‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 613 sur 634 · LUNULARIA VULGARIS · texte numérisé non relu

LUNULARIA VULGARIS

valves. — Rarement ( Targionia ) la capsule est solitaire dans un involucre coriace , à la fin bilabié , sessile à la face inférieure des frondes, près du sommet. — Frondes épaisses, munies d’une nervure dilatée et, en dessous, de lamelles violettes longitudinales ou obliques, entre lesquelles courent des faisceaux de longues radicules, chargées de grandes papilles à l’intérieur ; à la face supérieure des frondes , s’ouvrent de nombreux stomates entourés de cellules rayonnantes , et communiquant avec une couche formée de cellules renflées, contenant de la chlorophylle , et articulées de manière à présenter des piles entre lesquelles l’air peut circuler.

lre Tribu : Liimilariées N. ab Es.

Hampe entourée d’une gaine à la base et portant, au sommet, des involucres cohérents par la base seulement, contenant chacun une capsule qui s’ouvre par 4 — 8 valves.

26e Genre : Lunularia Mich.

Involucres (2—6) tronqués, horizontaux. Capsule exserte. Pas de périanthe. Frondes larges , souvent garnies en dessus de cupules renfermant des corps lenticulaires ; disques mâles sessiles.

92. Lunularia vulgaris Mich. Nov. gen.; Marchantia cru data Linn. Sp. pi.

Espèce indiquée d’une manière générale par le Dr Mougeot sur les pots de fleurs dans les serres et les orangeries, signalée d’ailleurs en France sur une foule de points. M. Le Jolis a distingué deux espèces confondues sous le nom primitif de L. vulgaris. La première (L. Dillenii Le Jol.), celle de nos contrées du Nord, est caractérisée par sa floraison dioïque, les hampes très velues, les frondes fertiles privées (toujours?) de cupules, les frondes mâles garnies de cupules semi-lunaires abondantes ; maturité en automne. La seconde ( L . Michelii Le Jol.), monoïque? (selon Micheli), a des frondes fertiles garnies également de cupules semi-lunaires , une hampe glabre , et mûrit ses capsules au printemps. Elle est propre à la région méditerranéenne. (Le Jolis, Mémoires de la Soc. de Sc. nat. de Cherbourg, I, pp. 191 — 192.)

27e GENRE : MARCHANTIA.

2e Tribu : Jécorariées N. ab E.

Un réceptacle convexe ou conique souvent lobé ou garni de rayons, pédonculé, contenant , à sa face inférieure, les capsules dans des enveloppes diverses. Hampe garnie, au fond de l’involucre, de lanières qui répondent aux lamelles des frondes et entremêlées de radicules hérissées à l’intérieur ; ces radicules se glissent aussi le long de 1 — 2 replis profonds, dont la hampe est creusée en long et que l’on ne reconnaît bien que par des sections transversales.

27e Genre : Marchanda Linn.

Réceptacle convexe, garni de rayons allongés, libres à l’extrémité, cohérents avec le réceptacle à la base ; involucres renfermant plusieurs périanthes, et ces derniers chacun une capsule qui s’ouvre par des dents révolutées à l’état sec. Anthéridies enfoncées dans la substance d’un disque lobulé , plan en dessus et pédonculé.

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