LE AN DC
SECT, 3. — IRIO. — Siliques atténuées aux deux extrémités.
S. THALIANUM Gay (Arabis Thaliana L.). — Tiges solitaires ou peu nombreuses, de 1-3 décim., grêles, dressées, simples ou rameuses, ordinairement peu feuillées, couvertes inférieurement de poils étalés, glabres supérieurement. Feuilles velues : les radicales en rosette, oblongues ow obovales, atténuées en pétiole, à dents écartées, plus rarement subentières ; les supérieures oblongues - lancéolées, entières. Siliques courtes (15-22"*) étaléesascendantes, grêles, cylindriques, 1-2 fois seulement plus longues que le pédicello grêle. Nervures latérales des valves indistinctes. Fleurs petites, blanches, en grappe nue allongée. Graines unisériées, d’un brun fauve à la maturité, ovoïdes, très minimes, luisantes, paraissant lisses, mais révélant une très légère et superficielle réticulation à un grossissement suffisant, — (). Avril-juin. — Champs arides, lieux pierreux et sablonneux. CC.
S. IR1O L. (Vulg. Vélaret). -— Tige de 2-8 décim., simple ou rameuse supérieurement, glabre ou légèrement pubescente. Feuilles glabres ou presque glabres, pétiolées, non disposées en rosette : les radicales et les inférieures roncinées-pinnatipartites, à lobes oblongs, anguleux, irrégulièrement dentés ; les supérieures hastées, à lobes étroits, le terminal lancéolé, très long, presque entier ou sinué-denté. Sépales 2-3 fois plus courts que le pédoncule. Siliques glabres, lisses, étalées-ascendantes ainsi que les pédicelles filiformes de 6-10 millim., 6-8 fois plus longues qu'eux, allongées et grêles (8-6 centim.), atténuées au sommet et à la base, toruleuses et terminées en pointe courte (PI. 5, fig. 4). Valves à 3 nervures très nettes, égales, anastomosées. Fleurs petites, d’un jaune pâle, en grappe nue oblongue. Graines unisériées, d'un brun jaune à la maturité, petites, ovoïdes-oblongues, luisantes, paraissant lisses, mais en réalité finement et très superficiellement réticulées, à mailles peu distinctes même à un fort grossissement. — (-). ou (2). Avril-juillet et en automne. — Bords des champs, berges des rivières, décombres, voisinage des habitations. RR. — Berges de la Garonne (Laterrade).
S. AUSTRIACUM Jacq. — Plante polymorphe, dont nous n'avons que la forme suivante : ÿ
S. acutangulum Koch. — Tige de 3-7 décim., dressée, lisse, rameuse. Feuilles ordinairement un peu hérissées ainsi que le bas de la tige, les radicales en rosette, toutes pétiolées et roncinées. Sépales égalant presque le pédicelle. Siliques glabres ou un peu hérissées, courtes (15-22**), assez épaisses, à bec court, atténuées aux deux extrémités, dressées et rapprochées de l'axe et portées par des pédicelles de 6-10 millimètres un peu épais, courbés-contournés, 3-4 fois seulement plus courts qu'elles. Valves à 3 nervures très nettes égales et sans anastomoses, Fleurs jaunes en grappes
DOTE nues. Graines unisériées, d’un brun fauve à la maturité, assez petites,
ovoïdes-oblongues, luisantes, paraissant lisses, mais en réalité très superficiellement réticulées-alvéolées, à mailles écrasées assez peu régulières.
— (2). Mai-juillet. — Lieux pierreux, prairies. RR. — Prairie entre le Pont-de-la-Maye et le village de Sarcignac ! (abbé Mouroux). — Peut-être adventif.
S. SOPHIA L. (vulg. : Sagesse des chirurgiens). -— Plante finement et mollement pubescente, d’un vert cendré. Tige de 3-10 décim., dressée, plus ou. moins rameuse supérieurement, très feuillée. Feuilles très décomposées, bi-tripinnatiséquées, à lobes très fins. Fleurs petites d’un jaune pâle. Pétales plus courts que le calice, quelquefois nuls par avortement. Grappe fructifère très allongée, à pédicelles filiformes de 8-10 millim., étalés-ascendants ainsi que les siliques; celles-ci glabres, grèles, deux fois plus longues que le pédicelle, un peu incurvées, un peu toruleuses, ne dépassant pas 20-25 millim., atténuées aux deux bouts, terminées en pointe grêle assez courte. Valves à nervures latérales remplacées par des veines anastomosées. Graines unisériées, petites, d’un roux fauve à la maturité, un peu luisantes, ovoïdes, paraissant lisses à la loupe faible, mais en réalité alvéolées, à mailles arrondies d’une très grande finesse mais très régulières et nullement superficielles. — (-). Avril-octobre. — Bords des chemins, terrains incultes, lieux vagues. AR. — Cenon, Léognan, Gensac, Bouillac ! Saint-Médard-en-Jalle ! Preychac! Uzeste! etc.
Genre XV. — Nasturtium R. Br. (Cresson).
Calice égal à la base. — Silique cylindrique-linéaire, ou silicule oblongue ou elliptique subglobuleuse. — Valves convexes, sans nervures dorsales. —
Style cylindrique. — Stigmate entier. — Graines irréqulièrement 2-4 sériées, arrondies-comprimées, non ailées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule latérale.
! Feuilles supérieures profondément pinnatipartites.— Tige grêle n’atteignant pas la grosseur
2 DATCMIAMENDIG Ee Us elieleeses cnetle à Dee chlece sieste PAS PE RL EE aie à - 3 \ Fouilles supérieures non. profondément pinnatipartites. — Tige assez épaisse, égalant ou dépassant la grosseur d’une plume d'oie............................ N. amphibiwm. Silique linéaire étroite, 8-10 fois plus longue que large..,....... AE ... NN. sylvestre. Silicule elliptique ou elliptique-oblongue, 2-4 fois plus longue que large......,......,.... 4 ‘ Feuilles caulinaires pinnatipartites, à segments oblongs-incisés. — Pétales dépassant à \ peine le calice............... MEET 00 0 TS RE RP 8 ES . AN.palustre.
Feuilles caulinaires RE een à fins segments étroitement linéaires très entiers, — Pétales 2 fois plus longs que le calice..... Rennes ee ssovvohoetesse CN DYTENCCUM.
SECT. 4. — CARDAMINUM D.C.— Pétales blancs, — 4 glandes hypogynes.
N. OFFICINALE R. Br. (Cresson de fontaine). — Plante à saveur piquante caractéristique. Tige de 1-4 décim., quelquefois très longue, couchéeradicante inférieurement, redressée, glabre, anguleuse, fistuleuse, succulente, rameuse. Feuilles pinnatiséquées, à segments latéraux inéquilatères dans le type, obovales ou oblongs, entiers ou un peu sinués, le terminal plus grand, ovalesuborbiculaire ordinairement un peu cordé à la base. Fleurs blanches. Sépales verts de moitié plus courts que les pétales. Siliques linéaires, sub-cylindriques, un peu arquées, à pointe courte, plus longues que les pédicelles très étalés. Graines bisériées, médiocres, d’un brun fauve, ovoïdes-subglobuleuses, réticulées-alvéolées, à mailles larges un peu irrégulières dont les lignes de circonscription sont ordinairement d'une teinte plus foncée rouge-brun. — . Mai-septembre. — Fontaines, ruisseaux, marais, C.
b. süfolium (N. siüfolium Rchb.). — Plante ordinairement bien plus grande, à segments foliaires presque éqaux, oblongs, atténués à la base, même le terminal. — Saveur amère. KR. — Blanquefort ! Marais de Barsac. :
c. depauperatum. — Plante grêle, allongée, simple, à feuilles réduites au lobe terminal arrondi. — Saveur amère. R. — Marais de Barsac! Prairies humides de Coutras!
SECT. 2. — BRACHYLOBOS D. C. — Pétales jawnes. — 6 glandes hypogynes.
N. SYLVESTRE R. Br. — Tiges de 2-5 décim., étalées ou redressées, rameuses, flexueuses, anguleuses, assez grèles, ordinairement glabres, mais parfois un peu velues supérieurement. Feuilles profondément pinnatifides ou pinnatiséquées, à segments dentés-incisés, oblongs ou lancéolés ou linéaires : les radicales à segment terminal ordinairement à peine plus grand que les latéraux. Fleurs jaunes. Pétales deux fois plus longs que ‘le calice. Pédicelles fructifères étalés, égalant à peu près les siliques ; celles-ci étroites, linéairessubcylindriques, 7-10 fois plus longues que larges, arquées-ascendantes. Graines inégalement bisériées, parfois subunisériées, ovoïdes-subglobuleuses. d'un brun rougeâtre, finement réticulées alvéolées, à mailles très petites dont les lignes de circonscription sont concolores. — %. Mai-août. — Bords des eaux, berges des rivières, lieux inondés pendant l'hiver. C.
OBsEerv. — Le N. anceps D. C. (non Rehb.!), simple forme du sylvestre, a les feuilles radicales à segment terminal ample et les siliques un peu comprimées-ancipitées, presque de moîtié plus courtes que le pédicelle. — On le rencontrera peut-être mêlé au précédent ainsi que le N. rivu-
lare Rehb., autre forme du sylvestre, à siliques 2-3 fois plus longues que le pédicelle, atténuées en bec assez long.
N. PALUSTRE D. C. (Roripa naslurtioides Spach). — Tige de
PAR”: Tét
1-5 décim., glabre, dressée et rameuse au sommet, ou diffuse-étalée courte et rameuse dès la base. Feuilles à pétiole auriculé-embrassant, profondément pinnatipartites, à lobes oblongs ou lancéolés, dentés-incisés ; les radicales en rosette, à lobe terminal plus grand. Fleurs d'un jaune pâle. Sépales jaunâtres à peine plus courts que les pétales. Pédicelles fructifères très étalés, égalant à peu près, en général, la longueur des silicules; celles-ci elliptiques-oblongues, un peu enflées, 2-4 fois plus longues que larges (PI. 5, fig. 3). Graines très semblables à celles du sylvestre, petites, ovoïdes, subglobuleuses, d'un brun
rougeâtre, finement réticulées-alvéolées, à mailles très petites dont les lignes
de circonscription sont concolores. — (2). Mai-octobre. — Lieux humides ou marécageux. AR. — Saint-Maixent! — Langon! (Belloc). — La Réole!
Saint-Macaire! La Bastide! allées de Boutaut! etc.
N. PYRENAICUM R. Br. (Roripa pyrenaîca Spach.)— Plante de 1-3 décim., ordinairement glabre, parfois plus ou moins hérissée. Tiges dressées ou parfois ascendantes, rameuses au sommet. Feuilles radicales souvent détruites à l'époque de la floraison, longuement pétiolées, parfois obovales-indivises, plus souvent pinnatiséquées à lobe terminal plus grand, sinué. Feuilles caulinaires pinnatiséquées, à pétiole auriculé-embrassant, à segments étroitement linéaires très entiers. Fleurs jaunes. Pétales deux fois plus longs que le calice. Pédicelles fructifères ordinairement 3-4 fois plus longs que les silicules, qui sont ovoïdes ou elliptiques-oblongues. Graines très petites, ovoïdes-subglobuleuses, d’un brun rougeàtre, réticulées-alvéolées, à mailles larges pour la dimension de la graine et dont les lignes de circonscription sont concolores. Souche vivace, courte, non tronquée, ordinairement pluricaule. — %. Mai-juin. — Prés, bords des chemins. AR. — Arlac! Sauterne! Guiîtres! Gradignan! Saint-Laurent! Le Nizan! Donnézac! Sainte-Foy! Pauillac! Uzeste! etc.
N. AMPHIBIUM R. Br. (Roripa amphibia Besser.) — Plante de 5-10 décim. Tige robuste, assez épaisse, dressée ou couchée-radicante à la base, glabre ou hérissée inférieurement, sillonnée, fistuleuse, rameuse au sommet. Feuilles - pétiolées ou atténuées à la base, souvent auriculées, oblongues-lancéolées, entières ou grossièrement dentées, les inférieures parfois pectinées-pinnatifides. Fleurs jaunes. Sépales jaunàtres. Pétales 2 fois plus longs que les sépales. Pédicelles fructifères étalés, 3-4 fois plus longs que les silicules. Celles-ci elliptiques-subglobuleuses, atténuées aux deux extrémités, 3 fois plus longues que le style, ou plus rarement subglobuleuses égalant à peu près le style. Graines petites, ovoïdes-anguleuses, d’un brun rougeâtre, finement réticuléesalvéolées, à mailles superficielles dont les lignes de circonscription sont concolores et épaisses et souvent presque aussi larges que les mailles. — 9%, Mai-juillet. — Bords des ruisseaux, des fossés et des rivières. C.
Indivisum Rchb. — Feuilles toutes indivises, entières ou plus rarement dentées.
Le: (CR
Varüfoliun Rehb. — Feuilles inférieures pectinées-pinnatifides, les supérieures souvent indivises. — Le Médoc! {Chicou-Bourbon).
