‹ Flore de la GirondeChapitre 33 sur 72 · CR · texte numérisé non relu

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feuilles supérieures fortement pliées en gouttière; toutes à bords non deutic: lés supérieurement. — Gaînes basilaires assez longues (6-12"m),,,.......... D.Caryophyllus. Feuillesinférieures et feuilles des jets stériles ne dépassant pas 2 centim. environ; feuilles supérieures à peu près planes; toutes denticulées-ccabres sur les bords jusqu'au sommet. — Gaïnes basilaires courtes:(f-3mm),.,,.,,...,4..,., 4.4...

É Feuilles inférieures et feuilles des jets stériles très longues, atteignant an moins 5 centim.;

= soso. l

Pétales à limbe denté. — Tige pubérulente-scabre dans toute sa longueur.— Fieurs petites,

inodores.......,... RMC Lane aient donsnesmelad ne sede DA OGITORES | Pétales à limbe fortement incisé-lacinié.— Tige très glabre supérieurement.— Fleurs gran- | des, très odorantes. .......,..........se rrbatnot bb sors DS UOIICUS,

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SEcrT. 4.— TUNICA.— Calicccampanulé-pentagonal, membraneux sur les commissures, à 5 nervures

saillantes. Calicule à écailles munies d’une forte nervure dorsale, létales non convergen’s à la gorge, insensiblement atténués en onglet.

* D. SAXIFRAGUS L. (Gypsoplila saxifraga L.; Tunica saxmifraga Scop.). — Souche rameuse, vivace. Tiges de 1-2 décim., grèles, rameuses, glabres ou pubérulentes. Feuilles étroitement linéaires, presque sétacées, fortement ciliées, à nervure dorsale saillante, les caulinaires un peu connées à la base. Fleurs petites, roses, longuement pédicellées, disposées en cymes pauciflores. Écailles calicinales appliquées, lancéolées, membraneuscs, parcourues par une forte nercure dorsale terminée en mucron. Calice court, campanulé, à 5 dents ovales-triangulaires, vert sur les angles, qui sont parcourus chacun par unè nervure saillante trifide au sommet. Pétales oblongs-cunéiformes, émarginés,

insensiblement atlénués en onglet. Capsule ovoïde. Graines petites, eymbi-

formes, très finement granuleuses. — %. Juin-août. — Lieux arides et sablonneux. — La Tresne (Laterrade F1. Bord.). — RRR. et probablement

adventif. — Je n'ai pas vu d'échantillons girondins de cette plante. Cet à SEcT. 2.— KOHLRAUSCHIA.— Calice tubuleux-subpentagonal, membraneux sur les commissures, à 45 nervures peu saillantes, enveloppé complètement par le calicule, dont les écailles sont dépourvues de nervure dorsale. l'é‘ales convergents à la gorge, brusquement coutractés en cnglet linéaire.

D. PROLIFER L.— Plante annuelle. Tiges de 1-4 décim., glabres, simples ou rameuses, arrondies inférieurement et un peu anguleuses au sommet. Feuilles linéaires étroites, souvent denticulées-scabres sur les bords et sur la nervure dorsale, brièvement connées à la base (1-2°*). Fleurs très petites, d'un rose päle ou lilas, réunies au sommet de la tige et des raineaux en glomérules denses de 2-8 fleurs. Involuere commun offrant 2-3 paires d'écailles énerves, scarieuses, non striées, finement ponctuées, très inégales, les extérieures courtes, ovales, ordinairement mucronées, les intérieures larges, oblongues, obtuses, non mueronulées, égalant les fleurs. Écailles du calicule obtuses, scarieuses, finement ponctuées ec non striées, plus longues que le calice, qu'elles enveloppent complètement et étroitement ! Calice glabre, caché sous le calicule, à 15 nervures rapprochées par trois, vert sur les angles, blanc sur les faces, fendu à la fin dans toute sa longueur par le développement de la capsule. Pétales dépassant peu le calice, presque clandestins, à limbe petit, dressé, obovale, émarginé-érodé au sommet, brusquement rétréci en un onglet 4-5 fois plus long que lui. Capsule ellipsoïde, incluse, atténuée aux deux extrémités. Graines noirâtres, finement chagrinées, à granulations arrondies. — (:). Maioctobre. — Lieux arides, bords des chemins, vieux murs. CC.

a. scabrifolius. — Feuilles ciliées-scabres sur les bords et sur la

nervure dorsale. Écailles florales nettement ponctuées-scabres sur leur face dorsale,

b. Zævis. — Feuilles lisses sur les bords et sur la nervure dorsale. Ecailles florales plus obscurément ponctuées.

