‹ Flore de la GirondeChapitre 30 sur 72 · EN 4 À, LE · texte numérisé non relu

EN 4 À, LE

B. -- Secr. Melanium (Pensées).

Les 4 pétales supérieurs dirigés en haut. — Style coudé à la base. — Stigmate en lête grosse urcéolée-subglobuleuse, muni ordinairement à la base de 2 faisceaux de poils. — Plantes annuelles (dans nos espèces).

V. TRICOLOR L. — Coss. et Germ. — G.G. — Plante annuelle. Tiges anguleuses, solitaires ou nombreuses, de 1-4 décim., dressées ou ascendantes, glabres ou presque glabres. Feuilles pétiolées, glabres ou légèrement pubescentes-hérissées, ovales-oblongues ou oblongues ou lancéolées, crénelées ou crénelées-dentées, atténuées à la base ou les inférieures sub-cordées. Stipules plus ou moins foliacées, pinnalipartiles-lyrées, à lobes latéraux linéaires, le terminal plus grand, crénelé ou subentier, parfois aussi grand quela feuille. Fleurs jaunes ou violettes, ou offrant plusieurs nuances mélangées. 4 pétales redressés, l’inférieur large, échancré ou entier, prolongé en éperon qui dépasse ordinairement un peu les appendices du calice. Style coudé à la base. Stigmate urcéolé-subglobuleux. Pédoncules fructifères fortement arqués au sommet. Capsule ovale ou oblongue, plus ou moins subtrigone, glabre. — (-). Mai-octobre. — Champs en friche, moissons, lieux vagues. — Présente des formes nombreuses :

a. — Corolle grande, à nuances ve'outées,

V. tricolor vulgaris Koch. (V. tricolor Bor.). — Pétales à nuances veloutées, dépassant longuement le calice, les supérieurs d’un violet foncé, les 3 inférieurs jaunes à la base, où ils sont striés de violet, et violets à la partie supérieure, ou bien entièrement violets. — AC.

b. — Corolle petite, dépassant peu le calice, entièrement jaune ou d’un jaune nuancé de violet plus ou moins pâle (V. arvensis Murr.).

y. segetalis Jord. — (PI. 6). — Lobe médian des stipules étroit, peu foliacé, entier ou à peine denté. Tige simple ou à rameaux dressés sortant de la tige à angle aigu. Capsule assez courte, mais sensiblement plus longue que large. — C.

no ù-d.

V. agrestis Jord. — (PI. 6). — Lobe médian des stipules grand, fortement crénelé et semblable aux feuilles. Tige ordinairement rameuse, à rameaux étalés-divariqués, sortant de la tige à angle droit. Entrenœuds plus courts que les feuilles. Pédoncules étalés. Capsule elliptique, presque 2 fois aussi longue que large. — C.

V. ruralis Jord. — Forme du précédent à bractéoles pédonculaires rapprochées de la fleur. — AC.

V. gracilescens Jord. — (PI. 6). — Lobe médian des stipules crénelé et foliacé. Tiges parlant loutes du collet de la racine, couchées à la base, puis brusquement redressées. Entrenœuds allongés, dépassant notablement les feuilles. Pédoncules peu étalés. Capsule courte, ovale-subsphérique. — C.

V. peregrina Jord. — Forme de la précédente à bractéoles rapprochées de la fleur, à entrenœuds moins allongés, égaux aux feuilles ou parfois un peu plus courts. — AC.

Ogserv.— On cultive dans les jardins le V. Al{aïca Ker,(Vuig.: Pensée-vivace), qui se distingue

du V.tricolor par sa souche ordinairement vivace et par ses fleurs très grandes à nuances indéfiniment variées.

Fauie 9. — RÉSÉDACÉES.

Fleurs irrégulières, hermaphrodites ou unisexuelles par avortement. — Calice à 4-8 sépales plus ou moins inégaux, libres ou soudés inférieurement, persistants et souvent accrescents, rarement caducs, à préfloraison subimbriquée. — Corolle à 4-8 pétales hypogynes, ordinairement caducs, alternant avec les sépales, inégaux, les supérieurs plus grands, palmatipartils, les inférieurs souvent réduits au lobe médian. — Disque glanduleux, hypogyne, prolongé latéralement du côté de l'axe en forme d'écaille charnue. — Étamines 7-40 hypogynes, à filets libres ou soudés à leur base par l'intermédiaire du disque. — Anthères introrses. — Ovaire libre, formé de 3-5 carpelles ordinairement soudés en un ovaire uniloculaire béant au sommet, à placentaires pariétaux multiovulés; plus rarement composé de 4-6 carpelles libres entre eux, ouverts longitudinalement sur la ligne ventrale et uniovulés. — Ovules campylotropes. — Fruit uniloculaire, polysperme, ouvert au sommet, ne se séparant pas en valves; rarement à 4-6 carpelles secs, monospermes, libres entre eux et ouverts du-côté interne. — Périsperme nul. — Embryon homotrope, plié, à cotylédons incombants, à radicule rapprochée du hile.

