Lejeunia minutissima Spruce , Transact. bot. Edinb
III, p. 212; Slirp. n° 1422; Jungermannia minutissima
Smith Engl. Bot. t. 1633; Lejeunia ulicina Tayl. et N. ab
Es. Syn. Hep. p. 387.
Tige très grêle et courte (1. 5 — 8 millim.), exactement appliquée, émettant, à droite et à gauche, des rameaux étalés, plus ou moins nombreux ; plante vivant isolée ou formant de très petits groupes, d’un vert clair délicat ou jaunâtre, ressemblant à un Lepraria, lorsqu’on les considère à l’œil nu. Feuilles espacées; lobe supérieur largement ovale - subarrondi , dressé, convexe en dessus; long. 1/5 ou 1/6 millim.; lobule brièvement ovale, atteignant les 2/3 ou même les 3/4 du lobe supérieur, auquel il adhère dans presque toute sa longueur, libre seulement par une petite pointe souvent émoussée , formant un large repli très concave; cellules molles, à parois assez minces, subarrondies, obscurément anguleuses, formant par leur saillie des papilles obtuses. Amphigastres nombreux, petits, ovales, mous, brièvement bilobés, égalant à peine le diamètre de la tige. Périanthe court, obové, présentant au sommet 5 angles saillants.
Sur les vieilles écorces à la base des troncs d’arbres, particulièrement de Pinus sylvestris et d'Abies picea, dans les forêts des Hautes-Vosges : Bruyères (Mougeot), Gérardmer, Saint-Dié (B.); mais stérile. — Vienne (De Lacroix), Haute-Vienne : Etang du Riz-Chauvron, sur le tronc des chênes et des charmes (Cbaboisseau), Saint-Jouvent et lsle; Gironde : Arcachon (Lamy). — Dans la plante du Riz Chauvron, les amphigastres sont beaucoup plus rares ; le lobule est relativement plus grand, les cellules à parois plus épaisses et plus molles.