‹ Flore de la GirondeChapitre 31 sur 72 · MADE · texte numérisé non relu

MADE

— La Teste! Gujan! Uzeste! Arlac! Pompignac! Saint-Jean-d'Illac! Villenave-d'Ornon! etc.

P. CALCAREA Schuliz. — (PI. 7, fig. 9). — Tiges de 1-3 décim., nombreuses, étalées, ordinairement plus ou moins nues inférieurement, munies au sommet des axes principaux de feuilles grantes, obovales. plus ou moins rapprochées en rosettes d'où partent les rameaux florifères simples, dressés, ordinairement groupés par 2-6, plus rarement solitaires, à feuilles oblonques ou lancéolées, bien plus étroites que celles des rosettes! Fleurs ordinairement bleues, plus rarement roses ou blanches, disposées en grappe assez lâche, allongée, multiflore. Aïles elliptiques-oblongues ou obovales, aussi larges ou moins larges que la capsule, mais toujours bien plus longues, à 3 nervures, les latérales anastomosées supérieurement avec la médiane et à nervures éxternes ordinairement assez nombreuses anastomosées entre elles. Caroncule à lobes très inégaux, les latéraux aigus, très grands, atteignant presque la moitié de la longueur de la graine! (Fig. 9, cr). Saveur herbacée. — %. Mai-juin. — Côteaux calcaires, pelouses, prairies, clairières des bois. AR.— Pompignac! Carbon-Blanc! Créon! Le Bouscat! Blaye! Sainte-Eulalied'Ambarès! Bouillac! Fronsac! Saint-Étienne-de-Lisse et toute la chaine de

côteaux calcaires qui longent la Dordogne de Saint-Émilion à Castillon!

OBSERV. — J'ai vu dans un herbier, à Langon, des échantillons de P. austriaca Crantz! indi-

qués comme récoltés à Bieujac, près de la grotte d> « las Poupètes » ; mais je n’ai pu trouver cette plante au site désigné, et je ne crols pas à sa présence dans le département. On la reconnattrait aux caractères suivants : Fouilles inférieures obovales, bien plus grandes que les supérieures, rapprochées en une rosette unique à la base de la plante. Aïles à nervure moyenne très simple ne s’anastomosant pas avec les latérales, qui sont à peine ramifiées. Fleurs petites ainsi que les

capsules, qui ne dépassent pas 3 millim. Caroncule à lobes égaux, très obtus, très courts, ne dépassant pas le quart de la graine. Saveur amère.

Famizze 12. — FRANKENIACEÉES.

Fleurs hermaphrodites, règulières, sessiles et solitaires. — Calice gamosepale, tubuleux, 4-5-fide, persistant, à lobes égaux, à préfloraison valvaireinduplicative. — Corolle à 4-5 pétales hypogynes, libres, égaux, à préfloraison imbriquée, longuement onguicules, à onglet pourvu intérieurement d'une lamelle membraneuse adnée, — Étamines ordinairement 6,arement 4-5, hypogynes, libres ou parfois un peu cohérentes à la base, alternant avec les pétales. — Filets persistants. — Anthères extrorses, biloculaires, versatiles, s'ouvrant par des fentes longitudinales. — Ovaire libre, sessile, trigone ou tétragone, uniloculare, à 3-4 placentaires pariétaux nerviformes. — Ovules ordinairement nombreux, bisériés, fixés à de longs funicules, ascendants, anatropes, à micro-

pyle infère. — Style filiforme divisé au sommet en 3-4 branches stigmatifères. — Capsule wniloculaire s'ouvrant par déhiscence loculicide en 5-4 valves, médio-placentifères. — Graines ascendantes à testa crustacé; hile basilaire, raphé linéaire, chalaze apicale. — Embryon droit occupant l'axe d'un albumen farineux. — Cotylédons ovoïdes-oblongs. — Radicule courte, infère, rapprochée du hile.

Tige herbacée ou sous-frutescente, très rameuse, à rameaux térètes articulés aux nœuds. — Feuilles petites, opposées, entières, sans stipules. — Fleurs solitaires dans les dichotomies, formant par leur ensemble des cymes denses et feuillées. — Plantes des rivages maritimes.

Erankenia L. (Fraxkënie).

Filets des étamines subulés, élargis inférieurement. — Style filiforme, trifide, à branches portant les stigmates sur la face interne. — Capsule uniloculaire, multiovulée, à 3-5 valves médio-placentifères.

F. HIRSUTA L. (Boiss. F1 orient.! Willkomm Prodr. Hisp.!). — Plante vivace à tiges dures, très rameuses. — Feuilles linéaires ou oblongueslinéaires à bords revolutés, ciliées à la base. — Limbe des pétales denticulé, dépassant très longuement le calice. — Représenté par l'espèce secondaire suivante :

F. lævis L. (Gr. Godr. F1. fr.!); (F. hirsuta var. a lævis Boiss.! Willk.!) — Tiges, feuilles et calices glabres ou glabrescents. Feuilles faiblement ciliées à la base. Pétales roses ou violacés. — %. Juin-juillet. — Prés salés, lieux sablonneux maritimes. C. aux bords de l'Océan. — Le Verdon! La Teste! Arcachon! le cap Ferret! etc.

FAmice 13 — CARYOPHYLLÉES.