Plantes ordinairement herbactes. — Feuilles alternes à stipules très petites, glanduliformes. — Fleurs en grappes spiciformes terminales.

ANALYSE DES GENRES

Carpelles soudés en une capsule uniloculaire pulysperme ouverte au sommet............. ÆReseda. Carpelles monospermes, libres entre eux, plus ou moins rayonnantsenétoile....... Astrocarpus.

Genre I. — HReseda L. (Riséna).

Calice à 4-6 sépales (plus rarement 7-8) persistants ou caducs. — Pétales à onglet souvent appendiculé au sommet, les supérieurs et les latéraux laciniés, les inférieurs souvent réduits au lobe médian. — Étamines 10-40. — Carpelles 3-5 soudés en une capsule uniloculaire et polysperme ouverte au

sommet.

ANALYSE DES ESPÈCES

4 sépales! — Toutes les feuilles simples et entières.— Capsule subglobuleuse! ZX. luteola,

5 ou 6 sépales ! — Feuilles supérieures trifidesou pinnatifides.— Capsuleobovéeou oblongue! ? , | 5sépales aigus ou subaigus. — Capsule à 4 dents ............................ À. alba. | 6 sépales obtus. — Capsule à 3 dents ces ASS TARA AT oc on screen ! Feuilles caulinuires pinnatifides. — Fleurs d’un jaune verdâtre. — Graines lisses et lui- SanteS le enter esse ee ue due eee Re cencre-ace pce LANCE Feuilles caulinaires tout au plus trifides. — Fleurs blanches ou blanchütres. — Graines ternes, chagrinées-rugueuses!.,.,...,..... Ras nantes ete UN UEILTIEES

SecT. {. — LEUCORESEDA D.C. — Sépales 5. — Stignales 4. — Placentas minces, nerviformes.

*R. ALBA L. (R. alba L. et R. suffruticulosa L.; R. suffruticulosa G.G.). — Plante de 4-8 décim. glabre, à tiges cylindriques, striées, dressées, sous-fruticuleuses à la base, médiocrement rameuses. Feuilles pinnatipartites, à lobes nombreux, lancéolés, entiers, décurrents. Grappes compactes. Pédicelles floraux égalant à peine la longueur de leur bractée basilaire et celle du calice, 3-4 fois plus courts que la capsule. Calice à 3 sépales linéaires subaigus. Pétales 5, blancs, plus longs que le calice, surmontés d’appendices trifides à lobes obtus. Étamines 10-15 dépassées par la corolle. Capsule oblongue, tétragone - cylindrique, terminée par 4 dents triangulaires -aigquës et récurvées, glabre, atténuée inférieurement et resserrée au sommet sous les dents. Graines notres à la maturité, {ernes, réniformes-orbiculaires, ponctuéesgranuleuses, médiocres (1** 1/4). — Plante inodore. — (2) ou %. Mai-août. — RR. — Sables maritimes d'Arcachon, le long de la plage et dans les passages qui y conduisent, entre les jardins! — Spontané ??

SecT. 2. — RESEDASTRUM D.C.— Sépales 6.— Sligmates 3. — Placentas minces, nerviformes.

R. PHYTEUMA L. — Plante de 2-5 décim., à tiges étalées-redressées, légèrement striées-anguleuses, ordinairement plus ou moins papilleuses sur les angles. Feuilles oblongues ou oblongues-obovales, longuement atténuées à la base : Les inférieures ordinairement entières; les supérieures souvent trifides, jamais à plus de trois lobes. Fleurs inodores, en grappes assez lâches d’abord ovoïdes, à la fin très allongées. Calice à 6 sépales étalés ou réfléchis, obtus, s'accroissant beaucoup après la floraison. Pétales blancs, à peu près de la longueur des étamines, tous munis d’un appendice onguiculaire concave bordé de papilles ; les 2 supérieurs à limbe triséqué, à lobe médian linéaire étroit, à lobes latéraux profondément quinquepartits en lanières étroitement linéaires semblables au lobe médian, qu'elles dépassent. Prolongement squamiforme du disque papilleux sur les 2 faces.” Étamines 16-18, à filets glabres, linéaires, élargis-spatulés supérieurement et brusquement rétrécis sous l’anthère. Pédicelles fructifères étalés, arqués au sommet, bien plus longs que la bractée, Capsule grande, oblongue-obovée, atténuée à la base, subtrigone, bosselée, un peu resserrée au sommet et à 3 dents courtes. Graines grosses (2**), grisâtres à la maturilé, réniformes, ternes, rugueuses.— (-) ou (2). Juin-août.— Champs en friche, prairies sablonneuses. AR. — Saint-Maixent! Langon! (Belloc). — Lestiac! Sainte-croix-du-Mont ! La Réole ! etc.

