LIEN LAC
Milia L. (Tueur.
Sépales 5, colorés. — Pétales 5. — Étamines en nombre indéfini. — Ovaire à 9 loges biovulées. — Style indivis. — Stigmate quinquelobé. — Fruit subglobuleux à 5-10 côtes plus ou moins saillantes, subligneux ou coriace, uniloculaire par destruction des cloisons, 1-2-sperme par avortement. — Pédoncule commun soudé dans une partie de sa longueur avec une bractée membraneuse blanchâtre à nervures réticulées.
ANALYSE DES ESPÈCES
Bourgeons velus, ainsi que les jeunes rameaux.— Feuilles adultes pubescentes sur toute leur surface inférieure, qui est verte, — Fruit à paroi épaisse, ligneuse, très résistante, à côtes saillantes!..... en ee Jo D EDTOUt ébtiee LPO ABBET Vo db QUO SOC memes Le DICTUNNUIG:. Bourgevns glabres, ainsi que les jeunes rameaux. — Feuilles adultes glabres à la face inférieure, qui est glauque et n'offre de poils qu'aux aisselles des principales nervures. — Fruit à paroi mince et fragile, dépourvu de côtes saillantes!,..,.... cree normes Le SULUESENISUA)E
*T. PLATYPHYLLA Scop. (T. grandifolia Ehrh.). — Arbre ordinairement élevé, à branches dressées. Bourgeons et jeunes rameaux velus. Feuilles grandes, suborbiculaires-acuminées, vertes et pubescentes en dessous sur toute leur surface, et non pas seulement aux aisselles des nervures. Bractées de dimensions très variables, le plus souvent décurrentes jusque près de la base du pédoncule. Fleurs odorantes, ordinairement au nombre de 2-5 sur chaque pédoncule commun. Staminodes nuls. Style ne dépassant jamais les étamines et souvent bien plus court qu’elles. Lobes du stigmate ordinairement dressés. Fruit tomenteux à paroi épaisse, très résistante, presque ligneuse, pourvue de côtes épaisses et saillantes ! —+b. Fleurs : juin. — Fruits : juillet. — Très fréquemment planté sur les promenades publiques, dans les parcs et autour des habitations. — Je ne le connais pas spontané dans nos limites.
. (1) Je donne ici, d'après Grenier (FI, de France) et en le modifiant un peu, le tableau analytique des nombreuses espèces de Tilleuls qui peuvent être plantées sur les promenades ou les avenues et dans les parcs.
Secr. 1. — Staminodes nuls. — Style à peine égal aux étamines.
T. platyphylla Scop. — Feuilles poilues-hérissées en dessous. — Bourgeons et jeunes rameaux velus. — Fruit ligneux, très résistant, à côtes saïllantes.
T. intermedia D.C.— Feuilles glabres en-dessous excepté à l'angle de bifureation des nervures, pâles en dessous et d’un vert gai en dessus. — Bourgeons et jeunes rameaux glabres. — Fruit gros, coriace, subligneux, à côtes saillantes et à paroi résistante.
T. sylvestris Desf. — Feuilles du précédent, mais glauques en dessous et d'un vert foncé en dessus. — Bourgeons et jeunes rameaux glabres.— Fruit petit, mince et fragile, dépourvu de côtes saillantes.
Secr. 2. — Staminodes 5. — Styles plus longs que les étamines,. a. — Bourgeons glabres.
T, nigra Bork. — Style barbu à la base. — Feuilles glabres en dessous. — Fruit à côtes proëéminentes.
T. SYLVESTRIS Desf. (T. parviflora Ehrh.; T. microphylla Willd.)— Arbre ordinairement élevé, à branches étalées. Bourgeons et jeunes rameaux glabres. Feuilles souvent très petites, suborbiculaires-acuminées, glabres des deux côtés, glauques en dessous et barbues-tomenteuses à l'angle de ramification des nervures. Bractées de dimensions variables, laissant le plus souvent à nu le tiers inférieur du pédoncule. Fleurs peu odorantes, ordinairement au nombre de 3-8 sur chaque pédoncule commun. Staminodes nuls. Style ne dépassant jamais les étamines et souvent bien plus court qu’elles. Lobes du stigmate ordinairement plus ou moins étalés. Fruit tomenteux, petit, à parot mince et fragile et dépourvue de côtes saillantes! — b. Fleurs : juim. — Fruits : juillet et août. — Lieux boisés et montueux. RRR. — Les bords accidentés du Ciron (moulin de Pompéjac! ), où cette plante paraît être spontanée. — Rarement planté dans les parcs et les avenues.
Famizze 17. — MALVACÉES.
Fleurs hermaphrodites, régulières. — Calice persistant, à 5 (rarement 3-4) sépales soudés inférienrement, à préfloraison valvaire, muni à la base d'un calicule à plusieurs folioles. — Corolle caduque, hypogyne, à 5 pétales soudés par les onglets entre eux et avec la base du tube staminal, à préfloraison tordue. — Étamines nombreuses, hypogynes, à filets inégaux soudés en un tube qui recouvre l'ovaire et librés au sommet à diverses hauteurs.— Anthères wniloculaires, réniformes, transversales, s'ouvrant par une fente semi-circulaire. — Ovaire libre, constitué par des carpelles nombreux uniovulés verticillés autour de l'axe, ou constitué par des carpelles peu nombreux
T. neglecta Spach. — Style barbu.— Feuilles pubescentes en dessous. — Fruit à côtes proéminentes.
T. præcox Al. Br. — Style barbu. — Feuilles glabres en dessous. — Fruit à côtes non proéminentes.
T. flavescens Al. Br. — Style glabre. — Fruit soyeux, à côtes non saillantes. — Cymes dépassant à peine les bractées. — Feuilles d'nn vert gai en dessus, très pâles en dessous.
T. floribunda Al. Br. — Style glabre. — Fruit hérissé, à côtes non saillantes. — Cymes dépassant longuement les bractées. — Feuil'es d'un vert foncé en dessus, à peine plus pâles en dessous.
b. — Bourgeons tomenteux ou pubescents.
T. heterophylla Vent. — Style barbu à la base. — Feuilles barbulées à l’aisselle des nervures de la face inférieure. à
T. argentea Desf. — Style glabre, saïllant. — Fruit à côtes proéminentes. — Pétales crénelès au sommet. — Feuilles imberbes aux aisselles des nervures.
T. laxiflora Mx.— Style glabre, saillant. — Fruit à côtes non proéminentes. — Pétales profondément émarginés, — Feuilles barbues aux aisselles des nervures.
T. truncata Spach. — Style glabre, à peine plus long que les étamines. — Fruit à côtes non proëminentes. — Pétales obscurément crénelés au sommet. — Feuilles barbues aux aisselles des nervures.
soudés en un ovaire pluriloculaire à loges pluriovulées. — Ovules insérés à l'angle interne des carpelles, ordinairement ascendants, pliés. — Styles soudés en colonne avec le prolongement de l'axe, libres au sommet, en nombre égal à celui des loges ou des carpelles, mais simulant inférieurement par leur soudure un style unique. — Stigmates entiers. — Fruit tantôt composé de carpelles secs, nombreux, monospermes, verticillés autour du prolongement de l’axe et s’en séparant à la maturité, tantôt formé de carpelles peu nombreux soudés en une capsule à plusieurs loges polyspermes et à déhiscence loculicide. — Graines réniformes ordinairement ascendantes. — Embryon phearqué, à cotylédons foliacés pliés longitudinalement. — Albumen’ mince, mucilagineux, parfois presque nul. — Radicule rapprochée du hile.
Plantes généralement herbacées, velues, à poils souvent étoilés, produisant en abondance un suc mucilagineux.— Feuilles palminerviées, stipulées, alternes. — Fleurs fasciculées ou solitaires, axillaires ou terminales.
ANALYSE DES GENRES
Pétales adultes ayant au moins 6 cert. de long. — Calicule à 10-15 segments. — Capsule ovoïde à 5 loges pluriovulées!,.,.... Mérite ichieodonrt oo At (Hibiscus).
4 |! Pétales adultes ne dépassant pas 3 cent. de long. — Calicule à 3-9 folioles ou segments. — Carpelles nombreux, uniovulés, étroitement serrés en verticille autour de l’axe et formant
par leur ensemble une couronne déprimée!.,.,.,... Hnuenron redonne esse ITS Calice muni d’un calicule à 3 folioles libres......... ADO OR GEO CS 7e Cire ... Malva.
Calice muni d’un calicule à 6-9 folivles soudées inférieurement..,,............. Althæa.
Genre I. — Malva L. (Mauve).
Calice à 5 divisions, pourvu d’un calicule à 3 folioles libres. — Stigmates obtus. — Fruit déprimé, orbiculaire, composé de carpelles nombreux, monospermes, verticillés autour du prolongement de l’axe et s’en détachant à la maturité.
ANALYSE DES ESPÈCES
Feuilles supérieures découpées en lobes étroits et profonds.— Fleurs ordinairement solitaires à l’aisselle des feuilles (souvent rapprochées au sommet de la tige et des rameaux). — 1 Calice lâche, très ample, enveloppant complètement le fruit!.. s'elnelaas oo Cet de oeS Feuilles divisées en lobes élargis et qui ne sont pas très anne — | Fées Aitbouées pr nairement en fascicules axillaires. — Calice n’euveloppant pas complètement le fruit!.... 3
Plante de 6-12 décim., couverte de poils étoilés ou fasciculés. — Calicule à folioles ovales aiguës ! Carpelles glabres!, finement ridés-réticulés sur les faces............ M. Alcea.
2 { Plante de 3-6 décim., à poils le plus souvent simples.— Calicule à folioles petites, linéaires, atténuées aux deux bouts! — Carpelles velus-hérissés!, non ridés sur les faces (ou très obscurément)....... asso nee eco os. Ne Made Phobnc ad ......... M. moschata.
Fleurs blanchâtres, bleuâtres ou rosées, petites, n'ayant pas 2 centim, de diamètre. — Pétales à peine 2 fois plus longs que le calice.......... ss 0e 0 2 PACOTO PPS ILE nsetseers 4 Fleurs purpurines ou violacées, veinées (très rarement blanches), assez grandes, ayant plus de 2 centim. de diamètre.— Pétales au moins3 fois plus longs que le calice. M. sylvestris.
Folioles du calicule linéaires! — Carpelles non réticulés! — Pédicelles fructifères souvent Étalés-réfléchig.. 2... ecce-eneoescecsoscsessce-eesc-. FOÏUNAIONR: Folioles du calicule ovales ou ovales lancéolées! — Carpelles furtement réticulés! — Pédicelles fructifères ordinairement étalés-dressés............,... ......... M. nicæensis.
a. — Pédoncules solitaires à l'aisselle des feuilles. — Calice fructifère accru, très ample, enveloppant complétement le fruit. — Carpelles à dos très arrondi et se fondant sur les bords avec les faces !.
M.ALCEA L. — Souche vivace. Tiges de 5-10 décim., dressées ou ascendantes, ordinairement rameuses, rudes, pubescentes ou velues. Feuilles couvertes, ainsi que toute la plante, de poils étoilés ou fasciculés : les radicales suborbiculaires, tronquées ou cordées à la base, lobées ou palmatipartites, à lobes crénelés; les caulinaires profondément palmatipartites ou palmatiséquées, à 3-5 lobes cunéiformes subtrifides incisés-dentés. Fleurs grandes, roses, solitaires à l'aisselle des feuilles, souvent rapprochées au sommet des rameaux. Calicule à folioles ovales-aiguës!. Calice réticulé et s’accroissant à la maturité, et alors large, très ample et enveloppant complètement le fruit. Corolle rose, passant au lilas, environ 4 fois plus longue que le calice. Carpelles glabres!, rarement un peu velus au sommet, finement mais nellement ridés-réticulés sur les faces (1), noircissant à la maturité, arrondis sur le dos, dont les bords se fondent avec les faces et ne sont nullement taillés en arête vive. Surface d'adhésion petite et n'intéressant qu'une portion centrale et minime des faces. — %. Juin-septembre. — Lisière des bois, haies, buissons, carrières abandonnées, lieux arides. R.— Saint-Macaire ! (Lespinasse). — Saint-Maixent ! (Belloc).
— Caudéran (Laterrade).
M. MOSCHATA L. — Souche vivace. Tiges de 5-6 décim., dressées ou ascendantes, simples ou rameuses, rudes, velues-hérissées. Feuilles couvertes, ainsi que toute la plante, de poils simples pour la plupart: les radicales suborbiculaires, tronquées ou cordées à la base, lobées, à lobes crénelés, parfois très découpées comme les caulinaires ; celles-ci ordinairement profondément palmatipartites ou palmatiséquées, à 3-5 lobes eux-mêmes divisés en lobes linéaires entiers et incisés, mais parfois peu profondément découpées, cordées-arrondies, lobées et incisées-crénelées. Fleurs grandes, roses, solitaires à l’aisselle des feuilles, souvent rapprochées au sommet des rameaux. Calicule à folioles petites, linéaires, rétrèécies aux deux bouts!. Calice réticulé et s’accroissant à la maturité, et alors large, très ample, enveloppant complètement le fruit. Corolle rose, passant au lilas, environ 4 fois plus longue que le calice. Carpelles velus-hérissés!, non ridés-réticulés sur les faces (ou l'étant très obscurément), noircissant à la maturité, arrondis sur le dos, dont les bords se fondent avec les faces et ne sont nullement taillés en arête vive. Surface d'adhésion petite et n’intéressant qu'une portion centrale et minime des faces. — %,. Juin-septembre. — Lieux arides, près secs, lisière des bois. AC. — Savignac ! Coutras! Barsac!
(1) Voir des carpelles mûrs isolés.
Libourne! Les Eglisottes! — Léognan! (Brochon). — Le Château-du-Diable!
