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ER UE Sous-FAMILLE 2. — ALSINÉES.
Calice à sépales libres ou légèrement soudés à la base. — Pétales à onglet court, quelquefois nuls par avortement. — Etamines insérées avec les pétales sur un disque plus ou moins développé entourant la base de l'ovaire.
A. — Feuilles dépourvues de stipules.
Q » # Fu F Tribu I. — Sabulinées. 72417 < -
Valves de la capsule entières, offrant un nombre de dents égal à celui des styles.
Genre VIII. — Sagina L. (SAGINE).
Calice à 4-5 sépales. — Corolle à 4-5 pétales entiers ou faiblement émarginés, souvent nuls par avortement. — Étamines 4-5 ou 10. — Styles 4-5. — Capsule s'ouvrant presque jusqu'à la base en 4-8 valves opposées aux sépales. — Graines finement tuberculeuses, sillonnées sur le dos.
ANALYSE DES ESPÈCES
{ Fleurs pentamères ! — Étamines 10, rarement 5. — Pétales ovales égalant ou dépassant le calice......................... SES ASniaiels seletrpele s eidiots »\n #40 dafoojals aietelaie ee: debit ess 00 Fleurs tétramères ! — Étamines 4. — 1létales nuls ou très petits, ou égalant presque L calice, mais alors lancéolés et non ovales.........,.. crenisssso see des cp ses COPA COCO TES 2 Feuilies à sommet subulé-aristé....,..., ÉD OL een oies ee «eo e de FA ENBE 3 Feuilles à sommet obtus, mutique ou un peu mLcroné....,........,...... 9. maritima. Tiges couchées, radicantes aux nœuds inférieurs! — I édicelles à sommet combé en crochet après la floraison. — Racine péreunante.,...... soso... S, procuimbens. ] Tiges étalées-redressées, jamais radicantes ! — Pédicelles ordinairement dioits, ou à peine courbés après la floraison. — Racine annuelle (Stirpe -apetala)......,,........,...... 4
: Sépales fructifères étalés en croix à la maturité de la capsule ! — Capsule sensiblement plus longue que le calice. — Feuilles ordinairement ciliées à la base............ S..apetala. Sépales fructifères dressés, appliqués ordinairement contre la capsule mûre! — Capsule dépassant peu le calice. — Feuilles le plus souvent non ciliées.....,...... .. S. ciliata.
Feuilles longuement aristées. — Pétales ne dépassant pas le calice. — Nœuds supérieurs dépourvus de glomérules noduliformes de feuilles. — Pédicelles 40-15 fois plus longs que IR GRUCR AS SN Name eee eee nee ae cs meceeoeue IS S 07/01
Feuilles mutiques ou mucronulées. — Pétales 2 foïs plus longs que le calice. — Nœuds supérieurs occupés par des glomérules de feuilles très courtes qui les font paraître moniliformes. — Fédicelle 2-5 fois seulement plus court que le calice.......... AS. nodosa.
* SAGINELLA. — Fleurs tétraméres. — Étamines 4.
S. PROCUMBENS L. — Tiges ordinairement nombreuses de 3-9 centim., gazonnantes, glabres, grêles, filiformes, couchées-radicantes, partant des aisselles des feuilles d’une rosette centrale stérile. Racine pérennante. Feuilles linéaires non ciliées, glabres, subulées-aristées. Pédicelles capillaires fortement courbés en crochet au sommet après la floraison, redressés à la maturité. Fleurs verdâtres, tétramères, très rarement pentamères. Sépales larges, ovales, obtus ou même arrondis au sommet, ordinairement bien plus courts que la cap-. sule, généralement étalés en croix après la floraison. Pétales ovales, entiers, deux fois plus courts que le calice, ou nuls. Styles 4. Capsule à 4 valves ovalesobtuses, plus longue que le calice, ordinairement penchée. Graines d’un brun noirâtre, très petites, réniformes, sillonnées sur le dos, chagrinées, à granulations obtuses peu saillantes. — %. Avril-octobre. — Lieux humides pierreux ou sablonneux. C. — Se présente très rarement sous la forme suivante :
Var. umbrosa Nob.— Plante molle, décombante, n'’offrant que 2-5 tiges 1-3 flores à entrenœuds très allongés. Rosette radicale à feuilles peu nombreuses, très longues (souvent 2 centim.). Sépales égalant souvent la capsule et s'appliquant presque sur elle à la maturité. Feuilles aussi longuement aristées que dans le type. Fleurs aussi penchées et restant cowrbées en crochet même après la maturité du fruit. Graines plus fortement tuberculeuses que dans le type, à sillon dorsal plus profond. — Rochers des ravins ombragés et humides. RR. — Verdelais! mai 1872.
S. APETALA L. (lat. sensu). — Racine annuelle ordinairement non surmontée d'une rosette de feuilles. Tiges nombreuses, non radicantes, de 3-9 décim., dressées ou étalées-redressées ou mème étalées, glabres ou un peu pubescentes. Feuilles linéaires, subulees-aristées, le plus souvent ciliées à la base, plus rarement dépourvues de cils. Pédicelles droits ou un peu arqués au sommet, non recourbés en crochet, le plus souvent pubescents-glan duleux. Fleurs tétramères, verdätres. Calice à 4 sépales ovales oblongs, plus courts que la capsule ou l’égalant, étalés en croix à la maturité, plus rarement dressésappliqués, les 2 extérieurs ordinairement acutiuscules et mucronés, rarement tous obtus. Pétales très petits, 3-4 fois plus courts que le calice ou nuls. Capsule dépassant plus ou moins le calice, qui l'égale presque parfois. Graines d’un brun noirâtre, très petites, réniformes, sillonnées sur le dos, finement chagrinéestuberculeuses, à granulations dorsales saillantes, celles des faces étant superficielles. — (-). Mai-août. — Champs sablonneux, murs humides, bords des chemins. C. — Se présente sous 2 formes principales :
S. apetala (L. argus. sensu) Fries.; Babington, Man.!; G.G., F1. de Fr.!; Willk. et Lee, Prodr.!; Bor., F1. cent. éd. 2 et 3! —(S. patula
Jord.). — Tiges dressées ou ascendantes ou diffuses. Feuilles ordinairement ciliées à la base, rarement glabres. Sépales sensiblement plus’ courts que la capsule, ordinairement étalés en croix à la maturité du fruit. — C.
S. glaberrima (S. apetala var. glaberrima Schultz?). — Tige naine (2-5 centim.). Sépales dressés-appliqués et notablement plus courts que la capsule. Plante absolument glabre dans toutes ses parties et à pédicelles très courts (2-6"*). — RR. — Allées du bois de Chavailles, près Mérignac!, avec le S. apetala vrai. — Plante intermédiaire entre les S, apetala et ciliata.
