‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 601 sur 634 · Lejeunia calcarea Lib. in Bory Ann. Sc. nat. VI, p · texte numérisé non relu

Lejeunia calcarea Lib. in Bory Ann. Sc. nat. VI, p

373; Stirp. n° 1421.

Tige très grêle , exactement rampante sur les tiges et les feuilles des mousses ou d’autres hépatiques; rameaux divariqués, diversement enlacés; long. 3 — 6 millim. ; tapis très petits, d’un jaune clair, offrant à l’œil nu l’aspect d’incrustations granuleuses. Feuilles rapprochées, rarement espacées, lâchement imbriquées ; lobe supérieur très concave par rapport à la tige, étalé-dressé , ovale, aigu ou acuminé, rétréci à la base, très finement denticulè par la saillie des cellules marginales; long, à peine 1/4 millim. ; cellules petites, à parois molles, pâles, anguleusessubarrondies, surmontées chacune d’une papille très saillante ; lobule ovale-oblong , replié obliquement sous le lobe supérieur dont il atteint la moitié ou les trois quarts, libre seulement tout au sommet par une pointe courte, denticulè, très concave, enflé , présentant la convexité en dehors. Amphigastres très grêles, subulès , formés d’une seule série de cellules, naissant à la base du lobule des feuilles. Périanthe obové, anguleux (5 angles saillants), denté à l’orifice. Plante presque toujours stérile dans nos régions.

Sur les mousses (particulièrement le Hypnum alopecurum) qui tapissent les parois fraîches et ombragées des rochers calcaires dans les montagnes ; répandu dans tout le Haut-Jura : Salève, Reculet, Dole (J. Muller), vallon de Flumen près de Saint-Claude (B.). — Concise près de Montmolillon, dans la Vienne (Chaboisseau).

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