Fleurs régulières, hermaphrodites, devenant parfois unisexuelles par avortement. — Calice à 3-4 sépales libres ou soudés inférieurement, à préfloraison imbriquée. — Corolle à 5-4 pétales libres, à préfloraison imbriquée ou imbriquée-tordue, insérée sous l'ovaire ou sur un disque hypogyne, rarement nulle par avortement. — Étamines insérées avec la corolle, en nombre égal à celui des pétales ou en nombre double, libres entre elles. — Anthères bilobées, introrses. — Ovaire libre, souvent porté sur un gynophore, à 2-5 carpelles, à une seule loge résultant de la résorption des cloisons, rarement à 2-5 loges. — Ovules ordinairement nombreux, ascendants ou horizontaux, courbés ou rare-

ie

ment pliés, insérés sur un placenta central ou à l'angle interne des loges. — Styles 2-5, libres, à face interne stigmatifère.— Fruit souvent stipité, rarement bacciforme-indéhiscent, ordinairement capsulaire, le plus souvent polysperme, en général uniloculaire par oblitération des cloisons, plus rarement à 2-5 loges plus ou moins incomplètes, s'ouvrant par des valves ou des dents en nombre égal à celui des carpelles ou en nombre double. — Graines fixées sur un placenta central ou à l’angle interne des loges, ascendantes ou horizontales, réniformes ou scutiformes, à testa généralement plus ou moins tuberculeux. — Embryon ordinairement annulaire ou semi-annulaire embrassant l'albumen farineux, rarement plié ou droit enveloppé par l’albumen. — Radicule ordinairement rapprochée du hile. |

Tiges ordinairement dichotomes, à articulations fréquemment plus ou moins renflées. — Feuilles opposées, entières, souvent connées.à la base, ordinairement sans stipules, parfois munies de stipules membraneuses. — Fleurs en cymes dichotomes, en cymes unilatérales on en glomérules, parfois solitaires.

ANALYSE DES GENRES

| Calice à sépales soudés en tube, au moins dans leur moitié inférieure! —fts-

ruines insérées avec les pétales au sommet du pied plus ou moins développé qui porte l’ovaire.— Pétales àonglet ordinairement très allongé (Sèilénées)........,.., 2

il È 0 2 Calice à sépales libres ou soudés légèrement à la base ! — Etamines insérées sur un disque plus ou moins développé qui entoure la base de l'ovaire. — Pétales à onglet court, quélquefois nuls (Alsinées)......,........,............ SCO 0000 ] Sous-FAMILLE 1. — SILÈNÉES.

9 à Fleurs dioïques. — Capsule à dix dents (1)....... SSD ouesenecreeu us LOL UNIL ” | Fleurs hermaphrodites. — Capsule à 4-5-6 dents ...........,...... se sisfeels sie ee 2 PES 3 3 { Calice entouré d’un calicule à sa base................,......... .... Diantnus: lCblics dépourvu de chltaule: . 2e eee Lab A ets te ES

DOME R RE 2e een sesementeeesuseesesnecreerectec ss eseneeeer- TI CLIE 6]

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Pétales à onglet très court. — Calice campanulé....,..,............. Gypsophila. Pétales longuement onguiculés.— Calice tubuleux...,.............. Saponaria.

DIVINE EEE seb ananbeRe berne bee sec stur eee ere OC 7/1

Fruit bacciforme indéhiscent! globuleux, noir à la maturité ....... .. Cucubalus. Fruit capsulaire s'ouvrant au sommet par 6 dents! ovoïde ou ovoïde-conique, plus F

tt 7 | rarement globuleux, jamais noir à la maturité......,..,............... Silene,

(1) Si la capsule est en apparence à 10 dents (en réalité à 5 dents bifides) sans que les fleurs soient dioïques, c'est le Lychnis læta. Il pourrait arriver très exceptionnellement qu'un Melandrium fût hermaphrodite : on le distinguerait alors du L. læta à ses feuilles larges de 2 centim. environ, et non étroites et n'ayant pas un centimètre de largeur. — Mais c'est là un accident qui est d’une rareté extrême et dont il n'y a guère lieu de se préoccuper.

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Sous-FAMILLE 2. — ALSINÉES.

8 Feuilles munies à leur base de petites stipules membraneuses vu scarieuses........ 9 Feuilles complètement dépourvues de stipules:........ Sete epson lee 10 Styles 5 ! — Feuilles paraissant verticillées .............. Ebounhdoe Sperqula.

9 { Styles 3! — Feuilles souvent munies de fascicules de feuilles à leur aisselle, mais ne

paraissant pas verticillées ..........,....., CCE HÉ S none Sperqularia.

10 Pétales biñdes ou bipartits....,...... BAS FOOT PHP ORNE sbisteleraiate ÉODD TRADE “aa 41 Pétales entiers vu à peine émarginés ou denticulés, quelquefois nuls..,..., ......., 13 SRE Loos do PMR OT Po AMEN HE D 000 BOL DE 00 code Me to cb Stellaria.

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| Capsule cylindrique ou cylindro-conique (souvent arquée à la maturité) s'ouvrant par 10-8 dents égales! — Styles opposés aux sépales! — Feuilles n'étant pas acumuinées-très aiguës, et n'atteignant jamais près de 2 centim. de large sur 4 de long.

AR re sonia date nie dislersels es eh te hialeelellel ele let elors els leliate shieruloenent'euen tel Cerastiuin. Capsule ovoïde s’ouvrant par 5 valves bidentées Es Styles alternant avec les sépales!

— Feuilles acuminées-trés aiguës atteignant près de ? centim. de large Sur 4 de RASE EEE MCE SbbhuAe dE HE ne rn eme sHévogse .….. Malachium.

! Capsule s'ouvrant par des valves ou @es dents en nombre égal à celui des styles ! — Feuilles charnues-succulentes très épaisses, ou bien étroitement linéaires-subfiliformes et associées à des fleurs ordinairement nombreuses et petites n'ayant pas

13 Aimilineide On Re 5e scies see set nee mie noie etn els nel ejelole ali eisteiatate state iete aie 11 Capsule s’ouvrant par des valves ou des dents en nombre double de celui des styles ! — Feuilles non comme ci-dessus, ou bien, sielles sont linéaires, toujours associées

À à des fleurs peu nombreuses assez grandes ayant 6 millim. de long.......,..,.... 46 n Styles 4-5. — Capsule s'ouvrant en 4-5 valves........,.,.... else siatsisi ae Sagina, Styles 3.— Capsule s’ouvrant en 3 valves ,..,........... De bnoobtanbodotaodoont qe 45

Feuilles ovales, charnues et très épaisses! — Fleurs ordinairement solitaires à l'ais-

È selle des feuilles! — Graines peu nombreuses, très grosses (3-12), subpyriformes! TENRESSE nee cesse CEE oa an /oalelalelaas minis sos paslee see ee ie LLONCRCN UT:

Feuilles étroitement linéaires-subulées, n’étant pas RNA très épaisses ! — Fleurs

nombreuses, terminales ! — Graines numbreuses, petites, réniformes!.... Asine.