S. ciliata Fries. — G.G., F1. fr.!; Babingt., Man. !; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — Tiges ordinairement diffuses ou étalées. Feuilles fréquemment non ciliées ou perdant leurs cils de bonne heure. Capsule un peu penchée. Sépales ordinairement presque égaux à la capsule, mais non toujours ; ordinairement dressés et appliqués sur le fruit mur. mais parfois subétalés; les extérieurs en général plus nettement aigus que dans le S. apetala. — Forme très voisine de la précédente, dont elle se distingue surtout par la direction dressée des sépales fructifères et par leur longueur, qui atteint parfois complètement celle de la capsule. — (©). Mai-septembre. — Murs, champs sablonneux. AC. — Bruges! Mérignac! Lamothe! Le Teich! La Teste! Coutras! Rauzain! ete. — M. Boreau subdivise cette forme secondaire en plusieurs formés tertiaires dont le tableau suit :
n Sépales pointus, plus longs que la capsule......,.,....,.,...,. S. Lamyi Schtz Sépales obtus, ne dépassant pas la capsule..... = rene eR eee 2
) | Feuilles fortement ciliées........ É FRLAt ob See choco ie LÉ S. filicaulis Jord.
©” | Feuilles glabres ou un peu ciliées à la base. .........,: ..... SRB LES Me EURE
3 Pédoncules courbés, souvent glanduleux........,............, S, patula Jord.
© | Pédoneules droits, glabres................................ S. ambigua Lloyd.
S. MARITIMA Don; Babingt., Man.!; Loret, F1. Montp.! (S. densa, stricta et maritima G.G., KL fr.!). — Tiges de 4-9 cent., grèles, nombreuses ou presque solitaires, étalées-redressées ou dressées, jamais radicantes. Plante très glabre. Racine annuelle. Rosette centrale de feuilles absente ou présente. Feuilles souvent un peu charnues, linéaires ou linéaires-lancéolées, mutiques ou rarement un peu mucronulées, jamais aristées !, très glabres, jamais ciliées. Pédicelles longs, droits et lisses, dressés. Fleurs tétramères. Capsule dressée. Sépales obtus, rarement un peu acutiuscules, non mucronés, dressés, appliqués sur la capsule müre, ou s'en écartant mais non étalés en croix, un peu plus courts que la capsule ou aussi longs qu’elle. Pétales nuls ou dépassant la moitié du calice et lancéolés. Graines très petites, d’un brun noirâtre, réniformes, sillonnées sur le dos, très finement chagrinées, à granulations obtuses
peu saillantes. — (+). Mai-août. — Sables maritimes, prés salés. — La Teste ! Gujan! Le Teich! le cap Ferret! ete. -— Se présente sous les formes très secondaires suivantes : |
1, — Formes diffuses, pluricaules.
& maritima Jord.; G.G., FL Fr. — Tiges plus ou moins nombreuses, diffuses, étalées-redressées. Rosette centrale de feuilles souvent développée. Sépales écartés de la capsule à la maturité. Pétales souvent développés. Ovaire absolument sessile. |
S. densa Jord.; G.G., F1. Fr. — Tiges très nombreuses et très serrées, étalées-redressées. Rosette de feuilles souvent développée. Sépales presque appliqués sur la capsule mûre et l’égalant. Pétales nuls. Ovaire très courtement pédicelle. — RR. — (Des échantillons du cap Ferret ont été déterminés sous ce nom par M. Jordan.) .
2, — Forme dressée, subunicaule.
S. stricta Fries.; G. G., FL Fr.! — Tiges à entrenœuds allongés, dressées, roides, peu nombreuses, simples ou presque simples à la base, souvent solitaires. Rosette centrale de feuilles ordinairement nulle. Sépales écartés de la capsule à la maturité et un peu plus courts qu’elle. Pétales nuls. Ovaire sessile. — C'est la forme la plus commune sur notre littoral.
CARE + SPERGELLA. — Fleurs pentamères. — Étamines 10, rarement 5.
S. SUBULATA Wimm.— Plante pubescente-glanduleuse de 2-8 cent., à tiges nombreuses, grêles, couchées-redressées, non radicantes, accompagnées ordinairement d’une rosette de feuilles stériles, et couvertes de poils glanduleux. Feuilles linéaires, longuement swbulées-aristées, ciliées-glanduleuses. Faisceaux axillaires de feuilles non moniliformes. Pédicelles très longs, égalant 10-15 fois la longueur du calice, souvent un peu courbés au sommet après la floraison, puis redressés, Fleurs pentamères. Sépales5, ovales, obtus, glanduleux-pubescents ainsi que le nédicelle, appliqués sur la capsule et plus courts qu'elle. Pétales ovales-arrondis égalant le calice. Styles 5. Capsule à 5 valves, ordinairement penchée. Graines réniformes, très petites, d'un brun noirâtre, sillonnées sur le dos, finement chagrinées, à granulations obtuses peu saillantes. — %?, Mai-septembre. — Pelouses sablonneuses et humides, bords des étangs sablonneux. AC. surtout dans la région maritime : Arlac! Lamothe! La Teste! cap Ferret! Bords de l'étang de Cazau! etc. — Léognan (Deloynes).
S,. NODOSA Fenzl. (Spergula nodosa L.). — Plante vivace. Tiges
nombreuses de 8-20 centim., étalées-redressées ou ascendantes, pauciflores, glabres ou pubescentes-glanduleuses. Rosette centrale de feuilles souvent développée. Feuilles linéaires ou filiformes, #wliques ou mucronulées, jamais aristées, les inférieures plus longues, rapprochées, les supérieures courtes, distantes, portant à leur aisselle des glomérules de petites feuilles très courtes qui donnent à la partie supérieure de la tige l'aspect moniliforme. Pédicelles dressés, non courbés au sommet, 1-5 fois seulement plus longs que le calice. Fleurs pentamères. Sépales 5, obtus, appliqués sur la capsule et l'égalant à peu près. Pétales larges, obovales, deux fois plus longs que le calice. Styles 5. Capsule à 5 valves, non penchée. Graines très petites, réniformes, brunes, obscurément et obtusément chagrinées, à sillon dorsal à peine indiqué. — %. Mai-août. — Lèdes, étangs sablonneux du littoral, bords de l'étang de Cazau! Lèdes du cap Ferret! Lèdes du Coin-du-Sud! — Nous n'avons que la variété maritima (Persoon), à feuilles charnues et courbes.
Genre IX. — Alsine Wahl. (ALSINÉ).