Caudéran! (Ramey). — Gradignan (Banon). — Offre plusieurs formes, qui sont très loin d’avoir une valeur spécifique. Les deux suivantes ont seules été rencontrées dans nos limites : C
a. laciniata (G. G.; Willk. et Lange). — Feuilles toutes profondément divisées en lanières très étroites. Plante ordinairement inodore.
b, intermedia (G.G.; Willk. et Lange). — Limbe des feuilles radicales réniforme-crénelé, celui des feuilles caulinaires comme dans la forme précédente. Plante ordinairement plus ou moins odorante.
OBSERV.— M. Grenier à fait observer avec raison que le nom de M. laciniata Desrouss. n'indique pas cumme on le croit généralement cette forme particulière qui est la variété laciniata G.G., mais qu’il est un synonyme pur et simple du M. moschata L. et désigne conséquemment l'espèce entière (Grenier, F1, Jurass. p. 131).
b. — Pédoncules fasciculés à l'aisselle des feuilles. — Calice fructifère peu accru, n'enveloppant pas complétement le fruit. — Carpelles à dos à peu près plan et coupé brusquement sur les bords en arête vive!.
M. SYLVESTRIS L.— Tiges de 3-8 décim., dressées, ascendantes ow étalées, rameuses, velues-hérissées surtout au sommet, à poils étalés insérés sur de petits tubercules. Feuilles crénelées-dentées, les inférieures suborbiculaires, cordées ou tronquées à la base, à 5-7 lobes peu profonds, obtus ; les supérieures à 5-7 lobes plus profonds, parfois un peu étroits et subaigus. Fleurs en fascicules axillaires. Pédoncules fructifères assez longs mais plus courts que les feuilles, dressés. Calicule à folioles oblongues, assez étroites. Calice à lobes triangulaires, ordinairement dressés après la floraison. Corolle grande, dépassant ordinairement 2 centim. de diamètre, 3-4 fois plus longue que le calice, de couleur purpurine veinée de lignes plus foncées (rarement blanche). Tube des étamines couvert de poils étalés. Carpelles ordinairement glabres, fortement réticulés, jaunes à la maturité, à dos plan ou à peu près, dont les bords sont coupés brusquement en arête vive. Surface d'adhésion très large, intéressant les faces dans toute leur étendue. — (2). Mai-octobre. — Lieux incultes, haies, décombres, bords des chemins. C. — Présente, surtout dans l’arrière-saison, une variation à feuilles très petites, le plus souvent trilobées, à fleurs de moitié moins grandes que dans le type. — R. — La-Graved’Ambarès! — Vayres! (Desmoulins).
M. NICÆENSIS AI. — Tiges de 3-5 décim., couchées ou ascendantes, rameuses, velues-hérissées surtout au sommet, à poils étalés insérés sur de petits tubercules. Feuilles crénelées-dentées, les inférieures suborbiculaires, bordées à la base, à 5-7 lobes superficiels obtus qui manquent parfois ; les supérieures à 5-7 lobes plus profonds ordinairement subobtus. Fleurs en fascicules
axillaires. Pédoncules fructifères de longueur variable, inégaux, plus courts que les feuilles, ordinairement dressés-étalés. Calicule à folioles ovales ou ovaleslancéolées. Calice à lobes triangulaires aigus, ordinairement demi-étalés après la floraison. Corolle petite, ayant moins de 2 centim. de diamètre, une fois seulement plus longue que le calice, d'un blanc bleuâtre. Tube des étamines muni de poils simples. Carpelles glabres (ou rarement un peu pubescents), très fortement réticulés et comme tuberculeux, jaunes à la maturité, à dos plan ou à peu près, dont les bords sont coupés brusquement en arête vive. Surface d'adhésion très large, intéressant les faces dans toute leur étendue. — @) ou (2. Mai-août: — Bords des chemins, décombres. AC. — Bègles! La Tresne ! Arlac ! Lormont ! Gujan ! La Teste ! etc. — Un peu partout.
M. ROTUNDIFOLIA L.— Tiges de 2-6 décim., ordinairement étalées ou couchées, parfois ascendantes, à poils étalés souvent insérés sur de petits tubercules. Feuilles, même les supérieures, suborbiculaires, profondément cordées à la base, superficiellement lobées, à 5-7 lobes obtus crénelés-dentés. Fleurs en fascicules axillaires. Pédoncules fructifères de longueur variable, inégaux, plus courts que les feuilles, souvent réfléchis ou penchés à la maturité. Calicule à folioles linéaires aiguës. Calice à lobes triangulaires aigus, ordinairement dressés après la floraison. Corolle petite, ayant moins de 2 centim. de diamètre, environ 2 fois plus longue que le calice, blanche ou d'un blanc rosé. Tube des étamines muni de petits poils simples. Carpelles finement pubescents, non réticulés sensiblement, jaunes à la maturité, à dos plan dont les bords sont coupés brusquement en arête vive. Surface d'adhésion très large, intéressant les faces dans toute leur étendue.—(-) ou (2). Mai-octobre.— Lieux vagues autour des habitations, prés secs, chemins peu foulés, endroits arides. C.
OBsERV. — Il ne serait pas tout à fait exact de dire que les carpelles sont lisses. On y remarque, à la maturité, une vague tendance à une réticulation tout à fait superficielle dissimulée sous les poils ; mais cela n’a certainement rien de comparable avec le réseau saillant, bosselé et tuberculeux du
M. nicæensis.
Genre II. — Althæa L. (Gumauve).
Calice à 5 divisions, pourvu d’un calicule monophylle à 6-9 divisions. — Stigmates sétacés. — Fruit déprimé, orbiculaire, composé de carpelles nombreux, monospermes, verticillés autour du prolongement de l’axe et s’en détachant à la maturité.
ANALYSE DES ESPÈCES
/ Plante annuelle. — Tige souvent couchée, n’atteignant pas un demi-mètre de long. L Pétales dépassant peu le calice, dont les segments sont longuement lancéolés !........ me a d'errrensesse. sn basis ARoneaespestiels eee Abo co le . A. hirsuta.
Plante vivace.— Tige toujours dressée, dépassant souvent 1 mètre d2 haut. — Pétales deux ou plusieurs fois plus longs que le calice, dont les segments sont ovales! (Ne pas confondre AVEC 1e CANCUIE) PES et. SRE Cr RETIRE Seau estete Sete 2
Plante drapée d’un tomentum mou, épais et velouté, très doux au toucher.— Tige simple
ou presque simple.— Pédoncules plus courts que les feuilles!........... A. officinalis. Plante plus ou moins rude au toucher. — Tige ordinairement très rameuse. — Pédoncules plus longs que les feuilles!.....,..,...4.4,.....4....s.soroseese . À. cannabina.
A. OFFICINALIS L. — Souche vivace. Tiges de 6-12 décim., simples ow peu rameuses. Plante drapée d'un tomentum mou, épais et velouté, très doux au toucher. Feuilles largement ovales, inégalement dentées ou crénelées, superficiellement lobées, blanches-tomenteuses ou grises-tomenteuses, les inférieures tronquées ou un peu en cœur à la base. Fleurs fasciculées à l’aisselle des feuilles et rapprochées au sommet de la tige. Pédoncules inférieurs multiflores, plus courts que la feuille. Calicule à 6-9 divisions étroites, linéaires-lancéolées, plus courtes que le calice. Lobes du calice ovales, acuminés. Pétales blancs ou d'un blanc rosé, deux fois plus longs que le calice. Carpelles étroitement serrés entre eux, d’un jaune grisâtre à la maturité, assez grands (Gr. diam. atteignant souvent 4"*), fomenteux sur le dos et sur les bords, très minces, à dos plan un peu rugueux sous les poils, souvent un peu excavé périphériquement sur sa ligne médiane en gorge de poulie, à bords un peu obtus mais passant brusquement aux faces, qui sont planes, blanchâtrésmembraneuses et que la surface d'adhésion intéresse en entier. Graines brunes,
lisses. — %. Juin-août. — Lieux humides ou marécageux, bords des fossés et des rivières. C. |
A. CANNABINA L. (A. cannabina Duby, G. G. et À. narbonensis Pourr.; Duby; G. G.) — Souche vivace. Tiges de 1-2 mètres, dressées, très rameuses. Plante couverte de poils étoilés et plus ou moins rudes au toucher au moins sur la tige. Feuilles palmatifides ou palmatipartites, les supérieures souvent palmatiséquées, à lobes souvent très allongés surtout le médian, plus ou moins grossièrement dentés. Pédoncules 1-2 flores, axillaires et terminaux, plus longs que la feuille. Calicule à 6-9 divisions étroites, linéaires-lancéolées, plus courtes que le calice. Lobes du calice ovales, acuminés. Pétales d’un assez beau rose, à onglet purpurin, wne fois plus longs que le calice. Carpelles assez serrés entre eux, d’un jaune fauve à la maturité, assez grands (Gr. diam. atteignant souvent près de 4**), glabres, un peu épais, fortement ridés-réticulés sur le dos et à la périphérie des faces; dos présentant sa nervure médiane sous forme d’une ligne périphérique un peu saillante, à peu près plan mais à bords nettement arrondis ne passant pas brusquement aux faces, qui sont blanchâtres-membraneuses et un peu concaves à la maturité. Surface d'adhésion large mais n’atteignant pas les bords. Graines brunes, finement granuleuses. — %. Juin-août. — Haies, bords des chemins, coteaux stériles. — Je ne connais dans nos limites que la forme suivante :
À. cannabina Dub!; G. G.! — Vestiture peu serrée et rude au toucher, laissant à la feuille sa couleur verte. Feuilles profondément découpées, à lobes grossièrement et inégalement dentés, les infé-
rieures palmatifides ou palmatipartites, les supérieures palmatiséquées, découpées jusque près du rachis en segments allongés très alténuës à la base. Calicule à segments étroits, néaires-lancéolés. — AR. — Lormont! Carbonnieux! La Tresne! Saint-Émilion! Saint-Laurent! Saint-Étienne ! — Blaye (Hullé). — Le Médoc, à Ordonnac! (Lespinasse).—La Souys (Delbos).=La Tresne (Brochon). — Grignols (Musset).
OBsERV. — Laterrade indique à Saint-Émilion et à Bourz l'A. narbonensis Pourr., dont la présence dans le département me parait très douteuse. On le reconnaîtrait aux caractères suivants : Feuilles inférieures à peine palmatifides, à lobes larges, subtriangulaires et dont la plus grande largeur est à la base ou près de la base; les supérieures palmatifides ou palmatipartites, à lobes ovales-lancéolés peu rétrécis à la base; toutes à pubescence assez serrée, formant un tomentum grisâtre ou blanchäâtre doux au toucher. Lobes des feuilles plus fnement dentés que dans la forme précédente. Calicule à segments ovales, acuminés, revenant parfois à la forme lancéolée-linéaire,
A. HIRSUTA L. — Plante annuelle. Tiges de 1-4 décim., ascendantes ou étalées, hérissées de très longs poils étalés. Feuilles vertes, parsemées de poils roides, ciliées, cordées ou tronquées à la base, palmatiséquées, à 3-0 lobes oblongs, crénelés. Pédoncules wniflores. Fleurs d’un rose pâle ou lilas (passant au bleu par la dessication), souvent rapprochées au sommet des tiges et des rameaux. Calicule à 6-9 divisions profondes lancéolées-linéaires. Calice à segments lancéolés-linéaires très longuement acuminés, hérissésciliés. Pétales à peine plus longs que le calice. Carpelles peu serrés entre eux, d’un gris noirâtre à la maturité, petits (Gr. diam. atteignant au plus 2**), assez épais, glabres, fortement ridés, à rides rayonnantes sur les faces et transversales sur le dos, à dos arrondi à bords très obtus passant par une courbe arrondie aux faces, qui sont fortement colorées comme le dos et de même consistance que lui, nullement membraneuses. Surface d'adhésion à peu près nulle. Graines petites, brunes, lisses. — (:). Juin-septembre. — Champs des terrains calcaires. AR. — La Souys! Bouillac! Saint-Emilion! Marcamps! Saint-Christoly! Pujols! — Daignac! (Daganet). — Saint-André-de-Cubzac ! (Deloynes).
OBserv. — M. de Mensignac a trouvé sur un point unique des marais Ce Biganos deux touffes ; solées d’Hibiscus moscheutos L., qui sont évidemment le produit d'une tentative de naturalisation, et non le résultat d'une marche extensive de l'H. roseus de Dax et de Bayonne. — Cette dernière plante appartieut certainement elle aussi autype du moscheutos; mais elle se distingue de la forme de Biganos par ses feuilles constamment et très neltement cordées à la base, surtout les inférieures, et par la forme différente de ses lobes calicinaux, qui sont presque brusquement acuminés, et non
graduellement atténués en pointe au sommet comme dans la plante de Biganos et dans les formes américaines.
FAMILLE 18. — GÉRANIACÉES.
Fleurs hermaphrodites, régulières ou plus rarement irrégulières. — Calice persistant, à 5 sépales libres, herbacés, à préfloraison imbriquée.— Pétales 5,
hypogynes, libres, égaux ou inégaux, alternant avec les sépales, caducs, à préfloraison imbriquée ou tordue. — Glandes hypogynes 5, alternant avec les pétales. — Étamines 10, hypogynes, bisériées : les extérieures plus courtes, opposées aux pétales et parfois dépourvues d’anthères ; les intérieures alternant avec les pétales, à anthères biloculaires s’ouvrant en long, introrses. Filets brièvement soudés à la base. — Ovaire libre, à 5 carpelles biovulés, libres entre eux, verticillés à la base d'un prolongement de l'axe en forme de bec droit, auquel ils sont soudés par leurs bords internes, à nervure dorsale prolongée au-dessus de la feuille carpellaire en un long appendice soudé également avec le prolongement de l'axe. — Ovules ascendants, pliés, insérés sur des placentaires soudés à l'axe.—Styles 5, soudés avec le prolongement de l'axe. — Stigmates 5, libres, filiformes. — Fruit sec, à 5 carpelles monospermes par avortement d'un ovule, d’abord soudés à l’axe, puis s’en détachant et s’ouvrant le long de la suture interne, à prolongement dorsal se détachant de l'axe avec élasticité en se courbant ou s’enroulant. — Graine dressée. — Périsperme nul. — Embryon plié, à cotylédons foliacés condupliqués. — Radicule rapprochée du hile.
