‹ Flore de la GirondeChapitre 56 sur 72 · PR CORA -NOTP RE · texte numérisé non relu

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celles n'étaient pas beaucoup plus longs que dans ce dernier).

— Carbonnieux!

Ogserv. — Dans toutes ces formes, le style et la partie antérieure de la carène sont relevés en courbe arrondie et à angle obtus, et non ourbés à angle droit; en quoi ils diffèrent de la figure donnée par M. Jordan (Obs., 3° fragm.) — Nous possédons proba-

blement d’autres formes, mais je travaille ici sur des matériaux trop peu abondants.

xx Graines séparées par du tissu cellulaire! — Carène fortement rostrée (rarement obtuse et droite).

Genre XIV. — KHotus L. (Loner).

Calice profondément lacinié ou tubuleux ou obconique ou campanulé, à 5 divisions, rarement subbilabié.— Corolle caduque, à carène ordinairement rostrée (rarement droite et obtuse), à ailes non soudées.—Filets des étamines les plus longues fortement dilatés au sommet. — Style atténué supérieurement. — Gousse exserte, ordinairement droite, allongée, polysperme, linéaire ou

. oblongue, cylindrique (rarement courte et enflée), non ailée, s'ouvrant en

2 valves, qui se roulent le plus souvent en tire-bouchon. — Graines séparées

par des diaphragmes minces de tissu cellulaire. — Fleurs ordinairement concolores et jaunes, rarement discolores et blanchâtres avec la carène d’un pourpre

noir, disposées en capitules, ou solitaires ou géminées. — Feuilles à 3 folioles,

— Stipules libres, foliacées.

ANALYSE DES ESPÈCES

Corolle blanchâtre ou rosée, à carène d’un pourpre noir! — Capitules de 20 à 40 fleurs

(Bsonjeania).................. CAP EX à eee ere dela D ITOCTUS. Corolle jaune (lavée ou non de rougeûtre), à carène jaune ! — Capitules offrant au plus une douzaine de fleurs (Lotus)..................................... cer :

Dents du calice étalées en étoile et réfléchies, dans le jeune bouton ! — Souche ra-

meuse, longuement traçante et stolonifère.....,................ L. uliginosus. Dents du calice dressées, même dans le bouton très jeune! — Plante annuelle ou à souche cespiteuse, non traçante ni stolonifère.............. EHOE 70 pe DPPEEE ELEC Fleurs assez pelites, ayant moins d’un centimètre de long. — Pédoncules ordinai-

rement plus courts que les entrenœuds ou les dépassant peu, — Dents du calice linéaires ou lancéolées-linéaires, non triangulaires à la base, vrdinairement plus longues que le tube. — Capitules 4-3-flores (rarement à 4 fleurs). — Plante annuelle (souvent très velue}:.......2400.. 4... MT MAT Me ma mais nue s dite els eo 02 «ein Dé Fleurs assez grandes, égalant ou dépassant un centimètre en longueur.— Pédoncules bien plus longs que les entrenœuds. — Dents du calice plus ou moins triaugulaires à la base, se terminant en pointe linéaire et à peine aussi longues que le tube. — Capitules de 3-6 fleurs (rareinent 4-4). — Plante vivace (souvent peu velue)....,...

Pédoncules 1-2-flores! — Gousse linéaire-allongée (15-25mn), grêle, 5-6 fois aussi longue que le calice! — Etendard ne dépassant pas la carène en longueur. L. angustissimus.

Péduncules 2-4-flores! — Gousse courte (7-12»®), n'étant pas 8 fois aussi longue que le calice! — Etendard dépassant assez longuement la carène..,..,. L. hispidus. Folioles obovales ou oblongues, et stipules obliquement ovales.— Capitules, la plupart de 3-6 fleurs. — Ailes obovales à bord inférieur très courbe et comme tronqué oblique- 5 ment sous le sommet.—Tiges médiocrement grêles et peu étirées. L. corniculatus.

Folioles et stipules lancéolées-linéaires, aiguës, — Capitules de 1-4 fleurs (rarement 5), — Ailes oblongues, arrondies au sommet et sans troncature oblique du bord inférieur (dansles individus bien caractérisés seulement).— Tiges grêles et étirées. ZL. tenuis.

S.-Genre I. — Bonjeania Rchb.

