Jungermannia cordifolia Hook. Brit. Jung. t
Tige dressée ou déprimée dans les eaux courantes , émettant, vers le sommet, 2—4 innovations robustes, souvent inégales, garnies de radicules à la base seulement ; long. 4—6 jusqu’à 8 centim.; touffes volumineuses , assez raides , noirâtres, denses. Feuilles inférieures petites, ovales-suborbiculaires ; long. 1 mill.; les autres successivement plus grandes; les supérieures très grandes, largement ovales, dilatées à la base, brièvement auriculées, à peine décurrentes par le bord antérieur, un peu rétrécies, obtuses au sommet, dressées, lâchement imbriquées, enveloppant la lige et se recouvrant les unes les autres; sur les portions de tiges déprimées, elles s’étalent et finissent par devenir subhorizontales; long. 3 millim., larg. 2 1/2 millim.; cellules assez grandes, subhexagones , à parois minces, renfermant beaucoup de chlorophylle ; les marginales ne sont pas distinctes; pas d'espaces inter cellulaires. Fol. de l’involucre libres, très dilatées, presque engainantes, ovales, un peu étalées par le sommet. Périanthe allongé, oblong, comprimé, plissé (2 — 3 plis peu profonds), bilabié et légèrement denticulé à l’orifice qui est rétréci après la sortie de la capsule ; long. 4 1/2 millim. ; il dépasse l’involucre du tiers supérieur. Coiffe allongée. Capsule oblongue.
6e GENRE : JUNGERMANNIA.
RR. Dans le ruisseau du Valtin , au-dessus de Habeaurupt , sur les pierres inondées ; stérile (B. 1868) ; se retrouvera probablement ailleurs dans nos montagnes. C’est sur des échantillons provenant du nord de l’Europe que nous avons décrit les organes de fructification.