‘* Siliques comprimées, à valves presque planes.
Genre XVI. — Mralbis L. (Araserre).
Calice égal à la base. — Silique allongée, linéaire, comprimée, à valves presque planes, munies d'une nervure longitudinale ou de veines anastomosées. — Stigmate entier. — Graines unisériées, rarement bisériées, comprimées, souvent bordees ou ailées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule ordinairement latérale.
ANALYSE DES ESPÈCES
1 Graines disposées sur deux rangs. — Feuilles caulinaires glabres......... A. perfoliata. Graines disposées sur un seul rang. — Feuilles caulinaires velues.........,........,..... 2 { Siliques longues au moins d’un décimètre. — Graines très grandes (22% au moins) largeë AE ERP ENT EME RE CT OR EM CCC DEMI DE DCE A. Turrita. ” | Siliques ayant beaucoup moins d’un décimètre. — Graines petites, très étroitement DOTE eee mn re eee: mean ones eee. ÉCO OS . A. hirsuta. SECT. 4. — TURRITIS. — Siliques à wne nervure dorsale saïllante, droite, continue. —
Graines bisériées, non aîlées ni bordées.
A. PERFOLIATA Lam. (Turritis glabra L.). — Plante de 5-10 décim., roide, dressée, simple, un peu velue à la base, glabre et glaucescente supérieurement. Feuilles radicales en rosette, velues, à poils bi-trifurqués, pétiolées, sinuées-dentées, ordinairement détruites ou flétries à la maturité du fruit; les caulinaires glabres, glaucescentes, oblongues-lancéolées, auriculées et embrassantes à la base. Grappes allongées, étroites. Siliques dressées, longues (5-6 centim.), rapprochées de l’axe, peu ou point bosselées.: Fleurs d’un blanc jaunâtre. Graines bisériées, très petites, d’un brun roux, ovoïdesbosselées, non ailées ni bordees, paraissant lisses, mais en réalité très finement ponctuées. — (2). Mai-juillet. — Lieux arides. RR. — Cudos, dans le Bazadais (Laterrade).
SECT. 2. — ARABIDASTRUM.— Siliques à une nervure dorsale, saillante, droite, continue. — Graines unisériées, très étroitement bordées-ailées.
A. HIRSUTA L. (sub Turriti). — Plante polymorphe. Tiges de 2-9 décim., roides, dressées, ordinairement simples, hérissées de poils rameux mêlés à des poils simples. Feuilles denticulées ou presque entières, {outes plus ou moins couvertes de poils bifurqués : les radicales en rosette dense, oblon-
ME" gues, rétrécies en pétiole; les caulinaires oblongues, serrées contre la tige ou s’écartant plus ou moins de l’axe, sessiles, auriculées ou tronquées à la base, ou plus rarement sessiles non tronquées. Fleurs blanches à pétales oblongs. Grappes ordinairement allongées, étroites. Siliques dressées, apprimées contre l'axe, étroitement linéaires, de longueur et de largeur un peu variables, ne dépassant jamais 4-8 centim., plus ou moins bosselées. Graines wnisériees (PI. 5, fig. 1) assez petites, brunes, comprimées, courtement ovales, entourées d'un rebord blanc et mince très étroit, finement ponctuées, quoique paraissant lisses parfois à la loupe faible. — (2). Mai-juillet. — Bois secs, lieux pierreux et arides, vieux murs, et parfois les lieux frais et couverts. C. — Présente chez nous trois formes, qui constituent trois simples variétés où l'on a voulu voir “utant d'espèces :
a. — À, hirsuta Scop. — Plante très velue. Feuilles caulinaires ordinairement non auriculées à la base, apprimeées contre l'axe. Graines assez petites très finement ponctuées (et non lisses, quoi qu’on en ait dit). Taille ordinairement moindre. Siliques ordinairement un peu plus courtes. — Plante des lieux secs et des murs brûlés du soleil.
b. — À. Gerardi Bess. — Plante velue. Feuilles caulinaires aurieulées à la base, apprimées contre l'axe. Graines un peu plus grosses ordinairement que dans la forme précédente, en général plus nettement ponctuées. — Plante des bois découverts et des carrières, croissant aussi sur les murs,
ce. — À. sagittata D. C. — Plante ordinairement moins velue. Feuilles caulinaires auriculées à la base, plus grandes, plus vertes. s'écartant de l'axe. Graines ordinairement un peu moindres que dans l'A. Gerardi et à ponctuations wn peu plus fines. — Plante des lieux ombragés et frais.
OBsEerv. — On se fonde généralement, pour distinguer trois espèces, sur les caractères suivants : Les ponctuations de la graine, l’auriculation des feuilles et l'angle de divergence de celles-ci avec la tige. Or une étude attentive, faite avec un grossissement suffisant, permet de constater que la graine de ces trois formes n’est jamais lisse, que ses ponctuations sont seulement plus ou moins fines, plus ou moins marquées, et que la variation, sous ce rapport, s'effectue souvent au sein d’une même forme. Quant à l’auriculation des feuilles, elle peut exister ou faire défaut dans les trois formes dont il s’agit, et il n’est pas rare de trouver sur le même pied des feuilles caulinaires auriculéés et d’autres qui ne le sont pas. Enfin, quant à l’angle que forment les feuilles avec la tige, il varie suivant la station plus ou moins fraîche et ombragée ou plus ou moins sèche et découverte. Les individus qui végètent sur des murs très secs exposés au soleil ont les feuilles dressées et apprimées contre la tige; ceux qui croissent dans des lieux frais et ombragés offrent toujours des feuilles plus développées, qui forment avec la tige un angle plus ou moins ouvert. La vestiture, qu’on invoque aussi quelquefois, varie en vertu des mêmes causes.
SecT. 3. — TURRITA. — Silique à nervure dorsale remplacée par plusieurs veines fines, toutes brisées en anastomoses et de relief égal. — Graines wnisériées, très largement ailées.
A. TURRITA L. (Turritis ochroleuca Lam.). — Plante de 3-6 décim.…. pubescente-hérissée, à poils rameux mêlés à des poils simples, parfois un peu
pa LE
blanchätre, simple ou un peu rameuse au sommet. Feuilles sinuées-dentées ou denticulées, plus ou moins hérissées : les radicales en rosette, ordinairement détruites à la maturité du fruit, obovales ôu oblongues, atténuées en pétiole ; les caulinaires oblongues, auriculées-amplexicaules à la base, à oreillettes arrondies. Fleurs d’un blanc jaunâtre. Siliques linéaires très longues (10-15 centim.), arquées-étalées, déjetées d’un même côté à la maturité, à valves sans nervure dorsale parcourues par des veines flexueuses anastomosées. Graines {rès grandes, brunes, ovales-suborbiculaires, largement ailées (PI. 5, fig. 15) paraissant lisses à la loupe faible, mais en réalité finement ponctuées. — (2). Mai-juillet. — Rochers, vieilles murailles, RR. — Sur les murs de la propriété de M. Catellan, à Toulenne, près Langon! (Belloc).
Genre XVII. — Cardamine E; (CARDAMINE).
Calice égal à la base. — Silique linéaire, comprimée. — Valves presque planes, dépourvues de nervures (1), se roulant parfois élastiquement en dehors, à la maturité. — Style conique ou très court. — Stigmate petit, entier. — Graines wnisériées, comprimées, rarement ailées. — Funicules filiformes (ils sont dilatés-ailés dans le genre voisin Dentaria).— Cotylédons plans, entiers. — Radicule ordinairement latérale. — Feuilles pinnatiséquées.
ANALYSE DES ESPÈCES
Fleurs assez grandes (10-12»m), lilas, rarement blanches. — Pétales à limbe large, étalé, 3 fois plus longs que le calice, — Graines très grandes (2um),,,,,,..,... C.pratensis.
Fleurs petites, toujours blanches. — Pétales à limbe oblong, dressé, à peine 1 fois plus longs que le calice. — Graines petites (4/2—1mm),,,,,:.,..,..,...,,.... ee ies T'ON
( Feuilles à pétiole muni à la base de deux oreillettes étroites qui embrassent la tige.
LL LRERRE SHODUL VO O0 Je La a eue tte etats e ne nimes h es PSS Tete C. impatiens. { Feuilles à pétiole dépourvu d’oreil'ettes à la base....... Lobee Ant LEoc doc Ba eo TOUE 3
Feuilles radicales à segments suborbiculaires, le terminal plus grand. — Graines médiopres) ob CDR DO os Mono oO ects ous AP O De reset ee RSS |
Feuilles toutes, même les radicales, à segments étroits et égaux. — Graines minimes
DR) ER tee ee eme rose cree heetesseceo C00/U/IONG:
Feuilles radicales plus grandes que les caulinaires ; celles-ci peu nombreuses, à segments ordinairement linéaires et entiers...,.,........,....., 00 Ar DE te OU RINSUEN: Feuilles radicales plus petites que les caulinaires : celles-ci asses nombreuses, à segments
| obovales ou oblongs sinués-dentés..... D UN Ma ren MC sylvatica,
(1) Les valves présentent en réalité 3-5-7 lignes longitudinales très fines, peu marquées, parallèles et égales, non anastomosées, qui ne sont autre chose que de très fines nervures non saillantes et peu distinetes. Il y a aussi de très fines nervures ou veines non saillantes dans les Nasturtium, qui sont dits aussi avec raison énerves pour les besoins de la description. Elles diffèrent de celles des Cardamine en ce qu'elles sont anasto-
mosées.
LS gone
SECT. 4. — EUCARDAMINE. — Fleurs assez grandes. — Pétales à limbe large et élalé, 3 fois plus longs que le calice. — Plantes vivaces.
C. PRATENSIS L. — Souche à rhizome oblique, court, tronque. Tixes de 2-5 décim., assez épaisses, dressées ou ascendantes, glabres. Feuilles pinnatiséquées, les inférieures souvent velues, à segments obovales ou suborbiculaires obscurément sinués-anguleux, le terminal plus grand ; les supérieures à segments linéaires-entiers dans le type, oblongs et dentés dans la variété, éqaux. Fleurs assez grandes (10-12"*), Lilas, plus rarement blanches. Pétales à limbe large, étalé, 5 fois plus grands que le calice. Anthères jaunes. Siliques étalées-dressées ainsi que les pédicelles, teintées à la maturité d’un brun rougeâtre ou vineux, assez longuement atténuées aux deux bouts. Graines grandes (2 millim.), plus ou moins longuement ovales, brunes ou d’un brun roux entouré d’une zone étroite plus foncée. — %. Mai-juin. — Prés humides,
bois très frais. CC.
b. dentata (Card. dentata Schultes). — Feuilles caulinaires à segments oblongs et dentés. — Sa présence dans la Gironde ne me paraît pas suffisamment constatée, mais j'ai vu des échantillons qui tendaient fortement à cette variété.
OBserv. — Le C. amara L. se distingue du précédent par son rhizome allongé, par ses feuilles toutes à segments larges, orbiculaires, anguleux, dentés et crénelés, par ses fleurs plus petites et ses anthères violettes. — 11 n’est pas absolument impossible qu'on le rencontre un jour dans nos limites.
SEcT. 2. — CARDAMINASTRUM. — Fleurs petites. — Pétales à limbe étroit et dressé, à peine 4 fois plus longs que le calice. — Plantes non vivaces.
C. IMPATIENS L. — Racine pivotante-fibreuse. Tige ordinairement solitaire, de 3-6 décim., dressée, sillonnée-anguleuse, rameuse supérieurement, plus rarement simple, glabre ou presque glabre, très feuillée. Feuilles très élégamment pinnatiséquées, à segments nombreux, oblongs ou ovales-lancéolés, la plupart incisés-dentés ou pinnatifides, pétiolulés, mucronulés, très finement ciliés. Pétioles munis à leur base de deux oreillettes étroiles, aiguës, arquées, embrassant la tige. Fleurs petites, blanches. Pétales dépassant peu le calice, très caducs, souvent nuls par avortement, à limbe étroit dressé. Grappe fructifère allongée, à pédicelles étalés-dressés ainsi que les siliques, qui sont un peu longuement atténuées et à bec grêle, souvent teintes de brun rougeâtre ou vineux à la maturité. Graines d’un brun roux assez clair, entouré de brun plus foncé, ovales, assez petites, à peu près lisses, bordées rarement au sommet
d’une aile extrêmement étroite. — (2). Mai-juin. — Bois ombragés, bords des ruisseaux. AR. — Marcamps! Gradignan! Cestas! Léognan! Langon! Cadaujac! Carbonnieux ! — Haux (Ramey). — Villenave-d'Ornon! (Lespi-
nasse). — Sainte-Foy! (Lanneluc). ,
Na
C. HIRSUTA Coss. et Germ.! — Plante annuelle ou bisannuelle de 1-4 décim., à pétioles non auriculés. Feuilles pinnatiséquées, à 3-4 paires de segments latéraux; les radicales en rosette, à segments pubescents-ciliés, suborbiculaires obscurément sinués-anguleux, Le terminal plus grand. Feuilles caulinaires assez peu nombreuses, à segments obovales ou oblongs ou linéaires. Fleurs petites, blanches. Pétales dépassant assez peu le calice, tout au plus une fois plus longs, dressés, à limbe étroit. Siliques brièvement atténuées, à bec assez court, étalées-dressées. Graines médiocres ou assez petites (1Mm environ). — (+) ou (2). Mars-juin. — Bois humides, lieux frais, jachères, cultures, décombres, murs. CC. — 2 formes :
€. hirsuta L.! — Racine pivotante, chevelue inférieurement. Feuilles caulinaires ordinairement beaucoup plus petites que les radicales, à segments linéaires ou oblongs ordinairement entiers. Fleurs du sommet de la grappe ordinairement longuement dépassées par les siliques supérieures. Étamines ordinairement 4 par avortement. Siliques continuant ordinairement la direction du pédicelle peu étalé, courtement atténuées, à bec court presque obtus. Graines assez petites, variant pour la dimension dans les limites mêmes du stirpe, ovales-arrondies, d’un brun roux bordé de brun plus foncé.— (-).— Cultures, lieux vagues, friches, murailles. CC.