Tiges herbacées, ordinairement dichotomes, renflées et fragiles aux articulations. — Feuilles palmatinerviées, la plupart opposées, accompagnées de stipules ordinairement membraneuses. — Pédicelles floraux munis à la base de
fausses-bractées, qui sont des stipules.
ANALYSE DES GENRES
Dix étamines munies d'anthères! — Arêtes glabres à la face interne, se détachant en arc de la base
au sommet | — Fédoncules 1-2 flores....................... HÉnocn Bhodd one ndee Geranium. Ciuq étamines munies d’anthères! — Arêtes velues en dedans, se détachant en spirale et presque toujours du sommet à la base! — Pédoncules 2-8 tlores, .... eee messe ie Erodium.
Genre I. — Geranium L. (Géranum).
Calice à 5 sépales égaux. — Corolle à 5 pétales égaux. — Glandes hypogines 5, alternant avec les pétales. — Étamines 10, toutes fertiles, les extérieures plus courtes. — Carpelles subglobuleux ou un peu oblongs, à prolongements (arêtes) glabres à la face interne, se détachant de l'axe de la base au sommet en entraînant ordinairement les carpelles et se courbant en arc dont la concavité est en dehors. — Pédoncules 1-2 flores.
ANALYSE DES ESPÈCES
Pédoncules uuiflores,— Fétales très grands à limbe ayant plus d’un centim. de large.— Plante vivace à souche épaisse... ,.....s..ssvoesee ER . G. sanguineum. Pédoncules biflores.— Pétales n'ayant jamais 4 centim. de large.— Plantes annuelles à racine grêle....., AO AO ENS PE TA 0 Ci TOUS FAO OL ON IC ANS MP ET ENS CHE EC
Pétales échancrés ou bifides (ou parfois seulement tronqués) toujours plus ou moins
barbus au-dessus de l’onglet court....... Norte in =--nn eee Bac eee 3 Pétales entiers, arrondis au sommet, absolument glabres au-dessus de l'onglet ordinai- REMENT ADN pe erehiel ee siens ae ets bdd oo nee : SH ÉRono An yo Prec 6 ”
Feuilles découpées presque jusqu’à la base en lobes nombreux et étroits. — Sépales
GLISSE SES RAI À etaiste ele lee re rep raere Pod hdro 4 Feuilles divisées en lobes élargis n'atteignant pas ou dépassant peu la moitié du limbe, — Sépales à peine mucronés...... SISÉLEGOLE sn 0e 20 efse De es OS TS MO ho 5
Carpelles glabres. — Pédoncules dépassant très longuement les feuilles, — Pédicelles
égalant 5-6 10is leiCalico.n neue .rsestaescei ass .…. G.columbinum. Carpelles velus-hérissés. — Pédoncules plus courts que les feuilles ou les dépassant à peine.— Pédicelles à peine plus longs que le calice. .......,,.,... G. dissectwm.
Carpelles ridés transversalement et glabres! — Tige à longs poils mous étalés. — Stipules membraneuses, larges, dentées.....,..........,,,....... .... G. molle: Carpelles lisses et pubescents! — Tige à pubescence très courte. — Stipules her= Dacées, lancéDlées ee. Semen eee Spa A0 Carr dtasie se 15 Sjoteiste G. pusillum.
et
Feuilles à circonscription polygonale, divisées jusqu’au rachis en segments souvent pétiolulés. — Sépales terminés par une pointe capillaire [G. robertianum]....... 6 bis Feuilles à circonscription orbiculaire, à divisions n’atteignant pas ou dépassant à peine la moitié du limbe. — Sépales à pointe courte...,,.,.,,............... aa
| Pétales 2 fois aussi longs que le calice et à onglet plus court que le limbe.— Anthères TOUROR A Resa eneeteeste senenssesessesesesovsethens css. Gr. TObertianum. Pétales n’égalant pas 2 fuis le calice et à onglet au moins aussi loug que le limbe. — Anthères jaunes, à la ñn brunes,..... AC oc DR Sr G. purpureum.
6 bis
Calice glabre, ridé en travers. — Graine lisse.......... nec rnpree . G. lucidum. Ca!ice pubescent, non ridé. — Graine réticulée-alvéolée..... .. G. rotundifolium.
SEcT. À. — EUGERANIUM. — Calice ouvert, à segments non connivents après l'anthèse.— Onylet des pétales plan, bien plus court que le limbe.
a. — Pédoncules uniflores. — Plante vivace à souche épaisse.
G. SANGUINEUM LI. — Plante vivace. Souche épaisse, horizontale, brune, allongée, prémorse, chargée supérieurement d’écailles membraneuses roussâtres, qui sont les stipules des feuilles détruites. Tiges de 3-5 décim., ordinairement dressées, plusieurs fois bifurquées, couvertes de longs poils étalés. Feuilles très profondément palmatipartites, presque palmatiséquées, à 5-7 segments cunéiformes trifides, dont les lobes sont entiers ou un peu incisés. Pédoncules uniflores, très rarement biflores. Sépales ovales ou ovales-lancéolés, plans, aristés, semés sur les nervures et sur les bords de longs poils épars. Pétales échancrés ou émarginés, parfois presque entiers subtronqués au sommet, obovales-cunéiformes, grands (long. 1 centim. 1/2 - larg. 1 centim.), au moins deux fois aussi longs que les sépales, plus ou moins barbus au-dessus de l’onglet court. Carpelles non ridés, hérissés de longs poils blancs seulement au sommet et sur la nervure dorsale. Graines très grosses, ellipti-
ques (long. 4"" - larg. 2°*), un peu allongées, un peu comprimées, très finement réticulées (à la loupe), d’un brun marron foncé à la maturité. — %. Mai-septembre. — Lieux secs des terrains calcaires et sablonneux. AR.— Blanquefort (Laterrade). — Saint-André-de-Cubzac! (Lespin.) — Gradignan! (Banon).— Léognan ! (Brochon).— Boulac! (Belloc). — Saint-Émilion ! Bazas! Saint-Savin! Pompéjac! Cazeneuve! Préchac! Saint-Laurent et Saint-Juliende-Médoc ! etc.
b. — Pédoncules biflores. — Plantes annuelles à racine grêle,
* Pétales échancrés, ciliés au-dessus de l'onglet.
G. MOLLE L. -- Plante annuelle. Tiges de 1-4 décim., ascendantes ou diffuses, couvertes de longs poils mous étalés, plus ou moins glanduleuses au sommet. Feuilles palmatifides, à 5-7 lobes cunéiformes incisés, molles, pubescentes, les supérieures petites et presque sessiles. Stipules membraneuses, assez larges, souvent dentées. Pédoncules plus longs que les feuilles. Fleurs roses. Sépales mucronés, à pointe courte, couverts de poils mous étalés. Pétales bifides, dépassant assez longuement le calice, ciliés au-dessus de l'onglet court. Carpelles ridés transversalement, glabres. Graines assez petites, courtes (long. 1%" 1/2 - larg. 1"®* au moins), lisses, très peu atténuées aux deux bouts, peu ou point comprimées, d’un brun roux un peu clair. — (). Mai-septembre. — Lieux pierreux ou herbeux, buissons, décombres, bords des chemins. CC.
G. PUSILLUM L. — Plante annuelle. Tiges de 1-4 décim., ascendantes ou diffuses, pubescentes, à poils très courts étalés. Feuilles palmatifides, à 0-7 lobes cunéiformes incisés, molles, pubescentes, les supérieures petites et presque sessiles. Stipules herbacées, lancéolées. Pédoncules plus longs que les feuilles. Fleurs d’un rose violacé. Sépales mucronés, à pointe courte, couverts de poils mous étalés. Pétales bifides, petits, dépassant très peu le calice. Carpelles lisses, pubescents, à poils apprimés. Graines petites, lisses, assez allongées (1*" 1/2 long. - 3/4"" larg.), elliptiques-subcylindriques, peu comprimées, d'un brun rouge sombre. — (-). Mai-septembre. — Lieux pierreux ou herbeux, buissons, décombres, bords des chemins. C.
G. COLUMBINUM L.— Tiges de 2-5 décim., grêles, ascendantes, diffuses, à rameaux souvent divariqués, légèrement pubescentes, à poils réfléchis-apprimés. Feuilles subpalmatiséquées, découpées presque jusqu'à la base en 5-7 segments 4-5-fides à lobes étroits, entiers ou incisés. Pédoncules biflores dépassant longuement les feuilles, à pédicelles bien plus longs que le calice, ordinairement très inégaux, l'inférieur plus court, réfracté, courbéascendant au sommet. Fleurs un peu grandes, purpurines, striées. Sépales
aristés, légèrement pubescents, à poils courts apprimés, à bords se recourbant en dehors. Pétales échancrés ou émarginés (quelquefois entiers un peu tronqués au sommet), ne dépassant pas le calice, ciliés au-dessus de l'onglet court. Carpelles non ridés et glabres. Graines alvéolées, noirâtres, assez grosses, courbes, parfois presque arrondies (2"* long. sur plus de 1°" 1/2 larg.), non comprimées. — (-). Juin-septembre. — Champs incultes, lieux pierreux, buissons. C.
G. DISSECTUM L.— Plante annuelle. Tiges de 1-4 décim., ordinairement dressées, à rameaux dressés ou divergents, velues, à poils glanduleux, inégaux, étalés. Feuilles subpalmatiséquées, découpées presque jusqu'à la base en 5-7 segments 3-5-fides à lobes étroits entiers ou incisés. Pédoncules biflores plus courts que les feuilles, à pédicelles à peine plus longs que le calice et presque égaux, également réfractés et courbés-ascendants. Fleurs petites, purpurines. Sépales velus, aristés, plans, à bords non courbés en dehors. Pétales échancrés égalant à peu près le calice, ciliés au-dessus de l'onglet court. Carpelles non ridés, velus, à poils élalés. Graines fortement alvéolées, brunes, non comprimées, médiocres, courtes (moins de 2** sur moins de 1"* 1/2), parfois presque arrondies. — (-). Juin-septembre. — Buissons, haies, lieux pierreux, bords des chemins. C.
** Pétales entiers, non ciliés au-dessus de l'onglet.
G. ROTUNDIFOLIUM L. — Plante annuelle. Tiges de 2-5 décim., dressées, ascendantes ou diffuses, pubescentes, à poils inégaux étalés, un peu glanduleuses au sommet. Feuilles palmatilobées à 5-T lobes inciséscrénelés, les supérieures palmatifides, toutes longuement pétiolées. Pédoncules biflores, ordinairement plus courts que les pétioles. Fleurs roses. Sépales brièvement mucronés. Pétales entiers, arrondis au sommet, plus longs que le calice, cunéiformes, non ciliés au-dessus de l'onglet. Carpelles non rides, velus. Graines réticulées-fovéolées, brunes à la maturité, courtes, médiocres (1° 1/2 sur 1"), non comprimées, très peu atténuées aux deux bouts, parfois comme tronquées. — (-). Mai-octobre. — Lieux pierreux, haies, buissons, décombres. C.
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S&cT. 2. — ROBERTIUM. — Calice pyramidal, à sépales connivents après l'anthèse. — Onglet des p'tales canaliculé, égalant au moins la longueur du limbe (Fleur caryophyllée) .
G. LUCIDUM L. — Plante annuelle. Tiges de 2-4 décim., dressées ou ascendantes-diffuses, glabres. Feuilles à circonscription orbiculaire, palmatifides, à 5-7 divisions cunéiformes incisées-crénelées, les supérieures courtement pétiolées. Pédoncules plus longs que les feuilles. Fleurs roses. Calice
pyramidal à 5 angles très saillants séparés par des sinus profonds. Sépales glabres, connivents après la floraison, brièvement aristés, les extérieurs rides transversalement. Pétales entiers, une fois plus longs que le calice, glabres au-dessus de l'onglet très long. Carpelles ridés, pubescents-glanduleux seulement au sommet et sur la suture ventrale. Graines lisses, elliptiques, un peu allongées, comprimées, médiocres (2*° sur 1°), d’un brun roux ou fauve. — C). Mai-août. — Vieux murs, berges des rivières, lieux pierreux. RR. — J'ai certainement rencontré cette plante dans le département, bien que ma mémoire ne me fournisse plus de localité précise.
G. ROBERTIANUM L. (Gr. Godr.! Coss. et Germ.! Wilk. et Lge!). — Plante annuelle. Tiges de 2-5 décim., dressées ou ascendantes-diffuses, souvent rougeâtres, semées de poils étalés, glanduleuses surtout au sommet. Feuilles à circonscription polygonale, palmatiséquées, à 3-5 segments plus ou moins pétiolulés, surtout le médian, pinnatipartits, à lobes incisés ; les supérieures courtement pétiolées. Pédoncules biflores, velus-glanduleux, souvent plus longs que les feuilles; à pédicelles peu inégaux, souvent dressés, parfois divariqués. Fleurs purpurines ordinairement striées. Sépales connivents après la floraison, aristés, velus, non ridés transversalement. Pétales entiers, glabres au-dessus de l’onglet très long, dépassant plus ou moins le calice. Carpelles ridés, glabres ou pubescents, restant longtemps suspendus à des faisceaux de longs poils soyeux après s'être détachés de l'arête ou prolongement qui les surmonte. Graines lisses, médiocres, un peu allongées (2°" sur 1°*), elliptiquessubcylindriques, peu ou pas comprimées, d’un brun rouge un peu sombre. Plante à odeur plus ou moins fétide. — (-). Avril-octobre. — Vieux murs, buissons, lieux frais, décombres. C. — Sé présente sous deux formes très secondaires, dont la valeur spécifique me parait très douteuse :
G. Robertianum Villars! Loret! (G. Robertianum a genuinum G.G.!)— Fleurs assez grandes. Pétales 2 fois aussi longs que le calice, à limbe assez brusquement atténué en onglet plus
court que lui. Anthères rouges. — C.