L'une et l’autre formes se rencontrent parfois subuniflores.

SECT.' 3, — CARYOPHYLLUM. = Calice tubuleux -cylindrique nullement anguleux, coriace ou

herbacé, finement multinervié. Pétales convergents à la gorge, brusquement contractés en

onglet linéaire.

D. ARMERIA L. — Plante bisannuelle, Tiges de 2-5 décim., ordinairement dressées, pubescentes. Feuilles radicales lancéolées-linéaires, obtuses, les supérieures linéaires, aiguës, dressées, velues, rudes sur les bords, à gaîne courte (2-3"*) à peu près aussi longue que large. Fleurs purpurines en fascicules serrés (2-8 flores), au sommet de la tige et des rameaux. Involucre à bractées herbacées, linéaires, très aiguës et très velues, égalant ou dépassant le fascicule en longueur; bractées spéciales semblables à celles de l'involucre et dépassant chaque fleur; écailles du calicule subherbacées, lancéolées, atténuées en longue arête subulée et striée, à peu près de la longueur du calice. Calice cylindrique, pubescent, strié, atténué au sommet, à dents lancéolées acuminées-subulées. Pétales à limbe étroit, oblong, denticulé au sommet. Capsule cylindrique un peu atténuée au sommet, aussi longue que le calice, membraneuse, molle, à dents un peu calleuses à l'extrémité. Graines petites (1"*), noires, fortement apiculées, à bords un peu épais et peu relevés, à ombilic saillant, chagrinées, à granulations obtuses. — (2). Bois,

lieux arides, buissons, bords des chemins. C.

b. cæspitosa. — Souche rameuse; tiges très nombreuses, serrées, buissonnantes, étalées-redressées, les centrales très courtes.

D. CARTHUSIANORUM L. — Souche vivace, brune, ligneuse, rameuse, produisant des jets stériles dressés et des tiges florifères tétragones de 2-5 décim., dressées, glabres, lisses ou un peu <cabres, Feuilles linéaires très aiguës, rudes sur les bords, longuement connées à la base, à gaine de 8-15 millimètres 4-5 fois plus longue que large. Fleurs purpurines en fascicules serrés (2-8 flores), au sommet de la tige. Involucre à bractées glabres, presque scarieuses, oblongues et plus ow moins longuement aristées, plus courtes que le fascicule. Écailles du calicule coriaces, sèches, jaunâtres ou brunes, obovales, brusquement contractées en arête fine, et bien plus courtes que le calice. Calice cylindrique, strié, teinté surtout supérieurement de brun violacé, à dents lancéolées, acuminées et ciliées. Pétales à limbe arrondi-cunéiforme irrégulièrement denté au sommet. Capsule cylindriqué un peu atténuée au

ne

sommet, dépassée par les dents du calice, très mince et très peu consistante mais non tout à fait membraneuse, à dents peu calleuses au sommet. Graines noires, grandes (2-3°%*), irrégulièrement et finement chagrinées, à granulations obtuses. — %. Juin-septembre. — Bois sablonneux, lieux secs et montueux. AR. — Pessac! Arlac! Cadaujac! Villenave-d'Ornon! ete.

* D. DELTOIDES L. (D. supinus Thore). — Souche vivace, rameuse, à divisions grêles émettant des jets stériles et des tiges fleuries ascendantes de 1-3 décim., grèles, pubescentes-rudes, arrondies. Feuilles planes, denticulées-rudes sur les bords et sur la nervure dorsale, ne dépassant jamais 2 centim. en longueur : les caulinaires lancéolées-linéaires ou linéaires, à gaine très courte (1"*); les supérieures aiguës; celles des jets stériles oblongues-linéaires, courtes (5-10), obtuses. Fleurs purpurines en panicule lâche dichotome. Écailles calicinales ovales, rétrécies subitement en arête longue, subulée, atteignant presque la moitié du calice. Calice cylindrique strié dans toute sa longueur, très brièvement pubérulent, à dents étroites acuminées-subulées. Pétales à limbe oblong-obovale denté au sommet. Capsule cylindrique très mince, submembraneuse, aussi longue ou plus longue que le calice, à dents peu ou point calleuses, très révolutées. Graines petites (1"*), noires, ovales, très finement chagrinées, à granulations obtuses. — %, Juinseptembre. — Lieux sablonneux. — Indiqué aux environs de La Teste, par Thore, puis par Grenier. N'y a jamais été retrouvé. — Indigénat douteux.