€. sylvatica Link. — Racine oblique couverte de chevelu. Feuilles caulinaires plus grandes que les radicales, plus nombreuses que dans la forme précédente, à segments plus larges ordinairement pétiolulés et sinués-dentés. Fleurs du sommet de la grappe ordinairement (pas toujours) non dépassées par les siliques supérieures. Étamines ordinairement 6. Siliques ascendantes sur leur pédicelle plus étalé que dans la forme précédente, un peu moins courtement atténuées et à bec un peu plus long et moins obtus. — Graines ordinairement plus grosses, d’ailleurs tout à fait identiques, offrant très fréquemment, au sommet et à la base, une aile blanchâtre très étroite qui ne se prolonge pas d'ordinaire sur les côtés. — (2). — Bords des eaux, ravins humides et ombragés des bois montueux. AR. — Gradignan! Le Bouscat! Le Pian! — Haux! (Ramey). — La Sauve ! (Daganet). — Sainte-Foy! (Lanneluc). — Verdelais! (Belloc). — Sainte-Hélène! (Durieu), ete.
C. PARVIFLORA L. — Plante de 1-4 décim., glabre, à racine grêle. Tige dressée, simple ou rameuse-diffuse, flexueuse, souvent grêle. Feuilles pinnatiséquées, à segments latéraux assez nombreux (6-8 paires), éqaux même le terminal, tous, même ceux des feuilles radicales, eétroit:ment oblongs ou linéaires, entiers ou munis d'une ou deux dents aiguës. Feuilles caulinaires nombreuses, insensiblement décroissantes de la base au sommet de la plante, à pébioles non auriculés. Fleurs très petites, blanches. Pétales dépassant peu
Cr Des
le calice, tout au plus une fois plus longs, dressés, à limbe étroit. Siliques redressées sur leur pédicelle assez étalé, assez brièvement atténuées, à bec assez court mais grêle. Graines minimes (1/2"*), deux fois plus petites que dans le stirpe précédent, d'un brun roux entouré de brun plus foncé. Tendance chez quelques graines à une aile très étroite, à peine indiquée, aux deux extrémités. — (-). Mai-juin:— Prés humides, taillis marécageux, palus. AR. — Blanquefort! Gazinet! Pessac! — Palus de Moulon (Laterrade). — La Bastide! (Ramey). — Bruges! (Brochon). — Mérignac! (Delbos). — Saint-Médard-en-Jalle! (Lespinasse).
$ 2. — SILICULEUSES. — Fruit court, non linéaire ni lancéolé-linéaire.
A. —:Silicule déhiscente
à valves ne retenant pas les graines.
a. — LATISEPTÉES. — Silicule comprimée parallèlement à la cloison. — Cloison aussi large que le plus grand diamètre transversal de la silicule. — (Cotylédons plans.)
+ Silicules comprimées.
‘ Filets des étamines ordinairement ailés ou dentés.
Genre XVIII — Mliyssum L. (Aryssox.
Calice'égal à la base. — 6 étamines, — Filets, au moins les latéraux, ordinairement ailés ou dentés. — Silicule suborbiculaire ou elliptique, sessile ou brièvement stipitée. — Valves non bordées, sans nervures, ordinairement planes au bord et un peu convexes au centre, où partout convexes. — Loges à 1-2 graines comprimées et ovales. — Style persistant. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule latérale. — (P1. 5, fig. 17.)
ANALYSE DES ESPÈCES
( Silicule atténuée aux deux extrémités. — Pétales blancs, à limbe large, étalé.....,....,, : Ann SRB ea SARA D SE EN ELE serbes enoten .…. ‘À. marilimum. l Silicule orbiculaire, — Pétales jaunes au moins dans leur je inesse, à limbe étroit, dressé... 2
! Calice persistant au-dessous du fruit. — Feuilles obtuses. — Silicule égalant environ à 19 fois la longueur du style. — Graines de 1 millim...,.......... .….. À. calycinum. © | Calice caduc, n’accompagnant pas le fruit. — Feuilles aiguës. — Silicules égalant environ
| 5 fois la longueur du style. — Graines de 2 millim..........,.,...... A.cammpestre.
SECT, {.— ADYSETON D.C.— Pétaies entiers ou superficiellement échancrés. — Filets des éiamines ailés ou dentés.
A. CALYCINUM L. — Plante annuelle, blanchätre-cendrée, couverte de petits poils étoilés appliqués. Tiges ordinairement nombreuses, de 5-18 centim., dressées, ascendantes ou couchées. Feuilles inférieures obovales, les supérieures oblongues-subspatulées, entières, dressées, obtuses. Fleurs très petites. d'abord jaunes, puis blanchätres. Calice persistant sous le fruit. Pétales étroits, oblongs, dressés, à peine plus longs que le calice. Filets des étamines lous capillaires, les étamines courtes munies à leur base de deux dents sélacées. Pédicelles étalés, n'atteignant pas 2 fois la longueur du fruit. Silicules petites, à dianètre n'atteignant pas 5 millim., orbiculaires, échancrées au sommet, convexes sur les faces et déprimées sur les bords, égalant 10 fois environ la longueur du style très court, semées de petits poils rameux appliqués qui disparaissent en partie à la maturité de la silicule. Une ou deux graines dans chaque loge, ovales, d’un brun roux, bordées tout autour d’une aile plus claire, à peu près lisses, assez petites, dépassant peu un millim. — (-). Maï-juin. — Lieux arides, terrains secs pierreux ou sablonneux. AC. — Coutras! Saint-Émilion! Uzeste! Cubzac! Budos! Anglade! — Le Bouil!
(Deloynes), etc.
A, CAMPESTRE L.-— Plante annuelle d'un vert moins cendré. Tiges ordinairement nombreuses, de 1-3 décim., ascendantes. Feuilles inférieures obovales, les supérieures oblongues, aiguës, plus larges que dans l'espèce précédente. Seépales caducs ne persistant pas sur le fruit, mais tombant après la floraison. Fleurs jaunes. Pétales oblongs, étroits, dressés, à peine plus longs que le calice. Filets des étamines longues ailés, souvent munis d’une ou deux dents; ceux des étamines courtes munis à leur base d’un appendice oblong et adhérent. Pédicelles subétalés n’atteignant pas 2 fois la longueur du fruit. Silicules orbiculaires assez grandes, atteignant plus de 4 millim. en diamètre, peu échancrées au sommet, convexes sur les faces, déprimées sur Les bords, égalant environ 8 fois la longueur du style, revêtues de poils rameux appliqués, très nombreux, persistant tous sur la silicule mûre qu'ils couvrent en entier. Une ou deux graines dans chaque loge, grandes, dépassant 2 millim., ovales, d'un brun roux, bordées tout autour d'une aile plus claire un peu large, à peu près lisses. Plante plus robuste que la précédente, couverte de poils rameux plus allongés et moins apprimés, — (+), Mai-juin. — Champs sablonneux et stériles. RR. — Barsac!
SECT, 2, — KONIGA Adans.— Pétales entiers. — Filets des étamines #20 aîlés ni denlés,
‘A. MARITIMUM Lam. — Plante vivace. Tige de 1-4 décim. extrème ment rameuse et sous-frutescente à sa base, couverte de poils en navette,
rameaux dressés ou ascendants ou étalés, Feuilles linéaires ou linéaires-oblongues, atténuées à la base, subaiguës au sommet, entières, d’abord blanchessoyeuses puis verdâtres. Fleurs blanches. Calice dressé. Pétales entiers 1 fois plus longs que les sépales, à Zimbe étalé, orbiculaire, brusquement contracté en onglet. Pédicelles subétalés, égalant plus de deux fois la longueur du fruit. Silicules largement elliptiques, atténuées aux deux extrémités, à faces convexes non déprimées sur les bords, à sommet aigu nullement échancré, terminé par un style 2-3 fois seulement plus court que les valves. Loges à 1 graine. Graines petites (1**), courtement ovales, d’un brun roux assez clair, presque lisses, ordinairement non ailées, plus rarement offrant sur un bord ou des deux côtés une aile très étroite, — %. Mai-août. — RR. — Sables du Verdon, où cette plante abonde au voisinage des habitations! —
Probablement sortie de quelque jardin et seulement naturalisée dans cette station.
OBsEerv.— M, Chicou-Bourbon a trouvé adventif dans le Parc bordelais l'Alyssum incanum L. (Berteroa incana D.C.), dont la présence en ce lieu s'explique par un campement prolongé de cavalerie, et qui ne paraît pas devoir s’y maintenir. La plante est ici courte, pluricaule, peu tomenteuse, presque verte, et ne donne que très peu de fruits — Pétales blancs, profondément bifides ! Étamines à filets ailés ou dentés. Silicules elliptiq'ies-oblongues, tomenteuses, à peine 2 fois aussi longues que le style. Feuilles lancéolées ou lancéolées-linéaires, entières ou un peu denticulées à dents écartées, les inférieures atténuées en pétiole. — (2) ou %. — Habite l'est etle midi de la France, l'Italie, le Tyrol, etc.
** Filets des étamines dépourvus d'aile, de dent ou d’appendice.
Genre XIX. — ELunaria L. (Luxuxe).
Calice à sépales latéraux gibbeux à la base. — 6 étamines dépourvues d'aile et d'appendice. — Silicule longuement slipitée, elliptique. — Valves planes, énerves, parcourues par un fin rèseau de veines anastomosées, bordées tout autour d’une côte saillante. — Loges polyspermes. — Graines bisériées, comprimées. — Cotylédons foliacés, plans, entiers. — Radicule latérale. — (P1. 5, fig. 16.)
L. BIENNIS Moœnch. — Plante bisannuelle. Tige de 5-8 décim., dressée, rameuse, hérissée de poils étalés. Feuilles cordiformes, acuminées, grossièrement et inégalement dentées : les inférieures pétiolées, opposées; les supérieures alternes, presque sessiles. Fleurs grandes, purpurines, inodores. Silicules longuement stipitées, très grandes (4 centim. sur 2 1/2 centim.), largement elliptiques, arrondies aux deux extrémités (PI. 5, fig. 16). Filets des étamines atténuës au sommet. Graines grandes (4-5""), orbiculaires-réniformes, ailées, très finement ponctuées, presque lisses, à funicule très long, disposées au
ET nombre de 5-8 sur deux rangs écartés l’un de l’autre et des placentaires. — (2). — Bois escarpés, bords des torrents. RR. — Très certainement spontané sur les bords accidentés du Ciron! (Belloc); d’indigénat extrêmement douteux partout ailleurs : Cestas. — Saint-Vivien (Desmoulins), — Saint-Genès, dans les vignes (Daganet). — Pessac, dans les haies (Barets). — Bègles, Villenave-
d'Ornon, Langoiran (Lespinasse), — Plante souvent cultivée et s’échappant des jardins.
Genre XX. — Ebraba L. (DRAVE).
Cahce égal à la base, rarement gibbeux, — 6 étamines à filets dépourvus d'aile, de dent et d'appendice. — Silicule oblongue, entière au sommet, non stipitée. — Valves non bordées d'une côte saillante, planes, parfois un peu convexes, uwninerviées (ou énerves : Erophila), polyspermes. — Graines bisériées, ovoïdes-comprimées, non ailées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule latérale. — Plantes ordinairement couvertes de poils étoilés. — (PI. 5, fig. 18.)
ANALYSE DES ESPÈCES
Mie teuiNéss, At sut see se s'onopsnue ten aitens series een else es oceseses sin D. MUMOLIS: Tiges ou hampes complètement nues. ..,,........e....se.sseeseocoe trente D: verna.
S.-GENRE. 4. — DRABA, — Pétales entiers ou faiblement échancrés. — Nervure dorsale des valves ordinairement assez nette.