G. purpureum Villars! Loret! (G. Robertianum var. parvtflorum Viv.; G. G.!)— Pétales ne dépassant pas longuement le
calice, à limbe insensiblement atténué en onglet plus long que lui ou l'égalant. Anthères jaunes, puis brunes.— C.—{Les rides du fruit sont ordinairement plus rapprochées que dans la forme précédente). — Cette très douteuse espèce a été divisée en plusieurs autres, que nous ramenons aux deux formes tertiaires suivantes, qui elles-mêmes méritent à peine d'être distinguées :
G. modestum Jord.(G.modestum, G. medilerranum et G. Villarsianum Jord; G. Lebeliï Bor. etc.). — Plante ordinairement d'un vert gai, à odeur généralement assez faible. Tige souvent dressée. Pédoncules non divariqués, les inférieurs souvent plus
pe
courts que la feuille. Fleurs assez petites, d'un rose assez vif. Limbe des pétales obovale-oblong, à peine plus court que l'onglet. Graines non comprimées. — Les individus à carpelles tout couverts d’une villosité courte et grisätre constituent le G. Lebelii Bor., qu’on rencontre à la Teste, à Villenave-d'Ornon, etc.
G. minuliflorum Jord. — Plante ordinairement d'un vert sombre, à odeur généralement très fétide. Tige souvent diffuse. Rameaux ordinairement en zig-zag. Pédoncules fréquemment divariqués, dépassant les feuilles. Fleurs très petites, d’un rose päle. Limbe des pétales ovale-oblong, plus court que l'onglet. Graines légèrement comprimées.
OBsErv. — La pubescence des carpelles n'a qu’une très mince valeur dans ce stirpe, contrairement à ce qui a lieu dans la section Eugeranium, d'ailleurs si distincte.
Genre II. — KErodium L'Hérit. (Eronum).
Calice à 5 sépales égaux, non prolongés à la base. — Corolle à 5 pétales ordinairement plus ou moins inégaux, les supérieurs ordinairement plus petits. — Glandes hypogynes 5, alternant avec les pétales. — Étamines 10, les 5 extérieures plus courtes, dépourvues d'anthère. — Carpelles obovéslinéaires, très atténués inférieurement, présentant au sommet deux dépressions latérales. — Arètes ou prolongement des carpelles ordinairement velues à la face interne, se detachant de l'axe du sommet à la base et se roulant en spirale inférieurement, à la maturité.
ANALYSE DES ESPÈCES
Feuilles très divisées, pinnatiséquées, à segments pinuatiséqués ou incisés Feuilles ovales, en cœur à la base et seulement sublobées dentées..... . E. malacoïdese
Étamines fertiles à filets entiers non bidentés près de la base.— Feuilles à segments pinnatiséqués ou pinnatipartits. — Fossettes du fruit à sillon périphérique non bordé extérieurement d'un bourrelet, ou nul.......,.... reel she detre sn 00 CICUTORUUNe
Étamines fertiles à filets bidentés inférieurement. — Feuilles à segments seulement incisés. — Fossettes du fruit à sillon périphérique bordé extérieurem2nt d’un bourrelet mince
semb'able à celui qui borde la fossette. (Odeur très musquée)......... ÆE. moschatum.
E. MALACOIDES Willd. (E. althæoides Jord.)— Tiges de 1-5 décim., rameuses, couchées ou ascendantes, rarement dressées, pubescentes-glanduleuses surtout au sommet, Feuilles couvertes de poils apprimés, ovales, en cœur à la base, obtuses au sommet, obscurément lobées, à lobes inégalement crénelés ou dentés, Pédoncules 5-9-flores. Bractéoles ovales, obtuses. Sépales velus-glanduleux, oblongs, apiculés, plus courts que les pétales, qui sont oblongs, dépassant peu le calice et de couleur lilas. Filets des étamines stériles lancéolés-acuminés, glabres, ceux des étamines fertiles atténués dès la base. Carpelles couverts de poils apprimés ascendants ét déclinés latérale-
Eee
ment. Bec de 20-25 millimètres, Cicatrices apicilaires du fruit irrégulièrement arrondies, glanduleuses, entourées d'une deuxième dépression lunulaire également glanduleuse et circonscrite par un rebord saillant ou bourrelet comme la cicatrice interne. Graines lisses. — (-). Mai-août. — Bords des chemins, talus des fossés. R. — Blaye! Talence! — Saint- Maixent! (Belloc). — Sainte-Foy (Lanneluc). — Belleville! (Ramey).
E. MOSCHATUM VWilld. — L'Hérit. — Plante à odeur de musc très prononcée. Tiges de 1-6 décim., plus ou moins velues-glanduleuses, étalées ou redressées, ordinairement épaisses et robustes. Feuilles pinnatiséquees, à 9-15 segments écartés, non décurrents; ovales ou ovales-oblongs, inégalement incises-dentés. Pédoncules ordinairement multiflores. Bractéoles ovales, non acuminées. Sépales oblongs, velus-glanduleux, à pointe épaisse, aussi longs que les pétales, qui sont oblongs et de couleur lilas. Filets des étamines glabres; ceux des étamines stériles linéaires, obtus; ceux des étamines fertiles à élargissement basilaire terminé par deux dents. Carpelles couverts de poils apprimés ascendants et déclinés latéralement. Bec de 30-35 millim. Cicatrices apicilaires du fruit irrégulièrement arrondies, glanduleuses, entourées d’une deuxième dépression lunulaire également glanduleuse et circonscrite par un rebord saillant comme la cicatrice interne. Graines lisses. — (+). Mai-septembre. — Champs arides, pieds des murs, lieux sablonneux, bords des chemins, AC. — Blanquefort! Talence! Libourne! Blaye! — Saint-Maixent! (Belloc). — Sainte-Foy (Lanneluc), etc.
E. CICUTARIUM L'Hérit. — Plante peu odorante, extrêmement polymorphe, plus ou moins velue, rarement presque glabre, souvent glanduleuse au sommet. Tiges ordinairement nombreuses, de longueur très variable, ordinairement presque nulles lors du développement des premières fleurs (E. præcox auctorum), s’allongeant ensuite plus ou moins, étalées ou redressées. Feuilles pinnatiséquées, à 7-11 segments ovales ou ovales-oblongs non décurrents sur le rachis, pinnatipartits ou pinnatiséqués, à lobes entiers ou dentés. Pédoncules ordinairement pluriflores, mais parfois 1-3 flores. Bractéoles membraneuses, ovales-acuminées. Sépales oblongs, mucronés par une pointe courte, velus ou glanduleux ou pubérulents-grisätres. Pétales égalant les sépales ou les dépassant plus ou moins, oblongs, d’un rose pâle ou purpurins, rarement blancs, offrant trois nervures plus colorées, ordinairement inégaux, rarement presque égaux, ciliés à l'onglet. Filets des étamines glabres, les stériles linéaires-lancéolés, ceux des étamines fertiles plus larges inférieurement, à parte élargie dépourvue de dents. Bec du fruit de 25-35 millim. Carpelles velus, à poils apprimés ascendants et déclinés latéralement. Cicatrices apicilaires du fruit plus ou moins régulièrement orbiculaires, entourées ou non d’un sillon lisse plus ou moins marqué et non circonscrit comme la cicatrice par un
2), Avril-octobre. — Lieux
mince rebord saillant!. Graines lisses. — (:) ou (2)
incultes, terrains sablonneux. CC. — Offre, chez nous comme partout, un grand nombre de formes qui ont été érigées en espèces :
A. cinctum. — Pas de souche vivace. Tige adulte nettement développée et portant les pédoncules. Segments des feuilles ordinairement non découpés jusqu'à la côte. Fossettes apicilaires du fruit suborbiculaires, entourées d'un sillon concentrique lisse plus ou moins marqué, non bordé extérieurement.
a. chærophyllum. — Segments des feuilles caulinaires à lobes ordinairement linéaires-aigus. Pétales non tachés. Plante ordinairement peu ou point glanduleuse.
a. pallidiflorum. — Fleurs d'un rose très pâle ou blanchâtre, — (Si les pétales ne dépassent pas le calice, c'est l'E, parviflorum Jord.; s'ils sont un peu plus longs, c’est l'E. Boræanum Jord.).
b. rubriflorum. — Fleurs purpurines (E. triviale Jord.).
b. pimpinellæfolium (E. cicutarium pimpinellæfolium D. C. et E. cicutarium maculatum Koch.). — Segments des feuilles caulinaires à lobes ordinairement oblongs, brièvement acuminés. Plante souvent glanduleuse au sommet. Pétales supérieurs présentant ordinairement au-dessus de l'onglet une tache grise ou d'un brun jaunâtre marquée de petites lignes noires.
a. ochrostigma. — Stigmates d'un rose clair (E. commixtum Jord.). b. porphyrostigma.— Stigmates d'un pourpre foncé (E. prœætermissum Jord.).
B. fossum. — Pas de souche vivace. Tige adulte nettement développée et portant les pédoncules. Segments des feuilles ordinairement découpés jusqu’à la côte, ou très près de la côte. Fossettes apicilaires du fruit suborbiculaires ou orbiculaires, non entourées d'un sillon concentrique.
a. arenarium (E. pilosum Bor.). — Plante des lieux sablonneux, souvent velue-hérissée blanchâtre, de dimensions très variables. Segments foliaires découpés jusqu’à la côte. Pétales inégaux, les supérieurs (plus petits) marqués ordinairement d'une {ache très pâle. :
a. glutinosum. — Forme à la fois très velue-hérissé2 et très glutineuse. — C. dans les sables maritimes.
b. vestitum. — Forme très velue-hérissée, bien moins glanduleuse que la précédente, — Lieux sablonneux.
c. subglabrum. — Forme souvent la plus glabre de tout le stirpe, généralement de petite taille et souvent rougeâtre. — Lieux sablonneux.
b. laxum. — Plante ordinairement très développée, très rameuse, médiocrement velue. Feuilles lâches, à lobes des segments élargis, rappelant un peu celles des Fumaria microphylles. Pétales subégaux, dépassant peu ou point le calice, purpurins, ordinairement non taches. — RR. — Allée Boutaut, dans un terrain non sablonneux.
Fame 19. — HYPERIC INÉES.
Fleurs hermaphrodites, régulières ou subrégulières. — Calice persistant, à 5 (rarement 4) sépales libres ou soudés à la base, à préfloraison imbriquée. — Corolle ordinairement marcescente, à 5 (rarement 4) pétales libres, à préfloraison tordue. — Etamines en nombre indéfini, à filets ordinairement soudés à la base en 5-5 faisceaux opposés aux pélales. — Anthères introrses, biloculaires, oscillantes, s'ouvrant en long. — Ovaire libre, à 3-8 carpelles, à 3-5 loges multiovulées, plus rarement à une seule loge. — Ovules réfléchis, insérés à l'angle interne des loges ou sur des placentaires pariétaux. — Styles 5-5, libres. — Fruit libre, capsulaire, à 3-5 loges polyspermes, parfois à une seule loge, à déhiscence septicide, plus rarement bacciforme-indéhiscent. — Graines, minimes, cylindracées, à testa ordinairement lâche. — Périsperme nul. — Embryon droit à radicule dirigée vers le hile.
Feuilles opposées ou verticillées sans stipules, souvent marquées de points transparents. — Fieurs souvent bordées de points glanduleux noirs.
ANALYSE DES GENRES
Fleur d'aspect tubuleux-campaniforme, à pétales dressés. — Pétales doublés intérieurement, audessus de l'onglet, d'un appendice fimbrié. — Des glandes hypogynes pétaloïdes alternant avec les étamines. — Tige très molle. couchée-radicante. — Plante aquatique............. Elodes.
Fleur d'aspect rosacé, à pétales étalés. — Pas d’appenäices fimbriés ni de glandes hypôgynes. — Tige ferme, non radicante.— Plantes non aquatiques...........,..... Fos teiels ... Hypericum.
Genre I. — Hypericum L. (Mieperruis).
Calice à 5 sépales persistants, libres ou soudés à la base. — Pétales éfaces, marcescents, plus rarement caducs. — Glandes hypogynes nulles. — Étamines nombreuses, triadelphes ou, plus rarement, pentadelphes., — Fruit capsulaire, rarement bacciforme, complètement ou incomplètement 3-5-loculaire, polysperme, le plus souvent déhiscent.
Fruit globuleux, bacciforme-indéhiscent.— Feuilles très grandes, ayant plus de 3 centim.
i DOlATREUP --L---e-e nes sie dose ÉRITODE run n eee douecccs-cree lie A0 OSCENMTUM. Fruit non globuleux, capsulaire, plus ou moins déhiscent.— Feuilles n'ayant pas 3 centim.
de largeur......... AC AA 08 DDR onU OCT TE LOU Ci restes na tole saisie detre ele ohne s e Plante exhalant par le froissement une forte odeur de bouc...... ……. * H, Hircinum.
