HYPNUM ILLECEBRUM
ment contractées, apiculées, ou terminées par un acumen médiocre dressé ou étalé, munies d’une nervure souvent bifurquée, s’arrêtant du milieu aux 3/4 ; bords plans, finement denticulés; long. 1 1/2 millim., larg. 3/4 millim. Tissu : quelques cellules courtes, plus grandes, arrondies ou anguleuses à la base; les autres linéaires, étroites, flexueuses, atténuées aux extrémités, 10 — 12 fois aussi 1. q. 1. Fleurs femelles: 10 — 12 fol., les externes ovales - acuminées , étalées; les intimes à demi engainantes, longuement acuminées, presque entières, munies d’une nervure mince; 8 — 12 archégones ; paraphjses médiocres, nombreuses. Vaginule pâle, oblongue. Pédicelle court, pourpre, tuberculeux ; long. 10—20 millim. Capsule ovale-bombée ou oblongue horizontale, rétrécie sous l’orifice ; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule convexe ou conique, peu élevé, api culé. Un anneau large. Dents du péristome brunes, assez fortement lamellifères ; lanières internes étroites, acuminées, ouvertes sur presque toute la carène ; 2 — 3 cils fins, noduleux ou appendiculés. Spores petites. Plante dioïque, très rarement fertile. — Fin de l’hiver.
RR. dans notre domaine. Sur le grès bigarre’ à Sarrebrück (Winter); se retrouve aussi à Wiesbaden, à Brisgau, près de Baden II faudra rechercher cette espèce intéressante sur les collines basses et chaudes ; dans les lieux gramineux et exposés au soleil. Elle a dû être négligée à cause de sa stérilité et de sa ressemblance avec le Hypnum purum et le Cylindrothecium concinnum — C. dans le midi de la France : Var (Gérard, Hanry), Ehute-Garonne (Jeanbernat), Tarn (M -D. Jeanb ), Aude (Roumeg.), Isère (Débat), Maine-et-Loire (De la Perraudière), Manche (Le Jolis), environs de Paris (Cosson, Graves).
Hypnum cæspitosum Wils. Engl. Bot. Suppl, t. 2878;
Scleropodium cæspitosum Bryol. eur. t. 556.
Cette espèce diffère de la précédente par ses rameaux plus grêles, plus atténués, dressés ; par ses feuilles ovales-lancéolées, insensiblement rètrècies-acuminèes, lâchement imbriquées, plus étalées; par la capsule oblique, étroitement oblongue, arquée. Dioïque. — Mat. pendant l’hiver.
Pyrénées, près de Tarbes (R. Spruce), Maine-et-Loire, talus d’un bois près Verrières, environs d’Angers (II. de la Perraudière, d’après M. Bescherelle).
* * * Feuilles largement ovales ; pédicelle lisse dans sa moitié inférieure. (E. 34 — 36.)
34. Hypnum plumosum Siv. Musc. suec. p. 66; Schwgr. Suppl. III , p. 87 , t. CCXXV, et Suppl. I , p. 224; Stirp .
1er GENRE : HYPNUM.
n° 520 et n° 428 (ce dernier sous le nom de Hypnum salebrosum Hoffm.; erreur corrigée plus tard); Brachythecium plumosum Bryol. eur. t. 537 ; Hypnum pseudo-plumosum Brid.
Tige primaire filiforme , flexueuse, couchée, se fixant par de nombreux paquets de radicules , garnie de petites feuilles espacées, ovales-triangulaires, très étalées, émettant des branches nombreuses, arquèes-procombantes , enracinées par l’extrémité, garnies à leur tour de rameaux fasciculés, dressés, courts, obtus. Plante formant des gazons compactes , raides , d'un vert obscur ou jaunâtre , ou passant au brun luride ; long, des tiges 6 — 8 centim. Çà et là les tiges secondaires sont également couchées, allongées, et régulièrement pennées. Feuilles moyennes rapprochées, concaves, dressées, plus ou moins exactement imbriquées en tous sens ou homotropes, rapidement contractées, subauriculées à la base , assez longuement décurrentes, finement acuminées, planes et superficiellement denticulées aux bords, munies d’une nervure qui s’arrête vers les 3/4; long. 2 — 2 1/4 millim., larg. 3/4 — 1 millim. Tissu: cellules des oreillettes grandes, subrectangulaires, carrées ou peu allongées, vertes ; les moyennes linéaires-flexueuses, peu atténuées, 10 — 15 fois aussi l.q.l., renfermant des grains distincts de chlorophylle. Fol. externes de l’involucre courtes, ovales, aiguës ou subobtuses, dressées; les supérieures allongées, engainantes, longuement acuminées, énerves, finement denticâlées ; acumen très étalé , arqué; archégones 10 — 15; paraphyses grêles, nombreuses. Vaginule cylindrique, brune, chargée des débris delà fleur. Pédicelle pourpre, plus ou moins chargé de petites aspérités dans sa moitié supérieure; long. 6 — 15 millim. Capsule oua/e-oblongue , bombée, oblique ou subhorizontale , d’un brun foncé, à la fin noire; long. 1 1/2 millim., diam. 3/4 millim. Opercule conique, aigu ou apiculé. Un anneau. Péristome : dents lamellifères , denticulées , marginées ; lanières très ouvertes sur la carène ; 2 — 3 cils aussi longs, appendiculés. Spores brunes. Fleurs mâles sur la même plante; fol. largement ovales, concaves, imbriquées, énerves, très finement denticulées au sommet, terminées par un acumen très étalé; 12 — 15 anthéridies ; paraphyses grêles. — Octobre-novembre.
N. B. Le Brachythecium Maximilianum Giimb. Moosflora der Rheinpfalz, p. 87, n’est qu’une forme du II. plumosum.
C. sur les pierres dans les ruisseaux des Hautes et des Basses-Vosges, plus abondant dans les Hautes-Vosges, sur le granité et le grès vosgien. Jura : Creux-du-Vent, etc (fiesquereux). — Assez re'pandu dans presque toute la France : Alpes, Pyrénées, Cévennes, montagnes du Centre, Ardennes, environs de Paris.