L. cymosum. — L. strictum Rchb; L. strictum var. b. cymo
sum G.G. — Fleurs ramassées en petites cymes compactes. Pédicelles un peu épais, plus courts que le calice et souvent presque nuls. AC. — Langon! Lormont! Saint-Laurent et Saint-Etienne près
Saint-Emilion et dans cette dernière localité ! Fargues ! Haux! Floirac ! Cambes! Quinsac! etc.
** Fleurs roses.
L. BIFORME — ÇZL. tenuifolium (L,) G. G.! et L. suffruticosuin (L.) G. G.!). — Plante vivace, à souche subligneuse, subcespiteuse, souvent allongée-tortueuse. Tiges rameuses de 1-3 décim., dressées ou ascendantes et glabres, ou bien couchées-redressées et pubescentes. Feuilles très nombreuses,
rapprochées, roides, linéaires-subulées, à bords extrêmement scabres et souvent révolutés. Fleurs grandes, rosées ou lilas, en corymbe rameux terminal. Sépales tous fortement ciliés-glanduleux, ovales-lancéolés, acuminés ou longuement subulés, égalant la capsule ou la dépassant plus ou moins et souvent très longuement. Pétales obovales, grands, 2-3 fois plus longs que les sépales, à sommet un peu acuminé ou tout à fait arrondi, teintés uniformément de rose ou de lilas ou plus colorés à la base. Stigmates capités. Capsule assez petite, globuleuse-acuminée, égalant le calice ou beaucoup plus courte que lui. Graïnes (long. 2", 2°* 1/2), ovoides-comprimées, brunes, assez luisantes, d'apparence très finement ponctuée (à la loupe), terminées à l'extrémité radiculaire par un rostre court, arrondi, plus large que long et un peu oblique, dominant une dépression hilaire peu profonde. — %. Juin-août. — Coteaux pierreux des terrains calcaires, lieux secs et stériles. — Présente deux espèces secondaires, dont la deuxième devra être cherchée dans nos limites :
EL. tenuifolium L.; G. G.! — Souche ordinairement assez courte, produisant des tiges florifères dressées ou ascendantes de 1-4 décim., glabres ! ou à peine pubescentes à la base. Fleurs d'un lilas pâle wniforme. Sépales elliptiques longuement subulés, à acumen égalant presque en longueur leur partie inférieure élargie et dépassant très longuement la capsule mure. — AC. — Carbon-Blanc ! Sainte-Eulalied'Ambarès ! Saint-Émilion! Saint-Caprais! Bourg! Marcamps! Fargues! Pompignac ! Saint-Laurent-de-Bourg ! Plassac! — Le Thil, près Saint- Médard! (Deloynes). — Saint - Michel - la - Rivière (Banon). — Saint- Médard-en-Jalle (Ramey).
Je décris comparativement l'espèee uu forme secondaire suivante, sans en afflrmer la présence dans le département. Elle a été signalée dans la Charente-Inférieure par M. Llo\d et dans la Dordogne par M. Desmoulins. .
L. suffruticosum L. ; G. G.! (L. Fauatis Lam.; Rchb.).— Souche allongée, couchée, rameuse, tortueuse, et des tiges florifères redressées de 1-2 décim., pubescentes surtout vers le haut. Fleur couleur de chair pâle, à partie inférieure plus colorée. Sépales elliptiques acuminés, à acumen ordinairement bien moins long que leur partie inferieure élargie, égalant la capsule müre ou la dépassant peu.
OBsERv.— Je possède un Zinum récolté à Vaucluse, qui a le port, la souche et la pubescence du L. suffruticosum, mais dont les sépales, très longuement subulés et une fois plus longs que la capsule, sont exactement ceux du Z, tenuifolium le plus exagéré.
B. — Stigmates claviformes.
*** Fleurs bleues.
L. ANGUSTIFOLIUM Huds. — G. G. ! — Plante glabre, ordinairement pluricaule, bisannuelle ou pérennante, rarement annuelle excepté dans les terrains sablonneux. Tiges de 2-6 décim., redressées, rameuses au sommet. Feuilles nombreuses, étroitement lancéolées-linéaires, éparses, sans dentelures et lisses aux bords. Fleurs assez grandes, d'un bleu clair. Sépales ovales-acuminés, à
3 nervures dont les 2 latérales, courtes, sont ordinairement peu marquées ; les extérieurs ordinairement nus, les intérieurs généralement ciliolés, tous à peu près égaux à la capsule. Pétales assez grands, obovales, au moins deux fois plus longs que les sépales. Anthères ovales, 2 fois 41/2 seulement aussi longues que larges, d'environ l"" 1/4 de long. Stigmates en massue. Capsule assez grosse (3-6"* de diam. tranversal). Graines brunes, ovoïdes-comprimées, très luisantes, médiocres (long. 2"" 1/2 rarement 3°"), à peine 2 fois aussi longues que larges, à région hilaire non enfoncée, superficielle, à extrémité radiculaire droite, nullement façonnée en rostre courbé! — (2). ou %, rarement ©. Mai-juillet. — Bords des chemins, prairies, lieux herbeux. C.