DMTIGAON TOHIAOR Nr tee sd steolets eletas a ete eo ete me ct eld Rte nat etesiets aitienilies se) 0 CIE
Fleurs très grandes (4 centim.), toujours solitaires sur les rameaux. — 5 carpelles. — DISDY DB seems ciise A2 enr Rene test -cere-en See cere (H. calycinum). Fleurs bien moins grandes (1-2 centim.), groupées en inflorescences. — 3 carpelles. — 3 styles........ SPORE 0 out Reese An ne rebours FRDoonar ac CN
Sépales à bords non ciliés-glanduleux. — Tiges offrant 2-{ lignes longitudinales plus ou ñ | moins saillantes....... ED eserrarcnbeneLeree ee Sen eseuste MODO ne Sépales à bords ciliés-glanduleux.— Tiges tout à fait dépourvues de lignes longitudinales saillantes............. ue... ane Gris scene behcheeecee tee Pt
Tiges courtes (4-2 décim.), étalées sur le sol, très grêles, presque filiformes. — Fleurs subsolitaires terminales, ou en cyme très pauciflore (2-4 fleurs)...... Æ. huinifusum.
Tiges hautes de plusieurs décimètres, dressées ou ascendantes, assez robustes. — Inflorescence ordinairement multifiore.,... = Hs on ses ne ele snvise cs seeds: UNE NE
Tige subcylindrique, parcourue seulement par ? lignes longitudinales opposées...,......
6 anses esse e sotoue ee 000000 “socoe Sens non 0060560 ... H.perforatum. Tige tétragone, parcuurue par 4 lignes longitudinales (stirpe H. tetragonum)....... AE on ti Sépales étroitement lancéolés, acuminés-subulés. — Lignes de décurrence très saillantes
- sur latige et la rendant presque aiée. — Fleurs assez petites (1 centim.), d’un jaune
7 AESGZIPAIO Reset DD DOM CO A NO OU CE H. tetrapterum. Sépales ovales-obtus (mais parfois lancéolés aigus). — Lignes de décurrence peu saillantes
sur la tige. — Fleurs grandes (2 centim.), d'un beau jaune vif..................,. res d'énels sie scies ee ego diate se Éatelaeises se Does eesaiens (Voir page 207 : H. quadrangulum).
8 Tige velue, presque tomenteuse. — Graines fortement papilleuses........ H. hirsutum. Tige glabre. — Graines non papilleuses....,....,............ sms els MOT uit
n Feuilles linéaires, à bords ordinairement révolutés............... . JH. linearifolium. Feuilles très élargies, ovales ou oblongueset planes........... sonscscres-treeRe RPRA |) Sépales ovales-arrondis, à glandes sessiles !— Inflorescence allongée, en forme de panicule. passes snsnnsssoseee San ou ge sil olnnts is elhle le se sleeleetn eines dnOS AOC 0 2 H. pulchrum.
A0 Re ER Ë FRE Sépales lancéolés-aigus, à glandes stipitées ! — Inflorescence courte, en forme de corymbe.
(Er -e seb otse Ébennissrsmecre A 0 OI Étonpone-ectecne H. montanum. LAS : é
SECT. 1. — Androsæmum. €? L:
Étamines pentadelphes. — Capsule bacciforme (avant la maturité), indéhiscente, incomplètement triloculaire. — Sépales inégaux.
H. ANDROSÆMUM L. (Androsæmuim officinale AI). — Plante de 6-10 décim., glabre, inodore, à souche épaisse ligneuse. Tiges dressées ou ascendantes, simples ou rameuses, à rameaux subcylindriques munis de deux lignes saillantes. Feuilles très grandes (larg. 4-5 centim.), opposées, étalées, sessiles, ovales-obtuses, très finement et obscurément ponctuéespellucides, glaucescentes à la face inférieure, coriaces, un peu en cœur à la base. Grappe lâche, corymbiforme, pauciflore. Fleurs médiocres. Sépales grands, très inégaux, ovales-obtus, non ciliés ni ponctués de noir, à la fin réfléchis, persistant sous le fruit mür. Étamines pentadelphes. Styles 5 arqués en dehors, beaucoup plus courts que les pétales. Capsule globuleuse, bacciforme-indéhiscente, sèche à la maturité, très incomplètement triloculaire.
Graines d’un brun presque noir, luisantes, oblongues-cylindriques ou ovalescylindriques, souvent un peu courbes, un peu atténuées aux deux bouts ombonés, finement fovéolées en séries longitudinales assez peu distinctes. -—
b. Juin-juillet. — Lieux frais et ombragés, bois humides. R. — Verdelais! Roquetaillade! Le Nizan! Fargues! Créon! — Floirac! (Lespin.). — Le Bazadais (abbé Lussac). — Cenon, Carignan.
Secr. 2. — {lypericastrum.
Étamines pentadelphes. — Capsule s’ouvrant au sommet par déhiscence septicide progressive plus ou moins profonde, le plus souvent incomplètement 3-5 loculaire. — Sépales inégaux.
* H. HIRCINUM L. (Androsæmum fœtidum Spach). — Plante de 6-10 décim., glabre, exhalant sous le froissement une forte odeur de bouc, à souche épaisse ligneuse. Tige dressée, rameuse, à rameaux tétragones. Feuilles ovales ou lancéolées, aiguës ou obtuses, non coriaces, grandes (larg. 2-3 cent.), très finement et obscurément ponctuées-pellucides. Grappe lâche, corymbiforme, pauciflore. Fleurs grandes. Sépales inégaux, Zancéolés-aigqus, non ciliés ni ponctués de noir, à la fin réfléchis, ne persistant pas sur le fruit mûr. Étamines pentadelphes. Styles 3, dressés, plus longs que les pétales. Capsule incomplètement triloculaire, ovoide ou oblongue, s'ouvrant au sommet par déhiscence septicide progressive accompagnant la dessication du péricarpe, qui s’avance lentement du sommet vers la base. Graines brunes, luisantes, /ancéolées, ordinairement atlénuées aux deux bouts, souvent un peu courbes, entourées d'une marge membraneuse en forme d’arille et fovéolées en séries longitudinales assez distinctes. — h. Mai-août. — Haies, broussailles, lieux secs chauffés du soleil. — RRR. et sans doute sorti des jardins ou des parcs. — Environs de Langon (D: Théry). — Saint-Félix-de-Pommiers! (Belloc).
On rencontre assez souvent, au voisinage des jardins ou des parcs, l'A. calycinum L. plante exo-
tique inodore, à rhizomes tracants ; à feuilles grandes, ovales-oblongues, coriaces ; à fleurs très grandes, solitaires sur les rameaux; à capsule 5-loculaire penchée, et à 5 styles.
SECT. 3. — Euhypericum.
Étamines triadelphes. — Capsule nettement pluriloculaire, s'ouvrant en valves jusqu'à la base. — Sépales subégaux.
" Sépales dépourvus de cils glanduleux. — Tiges offrant 2-4 lignes longitudinales plus ou moins saillantes.
H. HUMIFUSUM L. — Petite plante à tiges de 10-25 centim., grêles, souvent presque filiformes, ordinairement couchées, très rarement redressées, ordinairement assez nombreuses, simples ou rameuses, glabres, à entrenœuds
offrant 2 lignes saillantes très fines. Feuilles oblongues, les supérieures plus ou moins ponctuées-pellucides, à nervures peu ramifiées, dont les latérales sont peu saillantes. Fleurs subsolitaires terminales, ou en cyme pauciflore (2-4 fleurs). Fleurs petites. Sépales oblongs, obtus ou mucronulés. Capsule présentant sur chaque valve des bandelettes résinifères longitudinales nombreuses. Graines brunes très luisantes, courtement elliptiques-cylindriques (2 fois seulement aussi longues que larges), très arrondies aux deux bouts, qui sont à peine visiblement ombonés, nettement fovéolées en séries longitudinales très distinctes.— %, Juin-septembre. — Landes ‘humides, champs en friche, bords des chemins. C. surtout dans la partie siliceuse du département.
H. PERFORATUM L.— Plante de 3-8 décim., à tiges dressées ou ascendantes, fermes, assez robustes, ordinairement rameuses, glabres, à entrenœuds offrant 2 lignes longitudinales peu saillantes. Feuilles elliptiques-oblongues ou oblongues-linéaires, toutes criblées de nombreux points transparents, à nervures transparentes peu ramifiées, dont les latérales sont un peu saillantes. Inflorescence en cymes terminales ordinairement très multifiores. Fleurs médiocres. Sépales Zancéolés ou linéaires-lancéolés, aigus. Capsule munie sur chaque valve de 2 bandelettes résinifères longitudinales, et sur les côtés des valves de saillies résinifères rougeûtres oblongues et obliques. Graines d’un brun noirâtre, très luisantes, elliptiques-cylindriques (3 fois aussi longues que larges), parfois un peu courbes, arrondies à chaque bout et à peine ombonées, régulièrement fovéolées. — %,. Mai-août. — Lieux secs, lisières des bois, bords des chemins, murs, terrains en friche. CC. |
a. genuinum. — Feuilles ovales-oblongues. Sépales à longue pointe aiguë. Pétales ponctués ou non ponctués de noir, mais non rayés en dehors de lignes noires allongées. — CC.
b. micropyllum (H. micropyllum Jord.). — Feuilles étroites, rétrécies à la base. Sépales assez brièvement aigus. Pétales ponctués on non de noir, mais non rayés en dehors de lignes noires allongées. — AC.
OBserv.— Une forme à feuilles larges, ovales-oblongues, à pélales rayés en dehors de nom=
breuses lignes noires allongées (H. lineolatum Jord.), n’a pas encore été rencontrée dans le département et est probablement étrangère à notre région.
H. TETRAPTERUM Fries. — Plante glabre de 3-9 décim., à tiges dressées ou ascendantes ordinairement rameuses, tétragones, à entrenœuds rendus presque ailés par la décurrence de % lignes longitudinales très saillantes! Feuilles ovales-oblongues toutes criblées de ponctuations transparentes très nombreuses et très fines; nervures secondaires transparentes, médiocrement réticulées. Inflorescence en cyme compacte très multiflore. Fleurs assez petites (diam. 1 centim.), d'un jaune pâle. Sépales lancéolés acuminéssubulés. Pétales dépassant médiocrement les sépales. Capsule munie de
bandelettes longitudinales nombreuses. Graines luisantes d’un brun grisâtre, elliptiques-cylindriques (presque 3 fois aussi longues que larges), arrondies aux deux bouts, parfois très faiblement ombonées, fovéolées-subruguleuses. — %. Juin-août. — Prés et bois humides, bords des fossés et des marais. C. — Une forme à décurrence moins saillante et à pétales dépassant plus longuement le calice a été prise à tort pour l'A. intermedium Bellynck : — Villenaye-d'Ornon! Artigue! Bègles! (Lespinasse).
OBserv.— L’H. quadrangulum (L.) Fries, qui est probablement étranger à notre région, se distingue de l'espèce précédente par ses lignes de décurrence bien moins saillantes ; par ses feuilles à nervures plus réticulées, dont les supérieures seules sont ponctuées-pellucides à ponctuations bien moins nombreuses et bien plus grandes; par ses fleurs grandes (15-18®), d'un très beau jaune
et par ses sépales ovales obtus longuement dépassés par les pétales. Les graines sont au moins 3 fois aussi longues que larges, visiblement ombonées aux deux bouts et très fovéolées.
L'H. intermediwm Bellynck, si on ne veut pas le considérer à part, doit être rapporté à cette espèce et non à la précédente, malgré la forme de ses sépales, qui sont lancéolés-aigus (quoique non acuminés-subulés), et bien que les feuilles soient souventtoutes ponctuées-pellucides à ponctuations larges et à nervures médiocrement réticulées. — Tout ce quej'ai vu du département sous le nom d'A, intermediwm est étranger à cette forme.
** Sépales à bords ciliés-glanduleux, à glandes noires. — Tiges dépourvues de
lignes longitudinales saillantes.
H. LINEARIFOLIUM Wabhl. — Plante de 3-6 décim., glabre, à tiges dressées ou ascendantes presque simples, subcylindriques ou cylindriques, à entrenœuds dépourvus de lignes longitudinales saïllantes. Feuilles vertes en dessus, glauques en dessous, peu embrassantes, étroites, linéaires ou sublinéaires, obtuses, révolutées sur les bords, qui sont ponctués de noir, non ponctuées-pellucides, munies de nervures latérales saillantes. Cyme lâche, corymbiforme. Pédicelles ordinairement plus longs que le calice. Sépales Zancéolés, aigus, ponctués de noir et bordés de cils glanduleux généralement assez longs. Capsule munie de bandelettes longitudinales nombreuses. Graines luisantes, d'un brun marron ou grisätre, assez courtement elliptiques-cylindriques (n'étant pas 3 fois aussi longues que larges), très arrondies aux deux bouts peu ou point ombonés, marquées de fovéoles très nettes, qui sont relativement grandes avec des bords un peu saillants et disposées en séries très nettement longitudinales. — %. Juin-juillet. — Les landes et les lieux secs et arides. R,. — Villandraut !, Roaillan! (Belloc). — Saucats! (Lespinasse). — Biganos, Facture (Chantelat).
H. PULCHRUM L.— Plante glabre, souvent rougeâtre dans toutes ses parties. Tiges de 3-8 décim., ordinairement peu rameuses, dressées, cylindriques, à entrenœuds dépourvus de lignes longitudinales saiïllantes. Feuilles fermes, planes, vertes en dessus, glauques en dessous, ovales ou oblongues, obtuses, sessiles, la plupart un peu cordées-amplexicaules, toutes ponctuéespellucides, à ponctuations nombreuses surtout vers les bords, à nervures laté-
rales peu saillantes et peu ramifiées. Fleurs en cymes latérales et terminales formant un ensemble étroit un peu pyramidal. Pédicelles plus courts que le calice. Sépales obovales très obtus ow même arrondis au sommet, bordés de glandes sessiles. Capsule munie de bandelettes longitudinales nombreuses. Graines brunes ou d’un brun grisätre, peu luisantes, oblongues-cylindriques (3-4 fois aussi longues que larges), arrondies et à peine ombonées aux deux bouts, finement fovéolées et d'aspect un peu furfuracé. — %. Juin-septembre. Lisière des bois sablonneux, taillis, bruyères, lieux arides. AC. — Arlac! Pezeu! Nizan! La Sauve! Carbonnieux ! Villenave-d'Ornon! Braouet! Notre- Dame-des-Monts ! etc.