OBserv.— Le R. odorata, originaire d'Afrique (J. Gay) et cultivé dans les jardins, diffère du précédent par ses sépales non accrescents après la floraison, ses graires plus courtes (1m 4/4), ses étamines à filets non élargis-spatulés supérieurement et par son odeur suave très pénétrante.

R. LUTEA L.— Tiges de 3-7 décim., rameuses, ascendantes-diffuses, plus rarement dressées, striées-anguleuses, papilleuses. Feuilles ondulées, les inférieures oblongues-obovales, atténuées à la base, entières ou tripartites; les supérieures pinnatipartites. Fleurs inodores en grappes d'abord compactes et lancéolées, puis allongées et lâches. Calice à 6 sépales linéaires, petits, étalés, s'accroissant à peine après la floraison. Pétales d'un jaune verdâtre, à peu près de la longueur des étamines, tous munis d’un appendice onguiculaire concave bordé de papilles ; les 2 supérieurs à limbe triséqué, à lobe médian linéaire ordinairement de moitié plus court que les latéraux, qui sont cunéiformes semi-lunaires. Prolongement squamiforme du disque papilleux sur les 2 faces. Étamines 20 environ, à filets papilleux-rudes non élargisspatulés supérieurement. Pédicelles fructifères dressés, bien plus longs que la bractée. Capsule médiocre, oblongue, peu atténuée à la base, subtrigone, tronquée au sommet et à trois dents courtes. Graines ovoïdes réniformes assez petites (long. 1" ]/4) noires à la maturité, lisses et très luisantes. — (2). Juin-août. — Lieux arides, carrières, friches, bords des chemins. C.

b. tenuisecta.— Feuilles étroitement linéaires, mucronulées. Capsule comme dans le type. RR. — Ie Verdon!

SEcT. 9.— LUTEOLA D.C.— Sépales 4.— Stigmates 3. — Placentas très épais, élargis ou lobés supérieurement.

R. BUTEOLA TT. (Gaude). — Tiges hautes de 6-12 décim., souvent solitaires, dressées, roides, simples ou à rameaux dressés, striées - anguleuses, glabres. Feuilles oblongues-lancéolées ou linéaires, les radicales presque en rosette, les inférieures longuement atténuées à la base, loules très entières! ordinairement munies de chaque côté, à leur base, d’une très petite dent. Fleurs inodores courtement pédicellées, formant une longue grappe compacte, spiciforme et roide. Calice petit à 4 sépales presque égaux, obtus, appliqués sur les pétales, s'allongeant à peine après la floraison. Pétales d’un jaune verdâtre, dépassant peu les étamines : le supérieur muni d’un appendice onguiculaire concave, glabre, à limbe tripartit en lobes linéaires subégaux indivis ou incisés; les latéraux à appendice onguiculaire non distinct et à lobes indivis ; l’inférieur entier, parfois rudimentaire. Prolongement squamiforme du disque glabre. Étamines 25 environ à filets glabres, lisses, non élargis-spatulés au sommet. Pédicelles fructifères dressés, courts, égalant à peine la bractée. Capsule petite, subglobuleuse-déprimée! bosselée, trilobée, à lobes acuminés connivents. Graines petites, noires à la maturité, lisses et très luisantes, portées par des placentas très épais, élargis ou bilobés supérieurement et qui n’atteignent pas toute la longueur de la capsule. — (2). Juin-août. — Bords des chemins, décombres, lieux arides, carrières, murs, terrains incultes et pierreux. C.

OBsErv. — J'ai trouvé, le long des Docks, le R. luteola b Gussonei J. Müll. (R. Gussonei

Boiss, R. crispala Ten.), sans doute apporté par les navires. — Feuilles linéaires crispées-ondulées, atténuées aux deux extrémités; capsule assez longuement tricuspidée.

Genre II. — Astrocarpus Neck. (Asrrocarpr).