Feuilles à 3-5 nervures principales, les inférieures assez longuement pétiolées. — Graines luisantes munies d'une strophiole au niveau du hile!...,.. Mœhringia. Feuilles à 4 nervüre principale, sessiles eu les inférieures seulement atténuées à la base. — Graines plus ou moins ternes dépourvues de strophiole !....., ...., Too 47

Styles 4. — Capsule à 8 dents..... Ses s'en disent ele nsc CET OSTTUM:

Ft Styles 3. — Capsule à 6 valves plus ou moins profondes...,.....,,,.., Arenaria.

Sous-FAMizce 1. — SILÉNÉES.

Calice à sépales soudés en tube au moins dans leur moitié inférieure, libres supérieurement. — Pétales à onglet ordinairement très allongé et égalant le tube du calice. — Etamines insérées avec les pétales au sommet du pied

plus ou moins développé (gynophore) qui, s'élevant du torus de la fleur, porte l'ovaire.

Q , Tribu I. — Lychnidées.,

Calice muni de nervures commissurales.

Genre I. — Cueubalus Gærtn. (Cucusares).

Calice campanulé, à 5 lobes, dépourvu de calicule, à tube muni de nervures 2 u FA commissurales. — Corolle à 5 pétales longuement onguiculés, munis d’écailles au-dessus de l'onglet. — Etamines 10. — Styles 3. — Fruit bacciforme-indéhiscent, cloisonné, triloculaire. — Graines arrondies-réniformes, à peu près ù lisses, portant l'ombilic sur le côté.

C. BACCIFER 1. — Tiges de 5-12 décim., faibles, presque grimpantes, se soutenant sur les plantes voisines, pubescentes-velues, à rameaux divariqués. Feuilles brièvement pétiolées, ovales, acuminées. Fleurs d’un blanc verdâtre, très ouvertes, solitaires ou géminées, disposées dans leur ensemble en panicule lâche feuillée. Pétales profondément bifides. Baies noires, luisantes. Graines noires, luisantes, très vaguement granulées. — %. Juin-septembre. — Haies, buissons, lieux frais. C.

Pi Genre II. — Silene L. (Sr).

Calice tubuleux ou renflé, à 5 dents, dépourvu de calicule, à tube muni de nervures commissurales. — Corolle à 5 pétales longuement onguiculés, munis ou non d'écailles au-dessus de l'onglet, — Étamines 10. — Styles 3. — Capsule triloculaire inférieurement, s'ouvrant au sommet par 6 dents. — Graines arrondies-réniformes, plus ou moins tuberculeuses, portant l’ombilie sur le côté.

ANALYSE DES ESPÈCES

\ Calicé RDSORIMENT EIRE. Eee u slee mel se eue seusen se esse secscscecs Cest EE Calice velu ou pubescent, ou cilié-glanduleux au moins sur les côtes......,....,......... 6

Calice florifère renflé-vésiculeux, à nervures non saillantes plus ou moins ramifiées en FPE Ent e nee eas ce eee: Too eue AR AI MO oo. o Calice florifère non vésiculeux, à nervures souvent saillantes nullement ramifiées en

TÉRORU Se sta ile ne slam ie inie sien eee late ee /e. e AIO OR ne te ua

{ Feuilles charnues.— Bractées franchement herbacées. — Graines superficiellement chagrinées, grosses, atteignant 2 millim. de diamètre longitudinal . .......... S, Thorei. Feuilles non charnues. — Bractées presque scarieuses, — Graines chargées d'aspérités saillantes et atteignant à peine 4 millim......,......... essor Se ÉNfIAtA.

Feuilles ovales ou oblongues, au moins les inférieures.........,,,.,...,................ ©

Feuilles toutes très étroitement linéaires................................ S, Portensis.

Pétales à limbe faiblement émarginé., — Fleurs rapprochées en faisceaux serrés. — Calice nullement contracté au sommet à la maturité................,......... *S. Armeria. Pétales à limbe bifide. — Fleurs non rapprochées en faisceaux serrés. — Calice contracté

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Pétales entiers ou à peine émarginés ! — Pédicelles floraux la plupart très courts, n’attei- SHPUDIDAN ICE HULINMIEEeee «12 e1e aleleleisilelela les soins elec aeiese me Diese uie sie eles sien. Let OUI LLC Ce

Pétales à limbe seulement bilobé, à lobes à peu près aussi larges que longs! — Feuilles inférieures atténuées en pétiole bien plus court que lelimbe. — Capsules mûres logées dans Ie calice renflé, non déchiré. — Fleurs franchement roses ou blanches sur les ? faces.

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Pétales à limbe profondément bipartit, à segments étroits bien plus longs que larges! — Feuilles inférieures atténuées en pétiole allongé égalant le limbe. — Capsules déchirant le calice en grossissant. — Fleurs blanches (parfois rosées) en dessus, rougeâtres ou d’un

| Pétales bifides ou bilobés! — Pédicelles floraux la plupart allongés, atteignant souvent | HAUNPIVETAA UT AUETOSEOUS Sas à sosie aie anale dattes ec ess eMade c'ecin se das sa de soie sie Ne ULONS.