Calice à 5 sépales (rarement 4). — Corolle à 5 pétales entiers (rarement 4). — Etamines 10-8 ou moins. — Slyles 3. — Capsule s'ouvrant jusqu'à la base en 5 valves. — Graines nombreuses, petites, réniformes.
A. TENUIFOLIA Crantz.; G.G., F1. fr.! — Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — Plante annuelle. Tiges grèles de 8-20 centim., dressées ou ascendantes, rameuses dès la base où rameuses-dichotomes au sommet. Feuilles linéaires-subulées, mucronulées, soudées à Ia base, offrant inférieurement 3 nervures. Pédicelles filiformes, 2-4 fois aussi longs que le calice. Sépales lancéolés - subulés, herbacés, trinerviés, à bords étroitement scarieux. Pétales plus courts que le calice. Capsule cylindro-conique. Graines petites, réniformes-orbiculaires, comprimées, chagrinées, avec un sillon dorsal. — (). Mai-septembre. — On n’a encore rencontré dans nos limites que la forme suivante : )
A. tenuifolia Jord.; Boreau (A. tenuifolia var. a genuina Wilk.). — Plante d’un vert gai, glabre dans toutes ses parties. Feuilles plus ou moins courbées en dehors. Rameaux de l'inflorescence rapprochés, non étalés. Pédicelles longs, toujours dresses. Sépales ordinairement un peu inégaux. Ordinairement 10 étamines. — C.
On trouvera peut-être l'A. laæa Jord. (A. tenuifolia b laxza Willk.), plante d’uu vert pâle, glabre, à feuilles dressées, à rameaux de l'inflorescence plus ou moins étalés, à pédicelles fructifères lrès étalés où même défléchis. Sépales égauz. Ordinairemen 5 étamines.
Genre X. — Honkeneïja Ehrh. (Hoxkéns).
Fleurs hermaphrodites, dioïques par avortement. — Sépales 5, uninerviés. - Pétales 5, entiers. — Ktamines 10, stériles dans les fleurs femelles. — Ovaire stérile dans les fleurs mâles. — Styles 5.— Capsule charnue, subglobuleuse,
s’ouvrant en 3 valves. — Graines très peu nombreuses, très grosses, pyriformes, rostellées.
H. PEPLOIDES Ehrh. (Arenaria peploides L.). — Plante charnue-succulente, très glabre. Tiges rameuses-dichotomes, étalées sur le sol. Feuilles épaisses-charnues, rapprochées, presque imbriquées sur les rameaux stériles, sessiles, connées à la base, élargies, ovales ou oblongues, uninerviées. Fleurs ‘axillaires, solitaires, à pédicelle à peu près de la longueur du calice, Pétales blancs. Capsule globuleuse, un peu rugueuse, grosse, d'un tiers plus longue que le calice persistant. Graines 4-5, noires, de 3-4 millim., luisantes, finement granuleuses, — %. Juin-août. — Sables du littoral, dunes rapprochées de l'Océan. C.
Tribu II. — Stellarinées. 2172
Valves de la capsule entières ou bifides, offrant ensemble un nombre de dents double de celui des styles.
Genre XI. — Mœælhringia L. (Mœurncr).
Sépales 4-5.— Pétales 4-5, entiers ou à peine émarginés. — Étamines 8-10 ou 5. — Styles 2-5. — Capsule s’ouvrant par 4-6 valves. — Graines luisantes, munies d'une strophiole.
M. TRINERVIA Clair.; Webb. — (Arenaria trinervia L.). — Plante annuelle. Tiges ordinairement nombreuses de 1-3 décim., faibles, rameuses, diffuses, brièvement pubescentes. Feuilles d'un vert gai, ovales ou ovaleslancéolées, aiguës, mucronulées, à 3-5 nervures principales ; les inférieures à pétiole presque égal au limbe, les supérieures subsessiles. Fleurs des dichotomies longuement pédicellées. Pédicelles étalés et arqués après la floraison. Sépales 5 acuminés, lancéolés ou ovales-lancéolés, à bords largement membraneux-blanchâtres, à partie dorsale herbacée, présentant une nervure verte ou trois nervures très rapprochées et parallèles. Pétales plus courts que le calice ou nuls. Graines petites, noires, luisantes, munies d’une strophiole. — (©), Mai-juin, et parfois dès le mois d’avril. — 2 formes :
ME. trinervia Gay.; G.G., F1. fr.; Willk et Lee, Prodr. Hisp. —
Feuilles ciliées sur les bords, Sépales lancéolés, longuement acuminés, à 3 nervures très rapprochées dont la médiane est prépondérante ; parfois subuninerviés , les 2 extérieurs à bords ciliés-dentés, ainsi que la nervure médiane. Pétales se développant ordinairement, plus courts que le calice. Étamines ordinairement 10. Capsule plus courte que le calice. Graines très luisantes, à faces lisses au centre, rayées vers la circonférence de plusieurs rangées concentriques de saillies émoussées bien plus longues que larges et dont le grand diamètre est en direction radiale! Bois, murs frais, lieux humides. AR. — Blaignac! Verdelais ! — Le Pila (Chantelat), etc.
M. pentandra Gay; Gr. Godr., F1. fr.; Willk. et Lge, Prodr. Hisp. — Feuilles à bords non cilies. Sépales ovales-oblongs, médiocrement acumines, toujours wninervies, à bords non ciliés. Pétales ordinairement nuls. Étamines ordinairement 5. Capsule égalant à peu près le calice. Graines luisantes, ponctuées-chagrinées sur toute leur étendue, à granulations non allongées-radiales! — Lieux sablonneux et humides. RR.
— Arcachon! (fin avril 73).
Ogserv. — Ce sont là probablement deux véritables espèces. Le nombre des étamines et le développement des pétales ue signiflent rien; mais le caractère tiré de la graine, et qu’on a toujours négligé, est très important.
Genre XII — Arenaria L.; Fenzl. (Sisune).
Sépales 5, — Pétales 5, entiers ou à peine émarginés. — Etamines 10 ou moins. — Styles 5. — Capsule s'ouvrant par 6 dents. — Graines chagrinées,
ternes, dépourvues de strophiole.
