ANDREÆA PETROPHILA
ff. Feuilles dépourvues de nervure ; fleurs monoïques.
456. Andreæa petrophila Ehrh. Beitr. I, p. 195; Bryol. eur. t. 653-655; Husnot , Musc. Gall. n° 548; A. rupestris ffedw. Spec. Musc.; Stirp. n° 115; A. alpina W. et M.
Plante très variable. Tige courte ou allongée (1. 5 — 30 mill.), dressée ou décombante , peu ou longuement dénudée à la base , presque simple ou plusieurs fois dicbotome ; coussinets arrondis, denses ou lâches , d’un brun châtaigne ou noirâtre. Feuilles ovales-oblongues ou oblongues-lancéolées , rétrécies au-dessus de la base, lancéolées, aiguës ou subaiguës, concaves, canaliculées , presque entières ou sinuolèes-denticulèes sur le contour du tiers supérieur, dressées-appliquées ou légèrement homotropes à l’état sec , simplement étalées , ou très étalées-divergent.es, ou dressées par la base, puis étalées, et enfin redressées par la pointe à l’état humide ; cellules inférieures oblongues , allongées ; les supérieures arrondies ou un peu anguleuses , disposées en séries parallèles, fortement papilleuses. Fol. de l’involucre allongées , dressées ; les intimes aux 3/4 ou entièrement engainantes , contractées et terminées par une pointe mousse ; 3 — 6 archégones ; paraphyses rares ou nulles. Capsule à la fin exserte, oblongue, apiculée, s’ouvrant par l’écartement de 4 valves. Coiffe courte, dilatée, conique-acuminée , irrégulièrement lacérée à la base. Fleurs mâles gemmiformes , terminant des innovations spéciales ou de petits rameaux ; fol. ovales, imbriquées ou légèrement homotropes ; 3 — 6 anthéridies ; paraphyses filiformes, plus longues, peu nombreuses, ou même nulles. — Juin-août.
Rochers granitiques élevés , découverts , tournés au midi ; Hohneck , Tanache , vallée de la Vologne (Mougeot), Rotabac , Lac-Blanc, Roche des Ducs à Rochesson , hauteurs de La Bresse, etc. (B.). Cette espèce est très commune au Hohneck et sur toute la haute chaîne , au-dessus de 800 m. ; elle descend , dans la vallée de la Vologne , entre Gérardmer et Granges, à 600 m. Les nombreuses variations qu’elle présente nous ont paru trop instables et trop compliquées pour être distinguées ; elles sont résumées dans la description qui précède. — Alpes du Dauphiné : Chanrousse , Taillefer (Ravaud), Haute-Savoie : N. U. de la Gorge (Puget) ; Mont Pilât (Débat); environs de Paris : Fontainebleau, Compiègne , Villers-Cotterets (Chevallier).
Andreæa alpestris Schimp. Bryol. eur. t. 656.
Tige élevée, grêle, très divisée, dénudée à la base; coussinets denses , noirâtres. Feuilles rapprochées, petites , ovales
69e GENRE : ANDREÆA.
ou ovales lancéolées, obtuses , étalées en tous sens à l’état humide, légèrement papilleuses sur le dos. Fleurs mâles axillaires, très nombreuses , le long de rameaux distincts; anthéridies accompagnées de paraphyses très courtes.
Rochers humides ; sur les plus hauts sommets des Pyréne'es : Port de Vénasque (Jeanbernat) ; Alpes de la Suisse.
Andreæa alpina Turn. Musc. hib. ; Bryol eur. t. 628. — Espèce
caractérise'e par ses tiges dressé es , fastigiées , très divisées , ses coussinets d’un rouge foncé , les feuilles étalées- dressées , très rapprochées, obovêes , contractées au milieu , terminées par un acumen court et brusque , denticulées vers la base, formées inférieurement de cellules linéaires , sinueuses.Fol.de l’involucre très développées, allongées; capsule brièvement exserte ; anthéridies grandes , accompagnées de paraphyses nombreuses, allongées. — Rochers humides des Alpes de l’Ecosse , de l’Irlande et du nord de l’Europe.