L. USITATISSIMUM L.; G. G.! — Plante glabre ordinairement unicaule, annuelle dans les cultures, devenant parfois pluricaule et bisannuelle à l'état subspontané, dans certains terrains. Tige de 3-7 décim., dressée, plus ou moins rameuse au sommet. Feuilles nombreuses, éparses, lancéolées-linéaires, non dentelées et lisses aux bords. Fleurs grandes, d'un beau bleu. Sépales ovalesacuminés, à 3 nervures dont les 2 latérales, courtes, sont souvent assez marquées, à peu près égaux à la capsule, ordinairement non ciliés mais les 3 intérieurs assez fréquemment ciliolés. Pétales grands, obovales, au moins 3 fois plus longs que les sépales. Anthères oblongues, 5-4 fois aussi longues que larges, dépassant 2°" de long. Stigmates en massue. Capsule grosse (7-8"" de diam. transversal). Graines brunés, très luisantes, suboblongues-comprimées, grandes (au moins 4** de long), plus de 2 fois aussi longues que larges, à région hilaire très enfoncée, surmontée d'un rostre courbé, arrondi, formé par l'extrèmilé radiculaire!, et qui fait ressembler la graine à un achaine de Centaurea. —(-), rarement (2). — Cultivé et subspontané çà et la.
OgBserv. — L'énorme différence que présenteici la graine, qui diffère si peu entre d’autres espèces bien tranchées du même genre, m’oblige à faire de ces deux plantes deux stirpes un peu douteux eb non deux espèces d'un même stirpe ; mais les autres caractères différentiels sont en général si minces, la ressemblance est si grande, et la culture infinimeit prolongée de l’une de ces deux
‘plantes a pu la modifier si profondément, qu’elles sont peat-être attribuables à un stirpe unique, ce dont nous ne poavons bien juger aujourd’hui.
SECT. II. — Feuilles opposées.
L. CATHARTICUM L. — Plante annuelle à racine grêle. Tiges le plus souvent nombreuses, rarement solitaires, de 1-2 décim., dressées ou redressées, plus rarement couchées, glabres. Feuilles opposées, planes, scabres aux bords, les inférieures obovales ou oblongues-obovales, les supérieures oblongues ou lancéolées. Inflorescence assez lâche en cyme dichotome ou subdichotome. Fleurs petites, blanches, très longuement pédicellées. Sépales elliptiques-aigus à bords glanduleux, égalant à peu près la capsule.
— 186 — > Pétales au moins une fois plus longs que les sépales. Stigmates capités, Graines petites (long. 1" 1/4, 1°" 1/2; larg. 3/4°*), d'un brun un peu clair ou fauves, d'apparence très subtilement ponctuolée (à la loupe), à extrémité radi-. culaire présentant plus ou moins nettement, et parfois assez obscurément, un rostre Court, arrondi, aussi large que long. Région hilaire peu enfoncée. —
(©). Juin-août. — Clairières des bois, bords des chemins humides, prés, pâturages, pelouses. C.
Genre II: — Radiola Gmel. (Rave).
Calice à 4 divisions 2-4 fides. — Pétales 4. — Étamines 4. — Styles 4. — Capsule subglobuleuse à 4 loges dispermes divisées chacune en deux faussesloges monospermes par une fausse-cloison dorsale incomplète.
R. LINOIDES Gmel.; G.G. (Linuin Radiola L.). — Très petite plante glabre, à tige filiforme de 3-6 centimètres exactement dichotome presque dès la base. Feuilles opposées, ovales-aiguës, étalées. Fleurs blanches, très petites, occupant l'angle de bifurcation des rameaux, les supérieures rapprochées en glomérules terminaux. Pétales obovales, de la longueur du calice. Graines d’une extrême ténuité, semblables à une fine poussière, ovoides-comprimées, lisses, luisantes, pâles, non rostrées. — (). Juin-août. — Lieux humides et sablonneux, bords des étangs. — CC. dans la partie landaise du département: moins commun ailleurs.
FAMILLE 16. — WELEACÉES.
Fleurs hermaphrodites, régulières. — Calice cadue, à 5-4 sépales libres, à préfloraison valvaire. — Pétales 5-4, hypogynes, libres, à préfloraison imbriquée. — Étamines ordinairement en nombre indéfini, hypogynes, libres ou plus rarement soudées en faisceaux à la base, les externes parfois pétaloïdes. — Anthères biloculaires, introrses, s'ouvrant par une fente longitudinale. — Styles complètement soudés en un seul. — Stigmates 5, plus ou moins distincts. — Ovaire libre, formé par la réunion de 5 carpelles soudés, ordinairement à 5 loges biovulées. — Ovules insérés à l'angle interne des loges. — Fruit subligneux ou tout au moins coriace ou papyracé, indéhiscent, à 5 angles plus ou moins marqués, à La fin uniloculaire par la destruction des cloisons et ne renfermant qu'une ou deux graines par suite de l'avortement des ovules. — Graines ascendantes. — Embryon presque droit, enveloppé par un albumen charnu. — Radicule dirigée vers le hile. — Plantes arborescentes.