JUNGERMANNIA SUBAPICALIS
Sur les rochers au milieu des touffes de mousses, particulièrement de Dicranum ; sur les troncs pourris et même sur la terre, au milieu des mousses ; vallée de la Vologne, cascade de Tendon (Mougeot), roche des Ducs à Rochesson (Pierrat), Saut-du-Bouchot à Vagney, Corcieux, Saint- Diê, Blanchemer, Belle-Briette, Hohneck(B.). — Montagnes granitiques du Centre de la France, Haute-Vienne (Lamy). Nees ab Es. indique aussi cette espèce dans le Jura et en particulier à Bâle. Nous n’avons pas trouvé la var. undulifolia N. caractérisée par ses feuilles supérieures émarginées, ondulées, les fol. de l’involucre lobées, sinueuses, très ondulées et les amphigastres beaucoup plus développés, ovales, trifides.
25. Jungermannia subapioalis N. ab E. E. Leb. I, p. 310; S tir p . n° 1138.
Tige couchée, flexueuse, médiocre ou grêle, garnie de radicules hyalines; long. 10 — 30millim.; gazons déprimés, enlacés, d’un vert foncé, passant à des teintes brunes et même noirâtres. Feuilles espacées à la base des innovations, rapprochées à leur extrémité, subhorizontales, ou étalées, concaves, très rarement dressées, largement ovales, suborbiculaires , contractées à la base, brièvement décurrentes, entières, obtuses au sommet; diam. 3/4 — 1 millim. ; cellules subhexagones, à angles émoussés, assez petites ; les marginales ne sont pas distinctes. Fol. de l’involucre peu distinctes, imbriquées ou légèrement étalées, un peu plus grandes, ovales, obtuses, entières, atteignant le milieu du périanthe. Celui-ci oblong-subcylindrique, lisse, plissé à partir des 2/3 (6 — 8 plis), atténué vers l’orifice qui est denticulé, brièvement frangé; long. 1 1/2 — 2 1/2 millim., diam. 3/4 — 1 millim. ; 7 — 8 archégones. Fleurs mâles comme dans l’espèce précédente. Sur les tiges stériles grêles , les feuilles sont espacées, plus étroites, ovales-elliptiques. Dans cette espèce, les amphigastres sont triangulaircs-acuminés ou très petits, subulés ; ils manquent assez fréquemment, particulièrement sur les parties un peu anciennes des tiges. — Premier printemps.
Sur les pierres et les rochers humides, sur la terre, dans les forêts sur les terrains siliceux; valle'es de la Vologne et des Rouges-Eaux, Bruyères (Mougeot), Ballon de Servance et sur le grès bigarré près de Darney (B.). — Bois de la Bâtie, près de Genève (Muller).
f f. Pas d’ amphigastres. (E. 26 — 35.)
a. Radicules d’un rouge vif; périanthe atteignant à peine la hauteur des fol. de l’involucre ou plus court. (E. 26.)
26. Jungermannia obovata N. ab E. E. Leb. I, p. 332. Tige déprimée ou à peine ascendante, garnie de radicules
6e GENRE : JUNGERMANNIA.
abondantes, ordinairement d'un beau rouge violacé , émettant, de la base ou de l'aisselle des feuilles, des innovations grêles; long. 15— 30 millim. Feuilles des tiges fertiles successivement plus grandes, rapprochées, souvent imbriquées, brièvement oua/es-suborbiculaires, à insertion légèrement oblique, brièvement décurrentes, dressées, concaves, ou subverticales, ou concaves à la base, puis très étalées, aplanies par le sommet, entières; long. 1 1 ?2 — 2 millimètres; cellules subarrondies , ou obscurément hexagones, les basilaires un peu allongées; les marginales ordinairement carrées, parfois allongées, rayonnantes, toutes à parois minces, renfermant de la chlorophylle ; des espaces intercellulaires étroits. Sur les pousses grêles, les feuilles sont ordinairement très espacées ; elles restent assez grandes, ovales, subhorizontales, aplanies, ou un peu concaves, en forme de sac à la base. Les deux fol. supérieures de Finvolucre longuement cohérentes avec le pèrianthe, obovées, dilatées, très étalées par le sommet. Pèrianthe ne dépassant pas ces folioles lorsqu'on les redresse , libre seulement sur une longueur de 1 millimètre à peine, plissé (4—6 plis), un peu atténué à l’extrémité, lobulé ; lobes entiers ou sinuolés. Capsule subglobuleuse. Plante dioïque. — Premier printemps.
Sur les parois des rochers humides, dans les forêts, près des torrents et des cascades, sur le granité; Hohneck, cascade du Chaufour (Mougeot), hauteurs de Rochesson (Pierrat), Ballon de Servance, Blanchemer, hauteurs de La Bresse, non loin du lac des Corbeaux (B.). — Mont-Dore (Lamy). M. Gottsche (Hep. eur. n° 266) rattache à cette espèce toutes les Jungermannes à feuilles entières et garnies de radicules rouges, tandis que Nees attribue ce caractère au J. hyalina et n’en parle pas au sujet du J. obovata. Sur certains échantillons de cette dernière espèce, nous avons trouvé des radicules presque entièrement hyalines, et sur d’autres espèces des radicules pourpres, en particulier, sur une espèce à feuilles bilobées, publiée par confusion sous ce même n° 266 de la collection de M. Rabenhorst. Ce caractère, utile certainement, ne nous paraît pas exclusif.
b. Radicules hyalines; pèrianthe dépassant l’involucre. (E. 27 — 55.)
Feuilles orbiculaires ou même dilatées transversalement. (E. 27
o. Des espaces intercellulaires opaques. (E. 26 — 30.)