Calice persistant, à 5-6 sépales. — Pétales à onglet appendiculé au sommet, les supérieurs laciniés. — Étamines 7-15. — 5 carpelles opposés aux pétales (rarement 4-6), libres entre eux, à la fin plus ou moins étalés en étoile, monospermes, ouverts longitudinalement du côté interne, stipités à la maturité par l’élongation du réceptacle. — Bords de la fente ventrale d’abord rapprochés, plus tard écartés.

A. CLUSIR J. Gay. — Souche rameuse, produisant plusieurs tiges de 2-5 décim. simples ou rameuses inférieurement, ascendantes ou diffuses. Feuilles radicales oblongues-spatulées ou linéaires, en rosette lâche souvent détruite au moment de la floraison; les caulinaires linéaires ou linéairesspatulées, atténuées inférieurement. Fleurs en grappes effilées devenant très longues à la maturité. Sépales ovales-oblongs subaigus. Pétales ? fois plus

longs que le calice. Étamines 42-45, à filets papilleux scabres. Carpelles ovoïdes-oblongs, papilleux à la base, à sommet fortement gibbeux en forme de casque dépassant le style latéral et dentiforme. Graines noirâtres, ovoïdesréniformes, chagrinées. — %. Juin-août. — Terrains arides et sablonneux, clairières des bois de pins. AC. — Bordeaux! Pessac! Villenave-d'Ornon! Saint-Ciers-Lalande! Arlac! Bruges! Saint-Médard-en-Jalle! etc.

FAMILLE 10, — DROSERACÉES.

Fleurs hermaphrodites régulières. — Calice à 5 sépales libres ou cohérents à la base, persistants, à préfloraison imbriquée ainsi que la corolle. —- Pétales 5, libres, égaux, hypogynes, ordinairement marcescents. — Étamines en nombre égal à celui des pétales ou en nombre double, hypogynes, libres. — Anthères bilobées, extrorses, paraissant souvent introrses, à la floraison, par leur réflexion sur le filet, s'ouvrant par 2 fentes, rarement (espèces exotiques) par 2 pores. — Ovaire libre à 3-5 carpelles, uniloculaire, à placentation pariétale (espèces indigènes), parfois bi-triloculaire, à placentation pariétale ou basilaire (exotiques). — Ovules nombreux, horizontaux ou ascendants, anatropes. — Styles en nombre égal à celui des placentas, libres, entiers ou bifides, rarement soudés en un seul (exotiques). — Stigmates entiers ou lobés. — Fruit capsulaire, polysperme, uniloculaire (indigènes), à déhiscence loculicide à 3-9 valves, ou bien 2-3 loculaire (exotiques). — Graines minimes, horizontales ou ascendantes ou pendantes, à testa réticulé ordinairement lâche débordant largement l'amande en forme d’aile, plus rarement à testa tuberculeux appliqué. — Périsperme charnu. — Embryon droit plus ou moins complètement enveloppé par le périsperme. — Radicule infère ou supère rapprochée du hile, courte. — Cotylédons tronqués.

Plantes vivaces, herbacées, palustres. — Feuilles généralement en rosette, coriaces et glabres, ou transparentes et munies d’ascidies, ou molles et couvertes sur la face supérieure et sur les bords d'appendices ou tentacules rougeâtres, irritables, parcourus par un faisceau grêle de trachées qui pénètre dans une glande terminale où il s'épaissit. — Stipules nulles ou représentées par des cils qui bordent la base dilatée des pétioles. — Fleurs solitaires, ou disposées en fausses-grappes spiciformes terminales d'abord enroulées en crosse puis dressées.

ANALYSE DES GENRES

Feuilles disposées en rosette radicale. -— Plante non flottante.... ......,............... ? Feuilles verticillées par 6-9 le long de la tige. — Jante nageante......,. Aldrovandia.

Fleurs disposées en grappes et dépourvues d’écailles nectarifères. — Feuilles couvertes de

longs processus gland lux rouges RER etes. aeees tea 0 DOS

Fleurs solitaires terminales pourvues d’écailles nectarifères laciniées. — Feuilles coria”es, SlADreS es R ee erelatials te spbie nemNie serie net sie ainie sin bis leteie Sins ele sel CU U/S/0UNSITIS

Genre I. — Hrosera L. (Rossous).

Calice à 5 sépales. — Pétales marcescents. — Écailles neclarifères nulles. — Étamines 5 hypogynes. — Styles 3, plus rarement 4-5, bipartits. — Capsule uniloculaire à 3, plus rarement 4-5 valves, à placentas pariétaux, à déhiscence loculicide. — Fleurs disposées en fausses-grappes unilatérales au sommet des tiges. — Feuilles chargées sur les bords et à la face supérieure de longs processus rougeûtres glanduleux au sommet.

