Riccia crystallina Linn. ; Stirp. n
Fronde exactement appliquée, fixée par des radicules abondantes, lisses pour la plupart, plus rarement hérissées intérieurement; lobes rayonnants, plusieurs fois bifurqués, obtus, ondulés, légèrement relevés aux bords, rapprochés et se recouvrant latéralement, d'un beau vert clair en dessus, pâles en dessous ; rosettes orbiculaires , d’ün diam. de 20 — 25 millim. ; largeur des lobes 1 1/2 — 2 millim. ; cellules épidermiques recouvrant des cavités aériennes hexagonales d’abord fermées, ouvertes à la fin par la rupture de l’épiderme en regard de ces cavités, de sorte que toute la surface des frondes apparaît percée de pores irréguliers , rapprochés , très facilement visibles à la loupe. Capsules naissant vers la base des frondes, souvent sur deux séries, découvertes comme autant de points noirs à la fin par la destruction des couches cellulaires qui les recouvraient d’abord ; spores brunes , grandes , fovéolées , munies de crêtes peu saillantes, finement papilleuses.
Sur la terre humide des terrains calcaires, près des sources, des lavoirs, sur le revers des fossés , région de la plaine dans les Vosges (Mougeot), Bosserville, Maxéville, Lunéville (Godron) ; Petit-Salève et bord du lac de Genève (J. Muller). — Etang du Riz-Chauvron dans la Vienne, étang de Thouron, dans la Haute-Vienne (Lamy), près de Paris, étang de Saint- Léger (De Candolle).
35e GENRE : RICCIA .
b. Plantes flottant à La surface des eaux stagnantes. (E. 108 — 109.)