‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 576 sur 634 · Jungermannia curvifolia Dicks. Fasc. II, p. 15; N · texte numérisé non relu

Jungermannia curvifolia Dicks. Fasc. II, p. 15; N

ab Es. E. Leb. II, p. 277 ; Stirp. n° 431.

Tige molle, exactement appliquée , radiculeuse ; 1.10 — 20 millim. ; innovations divergentes ou rapprochées , plus ou moins nombreuses, courtes ou allongées; tapis exactement déprimés , lâches ou fournis, d’un vert jaunâtre pâle ou passant au brun. Feuilles insérées presque perpendiculairement , imbriquées } étalées - dressées , très concaves , transversalement dilatées , contractées à la base, non décurr entes , terminées au sommet par deux lanières linéaires- subulèes , allongées, infléchies ou conniventes, séparé par un large sinus arrondi; le bord antérieur est simplement convexe ; mais le postérieur très dilaté représente une large oreillette concave repliée en dedans, en forme de sac oblong ; long. 1/2 millim. ; cellules subrectangulaires, ordinairement un peu allongées , à parois fermes , renfermant peu de chlorophylle. Rameau fertile radicant; 3 — 4 paires de folioles dressées , obovées-oblongues ; les supérieures atteignant le milieu du périanthe , bilobées; sinus aigu; lobes aigus , souvent étalés ou plissés, inégalement dentés en scie. Périanthe subcylindrique à la base , plissé dès le milieu (3—4 plis obtus), à la fin comprimé, obtus , cilié à l’orifice; long. 2 mill. , diam. 3/4 mill. Pédicelle long de 7 — 8 millim. Capsule oblongue , brune; long. 3/4 — 1 millim. Plante dioïque. — Juin.

Sur les troncs pourris dans les forêts élevés ; région montagneuse des Vosges (Mougeot) ; hauteurs de Champenay, de Preyé , de Laveline , de Liézey, de Blanchemer , etc. (B.); Suchet (Reuter), Dole (J. Muller), dans le Haut-Jura ; Alpes , forêts de la Grande-Chartreuse (Ravaud). — Les feuilles passent du vert pâle au brun rougeâtre ; elles sont plus ou moins dilatées à la base , les lobes plus ou moins longuement subulés ; du reste cette espèce est très facile à reconnaître.

Jungermannia Turneri Jlook. Brit . Jung. p. 11, t. 29 ;

ISees ab Es. Syn. p. 143.

Tige couchée, flexueuse , radicante , émettant des rameaux dressés, courts (1. 5—8 millim.), garnis de feuilles successivement plus grandes et rapprochées; tapis peu denses, d’un vert jaunâtre ou brun -orangé. Feuilles lâchement dressées, étalées, dilatées transversalement, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux lobes ovales , aigus ou acuminés , légèrement inclinés l’un vers l’autre par leurs faces internes , de sorte que leur ligne de cohérence , du sinus à la base, forme un pli saillant; les deux lobes incisés , doublement dentés (dents aiguës, saillantes) sur tout le contour; le lobe antérieur est arrondi , un peu étalé

6e GENRE : JUNGERMANNIA.

par le bord antérieur; le lobe postérieur présente un lobule plus ou moins distinct à son bord externe; long, des feuilles 1/2 millim. ; cellules subarrondies ou diversement anguleuses, à parois très épaisses, fermes, jaunâtres, faisant paraître les cellules distantes, sans qu’il y ait d’espaces libres aux angles Fol. de l’involucre trilobées , dressées. Périanthe subcylindrique , plissé vers le sommet, lobulé-frangé à l’orifice.

Sur la terre humide ; talus des fossés, au milieu des bruyères ; Vienne, à Pindray (Chaboisseau), Montmorillon (De Lacroix), Maine-et-Loire: Angers (Guépin).

4e Section : Æquifoliœ N. ab Es. — Feuilles et amphigastres semblables , en sorte que la tige se trouve garnie de 3 rangs de feuilles. (E. 55 — 56.)

j\ Feuilles divisées en lanières subulées. (E. 55 — 56.)

55. Jungermannia setacea Web. Spicil. p. 155; N. ab Es. Syn. p. 144; Stirp. n° 1420.

Tige courte, dressée, divisée en plusieurs branches régulièrement pennées ou même bipennées ; rameaux étalés- dressés, obtus , rapprochés ; plante vivant isolée au milieu des mousses et des autres hépatiques, ou formant des gazons d’un vert obscur passant au brun sale. Feuilles divisées, jusque près de la base , en 3 , plus rarement en 2 lanières linéaires ou étroitement lancéolées, d’abord étalées, puis incurvées par l’extrémité , subaiguës, formées de 2 — 4 séries parallèles de cellules courtes , à parois épaisses. « Rameau fertile court; fol. divisées en 3 — 4 lanières dressées. Périanthe subcylindrique , frangé à l’orifice. Capsule ovale. » Nees ab Es. — Nous n’avons rencontré cette plante qu’à l’état stérile.

Dans presque toutes les tourbières des Hautes et des Basses-Vosges , dans les touffes de sphaignes ou de mousses , ou sur la tourbe ancienne déjà , dans les endroits légèrement ombragés et frais ; également répandu dans les tourbières du Haut-Jura. — Dans la Vienne (De Lacroix), en Normandie (De Brébissonj, et probablement dans les tourbières de toute la France.

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