ANALYSE DES ESPÈCES

Tiges coudées à la base. — Feuilles dressées, à limbe insensiblement atténué en pétiole.— Graines

fortement tuberculeusesl.... 0000. esse roro rer D. intermedia. Tiges non coudées à la base. — Feuilles étalées sur le sol, à limbe orbiculaire brusquement rétréci en pétiole. — Graines d'apparence ailée !...... Sete qe rss es sers UD: MOUTUPIOUE

D. ROTUNDIFOLIA L. — Tiges scapiformes de 1-2 décim., dressées, non coudeées à la base, naissant du centre de la rosette des feuilles, qu'elles dépassent longuement. Sépales linéaires, obtus. Stigmates renflés en tête, entiers. Feuilles étalées sur le sol, à limbe orbiculaire brusquement rétreci en pétiole. Capsule oblongue. Graines étroitement fusiformes, à {esta réticulé très lâche débordant longuement les 2 extrémités de l'amande, qui parait

comme ailée. — %. Juin-août. — Prairies spongieuses, marais tourbeux. AC., surtout dans la région des landes. — Arlac! La Teste! Gujan! les

marais des lèdes, etc.

D. INTERMEDIA Haynes, — Souche terminée par une rosette de feuilles. Tiges scapiformes naissant au-dessous de la roselle des feuilles à l'aisselle des feuilles inférieures, coudées à la base puis brusquement redressées, souvent à peine plus longues que les feuilles. Sépales obovales très obtus. Stigmates plans, émarginés, rougeûtres. Feuilles dressées, à limbe obovale-cunéiforine insensiblement atténué en pétiole. Capsule pyriforme à 3-4 sillons. Graines obovales-oblongues à testa fortement tuberculeux appliqué sur l'amande. — %Y. Juillet-septembre. — Marais tourbeux, landes humides. C. surtout dans la région des landes. — Arlac! Saucats! Gazinet! La Canau! Cazeau! Lamothe ! La Teste! Libourne, dans les marais de Chabreville! etc.

Genre II — Aldrovandia Monti (Arorovaxnir).

Calice à 5 sépales. — 5 pétales. — Écailles nectarifères nulles. — 5 étamines hypogynes. — Styles 5 filiformes. — Capsule globuleuse, uniloculaire,

loculicide, à 5 valves. — Fleurs aæillaires, solitaires. — Feuilles verticillées le long de la tige.

A. VESICULOSA L. — Plante glabre. Tige nageante de 1-3 décim., grèle, peu rameuse, très feuillée. Verticilles de 6-8 feuilles transparentes, celluleuses, terminées par une ascidie vésiculeuse et offrant, au sommet du pétiole plan cunéiforme, 4-6 filaments ou cils allongés. Fleurs axillaires, solitaires, distantes, peu nombreuses (1-3 sur la tige), à pédoncule plus long que les feuilles, penché à la maturité. Sépales ovales-lancéolés, aigus, concaves. Pétales ovales-acuminés, égaux aux sépales, connivents. Capsule globuleuse à peu près de la longueur des sépales persistants. Graines. .... Plante produisant des bourgeons hibernaux qui tombent au fond de l’eau et développent une nouvelle plante. — Juillet-août. — RR. — Étang de la Canau! (Durieu). z- Le Porge! (Motelay). ;

OgsEerv. — Notre forme (var. aguilanica D. R.) diffère principalement de la plante d'Arles par la longueur plus grande de ses entrenœuds, quiatteignent jusqu’à 15-18 millim.

Genre II. — WParnassia Tourn. (Parxassie).

Calice à 5 sépales. — 5 pétales caducs. — Écailles nectarifères 5, multrfides, à divisions terminées par un renflement glanduleux. — Style nu ou presque nul. — Stigmates 4, sessiles, persistants. — Capsule uniloculaire à 4 valves, à placentas pariétaux, à déhiscence loculicide. — Fleurs solitaires du sommet de la tige.

P. PALUSTRIS L. — Plante glabre. Tiges subscapiformes, solitaires ou nombreuses, simples, dressées, anguleuses, ne portant qu'une seule feuille. Feuilles lisses, coriaces, ovales-cordiformes, à nervures convergentes; les radicales en rosette et longuement pétiolées ; la caulinaire sessile, embrassante. Fleurs grandes, solitaires, terminales. Sépales ovales-oblongs, bien plus courts que les pétales. Pétales blancs, marqués de veines convergentes. Appendices nectarifères onguiculés, à 9-13 lanières sétiformes divergeant en éventail et

glanduleuses au sommet. — %, Juin-septembre. — Prairies spongieuses, bruyères très humides, marais tourbeux. AR. — Nizan! Pauillac! La Teste!