D. MURALIS L,. — Plante annuelle assez grêle, de 1-3 décim., toute hérissée de poils rameux mêlés à des poils simples. Tige feuillée, généralement solitaire, ordinairement simple. Feuilles grossièrement dentées : les radicales en rosette, obovales ou oblongues, atténuées en un court pétiole, dentées supérieurement, rarement presque entières; les caulinaires assez nombreuses (5-8), ovales, sessiles et embrassantes. Fleurs très petites, blanches. Pétales obovales, entiers et arrondis au sommet. Grappe fructifère allongée, multiflore, à la fin plus longue que la tige, à pédicelles filiformes étalés à angle droit. Silicules glabres, elliptiques ou oblongues, un peu arrondies au sommet, un peu atténuées à la base, légèrement inclinées sur leur pédicelle. Graines très petites, ovales, d’un brun roux, presque lisses, au nombre de 6-8 dans chaque loge, — (-). Avril-juin. — Murs, haies, lieux frais et pierrreux. C.
S.-GENRE 2. — EROPHILA. — Pétales profondément binartits. — Nervure dorsale des valves souvent évanescente en anastomoses. — Graines très nombreuses, 20 ou davantage dans chaque loge.
D. VERNA L. (Erophila vulgaris D. C.). — Plante plus ou moins hérissée de poils rameux ou simples. Tiges ou hampes de 3-12 centim., ordi-
= ob
nairement nombreuses, grêles, entièrement dépourvues de feuilles. Feuilles toutes en rosette radicale, oblongues-aiguës ou obovales-spatulées ou étroitement lancéolées, rétrécies en pétiole, entières ou dentées au sommet. Fleurs petites, blanches, quelquefois rougeàtres. Pétales beaucoup plus longs que le calice, profondément bipartits, à partitions presque contiguës ou un peu divergentes. Grappe fructifère lâche, souvent un peu corymbiforme, à pédoncules grèles dressés-étalés, jamais étalés à angle droit. Silicules longuement pédicellées, ovales ou subarrondies ou elliptiques ou oblongues, glabres, veinées. Graines très petites, brunes ou rousses, à peu près lisses ou très subtilement
ponctuées, très nombreuses. — (-). Février-avril. — Terrains incultes, lieux secs et arides, champs en friche, murailles. CC. — M. Jordan distingue P ; È dans cette plante polymorphe une longue série d'espèces. — Voici les prineipales :
n PRÉCUDER de DÉTAlES Dre CONTIBUS see Me ceci ee Pie RO ren à liubes dés pétalesiunipen divergentsl ess tie ANR OR AR ET PR , Silicules arrondies, très obtuses au sommet ........,.... rcee Erophila brachycarpa. ” À S'lisules oblongues, très rétrécies dans leur tiers inférieur... STE .. E. hirtella. g { Feuilles étroitement lancéolées-S 22 ame ee cle ete ace meer oo APN | Feuilles obovales-oblongues, souvent dentées...... DAS EC AURAS E. majuscula. ‘ Feuilles glabrescentes ou parsemées de poils simples. — Sépales ovales. — Silicules oblon- CUPS-BILDAQUERS SEL ere sec eme bau een ER de ose Donne ee ...... Æ, glabrescens. Feuilles couvertes de poils rameux. — Sépales oblongs. — Silicules linéaires-oblongues, presque 4 fois plus longues que larges........... CAL 2e DCE SO .... E.stenocarpa.
++ Silicules renflées.
Pour les Roripa, voir au genre NASTURTIUM, parmi les siliqueuses. |
Genre XXI. — Cochlearia L. (Cocuréara).
Calice égai à la base. — 6 étarnines dépourvues d'aile et d’appendice. — Silicule subglobuleuse ou ovoide-subglobuleuse, entière au sommet. — Valves très convexes, parfois carénées, offrant tantôt une nervure principale, tantôt des veines de valeur égale anastomosées. -— Loges polyspermes. — Graines bisériées, comprimées, non ailées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule
latérale. — Fleurs blanches.
ANALYSE DES ESPÈCES
) Feuilles très grandes, lancéoléss, crénelées ou pinnatifides.. ........... (©. Armoracia. | Feuilles petites (1-4 centim.), curdiformes ou deltoïdes, entières ou sinuées-anguleuses.... 2
, | Feuil es supérieures auriculées à la base, — Graines dépassant 4 millim...,.............. 3 ” | Feuilles supérieures non auriculées à la base, — Graines minimes...,........ (. danica. Feuilles radicales à limbe décurrent sur le pétiole, non en cœur à la base. — Style ayant plus d'un millim. — Cloison étroitement oblongue..........., eee. IC ONgliCa:
{ Feuilles radicales échancrées en cœur à la base, non décurrentes sur le pétiole. — Style n'ayant pas { millim. — Cloison largement ovale. ..,.......... rs. C. officinalis. A7, Secr. { — ARMORACIA. — Silicule à valves dépourvues de nervure dorsale.
* C. ARMORACIA L. fArmoracia rusticana Koch.). — Plante de 8-12 décim. entièrement glabre. Souche vivace, renflée-charnue, d'une saveur àcre et piquante, émettant des tiges dressées, robustes, sillonnées, rameuses supérieurement. Feuilles radicales très grandes, longuement pétiolées, ovalesoblongues, ordinairement cordées à la base, crénelées ; les caulinaires inférieures oblongues, ordinairement pinnalifides; les supérieures lancéolées ou lancéolées-linéaires, entières on crénelées, non auriculées. Fleurs blanches en grappes rapprochées en panicule terminale. Pédicelles filiformes 4-5 fois plus longs que le fruit souvent avorté. Silicules petites, subglobuleuses, à valves non carénées et finement réticulées-veinées. Graines ovoïdes, à peu près lisses. — %. Maiï-juin. — Prés humides et marécageux, bords des eaux. — Indiqué par Thore dans les prés salés de la Teste, où il n’a pas été retrouvé. Rencontré plusieurs fois accidentellement sur les bords de la Garonne à Bègles, à la Bastide, à Lassouys. — En somme, d’indigénat très douteux. — Cette plante est fréquemment cultivée comme antiscorbutique et peut se rencontrer partout sortie des jardins.
CFR SEcT. 2. — COCHLEARIA. — Silicule à valves pourvues d'une nervure dorsale.
C. OFFICINALIS L. — Plante de 1-3 décim., glabre. Tige très rameuse dès la base, ascendante ou dressée. Feuilles un peu épaisses, les radicales très longuement pétiolées (8-10 centim.), plus ou moins échancrées en cœur à la base, non décurrentes sur le pétiole, suborbiculaires, entières ou sinuées ; les caulinaires supérieures anguleuses-dentées, sessiles, auriculées à la base. Fleurs assez grandes, blanches, odorantes. Pédicelles fructifères étalés, 2 fois plus longs que le fruit mür. Silicules médiocres non comprimées, ovoïdes-globuleuses, à valves ridées en réseau, à style n'atteignant pas un millimètre, à cloison largement ovale! Graines assez grosses (plus d’un millimètre), ovoïdes, d’un brun roux, tuberculeuses. — (@) ou %. Avriljuillet. — R. — Aux bords du bassin d'Arcachon, le long des fossés qui débouchent sur les prés salés, à la Teste! à Gujan! au Teich!
C. ANGLICA L. — Plante de 1-3 décim., glabre. Tige très rameuse dès la base, ascendante, Feuilles radicales longuement pétiolées (5-8 centim.),
ROGIE
ovales, à base décurrente sur le pétiole ou tronquée, entières ou sinuées; les supérieures ovales-oblongues, sessiles, auriculées à la base et munies ordinairement de chaque côté de 1-2 grosses dents. Fleurs grandes, blanches, odorantes. Pédicelles étalés, n'ayant pas 2 fois la longueur du fruit mûr, Silicules grandes, comprimées perpendiculairement à la cloison, obovaleselliptiques, à valves ridées en réseau, à style dépassant sensiblement un millimètre. Cloison étroitement oblongque! (PI. 5, fig. 19). Graines ovoïdes assez grosses (1** 1/2), brunes, tuberculeuses. — (2). Mai-juin. — AC. au bord des prés salés, sous les haies de Tamarix, autour du bassin d'Arcachon.
C. DANICA L. — Plante de 8-15 centim., glabre. Tige grêle, parfois simple et dressée, plus ordinairement très rameuse dès la base, à rameaux ascendants ou couchés. Axe central souvent peu développé, court et scapiforme. Feuilles radicales petites, longuement pétiolées (4-5 centim.), cordiformes, presque entières ou sinuées-trilobées ; les caulinaires deltoïdes, anguleuses ou grossièrement dentées; les supérieures ordinairement pétiolées, jamas auriculées à la base. Fleurs petites, blanches ou parfois un peu rosées. Pédicelles étalés, n'ayant pas 2 fois la longueur du fruit mür. Silicules assez petites, ellipsoïdes, à style n’atteignant pas 1 millim., à valves assez faiblement ridées en réseau. Cloison assez étroitement elliptique. Graines petites (moins d'un millim.), ovoïdes, brunes, tuberculeuses. — (-). Mars-juin. — AC. au bord des prés salés, sous les haies de Tamarix, autour du bassin d'Arcachon.
Osserv. — Le Cochlearia suxatilis Lam. (Kernera saxatilis Rchb.), indiqué par Thore aux environs de Captieux, n'y a pas été retrouvé.
Genre XXII. — * Camelina Crantz. (Camérixe).
Calice non gibbeux à la base. — 6 étamines dépourvues d’aile et d'appendice. — Silicule obovoide-pyriforme, entière au sommet. — Valves ordinairement dures et résistantes, érès convexes, munies d'une nervure dorsale saillante évanescente supérieurement, atténuées au sommet en un prolongement étroit qui embrasse la base du style. — Loges plurispermes. — Graines bisériées, ovoïdes, peu comprimées, non ailées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule dorsale ou oblique. — Fleurs jaunes dans notre espèce. — (PI. 5, fig. 20.)
*C. SATIVA Crantz. (Rchb. 4292-4293). — Plante annuelle, estivale. Tige roide plus ou moins velue. Feuilles velues ou presque glabres, entières ou denticulées, les inférieures oblongues, les supérieures lancéolées sagittées à la base. Silicules obovées-pyriformes, arrondies au sommet, à valves coriaces, résistantes, réticulées-veinées. Style égalant un demi ou un tiers de la silicule adulte. Graines petites ou médiocres, ovoïdes, nettement tubercu-
leuses, n'atteignant pas 2 millimètres.— 2 formes : C. sylvestris Wallr. ; G. G. (C. microcarpa Rchb. Ic., 2, f. 4293), et la suivante, seule rencontrée chez nous :
* C. sativa Fries. (G. G.; Rchb. Ic., 2, f. 4292). — Plante de 2-9 décim., d’un vert grisâtre, rude, plus ou moins semée de poils rameux. Tige dressée, ferme et dure, simple ou rameuse, à rameaux allongés, feuillés. Feuilles peu velues, presque entières ou sinuées-denticulées, les inférieures oblongues atténuées à la base, les supérieures lancéolées. Style 3-4 fois plus court que la silicule adulte. Grappes fructifères roides, allongées, atteignant jusqu'à 2 décim. chez les sujets vigoureux. Pédoncules longs, les inférieurs dépassant souvent 2 centim., étalés. Silicules de dimension moyenne, obovées, arrondies au sommet, très atténuées à la base, d'un liers plus longues que larges (8-9"* sur 5-6"), à valves coriaces et résistantes, jaunâtres, finement réticulées-veinées. Cloison obovale-cunéiforme. Graines assez grandes (1"" 1/2), ovoïdes, d’un brun roux, nettement ponctuées-tuberculeuses. — (-). Juin-juillet, — ÇCà et là par pieds isolés. RR. — Trouvé accidentellement à La Bastide (Lespinasse), à Bacalan, aux Douze-Portes, ete. — Évidemment adventif. — Plante cultivée pour ses graines oléagineuses et se semant d'elle-même çà et là.
b. — ANGUSTISEPTÉES. — Silicule comprimée perpendiculairement à la cloison. — Cloison étroite, bien moins large que le plus grand diamètre transversal de la silicule. — (Cotylédons plans.)
+ Pétales très inégaux.
Genre XXIII. — Hheris L. (Isérne).
Calice égal à la base. — Pétales très inégaux, les 2 extérieurs bien plus grands. — 6 étamines à filets dépourvus de dent et d'appendice. — Silicule déhiscente, ovale-suborbiculaire, ailée et profondément échancrée au sommet, terminée par le style persistant. — Valves naviculaires à carène étroitement ailée, — Loges monospermes. — Graines ovoïdes un peu comprimées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule latérale. — (PI, 5, fig. 21.)