A. MONTANA L. — Plante vivace. Tiges de 1-3 décim., courtement pubescentes, rameuses, diffuses, étalées sur le sol, relevées au sommet après la floraison et émettant des rameaux florifères dressés. Rameaux stériles longs, couchés, radicants, jaunâtres, feuillés et pubescents seulement vers leur extrémité. Feuilles molles, lancéolées-linéaires, aiguës, atteignant jusqu'à 2 centim., sessiles, uninerviées, ciliées-scabres sur les bords et sur la nervure, finement pubérulentes. Pédicelles 2-4 fois plus longs que le calice. Sépales ovaleslancéolés, aigus, uninerviés, herbacés ou les intérieurs à peine membraneux aux bords. Pétales grands (10-12""), obovales-allongés, 1-2 fois plus longs que le calice. Capsule müre égalant à peu près les sépales. Graines grosses (larg. 1"*; long. 1°" 1/2), arrondies-réniformes, peu comprimées, brunes, ternes, uniformément couvertes de tubercules à base subpolygonale surmontée d'un petit mamelon arrondi plus foncé. Ombilic bordé d’un bourrelet obtus plus finement tuberculeux que le reste de la graine. — %,. Juin-août. — Lieux sablonneux, landes et bois de pins. C. dans la partie landaise du département.
A. SERPYLLIFOLIA L.;G.G., F1. fr.; Loret, FL. Montp. — Plante annuelle. Tiges ordinairement nombreuses de 5-30 centim., étalées-redressées, rameuses, diffuses, brièvement pubescentes, Feuilles petites (5-4%°), d'un vert grisätre, ovales-acuminées, sessiles, à 3-5 nervures, quelquefois réduites à la nervure dorsale par l’empätement des latérales. Fleurs nombreuses en cymes formant par leur ensemble une panicule rameuse. Sépales lancéolés-acuminés, pubescents, uni-trinerviés, plus ou moins scarieux-membraneux aux bords, au moins les intérieurs. Pétales petits, bien plus courts que les sépales. Capsule ovoïde ou subglobuleuse, à peu près de la longueur du calice ou le dépassant sensiblement. Graines pelites (moins de 1/2°*), noirâtres, arrondies-réniformes, à ombilic non entouré d’un bourrelet, chagrinées, à granulations allongées dans le sens radial. — (). Mai-septembre. — Murs, lieux pierreux. CC. — Se présente sous deux formes très secondaires :
Ar. serpyllifolia Guss.; Bor., FL. centr., éd. 3; Willk. et Lge, Prodr. Hisp. — Capsule ovoïde, au moins 3 fois aussi large à la base qu'au sommet, en général sensiblement plus longue que le calice, un peu épaisse et crustacée, se brisant avec bruit sous la pression. — R. — Montferrand! (Motelay), et certainement ailleurs.
Ar. leptoclados Guss.; Bor. F1. centr., éd. 3!; Willk. et Lge, Prodr. Hisp. — Tige un peu plus grêle. Capsule ovoïde-conique ou cylindro-conique, à peine 2 fois aussi large à la base qu'au sommet, en général ne dépassant pas sensiblement le calice, mince et submembraneuse, cédant, à la maturité, sous le doigt sans craqueler ni se briser. Graines ordinairement un peu plus petites que dans la forme précédente, à granulations peut-être un peu plus fines.
Osserv. — L'Ar. Lloydii Jord. (Ar. serpyllifolia var. macrocarpa Lloyd, F1. Loire-inférieure) autre mauvaise espèce, à capsules plus grosses que celles de l’'A7:. ser pyllifolia. plus rétrécies au sommet, à pédicelles fructifères ne dépassant pas la capsule en longueur, sera peut-être un jour rencontré sur notre littoral.
L'Ar. controversa Boiss., qui est une forme de l’A7. hispida L., se rencontre dans plusieurs départements limitrophes (Charente, Dordogne, Lot-et-Garonne). On le reconnaîtrait à ses pétales plus longs que le calice, à sa souche dure, vivace, et à ses feuilles //néaires-subulées, uninerviées, rappelant celles de l'A/sine tenuwifolia.
Genre XIII. — Stellaria L. (STELLAIRE).
Sépales 5. — Pétales 5, bijides ou bipurtits. — Étamines 10 ou moins. — Styles 5. — Capsule s'ouvrant profondément en 6 valves.
k Feuilles inférieures ovales et distinctement pétiolées... | 1 D Feuilles oblongues ou linéaires-lancéolées, tuutes sessiles............................:... 3
Bractées herbacées.— Tiges parcourues dansleurlongueur par une lignedepoils. Sf.nedia. Bractées scarieuses.— Tiges complètement glabres......,.............,. St, uliginosa.
Pétales 1-2 fois plus longs que le calice.— Bractées herbacées............. St. Holostea. 3 | Pétales plus courts que le calice ou le dépassant assez peu.— Bractées scarieuses au moins (y surlesbords......,...........,.....:............ ns eee sde Sale ion 9 Snes Ra re 4
Bractées ciliées.— Feuilles linéaires, assez roides.— Pétales à lobes contigus, dépassant un
peu le calice...…...... ÉAE AGE 0e an de SR Sno AO ORALE s...... St. graminea. Bractées non ciliées.— Feuilles molles, oblongues.— Pétales à lobes divergents, plus courts quéfle calice. . SENTE A RE ocre CT CE LÉO EAU ... St. uliginosa.
ST. MEDIA Vill. — Plante annuelle. Tiges nombreuses de 1-4 décim., ordinairement étalées-diffuses, souvent radicantes à la base, redressées, molles, succulentes, présentant sur une de leurs faces une liçne longitudinale de poils courts qui alterne à chaque entrenœud, Feuilles molles, ovales, brièvement acuminées, les inférieures assez longuement pétiolées. Fleurs en cyme terminale feuillée, pauciflore. Bractées herbacées. Sépales ovales-lancéolés, pubescents. Pétales profondément bipartits, ne dépassant pas le calice, ordinairement plus courts que lui, souvent nuls. Étamines 3-5 ou 10. Capsule ovoïde un peu exserte. Graines arrondies, assez grosses (1**), d’un brun rougeâtre, un peu comprimées, fortement tuberculeuses, à tubercules dorsaux hémisphériques, ceux du centre un peu écrasés. — (-). Fleurit à peu près toute l’année. — Lieux frais, bords des fossés, décombres, pied des murs. CC. — Une forme assez rare est le St. neglecta Weiïhe : Tige plus développée, plus dressée et moins rameuse. à feuilles plus grandes. Pétales égalant le calice. 10 étamines.