S. INFLATA Sm. (Cucubalus Behen L.) — Plante vivace. Souche grèle un peu ligneuse. Tiges fleuries de 2-7 décim., ascendantes ou dressées, souvent rameuses, ordinairement glabres et glauques, rarement plus ou moins velues, accompagnées de jets feuillés naissant de la souche, Feuilles glabres ou denticulées-ciliées, non charnues, oblongues ou ovales-lancéolées, les inférieures atténuées en pétiole, toutes brièvement acuminées ou mucronées. Bractées scarieuses. Fleurs hermaphrodites, très rarement polygames ou dioïques par avortement, ordinairement blanches, en cyme pauciflore terminale, rarement subsolitaires dans les individus appauvris, souvent penchées. Calice glabre ovoïde, renfle-vésiculeux dès avant l'évolution de la capsule, à nervures non saillantes s'anastomosant par de nombreuses nervilles latérales, à dents triangulaires larges, non déchiré à la maturité par la capsule, qu'il enveloppe largement dans tous les sens. Pétales à limbe bipartit, nus ou munis de 2 petites bosses à la gorge. Capsule globuleuse, luisante, plus courte que le calice enveloppant, à carpophore ou support épais et glabre égalant en longueur le tiers ou la moitié de la capsule müûre. Graines petites (à peine 1"*), noires, hérissées d'aspérités saillantes. —- %. Juin-septembre. — Lieux ineultes, bords des chemins, moissons. C.

S. THOREI L. Dufour. (Cucubalus Fabarius Thore, Chloris; Silene crassifolia Thore, Prom.). — Plante vivace, glabre. Souche longue, rameuse, à divisions jaunâtres, cassantes, rampantes, produisant des radicelles filiformes, émettant des tiges fleuries de 1-2 décim. couchées à la base et des jets stériles

ascendants. Feuilles ovales, charnues, denticulées-ciliées, très brièvement

acuminées, ou obtuses et même arrondies au sommet, atténuées à la base, du moins les inférieures, qui sont parfois presque spatulées. Bractées franchement herbacées. Fleurs hermaphrodites ordinairement dressées, blanches, disposées en cymes terminales pauciflores, ou même solitaires. Calice glabre, ovoïde, r'enflé-vésiculeux dès avant l'évolution de la capsule, à nervures non saillantes s'anastomosant par des nervilles latérales, à dents triangulaires larges, non déchiré à la maturité par la capsule, qu'il enveloppe largement dans tous les sens. Pétales à limbe bipartit, munis de 2 bosses saillantes à la gorge. Capsule globuleuse, luisante, plus courte que le calice, portée par un carpophore épais et glabre qui atteint ou dépasse en longueur la moitié de la capsule, Graines grosses (2"") d'un gris noirâtre et terne et superficiellement chagrinées, — %. Mai-juillet. — Sables maritimes. C. sur le littoral.

S. CONICA L. — Plante annuelle de 1-3 décim., à racine pivotante. Une ou plusieurs tiges dressées, simples ou rameuses, pubescentes-cendrées, presque tomenteuses ainsi que les feuilles, qui sont linéaires-lancéolées. Fleurs roses, en cyme dichotome ou subunilatérale, parfois solitaires terminales. Calice pubescent, conique, ombiliqué à la base, à 530 nervures saillantes, simples, non anaslomosées latéralement par des nervilles, à dents longues et subulées; le fructifère non déchiré par le développement de la capsule, qu'il embrasse peu largement. Pétales à limbe très petit, échancré ou subbilobé, muni d'écailles à la gorge. Capsule ovoide-conique, remplissant presque le calice et dépassée par lui, à carpophore #ul, à péricarpe dur et résistant, à dents non épaissies-calleuses au sommet. Graines petites (moins de l**) ternes, grisàtres ou d’un gris noirâtre, arrondies, planes sur les faces, largement et peu: profondément canaliculées sur le dos, superficiellement chagrinées, à granulations faciales disposées en séries rayonnantes, les dorsales en séries longitudinales.-— (+), Juin-juillet. — Dunes et lèdes sèches du Verdon!

S. GALLICA (L.) G. G. F1. fr.! — Plante annuelle à racine pivotante. Tige de 2-4 décim., dressée ou ascendante, simple ou rameuse, plus ou moins pubescente-visqueuse. Feuilles inférieures obovales-spatulées ou oblongues spatulées, mucronées, les supérieures linéaires aiguës. Fleurs petites, d'un blanc jaunâtre ou plus souvent rosées, la plupart à pédicelle plus court que le calice, disposées en fausses-grappes terminales souvent unilatérales, spiciformes. Calice velu-glanduleux, non ombiliqué à la base, d'abord cylindrique puis ovoide et contracté au sommet, à dix nervures simples un peu saillantes, non anastomosées, à dents aiguës lancéolées-subulées, non déchiré à la maturité par la capsule, qu'il embrasse étroitement. Pétales bl:ncs ou rosés, entiers ou denticulés, ou émarginés, munis d'écailles à la gorge. Capsule ovoïde, remplissant le calice à la maturité et à peu près de même longueur que lui, subsessile, à carpophore épais et extrêmement court, à péricarpe peu résistant, à dents non épaissies-calleuses au sommet. Graines petites (moins

Er

de 1"*), réniformes, déprimées sur les faces, superficiellement et largement canaliculées sur le dos, chagrinées, à granulations sériées-rayonnantes sur les faces de la graine, longitudinalement sériées sur le dos. — (:). Juin-juillet, — Terrains sablonneux, moissons. C. — Se présente sous 2 formes :

S. gallica D.C. F1. fr.! — Grappe fructifère à capsules dresséesapprimées, les inférieures parfois écartées de l'axe. Fleurs concolores. — C.

Le S. quinquevulnara L., non rencontré dans nos limites, se distingue par ses pétales à lümbe pâle sur les bords et taché de pourpre au centre.