I. AMARA L. — Plante annuelle. Tige de 1-3 décim., roide, dressée ou ascendante, souvent un peu pubescente, rameuse au sommet ou dès la base. Feuilles un peu épaisses, planes, plus ou moins ciliées (quelquefois très peu), oblongues, ou les supérieures oblongues-linéaires, atténuées insensiblement en une base linéaire, offrant de chaque côté, au-dessous du sommet, 2 ou 3 fortes dents obtuses. Fleurs blanches, très rarement violacées, de grandeur un peu
El pe:
variable ainsi que les silicules, disposées en grappe courte corymbiforme. Calice souvent violacé sur les bords. Pétales obovales contractés en onglet grêle. Pédoncules fructifères très étalés, longs de 6-8 millim., formant, à la maturité, une grappe non interrompue de 2-4 centim. Silicules suborbiculaires, rétrécies au sommet, à ailes distinctes jusqu’à la base, à lobes courts, triangulaires, mucronés, non divergents, dépassés par le style et séparés par un sinus aigu (PI. 5, fig. 21). Graines comprimées, ovoïdes, d’un brun ardent, finement ponctuées, à bord arrondi du côté de la radicule, presque droit du côté opposé. (©). Juin-septembre. — Champs pierreux, bords des chemins. AC. — Générac! Pompignac! Daignac! Marcamps, Saint-Maixent! Blaye! Saint-Laurent-de- Bourg! jetée de Labastide! etc.
OBserv. — On rencontre sortis des jardins l’Zberis umbellata I. (vulg. Téraspic) et les Zberis semperfiorens L. et sempervirens L.— Le premier a les fleurs violettes et les feuilles entières
aiguës ; les deux autres ont les fleurs blanches et les feuilles entières obtuses. L’'I. semperflorens se distingue du sempervirens par son influrescence corymbiforme et par ses graines bordées.
++ Pétales égaux ou à peu près.
Filets des étamines ailés ou dentés.
Genre XXIV. — ''eesdalia R.Br. (TÉESDALIE).
Calice égal à la base. — Pétales extérieurs un peu plus grands. -— 4 étamines à filets munis à leur base, du côté interne, d'un appendice membraneux. — Silicule déhiscente, ovale-suborbiculaire, émarginée au sommet, terminée par un stigmate subsessile. — Valves à carène subaïlée. — Loges dispermes. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule latérale. — (PI. 5, fig. 22.)
T. NUDICAULIS R. Brown. (Jberis nudicaulis L.). — Plante annuelle de 5-15 centim., glabre ou un peu velue. Tiges ordinairement nombreuses, rarement une seule, presque nues, la centrale dressée, les latérales
étalées-ascendantes. Feuilles radicales nombreuses, pétiolées, étalées en rosette, lyrées-pinnatipartites, à lobes tous obtus, entiers, le supérieur un peu plus grand arrondi, quelquefois entières et spatulées ; les caulinaires 1-3, tres petites, entières ou dentées, manquant ordinairement sur la tige centrale. Fleurs petites, blanches. Pétales tronqués un peu inégaux, les 2 extérieurs plus longs que le calice. Style très court mais non absolument nul. Grappe fructifère oblongue, à pédicelles très étalés. Silicules à échancrure étroite, à ailes arrondies n’occupant que le tiers supérieur du fruit. Graines courtement ovoïdes, peu comprimées, d’un brun fauve, presque lisses, un peu luisantes. — ). Avril-juin, — Lieux sablonneux, bois de pins. C.
OgsERv. — J'ai indiqué par des italiques les principaux caractères qui distinguent cette os du Teesdalia Lepidium D. C.
‘* Filets des étaminee dépourvus d’aile ou de dent.
Genre XXV. — Æ'hlaspi Dillen. (Tasourer, THLASPiI).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — 6 étamines à filets dépourvus d'aile et d'appendice. — Silicule déhiscente, suborbiculaire ou obovale, pro-
fondément échancrée au sommet, terminée par un style assez court ou par le stigmate subsessile, — Valves à carène ailée surtout supérieurement., — Loges 4-8 spermes (rarement dispermes ou monospermes par avortement). — Graines ovoïdes. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule Zatérale. — Fleurs blanches. — (PI. 5, fig. 23 et 24.)
ANALYSE DES ESPÈCES
Silicule orbiculaire largement ailée jusqu'à la base. — Graïnes sillonnées de fortes stries | concentriques. — Plante à odeur d'ail quand on la froisse. ,....... AT e T. arvense. | Silicule obcordée largement ailée swpérieurement. — Graines lisses ou finement pone-
ÉCRN EG BE (0 de A dE AP OO DE RE AO EE A PE DA D CASA LE ER EUR GE à
Lie]
Style de la silicule allongé, égalant l’échancrure ou plus long à la maturité ............... 3 2 | Style très court, perdu au fond de l’échancrure dans la silicule adulte ..................
Souche rameuse à stolons grêles et allongés terminés par des rosettes, — Style dépassant longuement le sommet de l’échancrure. — Loges à 2-1 graines grandes atteignant LCR MO EEE ARC OC OO MOTO DE CE POSE AE TE Eee - T. montanum.
Stolons nuls ou très courts terminés en tige fleurie.— Style dépassant peu ou point le sommet de l’échancrure à la maturité. — Loges à 3 graines petites ne dépassant guère 1 millim.
Sn eensnisenensecs ses écn00 DID 0 Pr OU ELe T. alpestre (arenarium Jord.).
SECT. 4. — Silicule plane, orbiculaire.
T. ARVENSE L. (Monnoyère). — Plante annuelle, glabre, exhalant par le frottement une odeur d’ail. Tige de 2-5 décim., rameuse supérieurement. Pétales une fois plus longs que le calice, un peu émarginés au sommet. Feuilles radicales oblongues-obovales, atténuées en pétiole, presque entières ou sinuées ; feuilles caulinaires oblongues, sinuées-dentées, sagittées à la base, à oreillettes courtes, aiguës. Silicules très grandes, suborbiculaires, presque planes, bordées tout autour d'une aile membraneuse très large, échancréesbilobées au Sommet (Pl. 5, fig. 23). Graines 5-8 dans chaque loge, ovales noires, sillonnées de très fortes stries concentriques. — (+). Mai-septembre. — Vignes, moissons, décombres, bords des chemins, lieux vagues. RR. —
Mérignac! Digue de la Garonne, à Floirac! — Birac (Ardusset). — Paludate! (Lespinasse).
SECT, — ?. — Silicule obcordée, plus ou moins cunéiforme à la base.
* T. MONTANUM L. — Plante vivace, glabre, gazonnante, à souche rameuse au sommet émettant des rejels allongés qui se terminent par des
rosettes de feuilles florifères ou stériles. Une ou plusieurs tiges par rosette, dressées ou ascendantes, simples, de 1-2 décim. Feuilles radicales un peu épaisses, obovales, pétiolées, entières ou denticulées ; les caulinaires bien plus petites, oblongues, auriculées à la base. Pétales 1-2 fois plus longs que le calice, largement obovales, arrondis au sommet. Style plus long que l'ovaire au moment de l’anthèse. Grappe fructifère ovale ou oblongue. Pédicelles très étalés, plus longs que le fruit. SiZicules courtement obcordées, subarrondies à la base, à échancrure terminale assez longuement dépassée par le style à la maturité, largement ailées supérieurement, à ailes prolongées jusqu'à la base. Deux graines dans la loge (ou une seule par avortement) ovoïdes, d’un brun roux, presque lisses, grandes, atteignant presque 2 millim. — %. Avril-mai. — Coteaux calcaires, pelouses pierreuses. — Indiqué à Bouillac et à Libourne par Laterrade et Ch. Desmoulins, à Budos par J. Belloc, probablement par confusion avec le Th. arenarium Jord. - Malgré l’autorité de M. Desmoulins, je doute extrêmement de l'existence spontanée de cette plante dans la Gironde, où elle serait hors de sese limites naturelles. Je la décris d’après des échantillons étrangers à notre région.
T. ALPESTRE L. — Plante glabre, Racine bisannuelle ou souche vivace à rameaux très courts terminés en tige feuillée. Tiges ordinairement plusieurs, dressées ou un peu ascendantes, simples, de 1-3 décim. Feuilles entières ou un peu dentées : les radicales en rosette, obovales, pétiolées ; les caulinaires plus petites, lancéolées, auriculées à la base. Fleurs assez petites, blanches, parfois un peu rosées. Pétales une fois plus longs que le calice, étroitement obovales, ou oblongs, à peu près arrondis au sommet. Style égalant l'ovaire, à la floraison. Grappe fructifère allongée, atteignant souvent 1 décim. Pédicelles très étalés plus longs que le fruit. Silicules obcordées, assez longuement atténuées-cunéiformes à la base, qui est aiguë. Échancrure égalée ou dépassée par le style. Aïles larges supérieurement, s'évanouissant près de la base. 3-6 graines dans chaque loge, ovoïdes, d’un brun noirâtre, très finement ponctuées, presque lisses, assez petites, n'ayant guère qu'un millimètre de long. — (2) ou trisannuel (ou %?). Avril-juin. — Nous n'avons que la forme suivante :
T. arenarium Jord.! (Schultz Arch. p. 163; T. alpestre b. arenarium Dub. Bot.!). — Pétales d'un blanc rosé à limbe étroit, oblong. Style plus court que l'ovaire vierge, égalant à peu près l’échancrure du fruit à la maturité ou la dépassant peu. Silicules offrant au sommet un rétrécissement très marqué ! qui manque dans les formes voisines (PI. 5, fig. 24).
Jamais plus de 3 graines dans la loge. — Graines assez courtement ovales, à extrémité hilaire peu aiguë. — Bois sablonneux, bords des ruisseaux, lieux accidentés. AC. — Arlac! Blanquefort! Gradignan! — Sarcignac! Cazeneuve! (Ch. Desmoulins). — Villenave-d'Ornon! Saint-
Médard-en-Jalle! (Lespinasse). — Budos! Uzeste! (Belloc), ete.
T. PERFOLIATUM L.— Plante annuelle (bisannuelle Jord.), sans stolons, à racine grêle pivotante. Tiges solitaires ou nombreuses de 1-3 décim., dressées ou ascendantes, simples ou rameuses, glabres et glaucescentes. Feuilles un peu épaisses, denticulées ou entières : les radicales obovales, pétiolées ; les caulinaires oblongues fortement sagiltées à la base, à oreïllettes grandes. Pétales dépassant assez peu le calice. Silicules obcordées, courtement cunéiformes à la base, largement ailées supérieurement et dont les ailes s’évanouissent près de la base, un peu renflées en dessous, concaves sur la face supérieure. Style très court, presque perdu au fond de l'échancrure. Graines ordinairement 4 dans chaque loge, lisses, assez petites, d'un brun fauve. Fleurs petites, blanches. — (:) ou (2). Mars-mai. — Champs arides, terres remuées, bois découverts, chemins. — La forme que nous possédons est la suivante :
T. erraticum Jord. (Pug. p. 12). — Anthères jaunâtres. Ales n'égalant pas la largeur de la valve. Feuilles peu denticulées, souvent presque entières. Graines petites (1**) d’un brun fauve clair, les plus lisses du genre. — C. surtout dans la partie calcaire du département. — Voici quelques stations : Villenave-d'Ornon! Lormont! La Bastide, Mérignac! Saint-Émilion ! Quinsac! Bourg ! Blaye! Paillet! Castillon! Langon, etc.
Genre XXVI. — Mutechinsia R. Br. (Huromnswx).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — 6 étamines à filets dépourvus d'aile et d'appendice.— Silicule déhiscente, oblongue ou suborbiculaire, entière au sommet. — Valves naviculaires à carène non ailée. — Loges dispermes! dans notre espèce. — Graines ovoïdes ou oblongues un peu comprimées, à insertion latérale! — Cotylédons plans, entiers. — Radicule dorsale ou oblique. — Fleurs blanches. — (PL. 5, fig. 25.)
H. PETRÆA R. Brown. — Plante de 3-8 centim., dépourvue de souche vivace. Tiges grèles, dressées, solitaires on nombreuses, simples ou rameuses surtout à la base, feuillées, pubérulentes ou presque glabres. Feuilles glabres, pinnatipartites même les supérieures, à segments oblongs, entiers, acuminés, rétrécis à la base et comme pétiolulés. Feuilles radicales en rosette, pétiolées, les supérieures sessiles. Sépales très étalés. Pétales un peu plus longs seulement que le calice, spatulés. Anthères arrondies. Style nul ou presque nul. Grappe fructifère courte, ovale ou oblongue, assez compacte. Silicules elliptiques swbarrondies aux deux extrémités, surtout à la base. Deux graines dans chaque loge. Graines petites (3/4 de millim.), ovoïdes, jamais oblongues, d’un fauve clair mais non pâle, à peu près lisses. — (+). Mars-mai. — Rochers, lieux pierreux. RR. — Rochers calcaires à Saint-Germain-la-Rivière (Caillebois). — Floirac, au château de Sibirol, entre les pierres ! (Lespinasse).
bte
Genre XXVII. — Capsella Vent. (Carsezre).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — 6 étamines à filets dépourvus d'aile et d'appendice. — Silicule déhiscente, obcordée-triangulaire, terminée par le style court. — Valves à carène non ailée. — Loges polyspermes. — Graines oblongues, comprimées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule dorsale. — Fleurs blanches. — (PI. 5, fig. 26 et 27.)
