‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 542 sur 634 · Jungermannia Taylorî Hook. Brit. Jung. p · texte numérisé non relu

Jungermannia Taylorî Hook. Brit. Jung. p

Tige entièrement couchée ou se relevant un peu à l’extrémité, simple , parfois dichotome , peu divisée , ou émettant de la base, plus rarement au sommet, des jets grêles, allongés, garnie de radicules hyalines, très abondantes ; long. 20 — 40 millim. ; plante vivant isolée au milieu des spliaignes ou des mousses , ou formant dans la vase des tourbières , des gazons plus ou moins étendus, d’un vert sale , jaunâtre ou brun à la surface. Feuilles de deux sortes : les unes orbiculaires , plus ou moins grandes selon la vigueur des tiges , subhorizontales sur les tiges couchées, redressées, concaves, infléchies aux bords sur les jets ascendants ; diam. 1 1/2 — 2 millim. ; cellules relativement très grandes , à parois molles, mais épaisses, hexagones-subarrondies , renfermant de nombreux grains de chlorophylle; les autres occupant à elles seules certaines portions des tiges, surtout les parties couchées et robustes, ovales ou même ovales-lancèolèes , obtuses, concaves, corrodées par la chute de granulations, dressées, légèrement étalées par rapport à l’axe, toujours rapprochées; long. 2 millim., larg. 1 1/2 millim. ; cellules, particulièrement sur une large bande médiane, subrectangulaires , à angles émoussés, allongées, 2—4 fois aussi 1. q. 1. Amphigastres lancéolés, acuminés , entiers; on les rencontre sur les portions de tiges garnies de feuilles ovales. La plante que nous venons de décrire , demeure constamment stérile dans nos ré-

6e GENRE : JUNGERMANNIA.

gions ; l’axe est terminé fréquemment par des gemmes prolifiques. C’est la var. anomala N. (J. ctnomala Hook.)

C. dans les tourbières des Hautes-Vosges , presque partout , hauteurs de Vagney, de Tendon , du Tholy, de La Bresse, de Gazon-Martin , etc.*, également dans les Basses-Vosges , dans les Faucilles , dans tout le Haut- Jura , et dans les tourbières de presque toute la France. — La forme type du J. Taylori a des feuilles constamment orbiculaires , des tiges plus développées, allongeas*, elle forme de larges touffes très denses sur les parois humides des rochers. Les fol. involucrales sont plus grandes que les feuilles caulinaires , étalées, ondulées, sinuolées et même denticulées au sommet; le périanthe est atténué au sommet , bilabié , et les bords de l’orifice garnis de gros cils mous. Plante dioïque.

24. Jungermannïa Schraderi Mart. FL Erl . p. 180; J. autumnalis D. C.; Stirp. n° 528.

Tige verte, couchée et garnie de radicules hyalines abondantes, sur les points en contact avec des corps humides, redressée, flexueuse, souvent grêle, au milieu des touffes de mousses, presque simple ou plusieurs fois divisée; ramifications atténuées, ascendantes, dans les endroits touffus, déprimées, radicantes dans les endroits découverts ; long. 10 — 40 millim. ; plante vivant isolée ou formant des tapis d’un vert foncé, passant parfois au brun rougeâtre. Feuilles à demi imbriquées ou espacées, insérées très obliquement ou presque perpendiculairement, subhorizontales, aplanies sur les tiges déprimées, dressées sur les tiges ascendantes, souvent encore, dans ce cas, étalées par le sommet, suborbiculaires, ou brièvement elliptiques, arrondies au sommet, brièvement décurrentes par le bord antérieur; diam. 1 — 1 1/2 millim. ; cellules assez grandes, hexagones- subarrondies. Amphigastres linéaires, sétacés, formés de 2 — 3 séries de cellules, présents sur certaines parties des tiges, nuis sur d'autres. Fol. involucrales externes brièvement et largement obovées, entières ou émarginées, étalées, ondulées au sommet; les intimes (1 — 3) lacinièes-multifîdes ; lanières lancéolées-subulées , nombreuses (5 — 6); amphigastres correspondants plus ou moins adhérents aux feuilles voisines, également laciniès , beaucoup plus développés. Périanthe obovéoblong ou subcylindrique, légèrement comprimé, subtrigone, fortement plissé (3 — 5 grands plis) dès le milieu ou même dès le tiers inférieur, lacinié- frangé à l’orifice, long. 2 — 2 1/2 mil!., diam. 1 1/4; 10 — 15 archégones. Fleurs mâles formant de petits épis bruns ; fol. exactement imbriquées, très concaves, orbiculaires ; anthéridies globuleuses, grandes, très brièvement pédicellées; les amphigastres manquent sur les portions de tiges occupées par ces fleurs. — Premier printemps et dès l’automne.

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