HYPNUM RIVULARE
col notable; long. 1 3/4— 2 l/2millim., diam. 3/4 — 1 millim. Opercule conique, aigu, ou brièvement conique et apiculé. Un anneau composé de deux séries de cellules. Péristome : dents fortement lamellifères ; lanières internes assez étroites, très ouvertes sur presque toute la carène (ouvertures oblongues en partie confluentes); 2 — 3 cils bien développés, noduleux. Spores médiocres, d’un vert pâle. Fleurs mâles sur la même plante , assez grosses , ovales; 15 — 20 fol. énerves, ovales, assez longuement acuminées, entières; 15 anthéridies ; paraphyses filiformes, nombreuses. — Hiver.
Les variations très nombreuses que subit cette plante sont comprises dans la description qui précède. Les touffes sont plus ou moins denses, molles ou raides, d’un vert foncé opaque, ou jaunâtres brillantes ; les rameaux sont plus généralement atténués , ou renflés et obtus ; les feuilles sont plus ou moins larges , plus ou moins plissées ; la nervure varie notablement en longueur ; les oreillettes de la base sont formées de cellules généralement peu distinctes; le pédicelle est épais, court ou allongé; la capsule est courte, renflée, fortement bombée ou arquée subcylindrique; l’opercule conique, aigu ou convexe-apiculé. Il nous aura suffi de signaler ces variétés , trop incertaines , trop peu stables, pour y attacher des noms.
CC. Partout, en plaine et dans les montagnes, sur tous les terrains ; dans les haies, les broussailles, au pied des murs, au bord des bois ; dans les lieux escarpés, frais et ombragés.
32. Hypnum rivulare Bruch Mt. ; Stirp. n° 1134; Bra chythecium rivulare Bryol. eur. t. 546.
Tige raide, allongée (10 — 25 centim.), étroitement appliquée, dénudée à la base, se partageant en branches nombreuses, ascendantes ou procombantes , pennées; rameaux nombreux, dressés ou ascendants, allongés (20 — 30 millim.), subaigus ou très peu atténués. Plante formant de vastes tapis raides, déprimés, passant du vert foncé au jaunâtre brillant et au brun. Feuilles fermes, rigides ; les moyennes imbriquées-concaves, à l’état humide, un peu plus lâches, légèrement étalées à l’état sec, largement ovales, un peu décurrentes à la base , contractées, aiguës ou brièvement acuminées au sommet, légèrement denticulées, plus distinctement vers le sommet, très légèrement plissées, munies d’une forte nervure qui s’arrête un peu au delà du milieu. Tissu : cellules des oreillettes distinctes, presque hyalines, brièvement hexagones ou subrectangnlaires , courtes, élargies ; les moyennes linéaires, allongées, atténuées, aiguës, 15 — 20 fois aussi 1. q. 1. ; long. 2 1/2 millim., larg. 1 1/2 millim.
1er GENRE : HYPNUM.
Fol. de l’involucre , 15 — 20 , lancéolées-imbriquées , énerves, légèrement denticulées , terminées par un large acumen renversé ; 10 — 15 archégones; paraphyses grêles, nombreuses. Vaginule oblongue chargée des débris de la fléur. Pédicelle dressé-flexueux, d’un pourpre foncé, très papilleux ; long. 20 — 30 millim. Capsule subhorizontale, d’un brun foncé, ovaleoblongue, bombée, légèrement contractée à l’orifice; long. 1 1/2 — 3 millim., diam. 1 millim. Opercule assez petit, conique, très élevé, aigu. Un anneau large composé de deux séries de cellules. Péristome élevé. Dents rougeâtres, sinuées-denticulées, lamellifères; lanières internes étroitement lancéolées, finement acuminées , longuement ouvertes sur la carène ; 2 — 3 cils noduleux , allongés. — Plante dioïque. Nous n’avons pas vu les fleurs mâles. Espèce très rarement fertile dans nos régions. — Février-mars.
C, sur les pierres, dans les ruisseaux de toute la région montagneuse des Vosges; CC. dans les Hautes-Vosges; egalement répandu dans le Haut- Jura, surtout dans le voisinage des cascades. — D’ailleurs, dans toutes les montagnes de la France, dans les Alpes, les Pyrénées, les Cévennes, les montagnes du Centre,
Observation. Cette espèce présente aussi quelques variations. Dans les Hautes-Vosges, elle forme de très larges tapis raides, d’un jaune clair brillant ou passant au brun ; les feuilles dépourvues de plis, largement ovales-oblongues, subobtuses au sommet, plus distinctement denticulées; la nervure atteint les 3;4. — La plante du Jura (cascades de Flumen, près Saint-Claude, par exemple) forme aussi de larges tapis, mais plus généralement verts; les rameaux sont plus dressés; les feuilles sont plus lâches, plus molles, plus étalées, et à l’état sec plissées et comme crépues. Le tissu est plus délicat ; les cellules moyennes sont de forme linéaire-hexagonale, tronquées obliquement, aiguës, remplies de nombreux grains de chlorophylle, seulement 8 — 10 fois aussi 1. q 1. Dans les forêts humides des Hautes-Vosges, cette espèce croît souvent hors de l’eau, sur le sol sablonneux et humide ; dans ce cas la plante est d’un jaune clair brillant, les tiges et les rameaux s’allongent et s’atténuent vers l’extrémité; les feuilles sont plus acuminées.
33. Hypnum Illecebrum Linn. Sp. Schwgr. Suppl. I, 2, p. 225; Stirp. 1219; Scleropodium Illecebrum Bryol. eur. t. 557.
Tige déprimée , flexueuse , grêle , peu radiculeuse, émettant des branches assez courtes,, arquées, procombantes, imparfaitement et brièvement pennées; rameaux arqués , cylindriques , julacés, brièvement atténués, subobtus. Plante formant de petits gazons déprimés, d’un sert jaunâtre brillant ; long, de la tige 3 — 5 centim. Feuilles moyennes rapprochées, étroitement imbriquées-concaves , largement ovales-oblongues, brièvement décurrentes, sans oreillettes bien ^distinctes à la base, rapide-