‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 575 sur 634 · Jungermannia connivens Dicks. Crypt. Fasc. IV, p · texte numérisé non relu

Jungermannia connivens Dicks. Crypt. Fasc. IV, p

N. ab Es. E. Leb. II, p. 288; Stirp. n° 482.

Tige très grêle , flexueuse , étroitement appliquée , chargée de radicules , allongée, simple (1. 20 millim.) ou plus courte, dichotome ou émettant de nombreuses innovations divergentes ; tapis lâches , plus rarement fournis , d’un vert pâle, glaucescent. Feuilles espacées ou plus rapprochées et se recouvrant à moitié, insérées très obliquement, subhorizontales ou redressées, concaves, brièvement ovales- subarrondies , à bord postérieur convexe , longuement décurrentes par le bord antérieur ; long, à peine 1/4 millim.; sinus ovale, oblong, arrondi, descendant au tiers , au milieu ou même au-dessous ; lobes petits , ovales ou lancéolés, aigus , connivents , arrivant à se trouver en contact par la pointe ; cellules molles , carrées-subhexagones , médiocres, à parois assez épaisses, sans espaces inter cellulaires notables; les cellules superficielles de la tige sont très grandes, hyalines, carrées, très molles. Rameau fertile court; 6 — 10 fol. dont les inférieures petites , bilobées ; les supérieures plus grandes, obovées, profondément 2 — 3 — 4 — lobées, sinus aigus; lobes ovales ou lancéolés, aigus ou acuminés, parfois inégaux , entiers , n’atteignant pas le milieu du périanthe ; les lobes inférieurs peuvent être considérés comme appartenant à un amphigastre. Périanthe subcylindrique à la base , plissé, anguleux, trigone vers le sommet (angles obtus) lobulé-cilié à l’orifice ; long. 2 millim., diam. 3/4 millim. Capsule très petite, oblongue. Fleurs mâles sur un petit rameau , en forme de chaton ; fol. rapprochées, imbriquées, très concaves, à lobes acuminés, incurvés. — Mai-juin.

Sur les troncs pourris, dans et sur les touffes de mousses qui commencent à se décomposer, dans les touffes des sphaignes et sur la tourbe ; C. dans toute la chaîne des Vosges, particulièrement dans les hautes montagnes et les anciennes forêts ; e'galement re'pandu dans tout le Haut-Jura , sur les troncs pourris et dans les tourbières, moins abondant cependant que dans les Vosges. — Dans toutes les montagnes de France. — La décurrence des feuilles et la forme des cellules superficielles de la tige fournissent de bons caractères pour distinguer les formes stériles de cette espèce des formes grêles du J , ( ncuspidata .

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