C. BURSA-PASTORIS Mœnch.: Coss. et Germ. (Thlaspi Bursapastorrs L.; G.G. F1. de Fr.: vulg. Bourse-à-Pasteur).— Tiges solitaires ou nombreuses de 1-5 décim., dressées, simples ou rameuses, ordinairement pubescentes, surtout inférieurement. Feuilles ciliées-pubescentes à poils étalés : les radicales en rosette, lyrées-pinnatifides ou pinnatipartites, à lobes de largeur variable, parfois sinuées ou même entières; les supérieures ordinairement entières, auriculées-amplexicaules à la base. Pédicelles fructiferes étalés. Grappes lâches très allongées. Silicules échancrées, veinées transversalement en réseau. Graines d'un fauve ardent, oblongues, très finement ponctuées, identiques dans les 2 formes ci-dessous. — (-). Fleurit presque toute l’année. — CC. partout. — On y distingue les 2 formes secondaires suivantes :
C. Bursa-pastoris Reuter; Grenier, F1. Jurass.; Loret, F1. Montp:. — $Sépales verdâtres à bord parfois blanchâtre. Pétales une fois plus longs que le calice. Silicules à bords latéraux décrivant une courbe convexe (PI. 5, fig. 26). Réseau transversal de veines très fourni, à veines rapprochées et nombreuses. — CC. presque en toute saison.
! C. rubella Reuter; Gren. F1. Jurass.; Loret F1. Montp. — Sépales pourprés ou entourés d’un bord membraneux pourpré. Pétales deépassant à peine le calice. Silicule à bords latéraux décrivant une courbe concave. Réseau transversal de veines presque nul (PL. 5, fig. 27). — C. d'avril à juillet.
OBserv. — Les caractères qui séparent ces 2 formes sont notables et semblent constants, et il est, facile de distinguer l’une de l’autre au premier coup d'œil. — Malheureusement elles ne sont pas seulement voisines pour tout le reste, mais identiques : grave objection contre leur autonomie! — L'une et l’autre se présentent parfois avec des silicules avortées très petites et stériles, et constituent alors le C. gracilis Gren. (olim), que M Grenier regardait en dernier lieu comme une hybride des 2 formes précédentes. M. Loret y voit une simple forme abortive. — Je me range sans hésitation à la dernière opinion de M, Grenier.
Genre XXVILI — HLepidäuum L. (PasseraGe).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — 6 étanines (rarement 2-4 par avortement) dépourvues d'aile et d'appendice. — Silicule déhiscente, subor-
biculaire ou ovale ou oblangue, émarginée ou entière au sommet. — Vaives à carène non ailée ou ailée. — Loges monospermes ! — Graine ovoïde, anguleuse ou un peu comprimée, à funicule naissant du sommet de la loge! — Cotylédons plans, entiers ou rarement tripartits. — Radicule ordinairement dorsale. — Fleurs blanches dans nos espèces.
ANALYSE DES ESPÈCES
|, Feuilles supérieures sagittées à la base et pubescentes...... seeds dentec-hiece SHlasetn DO | Feuilles non RAIDE AIM DASB EP IRDEES 22-800 ee ccm eee seras SA Tee 2 ( Feuilles très amples (8-15 centim. sur 3-7 centim.), finement dentées, les radicales à pétiole 2 | très long dépassant toujours 1 décim. — Silicules pubescentes. ........ L.latifolium.
INDE ee en se eine ee etats re into n metals UBLR E ob Data a 88e de LE Ste ete ne 3 3 Silicules à sommet aigu très entier.....,.......... rec te 26560 ... L. graminifolium. Silicules échancrées au sommef..........4..,........... iotiee es Sont ce DOCS TOO AD LION :
; | Silicules dépassant un demi-centimètre, plus longues que leur pédicelle. ... L. sativum. | Silicules ayant beaucoup moins d'un demi-centimètre, bien plus courtes que leur pédicelle. 5
Graines non ailées. — Feuilles caulinaires supérieures entières ou à rares lobes écartés, —
4 Silicules non sensiblement ailées, plus longues que larges......... ..... L.ruderale. 2 F 2 : 2% : z av: . 114 2 Graines ailées. — Feuilles supérieures denticulées. — Silicules sensiblement ailées supérieurement, aussi larges que longues............,..,......... DE IGE Ce L. virginicum.
6 plus larges que longues. — Pédicelles glabres........ Peeade ose masse der L. Draba.
Silicules ovales, échancrées et ailées au sommet, plus longues que larges. — Pédicelles très
Style 6-8 fois plus court que l'ovaire dans la fleur !, dépassant peu l’échancrure du fruit — Tige simple dressée. — Silicules écailleuses........ ÉteeoE ASE ..... L.campestre. Style égalant la moitié ou le tiers de l'ovaire dans la fleur !, dépassant longuement l'échancrure du fruitmür. — Tiges ordinairement nombreuses, couchées ou ascendantes. —
| Silicules cordées-triangulaires, renflées-subdidymes, non échancrées au sommet ni ailées, | SPIeEMON ÉCALLIEUROE. certe etc eirelee ete "SC aientet L. heterophyllum.
SEcT. 4. — Cotylédous tripartits.
L. SATIVUM L.— Plante annuelle dépourvue de souche vivace, à racine pivotante simple. Tige de 3-6 décim., rameuse, glabre et glauque. Feuilles glabres; les radicales en rosette, pinnatiséquées ou bipinnatiséquées, à segments entiers ou incisés-dentés. Feuilles supérieures non sagittees, linéaires, indivises ou à 2-3 lobes allongés linéaires. Pédicelles fructifères glabres, dressés, serrés contre la tige, plus courts que le fruit. Silicules ovales, glabres, arrondies à la base, échancrées et aïlées au sommet, à lobes dépassant un peu le style, assez grandes, dépassant un demi-centimètre (PL. 5, fig. 28). Graines d'un brun roux ardent, presque lisses, oblongues (2 1/2-3°* long. sur 3/4- 1°" larg.), courbes, à bord cotylédonaire concave ou presque droit, à bord radiculaire convexe. — (+). Juin-juillet. — Cultivé et fréquemment subspontané, surtout au voisinage des habitations.
SEcT. ? — Cotylédons entiers.
L. CAMPESTRE R. Brown. — Plante bisannuelle dépourvue de souche vivace. Tige de 2-5 décim., ordinairement solitaire, dressée, rameuse supérijeurement, plus rarement simple, couverte de poils blanchätres, courts, étalés. Feuilles velues : les radicales en rosette, ordinairement détruites ou flétries à la floraison, oblongues, pétiolées, plus ou moins dentées, incisées ou sinuées, plus rarement entières; les caulinaires oblongues-lancéolées, sagittées-amplexicaules à la base et denticulées. Sépales obovales. Anthères jaunes. Style 6-8 fois plus court que l'ovaire au moment de l'anthèse! Pédicelles velus étalés à angle droit. Silicules égalant un demi-centimètre, glabres, ovales, échancrées-ailées au sommet, couvertes de petites écailles arrondies. Style dépassant peu l'échancrure de la silicule adulte (PI. 5, fig. 29). Graines ovoïdes, peu comprimées, grosses (2*° 1/4 sur 1" 1/4), noirâtres, finement chagrinées, peu luisantes, marquées de 2 lignes longitu dinales saillantes qui suivent le bord de la radicule épaisse et obtusément anguleuse sur le dos. — (2). Maiï-juillet. — Champs, bords des chemins, terrains incultes, décombres, bois sablonneux. C.
b. umbrosum. — Forme moins velue-grisätre, plus verte, à tige allongée, grêle, sans roideur, souvent simple. Grappe souvent unique. Style plus long que dans le type. Feuilles radicales ordinairement entières, très longuement pétiolées, persistant longtemps. — Lieux frais et ombragés. R. — La Réole! Blanquefort !
L. HETEROPHYLLUM Bentham. — Souche vivace émettant ordinairement des tiges nombreuses de 2-4 décimètres étalées ou ascendantes, couvertes de poils blanchâtres, courts, étalés. Feuilles velues : les radicales «en rosette persistante, oblongues, longuement pétiolées, plus ou moins dentées ou incisées ou sinuées, ou assez fréquemment entières; les caulinaires oblongues-lancéolées, sagitlées-amplexicaules à la base et denticulées. Sépales oblongs, Anthères d’un violet rougeñtre. Style égalant la moitié ou le tiers de l'ovaire au moment de l’anthèse! Pédicelles velus, étalés à angle droit. Silicules glabres, ovales, échancrées-ailées au sommet, ordinairement dépourvues d’écailles, égalant un demi centimètre. Style dépassant longuement de ses trois quarts supérieurs l’échancrure de la silicule adulte (PI. 5, fig. 30). Graines ovoides, peu comprimées, assez grosses (1** 3/4 long. sur l""larg.), noirätres, très finement chagrinées, presque lisses, assez luisantes, marquées, comme dans l'espèce précédente, de 2 lignes longitudinales saillantes qui suivent les bords de la radicule épaisse et obtusèment anguleuse sur le dos; plus petites, plus lisses, plus luisantes que dans le L. campestre, mais, au fond, du même type. — %. Mai-juillet. — Bords des
chemins, terrains incultes. R. — Libourne! Coutras! Mérignac! et sans doute ailleurs.
Nous n'avons que la forme Smith (L. Smithii Hooker), à feuilles très velues, ce qui donne à la plante un aspect grisâtre. Osserv. — Ces deux plantes ont trop de caractères absolument communs pour constituer deux
stirpes bien indépendants; cependant je n'ai pas encore vu de transitions positives entre l'une et l'autre.
L. VIRGINICUM LH Plante annuelle dépourvue de souche vivace, un peu fpubescente. Tige de 2-5 décim., dressée, rameuse supérieurement. Feuilles radicales et inférieures pétiolées, obovales, dentées ou plus rarement incisées-pinnatifides, disparaissant ordinairement de bonne heure ; les caulinaires moyennes lancéolées; les supérieures lancéolées-linéaires ou linéaires, non sagittées; les unes et les autres dentées en scie, à dents rapprochées étroites et aiguës assez profondes. Fleurs petites. Pétales blancs, oblongs-spatulés, une fois plus longs que le calice et n'avortant pas. Grappe fructifère allongée. Pédicelles fructifères étalés, glabres, 2 fois plus longs que le fruit. Silicules glabres, petites, à peu près orbiculaires, à peine plus longues que larges (3"" 1/3 long. sur 3°* larg.), échancrées au sommet et très nettement ailées (PL 5, fig. 31). 2 étamines, plus rarement 3. Style à peu près nul dépassé par l’'échancrure de fla silicule. Graines médiocres (au moins 1"* 1/2 long), comprimées, d’un brun-roux clair entouré près des bords d’une zône étroite de brun plus foncé, bordées d'une aile étroite blanchâtre sur le côté occupé par la radicule, 2 fois seulement plus longues que larges, finement mais nettement et élégamment ponctuées (à la loupe forte), à bord cotylédonaire presque droit, à bord radiculaire (ou aïlé) convexe. — (-). Mai-août. — Bords de la Garonne, stations des chemins de fer, lieux vagues autour des villes riveraines du fleuve ou occupant la ligne ferrée. — Complètement naturalisé. — Bordeaux! La Bastide! Langon! La Réole! etc.
L. RUDERALE L. — Plante annuelle dépourvue de souche vivace, à odeur forte. Tige de 1-3 décim., dressée, très rameuse, un peu pubescente, surtout au sommet. Feuilles légèrement pubescentes ou glabres : les radicales en rosette, pétiolées, pinnatipartites ou pinnatisequées, à lobes entiers ou incisés; les inférieures de même forme que les radicales, persistant ordinairement comme elles assez longtemps après la floraison ; les supérieures sessiles, non sagittées, linéaires, entières ou plus rarement pourvues de 1-3 lobes linéaires profonds. Pétales très courts, verdâtres, avortant le plus souvent. Grappe fructifère allongée, étroite. Pédicelles fructifères étalés, glabres, 2 fois plus longs que le fruit. Silicules glabres, petites, ovales, d'un tiers plus longues que larges (2"" 1/2 long. sur 1"" 3/4 larg.), échancrées au sommet et généralement non sensiblement ailées (PI. 5, fig. 32). 2 étamines. Style à peu près nul, dépassé par l’échancrure de la silicule. Graines assez petites
{moins de 1°" 1/2 long.), comprimées, d’un brun-roux clair umiforme, non ailées, 2 fois 1/2 plus longues que larges, très finement et assez peu nettement ponctuées, à bord cotylédonaire presque aussi convexe que le bord radiculaire. — (-). Juin-août. — Décombres, lieux pierreux, pied des murs, chemins de hâlage de la Garonne. AC., surtout sur les bords du fleuve. — Lormont! La Bastide! Bordeaux, Blaye! Les Callonges! Langon! Le Verdon! etc.