Carène droîte, obtuse, non rostrée!.—Ailes munies en avant d'un pli longitudinal gibbeux.— Corolle discolore, blanchâtre avec la carène d’un pourpre noir.

*L. RECTUS L. — G.et G., Loret. — (Dorycnium rectum D.C., Prodr. — Bonjeania recta Rchb. — Willk. et Lge., Prodr. Hispan.) — Plante de 6-10 décim., à souche vivace et ligneuse, à tiges herbacées, anguleuses, dressées, pubescentes au Sommet, à rameaux ouverts ou subétalés. Folioles 3, pétiolulées, grandes, obovales-cunéiformes ou oblongues-cunéiformes, mucronulées, glauques en dessous, plus où moins ciliées sur les bords, glabres sur les faces. Stipules obliquement ovales ou subcordées, ordinairement mucronulées, souvent un peu pétiolulées, égalant le pétiole de la feuille ou le dépassant un peu. Capitules multiflores, denses, semi-globuleux sur un pédoncule à la fin deux fois aussi long que la feuille, souvent accompagnés à leur base d’une feuille réduite. Fleurs petites (4-5°*), portées sur des pédicelles hérissés à la fin plus longs que le calice. Calice hérissé, à dents linéaires sétacées plus longues que le tube, presque égales entre elles. Corolle blanche ou rosée, à carène d'un pourpre noir. Etendard arrondi au sommet, un peu plus long que les ailes, qui sont pourvues d'une gibbosité et dépassent à peine la carène obtuse. Gousse cylindrique, droite, non renflée, 4-5 plus longue que large, dépassant un centimètre en longueur!, d'un brun noirâtre, glabre ou luisante, à valves se roulant en tire-bouchon après la déhiscence. Graines petites (grand diam. 1 -114%), subglobuleuses, d’un brun noirâtre ou obscurément olivätre, lisses. — % ou b. Mai-Juillet. — Lieux humides ou frais, bord des eaux. RRR. et probablement adventif. — Indiqué par Laterrade à Plassac, près Blaye, où il a été trouvé par M. Gachet et où on l’a vainement cherché dans ces dernières

années. — Je ne l’ai pas vu de la Gironde.

S.-Genre II. — Lotus Rehb.

Carène ascendante, rostrée!.—Aïles dépourvues de pli longitudinal gibbeux à leur partie antérieure. — Corolle concolore, jaune, à carène jaune. (PI. 11).

A. — Dents du calice sensiblement égales.

* Plantes annuelles ! — Pédoncules dépassant généralement peu les entrenœuds.— Fleurs petites (5-9®%)., — Dents du calice plus longues que letube el non triangulaires à la base.

L. ANGUSTISSIMUS L. — G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp. — (Lotus diffusus Soland., in Sm., FI. Brit.) — (PI. 11, 1). — Plante annuelle, à racine pivotante ordinairement peu rameuse et pourvue ou non de petits {ubercules jamais abondants. Tiges grêles de 1-5 décim., ascendantes ou décombantes, ordinairement velues, à poils étalés, rarement glabres ou glabrescentes. Feuilles courtement pétiolées, à folioles velues sur les deux faces et ciliées, les inférieures petites et obovales ordinairement, les supérieures oblongues-lancéolées et aiguës. Stipules ovales ou lancéolées à base oblique, plus longues que le pétiole de la feuille. Pédoncules grêles, 4-2 flores!, dépassant plus ou moins longuement la feuille, portant au sommet, sous les fleurs, une feuille réduite, Fleurs petites(ÿ-7""), jaunes, parfois lavées de rougeâtre, Calice obconique, velu, à dents étroites, aiguës, linéaires ou lancéolées-linéaires, nullement triangulaires à la base, longuement atténuées : les supérieures un peu plus longues ; toutes abondamment et longuement ciliées, ordinairement un peu plus longues que le tube. Etendard ne verdissant pas par la dessiccation, non plus que les ailes, et ne dépassant pas la carène en longueur ! Aïles (PI. 11, I, a) à sommet arrondi régulièrement par une égale courbure des deux bords el étant la partie la plus large du pétale. Carène rostrée et courbée, souvent presque à angle droit (PI. 11, I, c), et ne s'écartant guère, ordinairement, des autres pétales. Gousse linéaire, ordinairement comprimée, ordinairement droite, toujours grêle et allongée (15-25""), 5-6 fois plus longue que le calice! (PI. li, I, f), à valves se roulant ordinairement en tire-bouchon après la déhiscence. Graines petites (moins de 1”), globuleuses, lisses et luisantes, d'un brun un peu gris de lin à la maturité. — (+). Mai-juillet.—Pelouses, chemins, champs sablonneux, landes siliceuses. — AC. sur le littoral.