H. MONTANUM L.— Plante glabre!, à tiges cylindriques de 4-9 décim., dressées ou presque dressées, ordinairement simples, à entrenœuds dépourvus de lignes longitudinales saillantes. Feuilles ovales-oblongues ou oblongues, vertes en dessus, glauques en dessous, sessiles, un peu embrassantes, à bords ordinairement ponctués de noir,’ les supérieures seules ponctuées-pellucides, à points transparents très petits ordinairement nombreux, à nervures secondaires saillantes, à nervures tertiaires transparentes et très anastomosées en réseau. Fleurs en corymbe terminal ordinairement compacte. Pédicelles bien plus courts que le calice. Sépales lancéolés-linéaires aigus, bordés de glandes stipitées. Capsule munie de bandelettes longitudinales nombreuses. Graines d’un brun grisâtre, elliptiques-cylindriques (presque 3 fois aussi longues que larges), un peu courbes, à extrémités obtuses un peu ombonées, fovéolées en séries longitudinales plus ou moins distinctes. — %. Juin-août. — Bois, lieux ombragés. AR. — Arlac! Gradignan! Verteuil-de-Médoc! Cenon! Blanquefort! Villenave-d'Ornon! — Carbonnieux! La Brède (Lesp.) — Léognan! (Deloynes), etc.
H. HIRSUTUM L. — Plante velue!, à tiges de 4-8 décim., dressées ou presque dressées, simples ou rameuses, cylindriques. Entrenœuds dépourvus de lignes longitudinales saillantes, mais présentant souvent 2 lignes opposées rougeâtres non saillantes. Feuilles ovales-oblongues ou oblongues, subpétiolées, toutes ponctuées-pellucides, à points transparents très nombreux et inégeux, à nervures secondaires saillantes, les tertiaires ordinairement opaques. Fleurs disposées en fascicules qui forment par leur ensemble une panicule étroite ordinairement assez longue. Sépales /ancéoles, aigus, bordées de glandes très brièvement stipitées. Capsule munie de bandelettes longitudinales nombreuses. Graines luisantes, d’un brun rougeûtre foncé, oblongues-cylindriques (3-4 fois aussi longues que larges), arrondies et à peine ombonées aux deux bouts, fortement papilleuses!, à papilles non contiguës ordonnées en séries longitudinales très nettes. — %. Juin-août. — Bois, haïes, lieux ombragés, taillis secs, surtout dans les terrains calcaires. AR. — Cenon! Paillet! Cenac! Marcamps! Saint-Émilion! — Le Bazadais (abbé Lussac), ete.
à ne
Genre II. — KElodes Spach. (Érovr).
Calice à 5 pétales subégaux soudés à la base. — Pétales dressés, marcescents et {ordus après l’anthèse, munis intérieurement, au-dessus de leur base, d’un appendice fimbrié.— Étamines 15, triadelphes, à faisceaux de 5 étamines alternant avec 3 glandes hypogynes pélaloides bifides ou trifides apprimées contre l’ovaire. — Capsule polysperme, uniloculaire, s'ouvrant en 3 valves.
E. PALUSTRIS Spach. (Fypericum Elodes L.).-— Plante de 1-8 décim., velue-tomenteuse, à souche rampante stolonifère, à tiges molles, couchées-radicantes, redressées supérieurement, dépourvues de lignes saillantes et offrant inférieurement les cicatrices des feuilles détruites. Feuilles sessiles, ovales ou suborbiculaires, demi-embrassantes, un peu en cœur à la base, souvent un peu rétuses au sommet, à 9 nervures secondaires saillantes, incurvées, partant presque de la base. Ponctuations pellucides nulles ou extrêmement fines. Calice à divisions ovales ou ovales-aiguës bordées de cils purpurins glanduleux. Graines fauves ou brunes, courtement elliptiques, atténuées et fortement ombonées aux deux bouts, striées de côtes longitudinales saillantes assez épaisses, qui vont d'une extrémité à l'autre de la graine. — %. Juin-août. — Marais tourbeux, bords spongieux des fossés. C. dans les landes du département et dans les terrains siliceux ; plus rare ailleurs.
Famizze 20. — ACÉRINÉES.
Fleurs hermaphrodites ou polygames par avortement, régulières, à préfloraison imbricative ou valvaire. — Calice caduc, à 4-5 et plus rarement à 6-9 sépales soudés à la base. — Pétales libres en nombre égal à celui des sépales, insérés au bord d’un disque hypogyne annulaire charnu très épais, rarement nuls.— Étamines 4-12, mais plus ordinairement 8, insérées sur le disque et libres.— Anthères biloculaires, introrses, s’ouvrant par deux fentes longitudinales. — Styles 5. — Stigmates bifides. — Ovaire libre, entouré par Le disque, à 2 carpelles, à 2 loges biovulées, aïlées et plus ou moins comprimées perpendiculairement à la cloison qui les sépare. — Ovules insérés à l'angle interne des loges, ascendants. — Fruit sec se partageant en 2 samares monospermes, très rarement dispermes, éndéhiscentes, à aile dorsale membraneuse.— Graines
ascendantes, dépourvues de périsperme. — Embryon plié, à cotylédons folia-
cés, pliés-enroulés. — Radicule rapprochée du hile.
Arbres à feuilles opposées, ordinairement palmatinerviées. — Fleurs en
corymbes composés dressés, ou en panicules racémiformes pendantes.
ANALYSE DES GENRES
Fleurs apétales, dépourvues de disque hypogyne. — Feuilles pinnatiséquées, à segments pétio-
lulés (feuilles imparipinnées de certains auteurs). .............. nraserartes CUVE Fleurs pourvues d'une corolle et d’un disque hypogyne annulaire. — Feuilles palmatilobées... sseNeoeniece AGO
Genre I. — MAeer L. (Erasxe).
Fleurs polygames. — Calice à 5 et plus rarement à 4-9 divisions soudées à
la base. — Pétales en nombre égal à celui des sépales, rarement nuls. Etamines 3-12 (ordinairement 8) insérées sur un disque hypogyne charnu.
Feuilles palmatilobées.
ANALYSE DES ESPÈCES
Feuilles à 3 lobes simples et entiers. — Samares à la fois subparallèles et n’atteignant pas 3 centim. de long........... MO Co: et ere Do selle .. * A. Monspessulanum.
Feuilles palmées ou à lobes dentés. — Samares très étalées ou bien dépassant 3 centim. de 1ODEr See ee antenne ecutset RO A TO OO rc cons st PR TNA Ce
blanches en dessous. ..,....ss..ensepesserresrsosssossse ones ss... css BRON - Ailes des samares très écartées, formant l’une avec l’autre un angle très ouvert. — Feuilles
VOr tes PNUITOSSOUS. 2e senc ee same pisse ose 0eme nes ss se/aelee ele ve osent esse nee ER O0 Lo
Li]
| Ailes des samares peuécartées, ne formant pas l’une avec l’autre unangle ouvert.— Feuilles Grappes florifères allongées, pendantes, longuement pédonculées. — Filets des étamines velus à la base! — Feuilles presque toutes à 5 lobes pointus. — Samares très veluessoyeuses intérieurement!................................. * A. Pseudo-Platanus. Grappes florifères corymbiformes, d’abord dressées puis penchées, subsessiles. — Filets des étamines glabres | — Feuilles presque toutes à 3 lobes obtus ou subobtus, — Samares
* A. opulifolium.
: Feuilles à lobes très pointus, longuement acuminés, — Samares très divergentes mais non
horizontales, à coques glabres en dehors et striées....... sense. * A. platanoïdes. u Feuilles à lvbes obtus. — Samares tout à fait horizontales, à coques ordinairement pubescentes en dehors et non striées......................... sensnerorese A. campestre.
A. CAMPESTRE L.— Arbre peu élevé ou arbrisseau rameux à écorce fendillée-subéreuse. Feuilles assez petites (environ 5 centim. en tous sens), vertes sur les deux faces mais un peu plus pâles en dessous, palmati-
lobées, en cœur à la base, à 5 divisions obtuses, entières ou la moyenne et
les latérales trilobées à lobes entiers et obtus. Fleurs verdàätres en corymbes
rameux dressés, à pédoncules et à pédicelles pubescents-tomenteux. Filets des étamines glabres. Samares ordinairement assez petites (environ 3 centim.), à coques diamétralement opposées, glabres intérieurement, ordinairement pubescentes-tomenteuses et non striées en dehors; ailes étalées horizontalement et égalant à leur base la plus grande largeur de la coque. — +. Fleurs : mai; Fruits : juin-septembre. — Haies, bois, taillis. C.
OBsEerv. — La forme à fruits glabres, à ailes souvent plus grandes, ne parait pas avoir été rencontrée jusqu'ici dans le département.
*A. MONSPESSULANUM L.— Port de l'espèce précédente.— Arbre peu élevé ou arbrisseau rameux à branches étalées, à écorce fissurée. Feuilles petites, plus larges que longues (3-4 centim. de long. sur 4-5 de larg.), vertes en dessus, blanches en dessous, à la fin coriaces, faiblement échancrées à la base, à 3 lobes ovales, égaux, entiers. Fleurs en grappes corymbiformes dressées, à pédoncules et à pédicelles parsemés de poils longs écartés. Filets des étamines glabres. Samares pelites (moins de 3 centim.) à coques peu divergentes, glabres en dehors et à l’intérieur, renflées et bossues sur les côtés et munies de nervures anastomosées. Aïles dressées-rapprochées, subparallèles, se touchant souvent par les bords, étranglées à leur base, qui est moins large que la coque. — b. Fleurs: avril; Fruits : juin-juillet. — Planté dans les parcs. — Pourra être rencontré à l’état libre. Déjà indiqué comme tel dans la Charente (Rochebrune), la Charente-Inférieure (Lloyd) et la Dordogne (Desmoulins). |
OBsErv. — Les espèces françaises suivantes, certainement étrangères à notre flore, sont souvent plantées dans les parcs et les avenues et au bord des chemins :
*A. PLANTANOIDES L. (Plane, Faux-Sycomore). — Arbre élevé à écorce lisse. Feuilles vertes sur les deux faces, luisantes en dessous, un peu en cœur à la base, palmatilobées, à 8-7 divisions dentées incisées, à dents très aigquès longuement acuminées. Fleurs verdàtres en corymbes rameux, dressés, pédonculés, à pédoncules et à pédicelles glabrescents. Filets des étamines glabres. Samares grandes (plus de 3 centim.), à coques comprimées et planes, glabres en dehors et à l'intérieur, finement nerviées extérieurement. Ailes très divergentes, formant entre elles un angle très ouvert mais non étalées horisontalement, égalant à la base la largeur de la coque. — b. FL : avril; Fr, : juin-juillet. — Assez souvent planté dans les parcs et les avenues et sur les places publiques.
* A. OPULIFOLIUM Vill — Arbre élevé à écorce lisse. Feuilles blanches en dessous, parfois cotonneuses, en cœur à la base, à 3 divisions (rarement 5) inégalement crénelées-dentées et le plus souvent obtuses. Fleurs d’un vert jaunâtre en corymbes d'abord dressés puis un peu penchés, subses-
siles, à pédoncules et pédicelles offrant quelques poils écartés. Filets des étamines glabres. Samares assez grandes (au moins 3 centim.), à coque très renflée-convexe latéralement, jamais velue à l'intérieur, glabre extérieurement el munie de fortes nervures anastomosées. Aïles peu divergentes, étalées-dressées, ne formant pas entre elles un angle ouvert, peu rétrécies à la base et à peu près de la largeur de la coque. — b. F1. : avril; Fruits : juinjuillet. — Planté dans les parcs et les avenues, bien moins fréquemment que l'espèce suivante.
* A. PSEUDO-PLATANUS L. (Sycomore). — Arbre à écorce lisse. Feuilles blanches en dessous, en cœur à la base, palmatilobées, à 5 divisions inégalement dentées-crénelées, ordinairement aiguës. Fleurs d'un jaune verdâtre en grappe allongée pendante, assez longuement pédonculée, velue-pubescente, à fleurs inférieures hermaphrodites fertiles et persistant seules, à fleurs supérieures mâles, caduques après l’anthèse ainsi que les axes qui les portent. Filets des étamines velus à la base. Samares grandes (plus de 3 centim.), à coque très velue-soyeuse à l'intérieur, glabre en dehors à la maturité, renflée latéralement et munie de fortes nervures anastomosées. Aïles dresséesélalées, assez divergentes mais ne formant jamais entre elles un angle ouvert, rétrécies à la base. — h, F1. : mai; Fr. : juin-juillet. — Planté très fréquemment dans les bois, les parcs, les avenues, les promenades publiques et au
bord des routes.
OBsERv. — On cultive dans les jardins paysagers un certain nombre d'espèces exotiques que je ne puis songer à décrire ici.
Genre II. — * Negundoe Mæœnch. (Nécoxpo).
