FLEURS FEMELLES
séries; deux d’entre elles sont opposées et se composent de feuilles normales distiques, tandis que les feuilles de la troisième, également rangées selon une même ligne, s’opposent en même temps aux deux premières séries ; elles sont du reste beaucoup plus petites, bien que la structure soit la même. Voy. C. Müller : Synopsis muscorum frondosorum, t. Il, p. 3. Plusieurs espèces de Hypnum de nos contrées ont des feuilles accessoires beaucoup moins régulières.
Les Hypnum tamariscinum, splendens, umbratum, impo nens, filicinum, commutatum, etc., en présentent des exemples variés ; ce sont des folioles cachées, sans ordre , entre les feuilles principales, souvent très petites, de formes tout-à-fait instables, ovales, lancéolées, linéaires, entières ou dentées, ou profondément laciniées ; parfois même ce ne sont que des filaments ramifiés, entrecroisés, distincts des radicules adventives, seulement par la chlorophylle qu’ils renferment et par les plans d’articulation des cellules qui sont ici perpendiculaires et non obliques. Ces folioles sont très abondantes et très développées dans le Hypnum tamariscinum et les espèces voisines.