ST, HOLOSTEA L. — Plante herbacée vivace. Souche cespiteuse, rameuse, à rejets traçants. Tiges de 3-7 décim., couchées à la base, ascendantes, glabres, lisses ou légèrement scabres sur les angles. Feuilles roides, coriaces, sessiles, connées, lancéolées-linéaires, très aiguës, scabres sur les bords et sur la nervure médiane, s’atténuant du point d'insertion jusqu'à leur extrémité longuement effilée. Fleurs grandes (souvent 2 centim.) en cyme terminale pluriflore divariquée. Pédicelles très longs (2-4 centim.). Bractées herbacées. Sépales ovales-lancéolés, aigus ou mucronés, dépourvus de nervures verles saillantes. Pétales bifides, grands, 4-2 fois plus longs que le calice et à lobes rapprochés. Capsule subglobuleuse égalant le calice. Graines grosses (2°), d'un brun rougeâtre, arrondies, un peu comprimées, fortement tuberculeuses surtout sur le dos, à tubercules disposés en séries concentriques un peu écartées l’une de l’autre dé façon à laisser entre elles des sillons. Tubercules dorsaux plus longs que larges. — %, Avril-juin. — Buissons, haies, lieux herbeux des bois. C.
ST, GRAMINEA L. — Plante herbacée vivace. Souche cespiteuse, rameuse, à rejets traçants. Tiges de 5-8 décim., couchées à la base, ascendantes, glabres et lisses. Feuilles asses longues (15-50°*), un peu roides et coriaces,
sessiles, connées, linéaires - lancéolées, aiguës, ciliées-scabres à la base, d’ailleurs très glabres. Fleurs en cyme terminale multiflore étalée-divariquée. Pédicelles longs (1-3 centim.). Bractées scarieuses, ciliées. Sépales lancéolés, aigus, mucronés, glabres ou cihés, à 3 nervures vertes saillantes. Pétales profondément bipartits dépassant peu le calice. Capsule ovoide-oblongue égalant à peine le calice. Graines médiocres (3/4"* long.), d'un brun rougeûtre, arrondies, non apiculées, ridées, à rides minces, inégales, courbes ou ondulees.
— %. Mai-septembre. — Haies, buissons, lieux herbeux des bois, prés humides. C.
OBsErv. — MM. Gren. et Godr. (FI.Fr.), Willk. et Lge (Prodr. Hisp.) disent que la capsule de cette espèce est d’un tiers plus longue que le calice. Ce que j'en ai vu de France, de Suisse et d'Upsal ne confirme pas cette assertion et est conforme à la plante girondine. — Y a-t-il deux espèces ?
ST. ULIGINOSA Murr. (St. aquatica Poll.; Larbrea aquatica St-Hil., non Ser.; L. uliginosa Rchb.). — Plante annuelle ou pérennante. Tiges de 1-4 décim., couchées et radicantes à la base, ascendantes-diffuses, faibles, molles, glabres. Feuilles assez courtes (10-15"°), glaucescentes, molles, sessiles ou un peu atténuées en pétiole, oblongues-lancéolées aiguës, ou parfois obovales-spatulées et subobtuses, glabres ou plus ordinairement cilées à la base. Pédicelles assez longs (8-15"°). Fleurs en cymes souvent latérales pauciflores ou multiflores. Bractées scarieuses ou à peu près, jamais cilices. Sépales lancéolés, aigus, mucronés, trinerviés, glabres. Pétales profondément bipartits, toujours plus courts que le calice. Capsule elliptique égalant le calice ou le dépassant un peu. Graines d’un brun noirâtre, petites (1/2°° long.), arrondies-ovoides, un peu apiculées obtusément, ridées-chagrinées, à saillies irrégulières bien plus longues que larges, se découpant à leur base, de chaque côté, perpendiculairement à leur longueur, en très petites irradiations latérales peu saillantes et extrêmement courtes bien visibles à la loupe sur la graine parfaite. — (©) ou %. Mai-août. — Lieux humides, bords des fossés et des murs. AC. autour de Bordeaux, à Arlac, Pessac, Gazinet, etc.; C. aux environs de La Teste et probablement dans toute la lande.
Osserv. — L'Holosteum umbellatum L. n'a jamais été trouvé dans le département et semble étranger à notre flore. Voici ses caractères: Pétales 5, ordinairement dentelés irrégulièrement.
Styles 3. Capsule s'ouvrant en 6 valves. Fleurs en fausse-ombelle. Graines peltées très déprimées, convexo-concaves.
Genre XIV. — Cerastium L. (Cérasre).
Sépales 5-4. — Pétales 5-4, bifides ou bipartits, rarement.entiers. — Étamines 10-8, ou 5-4 par avortement. — Styles 5-4 opposés aux sépales. — Capsule cylindrique ou cylindro-conique, s'ouvrant par 10-8 dents dressées ou roulées en dehors.— Graines nombreuses, réniformes, globuleuses-comprimées, tuberculeuses. — (PI. 8, A).
ANALYSE DES ESPÈCES
Pétales entiers ou à peine émarginés. — Plante très glabre......,........ C. glaucum. Pétales bifides. — Plante pubescente ou velue, souvent glanduleuse...................... 2 Pédicelles plus courts que les bractées ou les égalant à peine.......... C. glomeratum. Pédicelles dépassant longuement les bractées..... Han Meta doser salt 3 Étamines à filets toujours munis inférieurement de longs poils. .... .. C.brachypetalum. Étamines à filets toujours entièrement glabres............... ........ cube ecbiatas ture 4
Sépales obtus, à poils ordinairement non glanduleux. — Tige diffuse, offrant souvent à sa
base des rejets rampants stériles............,.......... AT MED ae C. triviale. Sépales aigus, à poils ordinairement glanduleux. — Tige dépourvue à sa base de rejets rampants stériles (stirpe C. varians).. ...........................,................ 5)
| Bractées entourées d'une très large membrane bianchâtre et transparente ordinairement
£ denticulée et laciniée.........,......s.serseossseseesennsoecee C. semi-decandrum. CE 2 À ‘ su - e | Brac‘ées toutes herbacées ou les supérieures bordées d’une membrane étroite et entière... NE Een RE un: ANNEE EAU 0 PE 00 CHAT Vo nn ce C', pumilum Coss. et Germ.
SECT. {. — ORTHODON. -- Pétales bifides. Capsule dépassant longuement le calice, cylindr'que-tubuleuse, plus ou moins arquée.