Birac! Saint-Savin! Cestas! Villagrains! ec.

Faune ll. — POLYGALÉES.

Fleurs hermaphrodites, irrégulières, à préfloraison imbriquée. — Calice a

persistant, à 5 sépales libres, très inégaux : les 3 extérieurs plus petits, herbacés; les 2 intérieurs ou latéraux (ailes) très amples el pétaloides, au

moins dans leur jeunesse. — Corolle à 3 pétales inégaux, hypogynes, à onglets soudés longitudinalement par l'intermédiaire des filets des étamines en un tube fendu dans toute sa longueur : les supérieurs entiers, connivents ; l'inférieur plus grand, concave, renfermant les étamines et le pistil, à Zimbe lacinié (crête), plus rarement trilobé. — Étamines 8, hypogynes, soudées aux pétales par leurs filets réunis en un tube fendu. — Anthères uniloculaires s'ouvrant par un pore terminal, disposées par 4 en 2 faisceaux opposés. — Styles soudés en un seul indivis, caduc, tubuleux, pétaloïde, bilobé au sommet et portant le stigmate sur sa lèvre inférieure. — Ovaire libre à 2 carpelles alternes avec les ailes, à 2 loges uniovulées. — Ovules ixsérés à la cloison un peu au-dessous du sommet, suspendus, anatropes. — Fruit libre à 2 carpelles soudés en une capsule membraneuse biloculaire comprimée perpendiculairement à la cloison, à loges monospermes, à déhiscence loculicide. — Graines fixées à la cloison au-dessous du sommet, munies d’une caroncule lobée. — Embryon droit un peu arqué, logé dans un albumen charnu. — Radicule dirigée vers le hile.

Plantes ordinairement vivaces, herbacées ou sous-frutescentes à la base. — Feuilles sessiles, entières, dépourvues de stipules. — Fleurs en grappes spiciformes terminales.

Polygala L. (Porveae, LAITIER).

Calice à 5 sépales très inégaux, les 3 extérieurs petits, les 2 intérieurs (ailes) bien plus grands, pétaloïdes, devenant subherbacés à la maturité. — Pétale inférieur lacinié en forme de crête (dans nos espèces). — Capsule oblongue ou obovée, en cœur au sommet, très comprimée perpendiculairement à la cloison, entourée d’un rebord ou aile mince plus ou moins large. — Caroncule trilobée.

ANALYSE DES ESPÈCES

Rameaux florifères partant plusieurs ensemble des rosettes de larges feuilles obovales

qui terminent les axes principaux ! — Caroncule à lobes latéraux très grands, atteignant

1 environ la moitié de la longueur de la grainel............,..........,.. P.calcarca. Rameaux florifères non groupés, ne partant pas du centre d’une rosette de feuilles! — Caroncule à lobes atteignant au plus le tiers de la longueur de la graine!.......,,......

|. Feuilles inférieures la plupart opposées! — Grappes très courtes (3-10 fiores}, ia terminale longuement dépassée à la maturité par des grappes latérales......,. P,. depressa. Feuilles inférieures alternes! — Grappes ordinairement multifiores, la terminale ordinaireent prépondérante (stirpe vulgaris). ..................... Phodobans Ro Ailes plus larges que la capsule et la recouvrant complètement! — Tiges dressées ou AACERTATLENSE Aeclatnsmsenemeentsrerenesssacsecensosessces ass cescs -IUAIOU/ER ‘Ailes sensiblement plus étroites que la capsule et ne la recouvrant pas complètement! — Plante iffuRelDU COUCRÉE. 5-2. esccspces-ce-ete NE OV NIENE

P. VULGARIS (L. lat. sensu) ; Coss. et Germ. F1. Paris. !— (P1.7, fig. 1-7). — Tiges de 1-4 decim., dressées ou ascendantes ou diffuses, à rameaux

floriferes non groupés ni partant d'une roselte de feuilles ! Feuilles toutes allernes! les inférieures ordinairement plus courtes que les supérieures, obovales où oblongues; les supérieures lancéolées-linéaires ou linéaires. Fleurs bleues ou roses, rarement blanches, en grappes ordinairement multiflores, les primaires prépondérantes (très rarement dépassées par des grappes latérales, dans les petites formes). Aïles elliptiques ou obovales plus longues ou plus courtes que la capsule ou l’égalant, deux fois aussi longues que larges, à 3 nervures dont la moyenne s’anastomose ordinairement au sommet avec les latérales; celles-ci ordinairement très ramifiées, à nervilles extérieures s'anastomosant ordinairement en réseau. Caroncule à 3 lobes aigus ou obtus ne dépassant jamais le tiers de la longueur de la graine! Saveur herbacée. — %. Mai-juillet. — Prairies, bois, pelouses, bruyères. — Ce stirpe, extrêmement évolutif, est représenté dans le rayon de notre flore par 2 types secondaires (') :

