III. PROCÉDÉS A SUIVRE DANS L’ÉTUDE ET LA PRÉPARATION DES HÉPATIQUES
Article l*r. — Récolte et préparation des Hépatiques.
La récolte des Hépatiques se fait comme celle des Mousses. C’est en automne et au printemps, à la suite de pluies douces, qu’il y a plus de chances de rencontrer ces petits végétaux dans un bel état de fructification. Nous ne voulons parler que du plu3 grand nombre, car, à la rigueur, les époques de maturité de diverses espèces s’échelonnent de manière à occuper toute l’année. Le Pellia epiphylla ouvre ses capsules dès le mois de février; les Calypogeia Trichomanis , Lepidozia reptans , Madotheca platyphylla sont tardifs au contraire, et ne mûrissent qu’à la fin de mai ou en juin; et, dès le mois d’août, on trouve le Jungermannia bicrenata chargé de capsules.
Il importe aussi de suivre l’évolution de chaque espèce et de la recueillir à des époques successives. A peine la fructification de l’année courante est-elle achevée, que de nouveaux préparatifs se font en vue d’une éclosion future. Il faut observer le développement des innovations , les fleurs mâles et femelles , la forme des enveloppes florales avant la sortie de la capsule.
La capsule , en effet, ne se fait jour qu’en déchirant plus ou moins la coiffe et le périanthe qui la protégeaient , et en lésant ainsi les formes primitives de ces organes. Mais ce sont particulièrement les fleurs mâles qu’il faut rechercher pendant l’été , quelque temps après l’éclosion des capsules de l’année. Ces divers organes de fructification étant loin d’offrir la même solidité que chez les Mousses , sont aussi plus fugaces ; il faut donc savoir les saisir au moment précis de leur maturité ou un peu auparavant.
Les touffes d’Hépatiques sont fréquemment encombrées de terre ; s’il est possible de les débarrasser par un lavage à grande