SPHAGNUM SUBSECUNDUM
cellule basilaire pins grande. Feuilles moyennes des rameaux ovales-concaves, puis contractées et brièvement lancéolées, infléchies aux bords, denticulées au sommet, arquées homotropes ; long. 1 — 1 1/4 millim. ; les feuilles supérieures sont lâchement dressées; cellules marginales ne formant qu 'une seule série; cellules hyalines médianes et supérieures rhombées, 6 fois aussi 1. q. 1., garnies de fibres et de pores très nombreux , jusqu’à 15, petits, disposés sur le contour d’une manière très élégante. Hameau fertile latéral de bonne heure ; 8 — 10 fol. ; les supérieures oblongues-engaînantes , semblant acuminées à cause de l’inflexion des bords; long. 4 millim. Capsule subglobuleuse, légèrement infundibuliforme à l’état sec après la sporose ; diam. 1 1 /2 millim. — Eté.
b. viride N. Bout. [S. contorlum N. et H. Bryol. germ. t. II, a.). — Port de la forme type qui vient d’être décrite, mais plus robuste; long, de la tige 10 — 12 centim. ; touffes dressées , d'un vert foncé à la surface , décolorées à l’intérieur. Rameaux très rapprochés, aigus, diversement enlacés, diversement contournés; long. 10 — 15 millim. Feuilles moyennes de ces rameaux imbriquées, ovales-lancéolées, régulièrement rétrécies, obtuses au sommet, garnies, à ce point, de 6 — 8 dents plus grandes que dans le type, plus petites que dans la forme suivante; long. 3 1 /2 millim., larg. 2 1/2 millim.; cellules hyalines de la base très allongées, 15 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures 8 fois seulement; pores semblablement disposés sur deux séries, moins nombreux.
c. rufescens N. et Hornsch. ; S. contortum v. rufescens N. et H.; S. subsecundurn v. contortum Schimp. Syn.; S. contortum Schultz ; Stirp. n° 807. — Touffes molles, déprimées, tachetées , à la surface, de rouge vineux ou de brun sale. Tige passant au brun noir, souvent divisée en plusieurs branches étalées, très fragile. Rameaux gonflés au milieu, puis atténués aigus, arqués, diversement contournés, souvent redressés. Feuilles raméales étroitement imbriquées, ovales, paraissant aiguës à cause de l’inflexion des bords, garnies, au sommet, de 7 — 8 dents très grandes; long. 3 millim., larg. 1 3/4 millim.; 2 — 3 séries de cellules marginales; pores très nombreux , jusqu’à 3G et 40 sur une même cellule. Les feuilles caulinaires sont ordinairement corrodées au sommet, dressées. Plante stérile, qui nous semble être une déformation morbide du type.
C. dans toute la chaîne des Vosges, sur le granité et les grès, dans les marécages, les lieux très humides des bois. La var. b. dans leslieux très humides et ombragés dans les forêts; la var. c dans les eaux stagnantes îles petits marécages, à découvert, et qui se dessèchent souvent pendant l’été ï