C.TRIVIALE Link (C. vulgatum Wahlb.; L., Sp., non herb.).— (PI. 8, A, fig. 11). — Plante ordinairement pérennante. Tiges ordinairement nombreuses, de 1-4 décim., ascendantes, couchées à la base, souvent un peu radicantes, pubescentes, à poils non glanduleux rarement mêlés de quelques poils pourvus de glandes. Feuilles d'un vert sombre, ovales ou oblongues, velues-ciliées. Bractées étroitement scarieuses aux bords supérieurs, ou les inférieures herbacées, plus rarement toutes herbacées. Pédicelles dépassant longuement les bractées, plus ou moins arqués après la floraison. Sépales obtus, scarieux aux bords, à sommet non dépassé par les poils. Étamines à filet glabre. Pétales à peu près de la longueur du calice ou un peu plus longs. Graines relativement assez grosses (plus de 1/2**, gr. diam.), d'un brun obscur, arrondies-réniformes ou arrondies -cunéiformes, peu comprimées, superficiellement sillonnées ou aplaties sur le dos, chargées sur loute leur surface de tubercules assez gros, saillants et obtus, non contigus, concolores avec le fond général de la graine. Crénelures de la silhouette obscure (') très obtuses, comme écrasees. — (2) ou Ÿ. Avril-septembre. — Lieux cultivés ou herbeux, murs, bords des chemins, etc. CC.
O8BsERv. — Les tubercules de la graine offrent à leur base de très fines irradiations qu’on distingue avec une bonne loupe montée.
C. VARIANS Coss. et Germ., F1. Paris. éd. 1.; (C. semi-decandrum, glutinosum et pumilum G.G., F1. fr.). — (PI. 8, À, fig. IV). — Plante annuelle,
( 1) J'appelle ainsi la silhouette très vive que donne la graine opaque vue par dessus’et éclairée par dessous.
jamais radicante. Tiges solitaires ou nombreuses de 3-30 centim., dressées ou étalées ou ascendantes, couvertes de poils ordinairement glanduleux. Feuilles pubescentes, ovales où oblongues. Bractées toutes herbacées, ou plus ou moins scarieuses aux bords à bordure scarieuse entière ou denticuléelacérée. Pédicelles bien plus longs que les bractées, plus ou moins étalés ou réfléchis après la floraison et formant ou non un angle avec le calice. Sépales aigus, à bords plus ou moins largement scarieux, à poils ordinairement N glanduleux ne dépassant jamais le sommet du sépale. Pétales plus courts ou aussi longs ou une fois plus longs que le calice. Etamines 10 ou 4-5, à filets glabres. Graines petites (1/2"*, gr. diam.), d'un brun fauve clair jaunâtre ou rougeätre, arrondies ou arrondies-cunéiformes, comprimées sur les faces, à sillon dorsal large et superficiel ou nul, assez superficiellement ponctuceschagrinées sur toute leur surface, à granulations peu allongées, ordinairement concolores avec le fond général de la graine (mais non toujours), les périphériques plus accusées que celles des faces, quoique peu Saillantes. Dentelures de la silhouette obscure obtuses ou peu marquées. —(-). Avriljuin. — Terrains arides, lieux sablonneux, bois de pins, vieux murs, champs incultes, CC. — Deux formes secondaires :
€. semidecandrum L. (C. pellucidum Chaub). — (P1. 8, A, fig. IV.) — Pédicelles formant rarement un angle avec ,le calice. Bractées très largement scarieuses dans leur moitié ou leur tiers superieur, à partie scarieuse généralement denticulée ou lacérée (PI. 8, À, fig. ‘IV, br.). Sépales largement scarieux aux bords (Fig. IV, sep.). Pétales ordinai. rement plus courts que le calice ou l’égalant à peine. Étamines 9, rarement 10. Graines à ponctuations non sensiblement allongées. — C.
C. pumilum Coss. et Germ., FI. Par. 2 6d.! (C. glutinosum Fries et C. pumilum Curt.). — (PI. 8, A, fig. IV). — Pédicelles arqués où non au sommet, formant ordinairement un angle plus ou moins accusé avec le calice. Bractées toutes herbacées, ou les supérieures très étroitement scarieuses aux bords (PI. 8, A. fig. IV, br’, br”). Pétales plus courts ou aussi longs ou une fois plus longs que le calice. Étamines 5-10 ou 4. Graines à ponctuations ordinairement wx peu allongées dans le sens radial et
un peu saillantes. CC. — Deux formes tertiaires :
C. glutinosum Fries.; G.G. F1 fr. [C. obscurum Chanb.; C. alsinoides Desm., Cat.; Gren., Monogr., exclus. var. b.). — Braclées superieures à bords plus ou moins scarieux! (quelquefois très peu) (PI. 8; À, fig. IV, br’). Pédicelles courbés en arc au sommet, étalés après la floraison puis redressés. Capsule formant un angle obtus avec le pédi-
celle. — CC.
Var. pelaloidun (C. litigiosum De Lens). — Premières fleurs à
-pétales presque wne fois plus longs que les sépales.
ET; en
GC: pumilum Curt.; Desm., Cat.!; G.G., EL fr.!; Gren. Monogr. (ex parle). — Bractées toutes absoluinent herbacées, poilues même à l'extrême sommet! (P1. 8, À, fig. IV, br’). Pédicelles non courbés en arc au sommet, ordinairement réfléchis après la floraison puis redressés. Capsule presque en ligne droite avec le pédicclle non arqué. — Lieux sablonneux, bois de pins, sables maritimes. C. — Les formes suivantes méritent d'être signalées :
1) vulgare Desm., Cat.!; Gr. Godr., F1. fr.!; Gren. Monogr. (ex parte). — Pétales à peine égaux au calice. Fleurs ordinairement pentamères. Inflorescence régulière assez compacte. Capsule médiocre n'égalant pas deux fois le calice en longueur après la déhiscence. Rameaux non divariqués. — Arlac, Saint-Julien - de - Pauillac, etc.
2) divaricatum Gr., Monogr.!; Desm., Cat. Dord.!; G. G., FI. fr.! — Pétales à peine égaux au calice. Fleurs pentamères et tétramères mêlées, les premières plus nombreuses. Tiges et rameaux de l'inflorescence très divariqués. Capsule médiocre n'égalant pas 2 fois le calice en longueur. — Arlac, Arcachon, etc.
3) tetrandrum Gr., Monogr.!; Desm., Cat. Dord.!; G.G., FL. fr.! (C. tetrandrum Curt.).— Fleurs ordinairement {étramères (avec quelques fleurs pentamères). Inflorescence souvent irrégulière, à rameaux inégalement développés, à dichotomie parfois subunilatérale. Capsule médiocre n’égalant pas 2 fois le calice en longueur. Pétales à peine égaux au calice. — Forêt de la Teste, etc.
4) glandulosum Lat., F1. Bord. — Forme épaisse et trapue. Fleurs le plus souvent tétrandres (mélées de quelques fleurs pentandres). Dichotomie assez régulière. Capsule grosse, 2 fois aussi lonque que le calice dans les forts échantillons. Pétales à peine égaux au calice. Plante extraordinairement visqueuse. — Cap Ferret!
