‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 487 sur 634 · Andreæa rupestris Roth, Neu. Beitr. p. 234; Bryol · texte numérisé non relu

Andreæa rupestris Roth, Neu. Beitr. p. 234; Bryol

eur. t. 631 ; Billot, exsicc. n° 3988 ; Jungermannia rupestris Linn. Fl. suec.; A. Rothii W. et M.; Stirp. n° 116.

Tige dressée ou décombante à la base, peu divisée ; long. 6—15 millim.; coussinets noirâtres. Feuilles imbriquées, légèrement contournées à l’état sec, très étalées en tous sens, ascendantes par la pointe, ou plus ou moins courbées-homotropes, à l'état humide, ovales-oblongues, concaves, à la base, puis rétrécies et longuement linéaires-acuminées, planes aux bords, entières , munies d’une nervure forte qui s'amincit et disparaît vers l’extrémité; long. 1 1/2 — 2 millim., larg. 1/2 millim.; cellules basilaires, près de la nervure, oblongues, 3 — 4 fois aussi 1. q. 1.; les marginales carrées, les supérieures arrondies, ponctiformes , petites, à peine papilleuses. Fol. intimes de Pinvolucre dressées, engainantes; 3 — 4archégones; paraphyses rares, courtes ou plus développées. Pédicule pâle; long. 1 1/2 millim. Capsule brièvement oblongue , noire; long. 1 millim., diam. 1/2 millim. Spores grandes, brunes, légèrement papilleuses. Fleurs mâles sur un rameau spécial de la même plante; fol. ovales, brièvement acuminées , énerves; 3 — 10 anthéridies oblongues, médiocres; paraphyses renflées au sommet, formées, à ce point, de plusieurs séries de cellules, ou de cellules dilatées, courtes. — Les fol. de Pinvolucre femelle sont assez variables ; souvent étroites, à la base, dilatées plus haut, spatulées obovées , rapidement contractées et apiculées, parfois obtuses, au moins les intimes; ces dernières souvent énerves; elles sont engainantes de manière à se recouvrir par les bords ou seulement aux trois quarts. — Avril- mai.

Sur les rochers de granité et de grès vosgien éleve's , découverts et exposés au sud-ouest , particulièrement aux endroits où il se produit de faibles suintements d’eau ; Hohneck , Bruyères (Mougeot) ; répandu dans toutes les Hautes-Vosges, au-dessus de 500—600 m., sur le grès vosgien , à Saint- Oie , a Bruyères , au Donon ; sur le granité , dans toute la haute

69e GENRE : ANDREÆA.

montagne : Anould , Gérardmer, Granges, Remiremont. , Vagney, Rupt, La Bresse, L es Ballons , le Hohneek , au Lac-Blanc, etc. — C. sur les rochers siliceux de toutes les hautes montagnes de France , Alpes , Pyrénées , Cévennes , Auvergne ; dans les Ardennes , à Revin (Bescherelle), en Normandie : le Châtellier (Husnot) , rochers du Câtel , à Gréville (Le Jolis).

Ândreæa crassinervia Bruch , Denkschr. Za München, 1828; Bryol. eur. t. 633.

Espèce distincte de VA. rupestris par ses feuilles courbéeshomotropes , oblongues-lancéolées à la base , insensiblement rétrécies, linéaires -subulées, finement papilleuses ; la nervure s’avance jusqu’à l’extrémité. Fol. involucrales intimes engainantes, énerves ; col de la capsule plus court, moins développé. — Eté.

Rochers humides des Hautes-Pyrénées (Kindberg) ; Alpes de la Suisse.

Andreæa falcata Schimp. Bryol. eur. t. 634.

Distinct des précédents par les feuilles nettement falciformes, brièvement obovèes, dilatées à la base, brusquement rétrécies, linéaires, dentées- sinueuses vers le sommet, lisses. Fol. de l’involucre obovées , énerves. — Eté.

Rochers humides , sur les plus hauts sommets des Pyrénées : Port de Vénasque (Kindberg), près du lac Séculejo (Durieu) ; Alpes de la Suisse.

b. Fleurs dioïques.

Andreæa nivalis Ilook.; Bryol. eur. t. 636.

Tige ascendante ou dressée; coussinets mous, d’un vert brunâtre. Feuilles courbées- falciformes , oblongues à la base, rétrécies, lancéolées, aiguës, sinuolèes vers le sommet , très fortement papilleuses sur les deux faces. Fol. de l’involucre lancéolées, lâchement dressées , dentées, nullement engainantes. Capsule s’ouvrant ordinairement par 6 valves. — Eté.

Rochers, sur les hauts sommets des Pyrénées : Port de Vénasque (Durieu); Alpes de la Suisse.

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