Jungermannia bicuspidata Linn. Spec. pl.; N. ab Es
E. Leb. II, p. 251; Stirp n° 337; Billot, exsicc. cont. n° 3991.
Tige couchée, garnie de radicules hyalines plus ou moins abondantes; innovations flexueuses ou décurrentes, plus ou moins redressées, nombreuses (2 — 5), naissant dans le voisinage des capsules; long. 3 — 10 milliin. Plante très molle , presque entièrement hyaline ou d’un vert tendre, formant des tapis très lâches ou plus denses et étendus; parfois encore, par suite d’altération , cette plante passe à des teintes rousses ou brunes. Feuilles ovales ou obovées-oblongues , légèrement rétrécies à la base, non décurrentes, concaves, dressées-imbriquées , et rendant les tiges subjulacées ou espacées et étalées , insérées presque perpendiculairement, surtout dans le premier cas; sinus descendant jusqu’au milieu et au-delà, arrondi, plus rarement aigu; lobes lancéolés, plus ou moins finement acuminés, étalés ou dressés , ou légèrement connivents; cellules très délicates , molles, grandes, subrectangulaires on subhexagones, souvent un peu allongées, à parois molles, sans espaces intercellulaires. Rameau fertile court ou plus développé , radicant ; fol. involucrales supérieures oblongues-obovées, lâchement dressées , brièvement cohérentes à la base, profondément bilobêes ; lobes lancéolés, aigus, diversement sinuolés , dentés ou même incisés, surtout vers la base, en dehors et sur les bords des sinus; plusieurs amphigastres , uniquement sur ce rameau fertile ; les inférieurs petits, brièvement bilobés ; le supérieur ressemblant aux deux feuilles voisines , avec l’une desquelles il est souvent en partie cohérent , moins profondément bifide. Périanthe dépassant l’involucre des 2/3, étroit, allongé, atténué, fortement plissé (3 — 4 plis profonds), un peu comprimé , lobulé-cilié à l’orifice , hyalin; 8 — 10 archégones courts. Pédicelle long de 10 — 15 ra. Capsule elliptique, obtuse; long. 1 millim. — Avril-mai.
CC. dans toute la chaîne des Vosges , depuis la plaine jusqu’aux plus hauts sommets, dans les bois , près des petits filets d’eau, des rigoles, des sources au bord des chemins creux et humides, dans les fissures humides des rochers, sur la terre végétale humide dans les bruyères, dans les tourbières ; dans les Argonnes , les Faucilles , la forêt de Serre , dans les tourbières
6e GENRE : JUNGERMANNIÀ.
du Jura , sur les alluvions siliceuses de l’Alsace et de la Lorraine. Nous croyons que cette espèce e'vite les terrains calcaires purs. — Re'pandu sur les terrains siliceux de toute la France. Dans cette espèce , les feuilles sont hyalines , vertes ou brunes , espacées ou imbriquées , étalées ou dressées ; leurs lobes aigus ou acuminés ; les fol. de l’involucre incisées , sinuolées ou entières ; les amphigastres du rameau fertile plus ou moins développés , delà autant de variations qu’il suffit d’indiquer. Les cellules superficielles de la tige sont rectangulaires , 2 — 4 fois aussi l. q. I . , grandes.