5) petaloïdeum Desm. Cat. Dord.! — Pétales dépassant longuement le calice, presque doubles des sépales. — Arlac! — Saint-Médardeu-Jalle (Desm.). — Gujan (Durieu).
On peut, pour plus de commodité, dresser Le tableau suivant :
i | Pétales à peine égaux au calice. ..,................,.1.....,...2443.4404 | Pétales presque 2 fois aussi longs que le calice........, var. petaloïdeuin.
| Capsules (grosses) ordinairement 2 fois aussi longues que le calice (Plante
24 trapue, extraordinairement visqueuse)........,. ..... var. glandulosur. | Capsules (petites) n’étant pas doubles du calice en longueur.....,......,.... 3 Tiges et rameaux de la dichotomie très divariqués... ... var. divaricatum.
Fleurs généralement pentamères!— Dichotomie ordinairement régulière..,...
(rats entree. eur Eebierhe des cistts stone pette NAS AUTRE | Fleurs généralement tétramères ! — Dichotomie fréquemment irrégulière et subanilatérale......,.... Et e secs sert Ars c var. tetrandrum.
C. BRACHYPETALUM Desp. — (PI. 8, A, fig. IT). — Plante annuelle. Tiges solitaires ou nombreuses de 1-4 décim., étalées-redressées ou dressées, à poils longs ordinairement ascendants mêlés vers le sommet de la plante de poils glanduleux généralement plus courts. Feuilles oblongues ou ovales, couvertes de longs poils soyeux. Bractées ordinairement toutes herbacées. Pédicelles bien plus longs que les bractées. Sépales dressés, aigus, entièrement herbacés ou à peine scarieux aux bords, couverts de longs poils soyeux qui dépassent longuement le sommet du sépale. Pétales plus courts que le calice ou le dépassant à peine. Étamines à filets poilus à la base! Graines très petites (gr. diam. moins de 1/2°*) d'un brun un peu clair, arrondies-cunéiformes, étroitement et assez fortement sillonnées sur le dos, comprimées ou même un peu excavées sur les faces, semées de granulations petites plus longues que larges, moins accusées sur les faces de la graine que sur la circonférence, où elles sont bien saillantes, ordinairement plus colorées que le fond général de la graine et présentant leur grand diamètre en direction radiale! Dentelures de la silhouette obscure {outes coniques-aiquës ou subaiguës! — (:). Avril-juillet. — Lieux secs et arides, champs incultes, bords des chemins. RR. — Avenue du pont de Libourne! (Desm.). — Saint-Juliende-Pauillac! /
C. GLOMERATUM Thuill. (C. &iscosum L. Sp., non herbier). — (PI. 8, À, fig. 1). — Plante annuelle. Tiges solitaires ou nombreuses de 1-4 décim., étalées-ascendantes ou dressées, couvertes de poils mous glanduleux ou non glanduleux, horizontaux. Feuilles ovales ou oblongues ou obovales, veluessoyeuses. Bractées toutes herbacées. Pédicelles plus courts que les bractées ! (très rarement à peine plus longs). Sépales dressés, très aigus, à peine scarieux aux bords, couverts de longs poils qui dépassent lonquement le sommet du sépale. Pétales plus courts que le calice cu le - dépassant à peine. Étamines à filet glabre. Graines très petites (gr. diam. moins de 1/2*%), d'un brun un peu clair, arrondies-réniformes ou à 3 pans arrondis, comprimées ou même un peu excavées sur les faces, aplaties ou superficiellement sillonnées sur le dos, semées de ponctuations ou papilles petites, minces, bien plus colorées que le fond de la graine, non contiguës, sériées concentriquement, nulles ou presque nulles sur les faces de la graine, bien accusées vers la circonférence, dirigeant plus ou moins nettement leur grand diamètre parallèlement à la circonférence de la graine. Silhouette obscure à saillies de bordure très inégales, les unes étroites, aiguës, coniques, Lieux
LU les autres largement arrondies ou même écrasées. — (+). Avril-juin. arides, terrains sablonneux, vieux murs, bords des chemins. CC.
Ént
Secr. 2. — MŒNCHIA.— Pétales entiers ou à peine émarginés. ('apsule ne dépassant
pas sensiblement le calice, cylindrique, droite.
C. GLAUCUM Gr., Monogr.; G.G., F1. fr. — Plante annuelle. Tiges de 5-30 centim., simples ou rameuses, glauques, glabres, roides et minces. Feuilles lancéolées-linéaires plus courtes que les entre-nœuds, glauques et glabres. Fleurs 1-9, pentamères ou tétramères. Pétales plus longs ou plus courts que les sépales. Pédicelles 6-8 fois plus longs que le calice. Capsule incluse ou peu eæserte. Graines brunes, ruguleuses, comprimées. — Nous n'avons que la forme suivante :
j C. ereetum L. (sub Sagina). — (C. quaternellum Fenzl: Mœnchia erecta Rchb; C. glaucum var. quaternellum Gr. Monogr.; G. G., FI. fr.). — Tiges de 5-12 centim., 1-5-flores. Fleurs fétramères, à pétales plus courts que le calice. Capsule cylindrique non renflée, égalant le calice ow le dépassant un peu. Graines à grand diamètre égalant 3/4 millim., arrondies-ovoïdes, à extrémité radiculaire atténuée, couvertes sur toute leur surface de granulations assez petites, rapprochées, dont le plus grand diamètre est radial et qui sont concolores avec le fond général de la graine ; sillon dorsal bien marqué; faces comprimées. Silhouette obscure à saillies petites et nombreuses, arrondies ou arrondies-coniques.
Genre XY. — Malachium Fries. (Marque).
Sépales 5. — Pétales 5 bipartits. — Etamines 10. — Styles à alternes avec les sépales. — Capsule ovoide-pentagone s'ouvrant en dix dents par & valves profondément bidentées. — Dents récurvées au sommet.
M. AQUATICUM Fries. (C. aquaticum L.). — Plante vivace, d'un vert clair. Tiges nombreuses de 4-8 décim., tombantes ou couchées-ascendantes, succulentes-cassantes, rameuses, pubescentes-glanduleuses surtout supérieurement. Feuilles glabres, sessiles, ovales-aiguës, un peu cordées à la base, celles des rameaux stériles ou de la base de la tige un peu atténuées en pétiole. Fleurs nombreuses en cyme divariquée et feuillée. Pédicelles plus longs que les bractées, étalés ou réfractés après la floraison et courbés au sommet de manière à former un angle avec le calice. Sépales obtus, herbacés, uninerviés, pubescents, ordinairement glanduleux. Pétales divisés presque jusqu'à la base en 2 lobes divergents et plus longs que le calice. Capsule dépassant un peu le calice, Graines brunes et ternes de 3/4 millim. environ, arrondies, un peu comprimées mais #0n planes sur les faces, à dos arrondi non sillonné ni transversalement aplati, chargées de séries concentriques de tubercules assez gros, dont les périphériques sont arrondis et plus saillants et qui offrent tous une base très nettement rayonnante en tous sens. Silhouette obscure à fortes dentelures subégales, arrondies ou un peu coniques. — %. Maiseptembre. — Lieux humides onu marécageux, bords des fossés et des étangs. Ca
B. — Feuilles munies de stipules,
Tribu III. — Sperqulées.