Fleurs dioiques. — Calice très court, inégalement 5-denté. — Pétales nuls. — Etamines 4-5 à filet presque nul. — Pas dè disque hypogyne. — Feuilles pinnatiséquées (Arbres exotiques). k
* N. FRAXINIFOLIUM Nutt. (Acer Negundo L.). — Arbré élevé à rameaux verts, cassants, couverts d’une pruinosité blanchâtre. Feuilles pinnatiséquées (souvent dites ailées), à 3-5 segments pétiolulés, écartés, inégale. ment et largement dentés, acuminés. Grappes fructifères longues, pendantes. Samares nombreuses. Coques étroites, longuement oblongues, glabres à l'intérieur, striées-réticulées et pubérulentes extérieurement, soudées obliquement entre elles en une base commune atténuée inférieurement en pointe aiguë. — b. EL : avril-mai; Fr. : jum-juillet. — Originaire de l'Amérique du Nord et très fréquemment planté dans les parcs, les jardins, les avenues, et surtout au bord des fossés, dans les lieux marécageux, où il remplace assez communé-
ment les Saules.
FAMILLE 21. — * AMPÉLIDÉES.
Fleurs hermaphrodites ou polygames, régulières. — Calice gamosépale, entier ou obscurément 4-5-denté. - Corolle à 4-5 pétales à préfloraison valvaire, insérés au bord d’un disque hypogyne charnu, libres ou plus ordinairement soudés supérieurement et se détachant d'une seule pièce par rupture basilaire. — Élamines 8, plus rarement 4, insérées sur le disque, opposées aux pétales, à filets libres, à anthères biloculaires introrses s'ouvrant en long. — Style simple. — Stigmate capité, souvent sessile. — Ovaire libre, à 2 ou plus rarement 5-6 carpelles formant autant de loges biovulées. — Ovules insérés à la base de la cloison, ascendants, anatropes. — Baie à 2 plus rarement 3-6 loges, à cloison souvent peu distincte à la maturité, à loges dispermes ou monospermes par avortement. — Graines ascendantes à testa osseux. — Embryon minime, droit, placé dans un albumen épais charnu ou cartilagineux. — Radicule dirigée vers le hile. é
Arbrisseaux sarmenteux, ordinairement grimpants. — Feuilles alternes, palmatinerviées, plus rarement composées-digitées. — Fleurs en panicules multiflores compactes, plus rarement en cymes corymbiformes, les unes et les
autres opposées aux feuilles, souvent stériles et converties en vrilles plus ou moins rameuses.
* Vitis L. (VIGNE).
Calice obscurément 5-denté. — Pélales 5, soudés supérieurement en une coiffe qui se délache d'une seule pièce. — Etamines 5. — Stigmate sessile. — Baie succulente, à 2 loges 1-2 spermes. — Graines pyriformes, à testa osseux.
V. VINIFERA L. (Vigne d'Europe). — Tige noueuse à écorce se détachant en filaments. Feuilles suborbiculaires, palmatilobées, uu peu lisses, luisantes dans leur jeunesse, à 5 où même 7 lobes plus ou moins profonds, aigus et dentés. Pétiole arrondi-angquleux, équidiamétral en tous sens, non canaliculé ni déprimé en dessus (Millardet). Nervures secondaires des feuilles à coupe triangulaire non resserrée à son contact avec le limbe (Millardet). Vrilles intermillentes (faisant défaut à chaque troisième nœud). Graines pyriformes, de grosseur variable, le plus souvent entaillées au sommet, à extrémité inférieure (Lec) étroile et allongée, à raphé peu distinct, à chalaze large, médiocrement saillante, occupant la partie supérieure de la graine et non sa
partie médiane! — ÿ. F1. juin; Fr. septembre-octobre. — Plante d'origine incertaine, souvent cultivée en grand.
b. laciniosa (V. laciniosa L.). — Feuilles palmatiséquées. — Variété parfois cultivée dans les jardins.
OBsEerv. — On cultive fréquemment, le long des muisetsur les tonvelles, l Ampelopsis hederacea Michaux (Cissus quinquefolia Pursch.— Hedera quinquefolia L.) à fleurs en cymes corymbiformes, à stigmates non sessiles, à pétales non soudés au sommet, à feuilles composées-digitées, à vrilles ordinairement terminées par une pelote adhérente, qui fixe la plante aux murs.
FAMILLE 22, — * HIPPOCASTANÉES.,
Fleurs hermaphrodites ou polygames, irrégulières. — Calice 5-partit, campanulé ou tubuleux, se détachant circulairement à la base, à préfloraison imbricative. — Corolle à 5 pétales, plus rarement 4 par avortement, insérés sous un disque hypogyne, inégaux, libres, onguiculés, à préfloraison imbricative. — Étamines 9-10, ordinairement 7, hypogynes, insérées sur le disque, inégales, à filets libres souvent arqués en dedans, à anthères biloculaires s’ouvrant en long. — Ovaire libre, à 3 carpelles, à 3 loges biovulées. — Ovules insérés à l'angle interne des loges, le supérieur suspendu, l'inférieur dressé. — Un seul style. — Un seul,stigmate, entier, ponctiforme.— Fruit capsulaire, souvent épineux, 3-loculaire (ou 1-2-loculaire par avortement), à loges à la fin monospermes, à déhiscence loculicide. — Graines très grosses, globuleusescomprimées, à hile très grand, à testa ligneux très luisant. — Périsperme nul. — Embryon plié, à cotylédons très volumineux. — Radieule rapprochée du hile.
Arbres à feuilles opposées, composées-digitées. — Stipules nulles. — Fleurs en panicules.
" Æsculus L. (MARRONNIER D'INDE).
Fleurs polygames. — Calice campanulé. — Pétales 4-5, étalés, à limbe ovale. — Filets recourbés en dedans. — Capsule hérissée de points raides. — Folioles sessiles ou subsessiles. |
* ÆS. HIPPOCASTANUM L.— Arbre élevé, touffu. Feuilles grandes, composées-digitées. Folioles 5-9 (ordinairement 7), sessiles, obovales-cunéifor-
mes, doublement dentées, brusquement acuminées, à nervures secondaires parallèles. Panicules compactes, dressées, disposées à la circonférence de
l'arbre. Calice campanulé, se fendant d'ordinaire irrégulièrement. Pétales ondulés, pubescents-ciliés, oblongs-suborbiculaires, brusquement et carrément onguiculés, blancs et maculés de rouge et de jaune. Etamines 7, à filets pubescents, à anthères rougeâtres. Ovaire des fleurs mâles très rudimentaire. Graines très féculentes. — h. F1. mai; Fr. août-septembre. — Très fréquemment planté sur les promenades, les boulevards, les avenues, les places publiques et dans les parcs. — Originaire d'Asie.
OBsERv. — On caltive moins fréquemment l'Æs. rubicunda Lodd., de l'Amérique boréale, à 4 pétales écarlates, à 8 étamines, à feuilles plus vertes et plus gaufrées, à floraison plus précoce.
On plante quelquefois dans les parcs et sur les promenades publiques les Pavia rubra Lmk. et lutea Poir., à calice tubuleux, à pétales étroits dressés, à étamines droites, à capsule inerme, à folioles pétiolulées. Le premier a les feuilles (4) et les pétioles glabres, et ses fleurs sont d'un rouge
sale; le second a les feuilles pubescentes en dessous, les pétioles également pubescents et les péta: les d'un jaune pâle. — Originaires de l'Amérique boréale.
FAMILLE 23. — OXALIDÉES.
Fleurs hermaphrodites régulières. — Calice persistant, 5-partit, à préfloraison imbricative.— Pétales 5, hypogynes, caducs, libres ou un peu soudés à la base, alternes avec les divisions calicinales et à préfloraison tordue. — Étamines 10 (dont 5 plus longues opposées aux pétales), soudées à la base, à anthères biloculaires s’ouvrant en long.— Ovaire libre, à à carpelles opposés aux pétales, à 5 loges 2-pluriovulées, rarement uniovulées. — Ovules pendants, anatropes, insérés à l'angle interne des loges. — Styles 5, libres ow soudés inférieurement. x Stigmates entiers, fendus ou en pinceau. — Fruit capsulaire, libre, à 5 carpelles, à 5 angles, à 5 loges polyspermes (rarement monospermes), à déhiscence loculicide, à valves ne se détachant pas de l'axe. — Graines pendantes, entourées d'une arille charnue et élastique qui se fend à la maturité pour les projeter. — Périsperme épais et charnu, enveloppant l'embryon droit ou un peu arqué. — Radicule dirigée vers le hile.
Feuilles rowlées en crosse dans leur jeunesse, composées-trifoliolées, à folioles obcordées.— Stipules membraneuses, quelquefois nulles.— Fleurs en cymes axillaires ou radicales, à une ou plusieurs fleurs.
Oxalis L. (Oxarne).
Calice 5-partit, persistant. — Pétales 5.— Etamines 10, soudées à la base.— Styles 5. — Capsule membraneuse, oblongue ou ovoïde, pentagone. — Graines
(1) Sauf à l'aisselle des nervures de la face inférieure.
nombreuses, comprimées, ridées en long ou en travers, entourées d'une arille ; : A ; \ élastique. — Fleurs solitaires ou en cyme ombelliforme.
ANALYSE DES ESPÈCES
Fleurs blanches (ou parfois rosées). — Capsule ovoïde. — Feuilles et pédoncules naissant d'une
souche écaillease. — Pas de tige aérienne herbacée......., OUT AS 35300 O. acetosella. Fleurs jaunes. — Capsule linéaire. — Feuilles et pédoucules caulinaires. — Pas de souche CALE UEB RS RA ReL CE state uen echec Sr Es ce O. corniculata.
SECT. 4. — CORNICULATÆ. — Pédoneules pluriflores naissant d'une tige aérienne herbacée.
O. CORNICULATA L.— Plante ordinairement mullicaule, plus ou moins pubescente, à souche pivotante ne produisant jamais de stolons d'aucune sorte, à tiges de 1-3 décim., plus ou moins couchées-radicantes. Feuilles toutes caulinaires, longuement pétiolées. Base des pétioles à bords amincis en stipules adnées plus ou moins distinctes. Folioles à lobes aussi longs que larges. Pédoncules pluriflores ou biflores, plus longs ou moins longs que les feuilles, munis au-dessous des pédicelles de bractéoles linéaires, à pédicelles fructifères la plupart fortement réfractés, formant avec le fruit un angle très accusé. Sépales lancéolés. Pétales jaunes, une fois plus longs que les sépales. Capsule linéraire-oblonque, acuminée, fortement pubescente, à poils très courts. Graines ovoïdes, petites (long. l** environ; larg. 3/4°*), fauves, ternes, ridées en travers. — (-). Mai-octobre. — Murs, lieux cultivés, terrains en friche. C.— Présente 2 formes principales (0. corniculata Jord. et O. Navieri Jord.), dont nous n'avons que la suivante :
O. corniculata Jord. — Tiges très diffuses, étalées en tous sens et radicantes. Base des pétioles {rès nettement stipulée, à oreillettes distinctes. Capsules atténuées en pointe.— C.
L'O. Navieri Jord., qui n’a pas été rencontré chez nous, mais qu’on signale comme fort rare sur plusieurs points de la France : environs de Paris (Jordan), Haute-Vienne (Lami), Vienne (Chaboisseau), a les tiges moins diffuses et plus redressées, peu radicantes, les pétioles très obscurément stipulés ou à peu près exstipulés, et les capsules presque subitement rétréciesen pointe.
Ogserv. — L'O. stricta L. (O0. Europæa Jord.), très répandu dans l’est, le nord et lecentre de la France, et jusque dans la Charente-Inférieure (Lloyd), se distingue del'O. corniculata par les caractères suivants: Souche produisant vers le collet des stolons filiformes charnus!. Tige dressée ou ascendante, jamais radicante !. Pétioles à base toujours arrondie et absolument dépourvue de stipules. Folioles à lobes bien plus larges que longs!. Pédicelles fructifères dressés (ou plusou moins étalés), jamais réfléchis. Plante relativement glabre, à capsules offrant seulement quelques poils.
La tige unique, ordinairement dressée et jamais radicante, la présence de nombreux stolons charnus-filiformes, l'absence absolue de stipules etles lobes des folioles toujours bien moins longs que lar-
ges, ainsi que la vestiture des capsules, séparent nettement cette plante de l'O. corniculata, et je ne crois pas qu’il esiste entre l’un et l’autre stirpes de passages réels. Toutefois on ne peut s'empêcher de trouver que les graines de ces deux plantes sont singulièrement analogues.
SEcT. 2. — ACETOSELLÆ. — Pédoncules wniflores naissant d’une souche souterraine.
O. ACETOSELLA L. — Plante acaule, Souche à rhizome traçant, peu hypogé, presque superficiel, grêle, rameux, écailleux surtout au sommet, à écailles charnues, ovales, imbriquées, qui sont l’articulation inférieure persistante des anciennes feuilles. Feuilles toutes radicales, sans stipules, très longuement pétiolées (6-12 centim.). Pédoncules radicaux, toujours uniflores, portant vers leur milieu une bractée bifide. Sépales ovales. Pétales bancs, veinés de pourpre, très rarement lilacés, 3-4 fois plus longs que le calice. Capsule ovoide, acuminée. Graines elliptiques, assez grosses, fauves, luisantes, sillonnées de côtes longitudinales. — %. Avril-mai. — Bois humides et montueux, lieux pierreux et ombragés. RR. — Savignac (abbé Lussac).— Bieujac! (Belloc). — Soulignac! (Fernand Denis).
FaMiLLE A. — ÆYGOPHYLLÉES.