S. anglicu L. — Boreau! — Grappe fructifère à capsules toutes élalées, les inférieures parfois divariquées ou même réfléchies. Fleurs concolores. Dents du calice souvent plus longues que dans la forme précédente et plus récurvées à l'extrême maturité. Pétales plus souvent échancrés. Feuilles ordinairement plus étroites. — AR. — Libourne, Saint-Loubès, Carbonnieux (Desmoulins).

Forme maritèma Nob. — Capsules étalées plus courtes, presque sphériques. Feuilles petites, Zinéaires. Plante peu élevée (10-15 cenüm.) ordinairement unicaule. — Le Verdon, à l'embouchure de la Gironde !

OBsERv. — Le S, pendula L, se rencontre fréquemment sorti des jardins, où on le cultive comme plante d'ornement. On le reconnaîtra à son calice d'abord cylindrique, puis oblong, enfin très renflé sur le fruit, en forme de poire arrondie, enveloppant largement la capsule et marqué de dix côtes vertes très saillantes et ciliées-glauduleuses, séparées par 10 sillons profonds et larges, blanchâtres. assez transparents, qui rendent le calice largement plissé; à ses pétales grands, roses sur les 2 faces (ou blancs), bilobés, à lobes à peu près aussi larges que longs ; à ses feuilles uvales-Jancéolées, les inférieures atténuées en pétiole plus court que le limbe.

S. PORTENSIS L.; Gr. et Godr.! (Silene bicolor Thore!). — Plante annuelle à racine blanche, grêle, longue, pivotante. Tige de 1-3 décim. grèle, rameuse, un peu pubérulente à la base, plus ou moins visqueuse supérieurement. Feuilles étroitement linéaires, aigquès, pliées en gouttière et mucronées au sommet, finement et courtement ciliées, surtout vers la base. Bractées sétacées. Fleurs longuement pédicellées, disposées en cymes lâches. Calice glabre, non ombiliqué à la base, allongé, à dents courtes et ciliées marqué de 10 nervures un peu saillantes, droites, non ramifiées; d'abord cylindrique, puis renflé supérieurement en massue très épaisse à la maturité, sa partie inférieure restant longuement grêle. Pétales à limbe bifide, munis à la gorge d'écailles courtes et aiguës, blancs en dessus, rougeâtres en dessous, odorants vers le soir. Capsule ovale-subglobuleuse à dents fortement épaissies-calleuses au sommet, plus courte que le long carpophore grêle et pubescent qui la porte. Graines grisätres-cendrées ou d’un brun rougeâtre, petites (moins de 1%*), planes sur le dos et sur les faces à la parfaite ma-

LAS . , : . 4 \ Mal turité, chagrinées, à granulations faciales sériées-rayonnantes, les dorsales sériées longitudinalement. — (:), Juin-septembre. — Sables du littoral, terrains sablonneux de l’intérieur, bois, landes. C.

Ogserv.— Le S. armeria L. se rencontre parfois sorti des jardin+, où on le cultive comme plante d'ornement. Voici ses caractères: — Plante annuelle. Tige grêle, dichotome, Fleurs roses, n0mbreuses, rapprochées en faisceaux serrés terminaux. Calice étroit, allongé, tubuleux-claviforme, à dix nervures non rameuses. Pélates à peine émarginés. Capsule ovale-oblongue, plus courte que le long carpophore grêie qui la porte. Feuilles ovales-lancéolées. Plante absolument glabre et d'un vert glauque, visqueuse au-dessous des nœuds supérieurs.

S. CRETICA L. (S. annulata Thore!—- S. clandestina Duby, Laterr.!}. — Plante annuelle. Racine grêle, pivotante. Tige de 3-8 décim., d'un vert gai, glabre ou pubescente aux nœuds inférieurs, un peu visqueuse au sommet. Feuilles inférieures oblongues-obovées, apiculées, atténuées en pétiole, pubescentes, les supérieures étroites, lancéolées-linéaires ou linéaires, acuminées, presque glabres. Fleurs roses, petites, dressées, très longuement pédicellées, formant une fausse-grappe lâche, irrégulière. Bractées herbacées, linéaires, longuement acuminées, bien plus courtes que le pédicelle grêle. Calice glabre, court, ovoïde, à dix nervures saillantes non rameuses, à dents lancéolées aiguës, très renflé et presque globuleux à la maturité du fruit et resserré à la gorge et à la base. Pétales à limbe bifide, plus courts ou plus longs que le calice, munis à la gorge de 2 écailles allongées aiguës. Capsule à peu près de la longueur du calice, couverte de fines granulations non sériées, globuleuse-subconique, 7-8 fois plus longue que le carpophore glabre et très court qui la porte et à dents non épaissies-calleuses au sommet. Graines brunes largement et superficiellement canaliculées sur le dos, à faces presque planes, tuberculeuses, à tubercules saillants sériés radialement sur les faces de la graine et longitudinalement sur le dos. — (:). Juin-jüillet et quelquefois en mai. — Les champs de lin, à Guitres, où cette plante abonde. RR. à Gujan (Chantelat) et aux environs de La Teste; C. dans les Landes, où on

l’appelle Maydoulin.