P. vulgaris (L. angust. sensu) Grenier F1. Jurass., p. 98! — Tige ordinairement dressée ou ascendante (PI. 7, fig. 1). Fleurs en grappes allongées, läâches, les fructifères ordinairement unilatérales. Bractée moyenne #0n proëéminente au sommet de la jeune grappe et ne le rendant pas chevelu. Aïles largement elliptiques, débordant la capsuie müre dans tous les sens! Nervures latérales toujours franchement anastomosées supérieurement avec la nervure médiane et à nervilles nombreuses très anastomosées entre elles en réseau. Caroncule à lobes inégaux, atteignant en longueur environ le tiers de la graine. — %. Mai-juillet. — Prairies, bois, bruyères, pelouses. CC.

b. grandiflora. -— Tige élevée. Fleurs et capsules très grandes. — AC. — Carbonnieux! Blanquefort! Tustal! etc.

P. oxyptera (Rchb. Zat. sensu) Grenier F1. Jurass. p. 99! — Tiges diffuses. Feuilles inférieures petites, obovales, les suivantes oblongues, les supérieures lancéolées - linéaires. Fleurs en grappe ordinairement assez serrée de longueur très variable suivant les formes, ordinairement plus ou moins unilatérale et à sommet généralement non ou peu chevelu. Ailes étroitement obovales-elliptiques, aiguës ou obtuses ou arrondies au sommet, plus longues ou plus courtes que la capsule müre, mais toujours notablement plus étroites qu'elle et ne la recouvrant qu'en partie! à 3 nervures ramifiées, les 2 latérales toujours nettement anastomosées supérieurement avec la médiane et à ramilles extérieures anastomosées en réseau. Capsule médiocre, plus petite que celle du P. vulgaris. Caroncule variable, à lobes égaux ou inégaux égalant le

(1) Le P. comosa Schkuhr (PI, 7, fig, 7), qui manque dans le département, se distingue par les caractères suivants : Nervures latérales des ailes peu ou point anastomosées avec la médiane et à nervilles extérieures trés obscurément anastomosées entre elles !; grappes compactes, les fructifères jamais unilatérales ; sommet des j eunes grappes ordinairement chevelu ; souche épaisse. — Cette plante constitue peut-être un stirpe distinct.

tiers ou le quart de la graine. — %. Mai-juillet. — Représenté chez nous par la forme suivante :

P. aquitanica (Hort. Burd. catal. 1874). — (PI. 7, fig. 5). — (P. Michaleti Gren., in Paillot F1. Sequan. excicc. n° 358). — Tiges de 1-2 décim., diffuses, ordinairement nombreuses, vertes et assez fermes dans toute leur longueur, non accompagnées de ces jets ou rameaux radicaux stériles très grèles filiformes et longuement blanchâtres qu'on remarque dans le P. ciliata Lebel, Feuilles inférieures très petites, obovales, les suivantes oblôngues, les supérieures de plus en plus étroitement lancéolées-linéaires. Grappes généralement un peu courbes, assez serrées, assez inultiflores, assez allongées, la primaire ordinairement prépondérante et non dépassée par les latérales, les fructifères généralement unilatérales. Bractées très caduques, ovales-oblongues, aiguës, la médiane égalant souvent le pédicelle au moment de l’anthèse, les latérales plus courtes. Fleurs rosées ou d’un blanc rosé, glabres dans toutes leurs parties, jamais ciliées. Calice d'abord purpurin, puis rose päle, à la fin vert sur le fruit et même alors ordinairement lavé en partie de rose vineux. Aïles plus courtes que la crète, toujours bien plus étroites mais ordinairement un peu plus longues que la capsule mûre, elliptiques-obovales, à moitiés un peu asymétriques, à onglet étroit, vert, un peu oblique ou courbe, passant assez brusquement au limbe (Fig. 5, a). Limbe à sommet subaigu ou subobtus, non arrondi. Capsule médiocre (long. 4-5"*), nettement plus petite que celle du P. vulgaris (ainsi que la fleur et la graine), brusquement et presque carrément rétrécie à la base, à podogyne court mais nettement développé (Fig. 5, p). Caroncule à lobes inéqaux, les 2 latéraux plus longs que le médian et atteignant le tiers de la graine (Fig. 5, cr. — %. Mai-juillet. — Zône maritime, /èdes du littoral, où la fleur est toujours, semble-t-il, de couleur rose. AC. — Présente assez souvent la forme suivante :