- Fleurs hermaphrodites, régulières. — Calice libre, persistant, 4-5 partit, à préfloraison ordinairement imbricative. — Pélales 4-5, hypogynes, libres, alternes avec les sépales, à préfloraison imbricative ou tordue. — Étamines hypogynes, libres, bisériées, en nombre double de celui des pétales, à filets munis d'ordinaire, à l'intérieur, d'une petite écaille, à anthères introrses, biloculaires, s’ouvrant en long. — Styles soudés en un seul. — Stigmate ordinairement simple, plus rarement 5-fide. — Ovaire libre, à placentation axile, à 4-5 loges (rarement 10) bi-pluriovulées (rarement uniovulées), accompagné d’un disque hypogyne convexe ou déprimé, composé de glandes distinctes ou plus rarement annulaire, quelquefois nul. — Ovules pendants ou horizontaux ou ascendants, anatropes ou orthotropes. — Fruit capsulaire, coriace ou crustacé, à 4-5 loges (rarement 10) dont la déhiscence est loculicide, ou bien septicide donnant des coques bivalves ou indéhiscentes, rarement tout à fait indéhiscent à loges divisées entre les graines par des cloisons transverses. — Graines dépourvues d'arille, à périsperme cartilagineux ou nul. — Embryon ordinairement homotrope, parfois antitrope, droit ou un peu arqué. — Cotylédons foliacés. — Radicule parallèle au hile ou supère.
Plantes herbacées ou frutescentes ou arborescentes, toujours inodores. — Feuilles opposées, pinnées, stipulées, ‘amais ponctuées. — Pédoncules 4-2, uniflores, dépourvus de bractées.
Tribulus L. (Trsvrs)
Calice caduc, à 5 sépales. — Pétales 5. — Style presque nul. — Stigmate hémisphérique, à 5 divisions rayonnantes (comme dans le genre Papaver). — Glandes hypogynes 5, placées entre les étamines externes et l'ovaire. — Fruit déprimé-pentagone, se partageant, à la maturité, en 5 coques indéhiscentes dont les graines sont séparées par des cloisons transversales. — Périsperme nul,
T. TERRESTRIS L.(Vulg. Croix-de-Malte). — Plante velue-soyeuse, d’un vert grisâtre. Racine grêle, pivotante. Tiges de 1-5 décim., étalées, diffuses, rameuses. Feuilles la plupart opposées, ailées sans impaire, à 5-6 paires de folioles oblongues un peu obliques à la base. Pédoncules uniflores, axillaires ou opposés aux feuilles et plus courts qu'elles. Pétales jaunes, 2 fois plus longs que le calice. Fruit très coriace, plus ou moins poilu ou pubescent, à 5 coques réunies en étoile, ridées, tuberculeuses sur le dos, offrant chacune 4 épines, dont 2 latérales très fortes et très longues, et 2 inférieures plus petites, parfois presque nulles. Graines ordinairement trois dans chaque loge, à circonscription lancéolée, lisses, d’un gris luisant, arrondies à l'extrémité chalazienne, atténuées dans les deux tiers de leur longueur jusqu'à leur extrémité micropylaire très aiguë (Long. 3° ; larg. 1®* 1/4). — (:). Juin-septembre. — Lieux secs, terrains sablonneux, champs. R. — La Brède, Bruges. — Saint- Médard-en-Jalle ! (Lespinasse). — Noaillan! (Belloc).
FAmiLe 25. — RUTACEES.
Fleurs hermaphrodites, régulières. — Calice libre, persistant, 4-5-partit, à préfloraison imbricative. — Pétales 4-5, hypogynes, libres, alternant avec les sépales, contractés en onglet court, à préfloraison tordue ou imbriquée, insérés sous un disque hypogyne charnu-glanduleux très épais. — Étamines insérées comme les pétales, en nombre égal ou plus souvent double des divisions calicinales, à filets dépourvus intérieurement de squamules, à anthères biloculaires s’ouvrant en long. — Styles soudés en un seul, quelquefois distincts à la base et au sommet, — Stigmate simple. — Ovaire assis sur le disque, pro-
= ge
fondément 3-5-lobé, 3-5 loculaire. — Ovules 2-4 ou davantage dans chaque lige, bisériés, anatropes ou amphitropes, insérés sur un placentaire saillant à l'angle interne de la loge. — Capsule tantôt triloculaire, à déhiscence loculicide trivalve, à valves portant sur leur milieu les cloisons cohérentes en un axe central; tantôt 4-5-lobée, à lobes s’ouvrant en dedans à leur sommet. — Graines ordinairement peu nombreuses par avortement, pendantes ou fixées par leur face ventrale, à testa crustacé ou spongieux, fovéolé ou chagriné. — Périsperme épais, charnu-huileux. — Embryon axile, homotrope, ordinairement arqué, plus rarement -droit. — Radicule supère.
Plantes herbacées ou suffrutescentes. — Feuilles «ternes, sinples quoique souvent très divisées, ordinairement pourvues de ponctuations pellucides. — Inflorescence ordinairement multiflore, en cymes corymbiformes ou racémi-
formes.
Ruta L. (RUE).
Calice persistant, 4-partit, rarement 3-5-partit. — Pétales autant que de divisions calicinales, onguiculés, concaves. — Étamines en nombre double de celui des divisions calicinales. — Fossettes nectarifères du disque en nombre égal à celui des étamines. — Autant de lobes capsulaires que de pétales. — Embryon courbe. — Fleurs jaunes en cymes corymbiformes ou racémiformes. — Plantes à odeur forte, pourvues de ponctuations glanduleuses pellucides.
ANALYSE DES STIRPES.
Pétales à bords non frangés. — Capsule à lobes arrondis au sommet............ R. graveolens. Pétales à bords longuement frangés. — Capsule à lobes aigus au sommet....... R, Chalepensis. R. GRAVEOLENS L.; G.G. F1. fr.! — Plante sous-frutescente à la
base. Tiges de 6-9 décim., dressées, très rameuses. Feuilles bi-tripinnatiséquées, à circonscription générale triangulaire, à lobes obovales-spatulés ou oblongs-cunéiformes, obtus, le terminal parfois un peu obcordé. Cyme fructifère corymbiforme, courte. Bractées lancéolées. Divisions du calice triangulaireslancéolées, aiguës ou obtusiuscules. Pétales non frangés, brusquement onguiculés. Capsule à lobes arrondis aw sommet. Graines noirâtres, en fuseau sphérique réniforme, chagrinées-vermiculées, à silhouette non mamelonnée. (Long. 2"; larg. 1" 1/4), — 9.h. Juin-août. — Lieux arides et pierreux, vieilles murailles. — Fronsac! Vayres! La Roque-de-Tau! Cubzac.
R. CHALEPENSIS L., Mant.; Boissier, F1. orient.!; Willk. et Lge., Prodr. hisp. ! — (R. angustifolia Pers., Syn.; G. G., F1. fr.! et R. bracteosa D. C., Prodr.; G. G., F1. fr.!) — Plante sous-frutescente à la base. Tiges
de 3-6 décim., dressées, rameuses. Feuilles bi-tripinnatiséquées, à circonscription générale oblongue, à lobes linéaires-lancéolés ou-oblongs-spatulés. Cyme florifère corymbiforme, dense, la fructifère plus ou moins lâche et étalée. Bractées ovales-cordiformes ou lancéolées, plus larges ou moins larges que le rameau qui les porte. Segments du calice ovales, plus ou moins obtus. Pétales longuement frangés, brusquement onguiculés. Capsule à lobes aigus et ocuminés au sommet. Graines noirâtres, façonnées en fuseau sphérique réniforme, chagrinées - tuberculeuses, à silhouette mamelonnée (Los. larg. 1** 1/4). — h. Juin-juillet.— Nous n'avons que la forme suivante :
R. bracteosa D.C., Prodr. ; G. G., F1. fr.! — Franges des pétales égalant seulement a moitié de la largeur du limbe. Bractées la plupart ovales-cordiformes, plus larges que le rameau qui les morte.
— RR. — Les vieux murs de la Réole! (Goua). — Probablement adventif.
OBserv. — On cultive fréquemment le Dictamnus albus L. (D: Fraxinella Pers.) de l'est et
du midi de la France (Diosinées), à grandes fleurs un peu irrégulières, blanches ou roses-veinées,
formant une grappe allongée ; à feuilles pennées, dont les folioles sont ovales ou lancévlées et denticulées tout autour.
FAMILLE 26. — CORIARIÉES.
Fleurs hermaphrodites, ou polygames par avortement, régulières. — Calice libre, 5-partit, persistant, à préfloraison imbricative. — Corolle à 5 pétales hypogynes, libres, alternes avec les divisions calicinales, petits, charnus, carénés intérieurement, persistants et accrescents sur le fruit. — Étamines 10, hypogynes, libres, à filets capillaires, à anthères biloculaires s’ouvrant en long. — Styles 5, libres, allongés, divergents, couverts presque en entier de papilles stigmatiques. — Ovaire libre, sessile, à 5 carpelles, à 5 lobes et à 5 loges qui alternent avec les pétales. — Ovule unique dans chaque loge, anatrope, inséré au sommet de l'angle interne de la loge et pendant. — Fruit à 4-5 coques, enveloppé par le calice membraneux et par les pétales accrus et charnus, ce qui lui donne l'apparence d’une baie. — Coques monospermes, indéhiscentes, à péricarpe crustacé. — Graine pendante, anatrope, à testa membraneux. — Périsperme nul. — Embryon droit, à radicule supère.
Arbres ou arbrisseaux parfois sarmenteux, à rameaux tétragones ou anguleux, opposés ou ternés. — Feuilles opposées, parfois ternées, simples, entières, sans stipules. — Fleurs en grappes terminales simples. — Un seul genre.
Coriaria Niss. (Corroyire).
(Caractères de la famille)
C. MYRTIFOLIA L. (Corroyère à feuilles de Myrte). — Arbrisseau glabre, à tige dressée, rameuse, atteignant ou dépassant un mètre, à rameaux raides, grisätres, presque tétragones, verruqueux par la saillie des lenticelles, les stériles très feuillés, les fertiles produisant de nombreux ramules florifères paucifoliés à la base. Feuilles sessiles ou subsessiles, opposées (rarement verticillées par 3), ovales-lancéolées ou lancéolées, très entières, trinerviées, à la fin un peu coriaces. Grappes dressées ou dressées-étalées, petites, multiflores. Pédicelles accompagnés d’une bractée oblongue, concave. Calice et pétaies verdâtres, ceux-ci petits et bien plus courts que le calice. Fruit se divisant, à la maturité, en 4-5 coques ovoïdes d'environ 4 millimètres sur 2, noires, luisantes, un peu ridées, exactement remplies par la graine. Graine
-ovoïde, pâle, un peu rosée, à testa membraneux, lisse, luisant. — h. Juinjuillet. — Coteaux secs et pierreux à exposition très chaude. RR. — Bouillac, Monségur (Laterr.). — Le Bouil! (Deloynes). — Abondant à Floirac sur les
coteaux arides du vallon de Pitrès! (Delbos).
SUPPLÉMENT AUX THALAMIFLORES.
Depuis l'impression de nos premières feuilles, une nouvelle espèce de Ranunculus ; a été signalée dans nos limites par un habile et zélé explorateur, M. Chicou-Bourbon :
R. GRAMINEUS L. — Souche verticale très courte, couronnée par des filaments grisâtres nombreux, qui sont les nervures persistantes des feuilles détruites. Fibres radicales charnues, épaissies-fusiformes. Tige de 2-5 décim., uniflore ou pauciflore, glabre ainsi que les pédoncules. Feuilles glabres, lancéolées-linéaires ou linéaires, insensiblement atténuées en pétiole, entières, à nervures parallèles égales et saillantes. Calice glabre. Corolle très grande. Pétales obovales, presque triangulaires-cunéiformes, à écaille nectarifère presque tubuleuse. Carpelles en tête, peu comprimés, obliquement et irréqulière-
2 ae
ment nerviés-réticulés, à nervures partant toutes de la base puis se ramifiant et
s’anastomosant, à bords ventral et dorsal légèrement carénés, à bec court. Réceptacle glabre, Zancéolé-subcylindrique, atténué au sommet, rétréci en col à la base. — %. Mai-juin. — Prés sablonneux inondés pendant l'hiver. RR. — Prairie de la Douce, près Saint-Yzans (Médoc) ! — (Chicou-Bourbon).
OBsERv, — Rectifiez et complétez comme suit la table analytique du genre Ranunculus :
Feuilles indivises, entières ou seulement dentées....., oser tement re 0.10 015 Feuilles plus ou moins lubées ou découpées ...,,,..,. ses... A OO 0 - 48
Carpelles irrégulièrement ridés-réticulés !— Base de la tige enveloppée d’une couche épaisse de fllaments ascendants, qui sont les d ‘bris des anciennes feuilles. — Fibres radicales /épaissies-fusiformes...#.1.1..%6 eu... oonee-tecs R. gramineus.
Carpelles lisses ! — Base des tiges dépourvue de filaments, ou présentant, aux nœuds, des fibrilles verticillées descendantes, qui sont des radicelles adventives. — Fibres radicales(préles SUDHLÉONMER. nes eue eee ee este se sect dsre 16
45 bis
Dans l’accolade n° 1 de cette même table analytique, supprimez le caractère tiré des carpelles ridés ou non ridés, qui manque désormais de précision. / «
Erratum.— A la page 460, une erreur d'impression attribue au Sagina apetala une lcngueur
de 3-9 décimètres : c’est 3-9 centimètres qu’il faut lire. ?
Bordeaux. — Jmp. J. DuranD, rue Vital-Carles, 24,
CALICIFLORES.
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Flore de la Gironde. EDS
à A. flamnuw. :
F. Bastardi . #P : EF Boraei
A. Clavaud del. Lith. L Fassoh Fils Strasbg
A.Gr° Adonis (Renonculacées.)
(d'après Germauv.)
B.G'e Fumaria (Sect.Capreolatae)
Flore de la Gironde. PL.4.
FE densiflora F. parviflor«.
A.Clavaud del . Lith. L.Passoli Fils Strasbg
Gre Fumaria (Sect : Officinales. )
(outil »
Cu)