S. NUTANS L. — Plante vivace. Souche presque ligneuse, rameuse, à divisions courtes, grisätres, émettant des rameaux courts, feuillés et stériles formant gazon et des tiges fleuries de 3-5 décim. dressées ou ascendantes qui sont peu feuillées, presque simples, .pubescentes, visqueuses supérieurement. Feuilles souvent velues, plus rarement glabres sur les faces et ciliées sur les bords : les radicales spatulées-mucronées ou oblongues-aiguës, longuement atténuées en pétiole ; les caulinaires lancéolées ou linéaires. Bractées lancéolées, acuminées. Panicule lâche, allongée, à rameaux dirigés du même côté, infléchis à chaque nœud au moment de la floraison. Fleurs blanches ou jaunâtres ou livides ou un peu rosées ‘en-dessus, rougeâtres ou d'un jaune verdâtre en dessous. Calice pubescent, glanduleux et visqueux, à dents lancéolées, d'abord tubuleux, à 10 nervures simples un peu saillantes, puis renflé-obové par le développement de la capsule, qui le remplit étroitement et le fend à la fin

presque jusqu'à la base. Pétales à limbe profondément bifide ou bipartit, munis à la gorge de 2 écailles lancéolées aiguës. Capsule ovoïde-conique, à la fin bien plus longue que le calice, à dents fortement épaissies-calleuses au sommet, à carpophore pubérulent (parfois glabrescent) 3 fois plus court que le fruit. Graines petites (à peine 1*"), réniformes, noirâtres, chagrinées, à granulations disposées en séries rayonnantes sur les faces de la graine et longitudinales sur le dos; faces planes; dos largement et peu profondément canaliculé. — %. Mai-août. — Lieux pierreux, coteaux arides. C.

OBSERV. — On trouve en abondance à Royan le S. Olites Sm., à fleurs peliles, polygames ow dioïques, d'un vert jaunätre et disposées en petits bouquets verticillés, à pétales nus à la gorge, linéaires, entiers, à étamines exsertes, à feuilles presque toutes radicales, ciliées, spatulées, longuement rétrécies en pétiole, les supérieures linéaires, en paires écartées.

Genre III. — Méelandreïiwum Rœhl. (Méraxorw).

Calice tubuleux plus ou moins renflé,. à 5 dents, dépourvu de calicule, — Corolle à 5 pétales longuement onguiculés, munis d'écailles à la gorge. — Étamines 10.— Styles 5.— Capsule à la fin uniloculaire, s'ouvrant aw sommet par 40 dents rapprochées par paires. — Graines réniformes, tuberculeuses, portant l’ombilic sur le côté. — Fleurs dioïques par avortement.

ANALYSE DES ESPÈCES

Fleurs blanches. — Calice à dents obtuses au sommet, — Dents de la capsule ouverte dressées.....

ennemie eee secte LHÉRCEE CAE REUE LHbhbe one ÉLEVÉE Tia deecsses | IMsPratense. Fleurs roses ou purpurines. — Calice à dents aiguës. — Dents de la capsule ouverte roulées en HORDE ER ele aies emo ÉD CLÉ Feed ne eee ann eee Da mars at nl rate nie ns minis ee ile SULUESUE.

M. PRATENSE Rœæhl. /Melandr. dioicum Coss. et Germ.; Lychnis dioica D.C., F1. fr.; L. vespertina Sibth; Silene pratensis G.G.).— Plante vivace. Souche subcespiteuse à racine pivotante. Tiges de 4-9 décim., ascendantes ou dressées, rameuses supérieurement, velues, un peu glanduleuses au sommet. Feuilles pubescentes, les radicales et les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures lancéolées. Fleurs dioiques, blanches, s'ouvrant le soir et alors odorantes, un peu penchées, disposées en cyme lâche et dichotome. Calice velu-glanduleux à dents linéaires obtuses, à peine renflé dans les fleurs mâles, devenant ovoïde dans les fleurs femelles. Pétales bifides. Capsule grosse, ovoïde-conique, sessile, à dents dressées après la déhiscence ou légèrement étalées. Graines tuberculeuses, à tubercules saillants mais obus. — %. Mai-octobre. — Lieux cultivés, décombres,

: bords des chemins, haies, ete. C.

M. SILVESTRE Rœhl. (Lychnis sylvestris Hoppe: L. diurna Sibth; Silene diurna G. G.).— Plante vivace. Souche cespiteuse à racine pivotante.

Tiges de 3-8 décim., dressées ou ascendantes, rameuses supérieurement, velues, un peu glanduleuses au sommet. Feuilles grandes, pubescentes, les radicales et les inférieures atténuées en pétiole, les supérieures ovalesacuminées ou oblonques-acuminées. Fleurs dioiïques d'un beau rouge, inodores, s'ouvrant le jour, ordinairement un peu penchées, en cyme làche et dichotome ordinairement pluriflore. Calice velu-glanduleux à dents lancéolées aiguës, à peine renflé dans les fleurs mâles, devenant ovoïde dans les fleurs femelles. Pétales bifides. Capsule ovoïde, sessile, à dents roulées en dehors après la déhiscence. Graines tuberculeuses, à tubercules

saillants, aigus. — %. Mai-août. — Bois et prés humides, buissons ombragés. Peu commun. — Bieujac! Blaignac! Uzeste! Préchac! — Gradignan

(Banon). — Saint-Morillon, canton de la Brède! etc.

OBsErv.— Ces deux plantes sont encore extrêmement rapprochées et laissent deviner une origine commune ; mais je ne connais pas de transitions actuelles entre l’une et l'autre,

Genre IV. — Lychnis Tourn. (Lycuxine).

Calice tubuleux se renflant plus ou moins, à 5 dents, dépourvu de calicule. — Pétales 5 longuement onguiculés, munis ou non d'écailles à la gorge. — Styles 5. — Capsule ordinairement uniloculaire, s'ouvrant au sommet par 5 dents entières ou rarement bifides. — Graines réniformes tuberculeuses portant l’ombilic sur le côté. — Fleurs hermaphrodites.

Limbe des pétales profondément découpé en 4 lanières linéaires........ L. Flos-Cuculi. Limbe des pétales entier ou émarginé ou bilobé.................r.emoesveoese seen 00 eu T Divisions du calice dépassant très longuement la corolle................... I, Githago. Dents du calice plus courtes que la corolle.......,...,..,,... ss vonssssceccsrs eee ES

Plante drapée d’un tomentum blanc mou et soyeux. — Pétales à limbe largement arrondi,

DIRE pates sols rie se: - ses ee dep esesh-- delete eee rare euros LD. COronaria. Plante glabre. —J'étales a limbe étroit... .......,..osesersessoccseceosssese HET

+ Capsule à 5 valves bifides.

