Riccia natans Linn. ; Stirp. n
Fronde obovée, dilatée, courte ou cordiforme échancrée au sommet, d’un vert clair ou olivâtre, plane ou légèrement convexe en dessus, munie d’un sillon plus ou moins profond, parfois oblitéré le long de la ligne médiane de chaque lobe; largeur des frondes 5 — 10 millirn.; le contour de la couche supérieure et de l'épiderme est un peu incurvé et ondulé ; cette douche se compose de petites cellules hexagones ; vue en dessus elle laisse apercevoir par transparence des compartiments hexagones assez grands qui répondent aux cavités aériennes. sousjacentes; les couches inférieures en petit nombre et minces émettent sur toute la surface et principalement sur le contour des lanières lancéolées ou linéaires , obtuses, garnies de dents espacées, planes ou irrégulièrement plissées , tombant selon la verticale ou étalées, rayonnant sur le contour de la fronde; ces lanières sont vertes ou noirâtres. Capsules naissant à l’intérieur du tissu au-dessous des sillons, renfermant des spores peu nombreuses, fovéolées. — Très rarement fertile.
« Sur les eaux des fosse's, région de la plaine des Vosges. » (Mougeot). Nous n’avons pas trouve' cette espèce ; dans le Palatinat, surtout infe'rieur (Pollich, Bischoff). — Près de Paris, de Caen (De Brébisson), en Provence ; près d’Aarau en Suisse (J. Muller).
109. Riccia fluitans Linn.; Stirp. n° 151 ; R. eudichotoma Bisch. in Nov. Ad. Ac. Nat. Cur. XVII.
Plante d’un vert foncé ou pâle , flottant à la surface des eaux, croissant plus rarement sur la terre par suite du retrait des eaux. Fronde rayonnante , formant des rosettes mesurant jusqu’à 50 et 60 mill. de diamètre; lobes primitifs très ramifiés par des bifurcations répétées; lobules obtus, très étalés, espacés, linéaires, entiers , larges de 1/2 — 1 millirn., légèrement convexes et de même teinte sur les deux faces; à l’intérieur de la fronde, se trouve un faisceau de cellules linéaires, remplies de chlorophylle qui, vers le sommet des lobes, se détachent et courent successivement vers les bords en laissant entre elles des cavités aériennes allongées et obliques. Sur la vase, la plante émet des radicules plus ou moins abondantes , qui font complètement défaut lorsqu’elle flotte à la surface des eaux tranquilles ; dans le même cas , les bords des lobes se redressent aussi à divers degrés , et déterminent un sillon selon la ligne médiane. C’est lavar. canaliculata N.; R. canaliculala Hoffm.; Stirp.