D. CARYOPHYLLUS L. — Souche ligneuse, épaisse, rameuse, à divisions jaunàtres, couchées, nues inférieurement, terminées en jets feuillés stériles fleurissant la seconde année. Tiges fleuries dressées ou ascendantes, de 3-6 décim., glabres et glauques, plus ou moins anguleuses-sillonnées, renflées et parfois genouillées aux nœuds, Feuilles linéaires obtusiuscules, glabres et glauques, fermes, un peu épaisses : les supérieures pliées en gouttière; les inférieures et celles des jets stériles très longues (6-10 centim.); toutes lisses sur les bords et sur le dos, munies d’une forte nervure dorsale et de 4 nervures latérales plus faibles et assez écartées. Gaines de 4-8 millim. Fleurs roses, rouges ou blanches et très odorantes, en panicule dichotome. Calice cylindrique atténué au sommet, glabre, peu strié sur le tube, nettement strié sur les dents, qui sont lancéolées-acuminées. Pétales à limbe arrondi-cunéiforme, irrégulièrement denté-incisé, plus court que l'onglet. Écailles calicinales toutes semblables, ovales-suborbiculaires, coriaces, acuminées-mucronées, n’égalant pas en longueur le tiers du tube du calice. Capsule cylindrique atténuée au sommet, bien plus courte que le calice, mince mais non membraneuse, à dents calleuses peu révolutées. Graines grandes (2*"), ovales, finement granuleuses. — %. Juillet-août. — Ruines, vieux murs. R. — Blaye, sur le château dit de Caribert! ruines de l’abbaye de La Sauve! Cazelle! Bourg! La R‘ole! Saint-

Emilion! — Grande tour du château de Rauzan, près Libourne! (Desmoulins). — La Roque-de-Tau! (Motelay).

D. SUPERBUS L. — Souche vivace à divisions grêles, couchées, émettant des jets feuillés stériles et des tiges fleuries ascendantes, arrondies, de 5-8 décim. Feuilles molles, linéaires ou linéaires-sublancéolées, vertes, planes, élargies au milieu, atténuées à la base et longuement acuminées au sommet, à bords denticulés-scabres : les Supérieures aiguës ; les inférieures obtusiuscules, atteignant jusqu'à 7-8 centim., longuement atténuées à la base, à nervure dorsale seule un peu saillante. Gaïîne courte (2-4"*). Fleurs roses ou blanches, très grandes et très odorantes, en panicule dichotome. Calice cylindrique atténué au sommet, strié dans toute sa longueur. Écailles calicinales larges, obovales-oblongues, brusquement contractées en mucron ou en arête très courte, n'égalant pas en longueur le tiers du tube du calice. Pétales très grands, à {imbe déchiquelé tout autour, jusque près du milieu, en longues lanières mullifides plusieurs fois subdivisées. Partie centrale indivise du limbe très étroite. Capsule cylindrique un peu rétrécie au sommet, aussi longue ou plus longue que le calice, membraneuse inférieurement, un peu plus cônsistante au sommet, à dents triangulaires-lancéolées un peu obtuses, récurvées, légèrement calleuses à l'extrémité. Graines grandes (2"*), ovales, très finement granuleuses, à granulations obtuses. — %. Juillet-août. — Bois, prairies humides. RR.— Saucats (Laterr. F1. Bord.)— La Brède!,1« au moulin

de Ségasse, dans un petit bois, au-dessus de la fontaine » (Raulin).

D. GALLICUS Pers. (D. arenarius Thore). — Plante d’un vert pâle ou

glauque. Racine épaisse, brune, très longue. Souche grosse, brune, à divisions

grèles, couchées, émettant des jets stériles feuillés et des tiges florifères nombreuses, ascendantes, arrondies, de 1-3 décim., pubescentes à la base et ordinairement simples. Feuilles roides, courtes (1-3 centim.), linéaires-obtusiuscules, presque planes, à bords denticulés-scabres, à 3 nervures, dont la médiane est saillante. Fleurs roses, rarement blanches, grandes, très odorantes, ordinairement solitaires au sommet des tiges. Écailles du calicule obovales, brusquement contractées au sommet en arête très courte, n'égalant pas en longueur le tiers du tube du calice. Calice cylindrique, finement strié dans toute sa longueur, à dents lancéolées. Pétales largement obovales-cunéiformes, forlement incisés-laciniés, à lanières non subdivisées laissant au centre du limbe un vaste espace indivis. Capsule cylindrique à peu près de la longueur du calice, très mince et membraneuse inférieurement, à dents assez fermes, non révolutées, un peu calleuses à l'extrémité. Graines noires, grandes (2°*), finement chagrinées, à granulations peu saillantes. — %, Juin-août. — Sables maritimes. — Andernos! (Chantelat). — Le Verdon! Soulac! Arès! — Manque aux environs de La Teste et sur toute la rive gauche du Bassin d’Arcachon.

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