L. CORSICA (L. corsica Lois. et L. læta Aït.). — Plante annuelle à racine grêle pivotante. Tige glabre et grêle de 1-3 décim. Feuilles glabres, les radicales en rosette, oblongues ou oblongues-linéaires, atténuées en pétiole, les supérieures linéaires-aiguës. Fleurs faiblement rosées, portées sur de longs pédoncules grêles. Calice glabre, d'abord subcylindrique, puis renflé-turbiné à la maturité, à dix nervures saillantes dont les intervalles membraneux transparents sont occupés longitudinalement, en leur milieu, par une bande d'un tissu plus serré, etroite, fusiforme, qui part de

la base du tube et n'en alleint pas tout à fait le soinmet. Dents triangulaireslancéolées, aiguës. Pétales à limbe étroit, tantôt à peine échancré, tantôt assez longuement bilobé, munis à la gorge de 2 petites écailles aiguës. Anthères ovales ou un peu oblongues. Styles 5. Capsule ovoïde, 4-5 fois plus longue que le carpophore. Graines petites, d'un brun noirâtre, réniformessubsphériques, à faces et à dos arrondis sans angles latéraux, tuberculeuses, à tubercules saillants, subpyramidaux, un peu obtus, tous sériés en lignes parallèles et concentriques suivant la longueur de la graine. — (:). Avriljuin. — Nous n'avons que la forme suivante :

L. læta Ait. /Silene læta G.G.; L. palustris Brot.). — Pédoncules non ou très peu anguleux. Calice légèrement ombiliqué à la base. Pétales à limbe plus longuement exsert et ordinairement plus découpé au sommet que dans la plante de Corse. Anthères plus courtes, ovales. Capsule proportionnément plus élargie, ainsi que le calice. — (:). Mai-juin. — Lèdes du cap Ferret! Arès! La Hume (Chantelat). — Grayan! (Deloynes).

++ Capsule à 5 valves entières.

+ Valves opposées aux feuilles calicinales.

ne

L. FLOS-CUCULI L. — Plante vivace. Souche cespiteuse. Tiges de 3-6 décim., dressées ou ascendantes, rameuses supérieurement, rudespubescentes, à poils courts et réfléchis, un peu visqueuses et ordinairement rougeàtres au sommet. Feuilles glabres, ciliées-aranéeuses à la base : les inférieures oblongues, longuement atténuées en pétiole ; les supérieures oblonœues-lancéolées ou linéaires, aiguës, dressées. Fleurs roses, rarement blanches, disposées en cymes terminales ou lächement paniculées. Bractées petites, linéaires-subulées. Calice glabre, souvent rougeâtre, marqué de 10 côtes verdâtres ou d'un vert rougeâtre assez saillantes, séparées par des intervalles membraneux; dents triangulaires; calice fructifère subglobuleuxcampanulé. Pétales à limbe profondément divisé en 4 lanières inégales linéaires ou linéaires-oblongues, et munis à la gorge de 2 écailles bifides subulées. Capsule sessile, presque globuleuse. Graines petites, noires, convexes sur le dos et sur les faces, hérissées de petits tubercules aigus. — %. Mai-juillet. — Prés humides, bords des eaux, lieux marécageux. C. — On cultive assez souvent dans les jardins une variété à fleurs doubles de

cette espèce.

L. CORONARIA Lam. (Agiostemma coronaria L.). — Plante vivace. Souche ligneuse à divisions émettant des rosettes de feuilles et des tiges fleuries ascendantes ou dressées. Tiges de 4-8 décim., mollement drapées ainsi que toule la plante d'un lomentum blanchâtre, doux et soyeux. Feuilles grandes ct larges : Les inférieures oblongues-lancéolées, atténuées en pétiole ;

les supérieures oblongues-lancéolées ou ovales -lancéolées, sessiles. Fleurs grandes, purpurines, rarement blanches, portées par de très longs pédoncules épais et dressés et disposées en cymes lâches et pauciflores. Calice oblong, soyeux-tomenteux et comme drapé, épais, coriace, à dix nervures saïllantes plus ou moins dissimulées sous le tomentum, à dents linéaires-subulées. Pétales à limbe large, arrondi, entier ou émarginé, dépassant longuement le calice, munis à la gorge de deux écailles lancéolées aiguës. Capsule sessile, oblongue, à dents révolutées après la déhiscence. Graines petites, réniformes, noires, convexes sur le dos, tuberculeuses, à tubercules assez saillants mais obtus. — %. Mai-juillet. — Bois, lieux pierreux. R. — Les bois de Figeac, entre Libourne et Saint-Émilion! — Tertres, broussailles et haies du village de Drouillard, près de Coutras! (abbé Lussac). — Bords des chemins sur les côteaux de La Tresne et de Bouillac! — Cultivé et parfois sorti des jardins.

++ Valves alternant avec les feuilles calicinales.

L. GITHAGO Link (Agrostemma Githago L.). — Plante annuelle à racine pivotante. Tige de 3-10 décim., dressée, irrégulièrement rameusedichotome au sommet, couverte ainsi que toute la plante de longs poils dressés ou dressés étalés, un peu rude au toucher. Feuilles linéaires-aiguès très longues. Fleurs grandes, d’un rouge violet, rarement blanches, portées par de très longs pédoncules ou solitaires au sommet de la tige et des rameaux. Calice oblong-ovoïde longuement velu-hérissé, très coriace et très épais, à 10 côtes rapprochées épaisses et très saïllantes, à divisions linéaires aiguës plus longues que le tube et dépassant longuement les pétales. Pétales à limbe obovale tronqué ou un peu émarginé, complètement nus et dépourvus d'écailles ou de saillies à la gorge. Capsule ovoïde, sessile, à dents dressées après la déhiscence. Graines noires, {rès grosses (3"" environ), réniformesanguleuses-subsphériques, un peu arrondies sur le dos, tuberculeuses, à tubercules superficiels au centre des faces de la graine, très saillants et coniques à la périphérie et sur le dos. — (:). Juin-août. — Les moissons. C,

Tribu 11. — Dianthées. LtñÀ

Catice dépourvu de nervures commissurales.

