‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 472 sur 634 · Physcomitrium sphæricum Brid. Bryol. univ. I, p · texte numérisé non relu

Physcomitrium sphæricum Brid. Bryol. univ. I, p

97; Bryol. eur. t. 298 ; Gymnostomum sphæricum Schwœgr.

Suppl. I ; Stirp. n° 708.

Tige dressée, flexueuse, peu divisée, innovant au-dessous des fleurs, (vivace ?) ; innovations et tiges nues à la base, terminées par une rosette de feuilles. Feuilles oblongueslancéolées , subspatulées , aiguës, rétrécies vers la base, très étalées, planes, superficiellement et obtusément denticulées sur le contour du tiers supérieur, dépourvues de marge ; la nervure s’avance près du sommet; long. 2 1/2 millim., larg. 1 millim. ;

63e GENRE PHYSCOMITRIUM.

cellules basilaires grandes, rectangulaires, 2 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les supérieures plus courtes, subhexagones-aiguës. 3 — 6 archégones ; paraphyses molles, assez nombreuses. Vaginule oblongue-subcylindrique. Pédicelle rougeâtre , dressé; long. 3—5 millim. Capsule dressée, sans col notable , globuleuse , tronquée , hémisphérique, après la chute de l’opercule , très ouverte à l’orifice ; diam. 1 1?4 millim. Opercule convexe, obtusément et brièvement apiculé. Un anneau très mince. Coiffe descendant jusqu’au tiers de la capsule, dilatée et divisée, à la base, en 2 — 4 grands lobes. Spores grandes , brunes, papilleuses. Fleurs mâles terminant un rameau court ; 5 — 6 fol. étalées; 6 — 10 anthéridies brièvement oblongues ; paraphyses aussi longues , leur dernier article renflé, globuleux. — Août-octobre.

« Partout » (Mougeot). Cette indication est excessive ; cette petite espèce est même rare; dans les lieux vaseux, humides, au bord des rivières , dans les étangs en voie de se desse'cher , surtout dans les terrains calcaires. Lunéville (Godron), Colmar (Blind), bords du Rhin à Strasbourg (B.), Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück , Limbach (Winter), autrefois dans la forêt de Kii kel (Schultz) ; Lesquereux ne l’ind.ique pas dans le Jura. Ca et la , dans un assez grand nombre de localités en France Sur la plante du bord du Rhin , nous avons constaté des innovations successives et aux nœuds inférieurs des débris d’anciennes fleurs , des restes de pédicelles flétris , qui prouvent que cette plante n’est pas strictement annuelle.

Physcomitrium tetragonum Bryol. eur. t. 298; Pyramidula tetragona Brid. Mantiss. — Plante assez voisine par sa taille et ses autres caractères du P. sphœricum ; elle s’en distingue aussitôt par sa coiffe descendant jusqu’à la base de la capsule , conservant jusqu’à la fin sa forme prismatique-tétragone , et ne s’ouvrant que par une fissure latérale ; la capsule est du reste munie d’un petit col, plus resserrée à l’orifice , l’opercule apiculé . — Champs humides, négligés; dans diverses localités d’Allemagne et , en particulier, dans le Grand-Duché de Bade; pourra se retrouver en Alsace.

2e Sous-cohorte : CLEISTOCARPES.

Capsule dépourvue d’opercule et ne s’ouvrant que par la destruction de ses parois, à la suite de déchirures irrégulières. Les plantes de ce groupe sont, en général, très exiguës; leurs dimensions resteut comprises entre 1 et 3 millim., rarement leur tige atteint 5 — 6 millim. ; elles croissent isolées ou groupées sur la terre humide des fossés, des champs ou des prairies.

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