Valves de la capsule entières, offrant ensemble un #ombre de dents égal à
celui des styles.
Genre XVI. — Spergula L. {SparGoure).
Sépales 5. — Pétales 5, entiers. — Étamines 5-10. — Styles 3, alternes avec les sépales. — Capsule s'ouvrant profondément en 5 valves. — Feuilles linéaires-subulées, paraissant verticillées par la présence de fascicules de feuilles
à leur aisselle, — Stipules scarienses.
ANALYSE DES ESPÉCES
Feuilles offrant en dessous un sillon longitudinal. — Graines presque globuleuses, entourées d’un
rebord en carène très étroit............,... srs see ARR ARS ARR JS Sp. arvensis. Feuilles dépourvues de sillon à la face inférieure.— Graines comprimées, entourées d'une aile mem-
RANGS DEMI EE EE Le er soc masse ace -seres hiphop ester ee -cEeD Sp. pentandra.
S. ARVENSIS L.; G.G., F1. fr.; Coss. et Germ., F1 Paris. — (Sp. sativa Bœnng. et Sp. vulgaris Bœnng.). — Tiges noueuses, solitaires ou plus ou moins nombreuses, de 1-4 décim., dressées ou ascendantes ou étalées, ordinairement pubescentes -glanduleuses et un peu visqueuses au sommet. Feuilles linéaires-subulées offrant à leur face inférieure un étroit sillon longitudinal. Graines subglobuleuses-comprimées, noires et ternes, très superficiellement et obscurément ponctuées ou ponctuées-chagrinées, chargées ou non de papilles saillantes blanchâtres, et entourées d'un rebord très étroit en carène blanchâtre ou non, 12-15 fois plus étroit que le diamètre de la graine. — (©). Mai-septembre. — Champs sablonneux. C. —- C'est à peine si les 2 formes suivantes méritent d’être distinguées :
: S. saliva Bœnng. (Sp, arvensis Bor., F1. centr., éd. 3; Loret, F1. de Montp.). — Ordinairement 10 étamines, plus rarement 5. Graines ordinairement dépourvues de papilles blanchâtres. — C. ‘
S. vulgaris Bœnng.; Bor., F1. centr., éd. 3; Loret, F1. Montp. — Ordinairement 5 étamines, plus rarement 10. Graines chargées de papilles blanchätres saillantes, qui s’enlèvent facilement par le frottement et laissent alors la graine absolument identique à celle de la forme précédente. — C.
- S. PENTANDRA L. (Sp. pentandra Bor. et Sp. Morisonii Bor.). — Tiges noueuses, solitaires ou plus où moins nombreuses, de 1-2 décim., presque
AC
glabres. Feuilles linéaires-subulées non sillonnées en dessous. Graines comprimées - lenticulaires, noires, très finement granuleuses, entourées d'une large membrane blanche ou roussûtre, dont la largeur égale au moins la moitié du diamètre de la graine et qui est plissée de nombreuses stries rayonnantes très fines. — Se présente sons 2 formes dont nous n'avons que la
suivante :
S. pentandra Boreau: G.G., F1. fr.; Coss. et Germ., FI Par. — Graines à aile membraneuse blanche égalant en largeur le diamètre de la graine. Ponctuations périphériques non surmontlées de papilles blanchätres. Faux verticilles de feuilles peu fournis et assez courts. Pétales Lancéolés-aigus. — (+). Mars-mai. — Lieux sablonneux. AR. — Arlac! Saint-Ciers-la-Lande! La Hume! ete.
OBserv. — Le S. Morisontii Bor., qui est l’autre espèce du stirpe, se reconnaîtrait à ses graines bordées d’une aile menbraneuse roussätre à la maturité, moins large de moitié que le diamètre de la graine et dont les ponctuations périphériques sont surmontées de papilles blanchâtres saillantes. Faux verticilles de feuilles très garnis. Pétales ovales-obtus. — A rechercher dans nos iimites, de mars en mai, dans les lieux sablonneux. Existe dans la Charente-Inférieure et dans la Dordogne.
Genre XVII. — Spergularia Pers. (Srercczare).
(Lepigonum WaAtbg.)
Sépales 5. — Pétales 5 entiers. — Étamines 10-5 ou moins. — Styles 5. — Capsule s'ouvrant jusqu'à la base çn 3 valves. — Feuilles linéaires-subulées, avec ou sans faisceaux de feuilles axillaires. — Stipules scarieuses, entières ou lacérées, soudées entre les feuilles chacune avec la stipule similaire de la feuille opposée. — (PI. 8, B). |
ANALYSE DES ESPÈCES
Sépales aigus, munis d’une étroite nervure dorsale verte saillante [— Pétales toujours blancs . 2 fois plus courts que le calice. — Rameaux fleuris dépourvus de feuilles et de bractées. — Graines à faces renflées, à embryon ne formant pas un bourrelet périphérique visible!
PROCESS CARRE RO R spa Do Poe odeeee MR eee nnere DD SCUELOIISS
Sépales obtus, verts sur le dos mais sans nervure dorsale saillante! — Pétales ordinairement rosés égalant presque ou dépassant le calice. — Rameaux fleuris plus ou moins feuillés. — Graines à faces comprimées, à embryon formant un bourrelet périphérique plus ou moins accusé mais toujours perceptible !.............,..................... Tate ere .
Capsule égulant le calice! — Feuilles ordinairement planes. — Graines noires cunéiformes, toutes aptères, à faces finement chagrinées dont les granulations sont contiguës ! et concolores avec le fond de la graine.— Anneau périphérique très incomplet !.…. Sp. rubra.
Capsule dépassant sensiblement le calice! — Feuilles charnues-subcylindriques. — Graines brunes obovales, obtusément anguleuses ou à contour circulaire, tantôt de 2 sortes, les unes aptères les autres ailées, tantôt toutes plus ou moins largement ailées (très rarement toutes aptères), à fond lisse ! semé ou non de papilles distantes généralement plus colorées que le fond de la graine, — Anneau périphérique presque complet ! (S.media)........ 3