Genre V. — Saponaria L. (Sapoxax).

Calice tubuleux, cylindrique ou anguleux, à 4-5 dents. — Calicule nul. — Corolle à 5 pétales longuement onguiculés, munis où non d'écailles à la gorge. — Étamines 10. — Styles 2. — Capsule s’ouvrant au sommet par 4 dents. — Graines réniformes, tuberculeuses, portant l'ombilic sur le côté.

S.-GENRE 1. — SAPONARIA. — Calice cylindrique. — Ovaire uniloculait e.

S. OFFICINALIS L.— Plante vivace. Souche rameuse, traçante. Tiges de 3-6 décim., dressées, rameuses au sommet, presque glabres. Feuilles ovales ou oblongues ou lancéolées : les supérieures sessiles, les intermédiaires subpétiolées, les inférieures nettement atténuées en pétiole. Fleurs grandes, brièvement pétiolées, d'un rose pâle ou lilas, en fascicules constituant par leur ensemble une panicule compacte. Calice glabre, allongé, ombiliqué, cylindrique puis renflé au milieu à la maturité, à 4 dents inégales, courtes, acuminées. Pétales à limbe obovale, entier ou émarginé, dépassant longuement le calice, munis à la gorge d'écailles linéaires-subulées. Capsule oblongue à carpophore épais et très court, à dents roulées en dehors après la déhiscence. Graines noires, grosses (l"" 1/2), réniformes, convexes sur le dos et sur les faces, chagrinées, à tubercules assez saillants mais obtus, plus ou moins nettement sériés dans le sens de la longueur de la graine. — %. Juin-septembre. — Bords des champs, des fossés et des chemins, haies, berges des rivières. C. — Souvent cultivé à fleurs simples ou doubles.

fer.

S.-GENRE 2. — VACCARIA. — Calice ovoïde-pyramidal à 5 angles accrescents. — Ovaire pluriloculaire à la base.

S. VACCARIA L. (Gypsophylla Vaccaria Sibth.; G.G.— Vaccaria pyramidala Rchb.). — Plañte annuelle de 3-6 décim., glabre, un peu glauque, dressée, rameuse dichotome au sommet. Feuilles sessiles, oblongues-lancéolées, un peu connées à la base. Fleurs roses en cyme lâche, dichotome, corymbiforme. Pédoncules longs, épaissis au sommet. Bractées plus ou moins membraneuses, acuminées. Calice ovoide-pyramidal, à 5 angles accrescents, le fructifère à angles ailés. Dents égales, triangulaires. Pétales nus, à limbe obovale irrégulièrement denté. Capsule ovoïde, à peu près sessile. Grainps noires,grosses (2°), à peu près globuleuses, couvertes de très petits tubercules ou granulations hémisphériques non distinctement sériés, non contigus par leur base, séparés ordinairement par des intervalles plus grands que leur diamètre. — (+). Juin-juillet. — Moissons, décombres. R. — Pézeu, Mérignac, Toulenne! — Blaye (Hullé). — Route de Villandraut à Laferrière ! (Desmoulins).

Genre VI. — Gypsophila L. (GyPsopire).

Calice campanulé à 5 dents. — Calicule nul. — Corolle à 5 pétales courtement onguicules, dépourvus d'écailles et d'appendices à la gorge. — Étamines 10, — Styles 2. — Capsule s'ouvrant au sommet par 4 dents. — Graines réniformes, tuberculeuses, portant l'ombilic sur le côté.

G. MURALIS L. — Plante annuelle. Tige de 5-15 centim., légèrement pubescente-scabre à la base, à rameaux nombreux subfiliformes, étalés. Feuilles

étroitement linéaires, aiguës, atténuées aux deux extrémités. Fleurs petites, roses, striées, rarement blanches, disposées en cyme lâche feuillée et portées sur de longs pédoncules capillaires épaissis au sommet. Calice campanulé. Pétales étroits, cunéiformes, tronqués, émarginés ou crénelés. Capsule ovoïde à carpophore court. Graines petites, noires, réniformes, finement chagrinées, à granulations émoussées, celles des faces sériées-rayonnantes, celles du dos

sériées longitudinalement. — (+). Juillet-septembre. — Champs, lieux sablonneux, mares desséchées. AR. — Libourne! Saint-Ciers - Lalande! Cenon!

Cazats ! — Carbonnieux ! (Lespinasse).

Genre VII — Bianthus L. (Œuzrer.

Calice tubuleux-cylindrique ou tubuleux-pentagonal ou campanulé, muni à sa base d'un calicule composé de bractées imbriquées. — Corolles à 5 pétales

en général longuement onguiculés. — Etamines 10. — Styles 2. — Capsule s’ouvrant au sommet par 4 dents. — Graines déprimées-lenticulaires, scuti-

formes, apiculées, plus ou moins relevées par les bords, chagrinées, portant l’ombilic au centre d'une des fuces.

ANALYSE DES ESPÈCES

Calice campanulé! (à 5 fortes nervures saillantes ou côtes) — Pétales à limbe longuement { atténué, passant insensiblement à l'onglet court.............. sen D. saxifragus. Calicetubuleux!— Pétales à limbe plus ou moins brusquemment rétréci en onglet très long. 2

Bractées et écailles herbacées, vertes, trés velues, les extérieures dépassant le calice. ......

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