rlien. n° 706.

Tige grêle , dressée ou ascendante , presque toujours simple, émettant des radicules ramifiées avec plus ou moins de régularité ; long. 3—5 millim. ; gazons denses, d’un beau vert jaunâtre, plus ou moins étendus. Feuilles inférieures dresséesétalées, espacées; les supérieures plus grandes , rapprochées et légèrement courbêes-homoiropes , étroitement oblongues , concaves à la base, puis rétrécies, lincaires-subulées , munies d’une assez forte nervure qui occupe tout Vacumen, canaliculées, denticulées aux bords et sur le dos, vers le sommet; long. 2 — 2 1/2 millim., larg. 1/3 millim. ; cellules basilaires étroites, lisses , subrectangulaires ou rhombées , aiguës ; 3 — 8 fois aussi 1. q. 1., renfermant peu de chlorophylle. Fol. de l’involucre dilatées, oblongues, plus allongées, ensuite linéaires-subulées , étalées-flexueuses; 1 — 3 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue , brune. Pédicelle dressé ou flexueux, pâle; long. 2 — 3 millim. Capsule exserte, oblongueclavi forme , munie d'un long col, généralement bien distinct , plus étroit, terminée au sommet par un bec pâle, droit ou légèrement arqué, d’abord d'un beau jaune , brunissant à la fin 5

65e GENRE : PHASCUM.

long. 2 — 2 1 fl mill., diam. 1/3 mill. Coiffe conique-acuminée , brune au sommet, irrégulièrement lacérée , laciniée à la base, descendant jusqu’au tiers de la capsule , souvent plus allongée d’un côté que de l’autre. Spores pâles, anguleuses, grandes, fortement papilleuses. Membrane capsulaire mince. Sporange plus petit, oblong. A la fin , le tissu cellulaire qui remplissait d’abord le col se réduit à de simples filaments. Fleurs mâles sur un rameau spécial ; 5 — 10 fol. dilatées , imbriquées à la base , puis rétrécies , linéaires-subulées et étalées ; les intimes plus courtes; 10 — 20 anthéridies oblongues ; quelques paraphyses grêles , un peu plus longues. — Nous avons observé plusieurs fois qu’il naît, au-dessous des fleurs mâles, des innovations terminées, à leur tour, par des fleurs de même espèce. — Septembre-octobre .

RR. Sur la terre humide, dénudée, au bord des rigoles et sur le fumier de vaches très décomposé , dans l’escarpement du Castelberg , au Hohneck (Mougeot , 1822). C’est encore aujourd’hui l’unique localité connue de cette jolie petite mousse.

65e Genre : Phascum Schreb.

Fleurs monoïques ou synoïques. Capsule globuleuse-obtuse ou ovale-apiculée , portée sur un pédicelle droit ou arqué , cachée dans l’involucre, plus rarement exserte , dépourvue de col, munie d’une columelle et d’un sporange adhérant complètement ou en partie à la paroi capsulaire. Coiffe petite , souvent fendue latéralement. Spores petites , nombreuses. Tige simple ou ramifiée, annuelle ou se renouvelant par des innovations basilaires. Plantes très petites , vivant isolées, gemmiformes ou plus grandes et formant des gazons. Prothalle fugace.

■j*. Feuilles supérieures étroitement oblongues à la base, ensuite rétrécies et longuement subulées. (E. 439 — 442.)

a. Coiffe conique , lobulée à la base (E. 439.)

439. Phascum palustre Br. Sch. olim.; Stirp. n° 1002; Schultz , Fl. Gall. et G. exsicc. n° 970 et bis, Herb. norm. n° 998; Pleuridium palustre Bryol. eur. t. 10; Sporledera palustris Schimp. Coroll. et Syn.

Tige ascendante , innovant au-dessous des fleurs ; la tige ancienne s’affaisse et disparaît presque complètement ; long.

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