‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 559 sur 634 · Jungermannia Wenzelii N. ab Es. E. Leb. II, p · texte numérisé non relu

Jungermannia Wenzelii N. ab Es. E. Leb. II, p

Gottsche et Rabenh. Hep. eur. n° 389, fîg.; J. vogesiaca

Nees in litt. ad Mougeot , loc. cil.

Tige médiocre, assez raide , déprimée, flexueuse à la base, redressée par l’extrémité, nue ou garnie de radicules pâles et courtes, dichotome; innovations souvent divariquées ; long. 10 — 30 millim. ; touffes denses, étendues, vertes passant au brun. Feuilles se recouvrant à peine ou plus denses et se couvrant à moitié, insérées presque à angle droit, suborbiculaires, arrondies, à peine décurrentes à la base, concaves, dressées ou ascendantes, lâchement imbriquées, émarginées d’une manière très variable ; 2 petites dents sub triangulaire s , peu aiguës, distantes au sommet de la feuille représentent ordinairement les deux lobes ; la ligne de contour qui les sépare et forme le sinus, peut être convexe, droite ou plus ou moins concave; sur d’autres feuilles, le sommet est sinuolé-ondulé, 3—4 dents inégales, peu saillantes, s’en détachent; d’autres encore, particulièrement vers la base des tiges, sont simplement émarginées par un sinus arrondi, peu profond , limité par deux lobules subaigus ou subobtus , légèrement connivents; de plus, le contour des feuilles est plus ou moins sinuolè ; diam. 3/4 millim. ; cellules arrondies, à parois fermes, épaisses; espaces intercellulaires très étroits. Fol. de l’involucre plus grandes que les feuilles caulinaires, dressées, brièvement cohérentes à la base, plus fortement 2 — 3 — dentées au sommet. Périanthe dépassant l’involucre de la moitié ou des deux tiers, oblong-subc.ylindrique, légèrement plissé au sommet; orifice obtus, divisé en 5 — 6 lobules entiers. Capsule ovale-arrondie. Nees attribue à cette plante, lorsqu’on vient de l’humecter, une odeur aromatique analogue à celle du Daucus carota.

RR. Rochers ombrage's et frais de granité, à Ge'rardmer, près du lac au midi, avec Jung . albicans et Sarcoscyphus emarginatus (Mougeot).

40. Jungermannia ventricosa Dicks. II, p. 14; Hook. Jung.; N. ab Es. Syn. p. 108; Stirp. n° 734; Jung, porphyroleuca N. ab Es. E. Leb. II, p. 78 ; J. excisa Stirp. n° 530.

Espèce polymorphe. Tige épaisse, molle, verte ou rougeâtre,

6e GENRE : JUNGERMANNIA.

rcidicante, ou se redressant à l’extrémité, dichotome; long. 10 — 80 millim. ; sur la terre légèrement tourbeuse, sur le bois pourri , dans les anfractuosités fraîches des rochers, les tiges sont ordinairement couchées, enlacées, elles émettent des radicules pâles, courtes, extrêmement abondantes qui aident à l’enchevêtrement , en sorte que Ton peut enlever le gazonnement tout d'une pièce ; ces tapis sont ordinairement d'un vert foncé , assez agréable, plus rarement ils passent au rouge; dans les endroits ombragés, dans les bruyères, au milieu des mousses, la tige d’abord couchée émet parfois de nombreuses (2 — 4) innovations grêles, dressées, garnies de feuilles espacées, souvent chargées de granulations d'un jaune clair. Sur les tiges couchées, robustes, les feuilles sont rapprochées , insérées presque à angle droit , très étalées, presque divariquées, rarement tout à fait aplanies, mais largement canaliculées- convexes, de forme générale carrée , non dêcurrentes, à bords latéraux légèrement convexes, tronquéesémarginées au sommet ; sinus semi-lunaire, obtus, peu profond ; lobules courts, aigus ou subaigus, ou même obtus, étalés ; diam. 1 1/2 millim.; cellules assez grandes, arrondies, à parois molles, épaisses, hyalines, renfermant de nombreux grains de chlorophylle ; des espaces intercellulaires distincts, étroits. Sur certaines portions des tiges, les feuilles sont ascendantes par rapport à l’axe ; leurs bords restent symétriques ou l’antérieur s’étale et même se renyerse plus ou moins vers le sommet. Les innovations grêles ont des feuilles plus petites, espacées, divariquées, subhorizontales, toujours creusées en large gouttière, insérées à angle droit, du reste de même forme. Il faut remarquer encore que, selon les circonstances, le sinus du sommet des feuilles est arrondi ou forme un angle, mais très ouvert ; l’extrémité des lobes et même tout le contour supérieur se trouvent souvent corrodés par suite de la chute des granulations qui s’y forment. Involucre : 2 fol. inférieures un peu plus grandes, imbriquées par la base, plus ou moins étalées par le sommet, trilobées ; 2 fol. supérieures dilatées, obovées , ordinairement cohérentes par leur bord postérieur jusqu’au delà du milieu, libres par le bord antérieur, plus rarement libres de part et d’autre, imbriquées par la base, souvent étalées au sommet ou du moins par les bords antérieurs, trilobées; lobules ovalçs-lancéolés ou triangulaires, aigus ou subobtus, séparés par des sinus arrondis, descendant au tiers, formant de légères ondulations; souvent les fol. externes sont déjà 4 — lobées, et les 2 intimes sont 4 — 5 —lobées; les lobes sont inégaux, entiers, sinuolés ou , à leur tour, émarginés , bilobulés. Des amphigastres ovales ou lancèeolès , entiers ou bifides, alternent souvent avec ces folioles de l’involucre ou même se soudent diversement à leur bord postérieur. Périanthe dépassai^ l’involucre de la moitié ou des deux tiers, oblong ou

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