P. littorea. — (PI. 7, fig. 6). — Petite plante paucicaule, à tige de 6-12 centim., plus ou moins couchée sur le sol, souvent simple, offrant ordinairement à sa base 2 rameaux opposés divariques exactement à angle droit. Grappes pauciflores, courtes. Capsule à podogyne très court, presque nul (Fig. 6, p). Caroncule ordinairement moins soulevée en casque, à lobes éqaux ou presque éqaux, plus obtus, plus courts, ne dépassant pas ordinairement le quart de la graine (Fig. 6, cr). — Identique pour tout le reste au P. aquitanica et offrant comme lui des tiges assez fermes, entièrement vertes et sans jets radicaux filiformes et blanchâtres, des fleurs jamais ciliées, une grappe primaire généralement prépondérante, maïs parfois dépassée par les latérales, et des fleurs rosées passant plus tard au vert.

Cette forme relie étroitement le P. aquitanica au P. ciliata Lebel ('). — Les lèdes du littoral. AR,

OgsEerv. — Le P. culiata Lebel; Gr. Godr, fl. fr. — Schultz Herb. norm. n° 6146 — qui a la taille, la graine et Ja caroncule de la forme littorea, et qui en affecte jusqu’à un certain point le port, en diffère cependant par les pédicelles, les aîles, les bractées et les lanières de la crête ciliées! (PI. T, fig. 4, a) par ses tiges très faibles, très gréles, incolores inférieurement, et non fermes et vertes dans toute leur longueur coime dans nos deux formes; par la présence de jets radicaux ow rameaux inférieurs stériles filiformes et longuement blanchaätres, qui paraisent manquer à peu près dans nos formes aquitaniques ; enfin par la prépondérance plus fréquente des grappes raméales sur la grappe primaire ou centrale. :

Le P. Lejeunei Bor.se distingue des autres formes tertiaires par ses ailes arrondies au sonmmel et bien plus courtes que la capsule et par ses grappes serrées et un peu chevelues au sommet avant l’anthèse, — Appartient peut-être au groupe du P. comosa (PI. 7, fig. 2).

Les figures de Reichenbach père (P{. cril.) représentant le P. oæyptera (angust. sensu, et que je reproduis en partie (1. 7, fig. 3), me paraissent se rapporter à une forme distincte de nos formes aquitaniques et plus voisine du type du P. vulgaris.

P. DEPRESSA Wend. ; P. serpyllacea Weihe; P. vulgaris Var. depressu Babingt. — (PI. 7, fig. 8). — Tiges de 8-25 centim., ordinairement nombreuses, grèles, subfiliformes, souvent rameuses, feuillées dans toute leur longueur, rarement un peu nues à la base, entièrement couchees ainsi que les rameaux stériles et les rameaux fleuris! Feuilles jamais rapprochées en rosette, un peu fermes : les inférieures opposees!, petites, obovales ou oblongues ou oblongues-obovales, atténuées à la base; les supérieures alternes ; celles des rameaux fleuris oblongues ou lancéolées, plus grandes que les inférieures; celles ‘des rameaux stériles la plupart opposées ! Grappes courtes, très pauciflores, à fleurs d’un bleu pâle, plus rarement blanches. Grappe terminale longuement dépassée à la maturité par les grappes latérales, les unes et les autres ne partant jamais du centre d'une rosette de feuilles, mais naissant sur la tige à des hauteurs differentes! Fleurs jamais ciliées. Aïles elliptiques-oblongues, plus de deux fois aussi longues que larges, étroites, bien moins larges que la capsule müre mais au moins aussi longues, longuement atténuées-spatulées inférieurement, à 3 nervures très ramifiées, les latérales anastomosées supérieurement avec la médiane et à nervilles extérieures nombreuses, subparallèles, rameuses, plus ou moins anastomosées. Caroncule à lobes inégaux, les latéraux un peu aigus, égalant en longueur le tiers seulement de la graine. Saveur herbacée. — N'est pas sans affinités avec les petites formes diffuses du stirpe vulgaris, mais s’en distingue toujours facilement par de nombreuses feuilles opposées et par ses rameaux florifères, eux-mêmes exactement couchés sur le sol. — %,. Mai-juin. — Pelouses, bruyères, landes, clairières des bois de pins. C. surtout dans la région des landes.

(1) C'est probablement la plante trouvée par M. Parat dans les lèdes de Cagouillac, et que M. Lloyd a rapportée au P. ciliata,

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