Sphagnum molluscum Bruch, Regensb. bot. Zeit
Stirp. n° 808.
Touffes petites, molles, d’un vert pâle, glaucescent ou jaunâtre. Tige ascendante, simple, grêle, assez tenace pourtant, pâle ; long. 5 — 8 centim. ; zone corticale formée de 2 couches de cellules assez grandes, 2—3 fois aussi 1. q. 1. ; zone médiane formée de 5 — 6 couches de cellules jaunâtres, à parois épaisses; cellules de la zone centrale finissant par s’oblitérer. Feuilles très étalées ou renversées, ovales, obtuses, infléchies aux bords et marginées (4 séries de cellules marginales), finement denticulées (5 — 6 dents) au sommet; long. 1 1/2 mill., larg. 3/4 mill. ; cellules linéaires à chlorophylle larges, bien distinctes ; cellules hyalines de la base très allongées; les supérieures courtes, munies de fibres et de pores peu nombreux. Rameaux groupés 2 — 3 ; 1 — 2 pendants, grêles; souvent un seul arqué, subobtus, court (8 — lOmillim.). Feuilles lâchement imbriquées, largement ovales, fortement infléchies aux bords, denticulées au sommet (3 — 4 petites dents) ; long. 1 1/2 millim. ; 3 séries de cellules marginales; cellules hyalines supérieures rhombées, garnies de fibres et de quelques pores (1 — 3). Rameau fertile bientôt latéral; 10 — 15 fol. espacées; les supérieures grandes, oblongues, enroulées, entières au sommet ; long. 3 millim. Capsule petite, à la fin légèrement infundibuliforme ; long. 1 3/4 mill. — Eté.
« Tourbières, lieux inondés ; granité et grès ; région montagneuse des Vosges. » (Mougeot); nous semble rare; tourbières de Gazon-Martin et du Champâtre (B.), Bruyères (Mougeot), Hombourg (Bruch), entre Trippstadt et Kaiserslautern (Schultz), Sarrebrück (Winter); AC. dans les tourbières du Haut-Jura (Lesquereux, B.). Ce fut sur des échantillons communiqués de Bruyères par le Dr Mougeot, que Bruch décrivit cette espèce pour la première fois. La var. fluitans Schimp. est une forme inondée, caractérisée par ses tiges allongées, flottantes, les feuilles des rameaux espacées, plus lâches, la capsule longuement pédiculée ; marais des Ponts, dans le Jura (Lesquereux). — Alpes de la Savoie (Puget), Manche (Le Jolis).
Sphagnum rubellum Wils . Bryol. brit. p. 19.
Plante très semblable au S. acutifolium pour le port. La zône médiane de la tige est formée de cellules d’un rouge vineux ; les feuilles caulinaires sont plus nombreuses et plus grandes, rapprochées, oblongues, dressées, presque entières au sommet ; leurs cellules hyalines supérieures renferment des fibres spirales Les rameaux sont groupés 2 — 3 seulement, souvent dressés , un seul pendant; les feuilles raméales sont lâchement dressées,