L. GRAMINIFOLIUM L. (L. Iberis Poll., D.C.; Duby; non L.). — Souche vivace courte, rameuse, émettant des tiges florifères de 3-10 décim.. roides, dressées, très rameuses, à rameaux étalés, effilés, glabres. Feuilles glabres : les radicales en rosette, pétiolées, oblongues ou obovales ou spatulées, dentées ou lyrées-pinnatifides ou pinnatipartites; les supérieures 10n sagitlées, linéaires, entières, aiguës, atténuées à la base. Fleurs petites. Pétales une fois plus longs que le calice. 6 étamines. Grappe fructifère allongée, étroite. Pédicelles fructifères étalés mais non à angle droit, 2 fois plus longs que le fruit. Silicules glabres, petites (2** 1/2 sur 1°" 3/4) ovoides, aiguës ! très entières au sommet, non ailées, à style très court (PI. 5, fig. 33). Graines assez petites (1"" 1/4), ovoïdes, comprimées, d’un brun marron uniforme, très finement ponctuées, non ailées, à bord cotylédonaire un peu moins convexe que le bord radiculaire. Plante à odeur forte. — %. Juinoctobre. — Bords des chemins, murailles, lieux incultes, murs des quais, décombres. C.
L. LATIFOLIUM L.— Souche vivace émettant des jets souterrains. Tige dressée, robuste, de 6-15 décim., rameuse supérieurement, glabre et un peu glauque. Feuilles glabres, un peu épaisses, glaucescentes : les radicales et les inférieures très amples, ovales ou oblongues, dentées en scie, très longuement pétiolées (12-18 centim.) ; les supérieures oblongues-lanceolées, entières ou à peine dentées, non sagittées, atténuées en pétiole court ou subsessiles. Fleurs petites. Pétales une fois plus longs que le calice. 6 étamines. Grappes fructifères nombreuses, denses, courtes, composées, formant par leur ensemble une panicule pyramidale ample à pédicelles 2-3 fois plus longs que le fruit. Silicules très petites (1"* I/2 long. sur 1°" 1/4 larg.), pubescentes! suborbiculaires, non ailées, à peine émarginées au sommet non aigu. Style très court (P]. 5, fig. 34). Graines frès petites (1"" long. sur 3/4" larg.), d’un brun marron ou fauve, courtement ovoïdes, presque suborbiculaires, comprimées, non ailées, très finement ponctuées, à courbes des deux bords latéraux à peu près également convexes. Plante à odeur forte. — %. Juin-août. — Prés humides, bords des rivières, lieux ombragés ou herbeux. R. — La Réole! (abbé Lussac). — Les Callonges! — Blanquefort, Génissac, la tour de Veyrines (Laterr.).
L. DRABA L. — Souche vivace courte, rameuse, émettant des tiges dressées plus où moins pubescentes, très feuillées, rameuses au sommet, à
rameaux fastigiés en corymbe. Feuilles pubescentes : les radicales oblongues, pétiolées, sinuées-dentées, détruites à la floraison; les caulinaires ovalesoblongues, denticulées, sagittées à la base. Fleurs assez grandes (4-5°"). Pétales une fois plus longs que le calice. 6 étamines. Grappes fructifères nombreuses, composées, formant une panicule corymbiforme. Pédicelles fructifères étalés 3-4 fois plus longs que le fruit. Silicules glabres, assez petites, plus larges que longues (larg. 3-4°*; long. 1°° 3/4-2°* 1/2), cordées à la base, entières au sommet, à valves renflées-subdidymes veinées en réseau, non ailées. Style long égalant la moitié de la hauteur de la silicule (PI. 5, fig. 35). Graines assez grosses (2""lons. : 1°* 1/2 larg.), courtement ovoïdes” peu comprimées, presque subsphériques, non luisantes, d'un brun presque noirâtre, très subtilement ponctuées, presque lisses, à courbes des deux bords latéraux à peu près également convexes. — %. Mai-juillet. — Champs, bords des routes, carrières, pieds des murs, lieux vagues. R. — Labrède, où il est assez commun, Abzac! Langon! La Bastide, La Réole! etc.
Osserv. — Le L. perfoliatwm L., plante étrangère, qui s'était semée fortuitement à Beileville dans des terres rapportées, en a disparu depuis longtemps.
B. — Silicule indéhiscente.
a. — Silicule non articulée.
| + Divisible en 2 valves qui retiennent les graines.
Genre XXIX. — BBiscutella L. (LUNETIÈRE).
Calice égal à la base ou à 2 sépales gibbeux. — Pétales égaux. — 6 étamines à filets dépourvus de dent et d’appendice. — Silicule très comprimée perpendiculairement à là cloison, plane, didyme, échancrée au sommet comme à la base, terminée par un long style persistant. — Valves orbiculaires. ailées, se détachant de l'axe mais retenant la graine. — Graines comprimées. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule Zatérale. — Fleurs jaunes. —
(PL. 5, fig. 36.)
B. LÆVIGATA L. (G.G.!). — Plante de 2-6 décim., à souche ligneuse, rameuse, terminée en racine pivotante. épaisse. Tiges dressées, ordinairement simples jusqu’au-dessous de l’inflorescence générale, feuillées ou presque nues, hérissées inférieurement, donnant naissance supérieurement aux rameaux de l'inflorescence disposés en un ensemble corymbiforme. Feuilles le plus souvent rudes et hérissées : les radicales et les inférieures rétrécies en pétiole, presque entières ou denticulées, ou dentées-anguleuses, ou pinnatifides ; les
caulinaires 4-5 où presque nulles, semi-embrassantes ou seulement sessiles. Fleurs médiocres. Calice égal à la base. Pétales dressés, biauriculés au-dessus de l'onglet très court, une fois plus longs que le calice, obovales ou oblongs. Silicules de grandeur variable, lisses ou scabres, profondément échancrées au sommet, à bords non épaissis pourvus d’une aile étroite coupée obliquement près du style. Graines courtement ovales, comprimées, fauves, non ailées,
finement ponctuées. — %. Mai-juillet. — Rochers, lieux pierreux, bois de pins, lieux couverts. AR. — Je ne connais dans nos limites que la forme suivante :
B. ambigua D.C. (B. lævigata var. intermedia G. G.). — Ordinairement 3-5 feuilles caulinaires : les radicales fortement dentéesanguleuses, toujours rudes et hispides ; les supérieures semi-embrassantes ou même un peu auriculées. Fleurs longues de 5 millim. environ. Silicules assez grandes (diam. transv. 1 centim.), toujours très lisses dans notre forme, à style égalant exactement la cloison en longueur et bien plus court que le diamètre transversal de la silicule (PL. 5, fig. 36). — Abondant dans les bois de pins qui bordent le Ciron, entre Uzeste et Préchac! Bois du moulin d'Ornon! Saint: Laurent-de-Médoc! — Caupian! (Deloyne). — Léognan! Bois de Salles, près de Libourne! — Saint-André-de-Cubzac, au lieu dit la Garosse, où cette plante abonde! (abbé Jarris), etc.
Genre XXX. — Senebiera Poir. (Sevenirer).
Calice égal à la base, — Pétales égaux ou avortés. — Étamines dépourvues ‘d’aile et d'appendice, parfois réduites à 2-4. — Silicule comprimée perpendiculairement à la cloison, biloculaire, à loges monospermes, échancrée à la base, ou subdidyme échancreée à la base et au sommet. — Valves épaisses, coriaces, suborbiculaires, non carenées n1 ailées, ne se détachant que rarement
de l’axe et alors retenant la graine. — Graines ovoïdes. — Cotylédons sublinéaires, entiers, pliés transversalement (PI. 5, type IV). — Radicule dorsale. — Fleurs blanches en grappes courtes opposées aux feuilles. — Tiges
couchées-diffuses. — (PI. 5, fig. 37 et 38.)
ANALYSE DES ESPÈCES
Silicules échancrées à la base seulement. — Pédicelle plus court que le fruit. -- Tige glabre. — Plante inodore.......... SAS SU TE SAO0UE on fac ait car RTS .. S.Coronopus. Silicules échancrées au sommet età la base. — Péd celle plus long que le fruit. — Tige veluehérissée. — Plante à odeur forte................. Rlestaee RE = CPR RARE S, pinnatifida
S. CORONOPUS Poiret (Coronopus Ruellii Gærtner). — Tiges nombreuses de 1-4 décim., appliquées en cercle sur le sol, très rameuses, glabres,
la centrale transformée en une grappe radicale. Feuilles un peu épaisses profondément pinnatipartites, à lobes linéaires ou oblongs, entiers ou incisés. Calice persistant presque jusqu’à l'extrême maturité du fruit. Pétales plus longs que les sépales. Style pyramidal saillant. Pédicelles plus courts que la fleur et le fruit. Silicules subsessiles, glabres, plus larges que longues, comprimées-subréniformes, échancrées à la base, arrondies au sommet mais apiculées par le style persistant, médiocres (larg. 4** 1,2; haut. 2° 1/2 - 3°), fortement ridées-rugueuses et bordées de crêtes tuberculeuses saïllantes, à valves ne se séparant pas à la maturité (P1. 5, fig. 38). Graines d’un roux très clair jaunâtre, ovoïdes, assez grosses (long. 2°"), à peu près lisses, à bord radiculaire décrivant une courbe convexe et à bord cotylédonaire légèrement concave, presque droit, atténuées vers leur extrémité d'insertion, à pointe radiculaire dépassant l’extrémité des cotylédons repliés. Plante inodore. — (). Mai-septembre. — Bords des chemins, fossés, décombres. C.
S. PINNATIFIDA D.C. (S. didyma Pers. ; Coronopus didyma Sm.). — Tiges de 2-6 décim., nombreuses, rameuses, décombantes, diffuses, assez grêles, velues-hérissées, à axe central souvent détruit de bonne heure, persistant parfois sous forme de grappe radicale. Feuilles profondément pinnatipartites, à lobes linéaires ou oblongs aigus, ordinairement entiers, plus rarement incisés. Calice très caduc. Pétales avortés ou plus courts que les sépales. Ordinairement 2 étamines fertiles. Stigmate sessile. Pédicelles plus longs que la fleur et le fruit. Silicules glabres, plus larges que longues, petites (larg. 2"* ; haut. 1®° 1/4), échancrées à la base et au sommet, comprimées-subdidymes, ridées en réseau saillant, à valves se séparant à la maturité mais restant indéhiscentes (PI. 5, fig. 37). Graines petites (long. 1**), d’un roux très clair jaunâtre, à peu près lisses, en forme de virgule, à extrémité correspondant à la courbure des cotylédons bien plus large que l'extrémité hilaire, à bord radiculaire formant une courbe très convexe, à bord cotylédonaire formant une courbe concave fortement rentrante vers le milieu. Pointe radiculaire dépassant assez longuement l'extrémité des cotylédons repliés. Quelquefois 2 graines dans une loge. Plante à odeur forte. — (). Mai-septembre. — Naturalisé depuis longtemps et AC. surtout autour des villes riveraines. C. au pied des murs dans les rues infréquentées de Bordeaux, dans les quartiers déserts, les chantiers, les terrains vagues, les quais aban-
donnés, etc.
++ Silicules ne se partageant jamais en valves.
Genre XXXI. — Hsatis L. (Pasrer).
Calice égal à la base. — Étamines dépourvues d’aile et d’appendice. — Pétales égaux. — Stigmate sessile. — Silicule indéhiscente, oblongue ou
oblongue-obovale, entière au sommet et à la base, comprimée perpendiculairement à la cloison et aplanie en forme d’aile, indéhiscente, wniloculaire,
monosperme, à valves naviculaires soudées. — Graines subcylindriques. — Cotylédons entiers, plans. — Radicule dorsale. — Fleurs jaunes. — (PI. 5, fig. 39.)
I. TINCTORIA L. (Pastel). — Tige de 5-10 décim., dressée, roide, assez grosse, rameuse supérieurement, glabre ou hérissée à la base. Racine longue, pivotante. Pas de souche vivace. Feuilles radicales oblongues, longuement pétiolées, ordinairement velues-pubescentes, les caulinaires lancéolées, embrassant la tige par deux oreillettes aiguës, glabres ou presque glabres. Fleurs petites, jaunes, à sépales étalés-réfléchis. Pétales une fois plus longs que le calice. Grappes fructifères nombreuses, atteignant à peu près la même hauteur et formant avec leurs rameaux un ensemble corymbiforme. Pédicelles plus courts que le fruit, filiformes, épaissis au sommet, étalés ou réfléchis. Silicules à dimensions un peu variables, 3-5 fois plus longues que larges, dépassant toujours un centim., oblongues, atténuées-cunéiformes à la base, obtuses où un peu émarginées au sommet, un peu convexes au milieu, très aplaties et comme ailées dans leur pourtour, offrant l'apparence d'une samare (P1. 5, fig. 39), noircissant à la maturité. — (2). Mai-juin. — RR. — Les lieux pierreux et les murs, à Saint-Émilion! — Fronsac (Boisset).
