‹ Flore cryptogamique de l'estChapitre 64 sur 634 · HYPNUM ALBICANS · texte numérisé non relu

HYPNUM ALBICANS

sêes vers la base de l’acumen. Archégones 15 — 50; parapbyses plus longues, filiformes, nombreuses. Vaginule oblongue-subcylindrique, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé flexueux , pourpre ; long. 55 — 30 mill. Capsule brune , à la fin noire, petite , horizontale ou oblique, arrondie à la base, brièv 1 ovale , bombée, un peu reserrée sous l’orifice ; long. 1 lj5mill., diam. 3|4 mill. Opercule assez grand, élevé, conique aigu . Anneau composé de deux séries de petites cellules. Péristome : dents lancéolées-acuminées, purpurines, lamellifères sur les deux faces, étroitement marginées; membrane interne d’un beau jauneorangé ; lanières étroites, finement acuminées, longuement ouvertes sur la carène; 5—3 cils noduleux , fins et longs. Spores jaunâtres, finement papilieuses. Fl. mâles, petites; fol. (15 — 15) largement ovales, finement acuminées, imbriquées, énerves, à l’exception des externes; anthéridies (10 — 50) oblongues, petites; paraphyses plus longues, peu nombreuses, relativement épaisses surtout vers l’extrémité. Mat. février-mars. Très rarement fertile.

C. dans les plaines d’alluvion et sur les collines sablonneuses, aux lieux arides, découverts, parmi les bruyères, sur les murs de terrassements, dans toutes les Hautes-Vosges, à l’exception de la région supérieure, sur le granité et les grès, moins commun dans les Basses-Vosges ; fertile à Bruyères (Mougeot), à Rochesson (Pierrat), à Waldmohr (Schultz). Cette espèce suit fort loin les alluvions siliceuses des bords de la Meurthe et de la Moselle. Lesquereux l’indique aussi dans les lieux sablonneux du Jura, au bord des routes et des chemins creux, sans indiquer de localités précises. Assez répandu dans tous les terrains siliceux du reste de la France : Dauphiné (Ravaud), Hl#-Vienne (Lamy), Aude (Roumeg.), Tarn (M.-D. J.), environs de Paris (Chevallier).

12. Hypnum salicinum N. B oui.; Brachythecium salicinum Bryol. eur. t. 548.

« Plante monoïque,, grêle, soyeuse, semblable au Hyp. velutinum, mais plus petite. Tige rampante, pennée ramuleuse. Feuilles de la tige un peu espacées, homotropes, lës autres étalées, toutes ovales ou oblongues, rétrécies lancéolées, munies de deux plis superficiels et d’une longue nervure , révolutées et subdenticulées aux bords, du reste molles et d'un vert pâle. Pédicelle court; capsule horizontale, courte, ovale renflée; opercule d’un grand convexe , brièvem* et obtusément apiculé. Anneau et péristome du Ilyp. velutinum. » Descrip. de M. Schimper Synops. p. 535.

Espèce très rare trouvée en 1822 par Kneiff sur des troncs de saules à demi pourris, près de Strasbourg; — signalée à la montée du Mont-Cenis, au pied des arbres pourris, par MM. Bescherelle, Le Dien et Roze (1863).

1er GENRE : HYPNUM.

Le H. collinum Schleich. ( Brachythecium . Schimp ) des Hautes- Alpes de la Suisse et de la Rhétie est également voisin du H. velutinum . Il est caractérisé par sa tige rampante, radiculeuse ; ses rameaux courts, ascendants, plus grêles, subjulacés; ses feuilles plus larges, ovales-acuminées , imbriquées, dentées sur tout le contour ; les fol. involucrales énerves, brusquement contractées au sommet, puis acuminées , dentées , dressées, imbriquées*, parla capsule petite, très courte, fortement bombée ; par l’opercule convexe brièv* apiculé. Fleurs monoïques. Il croît sur la terre, les pierres et dans les fissures des rochers.

f *}* Opercule surmonté d’un bec bien distinct, généralement long et fin. (Esp. 13 — 25.)

o Feuilles moyennes munies d’une nervure unique , facilement visible, qui atteint ou dépasse le milieu. (E. 13 — 22.)

a Plantes émettant des stolons grêles, exactement rampants ou souterrains, chargés de paquets de radicules et garnis de feuilles spéciales plus petites, squamiformes. (E. 13 — 16.)

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