‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 612 sur 634 · Metzgeria furcata N. ab Es. E. Leb. III, p · texte numérisé non relu

Metzgeria furcata N. ab Es. E. Leb. III, p

Junger mannia fur cala Linn. ; Stirp. n° 148.

Fronde en forme de lanière très étroite, linéaire, longue de 1 — 4centim., large de 1 — 1 l/*2 millim., déprimée, rarement ascendante, flexueuse, glabre en dessus , garnie en dessous, sur la nervure et parfois aux bords , de crampons terminés par des suçoirs , ou parfois encore nue sur de grands espaces; elle se divise normalement par des bifurcations répétées; mais il naît aussi , latéralement en dessous, des lobules qui se développent plus ou moins et rendent les lanières pennées ou même

25e GENRE : METZGERIA.

bipennées ; souvent ces lobules se réduisent à l’état de gemmes prolifiques. La nervure cylindrique est saillante en dessous , formée de cellules étroites , elle atteint l’extrémité des frondes ou même forme au delà un petit mucron ; les ailes sont formées d'une seule couche de cellules hexagones , subéquilatérales , renfermant plus ou moins de chlorophylle. La plante forme des tapis souvent étendus et denses , verts ou jaunâtres , rarement bleu violacé , ou encore elle vit isolée au milieu des touffes de mousses. Involucre en forme de gros bourgeon hérissé, sur la nervure en dessous; 1 — 4 archégones; coiffe également hérissée de soies. Pédicelle assez ferme, long de 10—12 millim. Capsule brièvement ovale , brune , s’ouvrant en 4 valves souvent peu régulières. Anthères naissant sur une plante distincte , au fond d’un involucre semblable à celui des fleurs femelles. — Automne et pendant l’hiver, rarement fertile.

CC. partout sur les racines dénudées , les troncs d’arbres , la terre , les rochers , au milieu des mousses , aux lieux ombrage's , dans les haies et les forêts.

91. Metzgeria pubescens Raddi Jungerm. p. 46; Jungermannia pubescens Schrank ; Stirp. n° 149.

Fronde linéaire, large de 1 1/2 — 2 millim. , allongée, flexueuse, divisée en plusieurs branches dont chacune se garnit de rameaux alternes , courts, procombants ou étalés-dressés ; toute la plante est couverte sur les deux faces de poils simples, formés d'une seule cellule, courts, étalés; elle forme des touffes déprimées, étendues , enlacées , d’un vert glaucescent à la surface, décolorées à l’intérieur. — Stérile dans nos contrées.

Sur les troncs d’arbres et les parois verticales des rochers granitiques ou calcaires; dans les Hautes-Vosges : Gërardmer , Hohneck (Mougeot) , Donon , Champ-du-Feu , Ballon de Servance , Rochesson , roches du Pechet , etc. (B.) ; plus commun encore dans tout le Haut-Jura , souvent mélangé au Bartramia OEderi. — ■ C. dans les hautes montagnes de France.

2e Famille : MARCHAÏVTIACÉES.

(Trib. Marchantieæ N.)

Appareils de fructification élevés au sommet d’une hampe naissant de la nervure ; involucres groupés , cohérents par la base et libres du reste ou contenus et pendants à l’intérieur d’un réceptacle convexe, plissé, lobé ou garni de rayons; capsules pendantes ou divergentes , s’ouvrant par 6 — 8 (rarement 4)

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