Fossombronia pusilla N. ab E. E. Leb. III, p
Jungermannia pusilla Schmidt .; Stirp. n° 532.
Tige très courte, simple ou plus allongée (1. 15 millim.) et bifurquée, étroitement fixée au sol par des radicules abondantes, d’un beau pourpre violacé ; plante molle, isolée ou formant de petits groupes d’un vert tendre. Feuilles horizontales ou ascendantes, plissées (3 — 4 plis), ondulées aux bords, subrectangulaires ou un peu cunéiformes, allongées transversalement , fréquemment cohérentes à la base, ou se recouvrant, incombantes, sinuées-lobulées au bord externe; 4—5 dents obtuses, peu saillantes; cellules hexagones-subarrondies. Périanthe d’abord terminal, puis rejeté sur le dos de la tige par la continuation du développement végétatif de celle-ci, dressé, campanuli forme, évasé, plissé-ondulé et lobulé sur le contour de l’orifice, lisse et arrondi à la base, muni de 3 — 4 côtes ou replis au-dessus du milieu; long. 1 — 1 1/2 millim. Coiffe hyaline, à parois minces, se déchirant près de la base circulairement. Pédicelle très court (1. 1 — 2 millim.), finement cannelé. Capsule petite, globuleuse, d’abord noire, puis fauve après la sporose, s’ouvrant irrégulièrement au sommet en 3 — 4 valves inégales. Spores nombreuses, subréniformes, chargées de crêtes nombreuses, parallèles, flexueuses. Elatères peu nombreux, renfermant 2 — 3 spires. — Août-septembre.
Sur la terre légèrement fraîche et nue, dans les champs négligés, au bord des rigoles desséchées, des sentiers peu fréquentés dans les bois, dans les lieux frais, inondés pendant l’hiver. Bruyères, Rambervillers (Mougeot), Fénétrange, Sarrebourg, Badonviller, Mandray, Saint-Dié, Châtel-sur- Moselle, Neufchâteau, etc (B ) — Répandu presque partout en France.
Fossombronia angulosa Raddi , Jung. etr. ; N. ab E. Syn. p. 468.
Plante deux fois plus grande que la précédente , simple ou bifurquée ; feuilles étalées horizontalement ; les supérieures ondulées-lobées ; lobes obtus. Périanthe dilaté, évasé, crénelé sur
840 22e GENRE : PEiLIA.
le contour; spores à enveloppe extérieure molle, dépourvue de crêtes saillantes.
Au bord d’un ruisseau, à Ambazac, dans la Haute-Vienne (Lamy).
Tribu des Diplomitriées N. ab E.
Un involucre monophylle , terminant d’abord la nervure de la fronde. Périanthe cylindrique. Capsule ovale. Tige en forme d’expansion laminaire, munie d’une nervure.
Genre : Mœrkia Gottsche.
Fronde dépourvue de fibres fasciculées à sa partie moyenne.
Mœrkia hibernica Golt. in Rabenh. Hep. eur. n° 121 ;
Blytlia Lyellii v. Floloviana Nees ab Es. Syn.
Fronde simple ou peu divisée, lobée très ondulée aux bords, munie d’une nervure épaissie, du reste mince et molle, d’un vert pâle, couchée, chargée de radicules brunes; long. 10 — 15 millim., larg. 6 — 7 millim.
Sur la terre humide, au bord des fossés ; Alpes du Dauphiné (Ravaud).
9e Tribu : Haplolénées N. ab E.
Involucre monophylle, lacinié, naissant sur le dos des frondes, près de l’extrémité. Pas de périanthe. Capsule globuleuse; élatères caducs. Fronde dichotome, munie d’une nervure plus ou moins distincte.
22e Genre : Pellia Rad.
Un involucre lacéré à l’orifice. Coiffe membraneuse, plus longue ou plus courte que l’involucre, exserte. Capsule globuleuse. Fronde large, munie d’une nervure peu distincte.