Genre XXXII. — Neslia Desv. (Nesux).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — Étamines dépourvues d'’aile et d’appendice. — Silicule indéhiscente, monosperme, osseuse, subglobuleuse, d’abord biloculaire, puis uniloculaire par refoulement de la cloison, à valves soudées très convexes, terminée par le style fiiforme persistant. — Graines courtement ovoïdes. — Cotylédons plans, entiers. — Radicule dorsale.
— (P1.5, fig. 40.)
N. PANICULATA Desv. — Plante annuelle couverte de poils rameux, à racine pivotante assez grêle. Tige de 3-6 décim., d'un vert grisâtre, pubescente, un peu rameuse supérieurement. Feuilles pubescentes : les radicales oblongues, atténuées en pétiole; les caulinaires lancéolées, aiguës, dressées, auriculées à la base, à oreillettes étroites aiguës. Fleurs petites, d’un jaune pâle. Pétales obovales cunéiformes, plus longs que le calice. Grappes fructifères oblongues. Pédicelles filiformes, bien plus longs que le fruit, étalés ou étalés-dressés. Silicules petites (2"® en tous sens), réticulées-rugueuses, à paroi presque ligneuse, aussi larges que longues, subitement rétrécies en bec grêle au sommet et en podogyne à la base (PI. 5, fig. 40). Graines assez grosses, d’un roux un peu jaunâtre, courtement ovoïdes, presque
suborbiculaires (long. 1m 1/2; larg. 1Mm®), presque lisses, à radicule bien moins épaisse que les cotylédons et les dépassant un peu. — (), Mai-août. — Moissons, terrains maigres. RR. — Canéjan! (Banon, Daganet). — Pessac! (Lespinasse).
Genre XXXIII. — Calepina Desv. (Carépixx).
Calice égal à la base. — Pétales inéqaux. — Étamines dépourvues d'aile et d'appendice. — Silicule indéhiscente, uniloculaire, monosperme, ovoide-subglobuleuse, terminée en,pointe épaisse surmontée du stigmate sessile. — Valves soudées, très convexes. — Graines subglobuleuses. — Cotylédons entiers, pliés en long (P1. 5, type II). — Radicule incluse — (PI. 5, fig. 41.)
C. CORVINI Desv. — Plante annuelle, glabre, un peu glauque. Tige de 1-6 décim., grêle, dressée, simple ou rameuse supérieurement. Feuilles inférieures étalées en rosette, lyrées-sinuées ou lyrées-pinnatifides, atténuées en pétiole, à lobe terminal très prépondérant ordinairement sinué ; les caulinaires un peu sinuées ou presque entières, auriculées à la base, à oreillettes étroites et aiguës. Fleurs petites, blanches. Pétales un peu inéqaux, les extérieurs plus grands. Pédicelles dressés ou dressés-étalés, bien plus longs que le fruit. Silicules en grappes lâches souvent très longues, réticulées-rugueuses, ovoides, très sensiblement plus longues que larges (long. 3° 1/2; larg. 2°*- 2"® 1/2), à paroi épaisse, coriace, atténuées au sommet en bec épais et court dépourvu de style. Podogyne à peu près nul (PI. 5, fig. 41). Graines subglobuleuses, assez grosses (2° long. ; 1°" 1/2 larg.), pâles, jaunâtres, presque lisses, à radicule bien moins épaisse que les cotylédons arrondis et ne les
dépassant pas, peu incluse, presque entièrement saillante. — (-). Mai-juin. — Muraiïlles, lieux cultivés. RR. — Carbonnieux ! Bacalan! Jetée de La Bastide !
Genre XXXIV. — Myagrum Tour. (Mricres).
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — Étamines dépourvues d'’aile et d'appendice. — Silicule indéhiscente, à 3 loges, dont 2 supérieures, collatérales et stériles ; latroisième, inférieure, renfermant une graine obovée. — Cotylédons entiers, plans. — Radicule dorsale. — (PI. 5, fig. 42.)
M. PERFOLIATUM L. — Plante annuelle à racine pivotante. Tige de 3-6 décim., glabre et glauque, rameuse au sommet, rarement dès la base, à rameaux fructifères étalés. Feuilles radicales oblongues, sinuées ou lyrées, atténuées en pétiole; les caulinaires sessiles, fortement auriculées à la base,
entières ou très superficiellement sinuées. Fleurs petites, jaunes. Grappe fructifère allongée, à pédicelles dressés-appliqués, épais, creux au sommet et plus courts que le fruit. Silicule adulte à paroi dure et coriace, presque obcordéetriangulaire, sillonnée en long, rétrécie à la base, dilatée au sommet en deux bosses latérales couvertes de crêtes ou rides obtuses et longitudinales, et terminée par un bec court à 4 pans large à la base et aigu au sommet (PI. 5, fig. 42). Graines ovoïdes, grosses (long. 2°** 1/2; larg. 1"* 1/2), d’un roux assez ardent, tachées de noir à l'extrémité hilaire, à radicule bien moins épaisse que les cotylédons et très obtusément anguleuse sur le dos. Extrémité opposée au hile carrément tronquée. Face cotylédonaire extérieure offrant longitudinalement des lignes peu saïllantes, obtuses et superficielles, qui n’atteignent pas l'extrémité cotylédonaire sphacélée. — (-). Mai-juin. — Moissons, lieux cultivés. RR. — Moulins de Bacalan! Jetée de La Bastide! — Belleville, Bègles (Ramey). — Daignac, près La Sauve ! (Daganet).
Genre XXXV. — IBunias R. Br. (Bus). 5
Calice égal à la base. — Pétales égaux. — 6 étamines dépourvues d’aile et d’appendice. — Silicule indéhiscente ovoide ou subtétragone, à 2 loges monospermes ou dispermes, ou partagée en 4 loges monospermes par une fausse-cloison supplémentaire transversale qui sépare les graines. — Graines subglobuleuses. — Cotylédons linéaires, entiers, roulés en spirale. — (PI. 5, type V.) — Radicule dorsale. — (PI. 5, fig. 43.)
B. ERUCAGO L. — Plante annuelle pourvue de poils courts simples ou rameux et de glandes saillantes qui la rendent dure au toucher. Tige scabre de 3-5 décim., dressée, rameuse. Feuilles radicales et feuilles inférieures pétiolées, roncinées-pinnatipartites, plus rarement sinuées-dentées, se desséchant de bonne heure; les supérieures sessiles, oblongues ou lancéolées-linéaires, subpinnatifides, dentées ou entières. Fleurs grandes (7-8"*), jaunes. Pétales 2 fois plus longs que le calice, à limbe en cœur renversé. Grappe fructifère allongée, à pédicelles bien plus longs que le fruit. Silicules quadriloculaires, subtétragones, tétraspermes, atténuées en pointe pyramidale très longue tétragone à la base et subulée au sommet, pourvues, surtout sur les angles, de crêtes saillantes interrompues découpées-dentées un peu décurrentes sur la pointe terminale (PI. 5, flg. 43). Graines fauves, assez grosses (long. 2*°; larg. 1°" 2/3), à circonscription suborbiculaire, un peu aplaties sur les faces latérales, très finement ponctuées-insculpées, à cotylédons enroulés assez longuement dépassés par la pointe de la radicule. — (-). Juin-août. — Moissons, bords de la Garonne. RR. — Sainte-Radegonde (abbé Carros). — Sainte-Foy! (abbé Lanneluc). — Lassouys, sur le chemin de halage!
b, — Silicule articulée.
+ Cotylédons plans.
Genre XXXVI. — Cakile Tourn. (CAKILIER).
Calice ayant 2 de ses sépales gibbeux à la base. — Pétales égaux. — Silicule indéhiscente, évalve, biarticulée. — Article inférieur persistant, uniloculaire, monosperme, brièvement comprimé et cylindrique à la base, brusquement dilaté au sommet en 2 saillies latérales. — Article supérieur très caduc, tétragone-ancipité, uniloculaire, monosperme. — Graines oblongues. — Cotylédons plans, linéaires, entiers. — Radicule Zatérale ou oblique, très rarement dorsale. — (PI. 5, fig. 44.)
C. MARITIMA Scop. — Plante de 2-4 décim., glabre et un peu glaucescente, à racine pivotante très longue. Tige flexueuse, rameuse presque dès la base, à rameaux ascendants. Feuilles charnues, oblongues, pinnatifides ou sinuées-dentées, à lobes inégaux, obtûs, entiers ou plus rarement crénelésdentés. Fleurs assez grandes (5°*) rougeâtres. Stigmate sessile. Grappe fructifère allongée, à pédicelles épais bien plus courts que le fruit, plus courts même que l'article inférieur adulte. Silicule allongée, au moins trois fois aussi longue que large (2 centim. sur 6-7**), à péricarpe spongieux offrant extérieurement, de la base au sommet, 4 lignes saillantes ou côtes minces distantes d'un quart de cercle. Article supérieur extrêmement caduc, échancré à la base en 2 lobes courts visibles après la séparation des articles, à face de soudure concave apiculée au centre. Sommet de l'article rétréci, comprimé, comme ailé. Article inférieur offrant au sommet après la séparation 4 angles saillants et une face de soudure convexe pourvue au centre d'une ouverture linéaire longue de 1m" 1/2. Graines brunes, ternes, très grandes (long. 5°"; larg. 2"* - 2®® ]/2), oblongues, comprimées, à radicule latérale, à pointe radiculaire dépassant les cotylédons, très finement et peu régulièrement chagrinées dans le sens de leur longueur, à saillies linéaires; celles de l'article inférieur plus étroites que celles de l'article supérieur quoique aussi longues, du reste tout à fait conformes. — (©). Juin-septembre. — Sables maritimes, autour du bassin d'Arcachon et le long de la côte.
++ Cotylédons pliés en long.
Genre XXXVII — BRaypästraænm Boecrh. (Rarisrre):
Calice ayant 2 de ses sépales obscurément gibbeux. — Pétales égaux. — Silicule indéhiscente, évalve, bi-articulée. — Articles uniloculaires et monos-
permes par avortement et par refoulement de la cloison : le supérieur à la fin cadue, subglobuleux, plus ou mouns sillonné, prolongé en style long, fertile; l’inférieur persistant, étroit, swbcylindrique ou ovoide, stérile ou renfermant une graine. — Graines ovoïdes. — Cotylédons #liés en long, échancrés. — Radicule incluse, un peu saillante, — (PI. 5, fig. 45.)
R. RUGOSUM AI. — Plante plus ou moins velue, à racine pivotante grêle allongée. Feuilles radicales pétiolées, lyrées, se détruisant de bonne heure ; les caulinaires oblongues, irrégulièrement sinuées-dentées, sessiles et plus petites au sommet de la tige. Fleurs d’un jaune pâle. Grappes fructifères roides, allongées, à pédicelles appliqués, épais, à peine aussi longs que l'article inférieur de la silicule. Celle-ci ordinairement hérissée,, très rarement glabre, à péricarpe très dur, subligneux. Article inférieur plus épais que le pédicelle, subcylindrique ou ovale, à peine anguleux suivant 2 lignes opposées, qui se terminent au sommet à une échancrure de l’article; surface de soudure (visible à la séparation des articles) concave, et présentant au fond une crête mince transversale reliée aux deux bouts avec une échancrure du bord qui rend l’article un peu bilobé. Article supérieyr plus gros, subglobuleux, sillonné longitudinalement de crêtes saillantes à la fin interrompues, à face de soudure convexe, présentant au milieu une dépression transversale reliée aux deux bouts par une ligne saillante à une échancrure du bord qui le rend un peu bilobé. Style conique, anguleux-côtelé à la base, plus long que l'article supérieur et persistant jusqu'à la maturité du fruit. Stigmate grand, très échancré, à lobes à la fin étalés-récurvés. Graine 1 (très rarement 2) dans l'article supérieur, ovoïde, assez petite (1"* 1/2 - 1®*), d’un brun-roux, un peu teintée de brun noirâtre à l'extrémité hilaire, à peu près lisse; celle de l’article inférieur de même longueur mais un peu plus étroite, du reste tout à fait conforme. Radicule plus ou moins saillante hors de la plicature des cotylédons, à sommet dépassant un peu l'extrémité cotylédonaire. — (). Maiseptembre. — Champs, bords des chemins, lieux cultivés, décombres. C.
Osserv. — Le Crambe maritima L. (Chou marin) n'a pas été rencontré chez nous. — Silicule indéhiscente et bi-articulée, bien plus courte que le pédicelle allongé. Article inférieur court, peu apparent, stipitiforme et stérile. Article supérieur assez gros, globuleuzx ou ovoïde, lisse, uniloculaire et monosperme. Cotylédons pliés en long. Fleurs blanches ou un peu rougeûtres. Plante glabre
et glauque, à feuilles charnues, épaisses, élargies et ondulées ; à souche vivace, épaisse, rameuse, profondément eu foncée dans le sol. 94 +. Mai-juin, — Sables maritimes et rochers.