. glabrescens. — Plante presque entièrement glabre. — Le littoral.

Y. tncurvatus. — Légumes cowrbes, au moins dans leur tiers

supérieur (PI. 11, 1, f). — Le Pian! (Herbier Brochon).

L. HISPIDUS Desf. — G. et G., F1. Fr.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp. — (PI. 11, IT A et IT B). — Plante annuelle, à racine rameuse chargée de petits tubercules abondants. Tiges de 1-5 décim., dressées ou ascendantes, plus rarement couchées (sur le littoral), un peu grêles, couvertes de longs poils étalés, Feuilles courtement pétiolulées, à folioles velues sur les deux faces et

ns

ciliées, obovales-cunéiformes ou oblongues-cunéiformes, subobtuses ou aiguës. Stipules ovales à base oblique, plus longues que le pétiole ou l’égalant. Pédoncules grêles, ordinairement 2-4-flores !, dépassant très longuement la feuille, portant au sommet, sous les fleurs, une feuille réduite. Fleurs assez petites (7-gmm), d’un jaune foncé, intense. Calice obconique, velu, à dents étroites, aiguës, linéaires, non triangulaires à la base, les supérieures un peu plus longues, toutes abondamment et longuement ciliées et nettement plus longues que le tube. Etendard verdissant ordinairement par la dessiccation, ainsi que les ailes, et dépassant assez longuement la carène ! (PI. 11, IT B). Ailes arrondies supérieurement en biais aux dépens du bord inférieur, l'extrême sommet n'étant pas la partie la plus large du pétale (PL 11, IT BB, a). Carène rostrée, plus ou moins courbe, s'écartant ordinairement, à la fin, des autres pétales. Gousse cylindrique, généralement peu comprimée, droite, un peu épaisse, courte (7-12), n'étant pas 3 fois plus longue que le calice ! (PI. 11, II A et II B,f). Graines mûres subsphériques-ovoïdes, assez peliles (environ un millimètre), lisses, un peu luisantes, d’un brun-rouge foncé, ou olivâtres et tachées de brun-rouge. — (:). Mai-Juillet. — Prés et champs sablonneux et humides. AC. — C. sur le littoral. — Offre la forme exceptionnelle suivante :

L. approximatus. — Corolle ne verdissant nullement par la dessiccation. Ailes du L. angustissimus, c'est-à-dire non coupées en biais supérieurement mais régulièrement arrondies au sommet non atténue (PI. 11, II À, a). — Le reste comme ci-dessus. — Saint-Christophe-de-Double ! (Deloynes).

Ogserv.— M. Lloyd indique dans le rayon de sa Flore le L. parviflorus Desf., plante méridionale à fleurs et à fruits ne dépassant pas les dents du calice, qui sont deux fois plus longues que le tube.

Xk Plantes à souche vivace!. — Pédoncules dépassant longuement les entrenœuds, — Fleurs assez grandes (10-12mm), — Dents du calice à peine aussi longues que le tube et triangulaires à la base,

L. CORNICULATUS (L.) Coss et Germ., F1. Paris. ! — (PI. 11,3 A 14, 3 A2 et III B). — Plante à souche vivace, cespiteuse, non traçante ! Tiges de 1-6 décim., ascendantes ou diffuses ou couchées, ordinairement peu rameuses, glabres ou velues à vestiture variée, généralement pleines où à peu près, tout au moins peu largement fistuleuses, peu compressibles. Feuilles courtement pétiolées, à folioles obovales ou oblongues ou lancéolées ou linéaires aiguës, ordinairement plus ou moins cunéiformes inférieurement. Stipules ovales ou lancéolées ou linéaires, à base plus ou moins oblique, dépassant le pétiole. Fleurs au nombre de 2-6 sur un pédoncule dépassant longuement les entrenœuds et beaucoup plus long que la feuille, jaunes, verdissant ordinairement

par la dessiccation, grandes (11-12**). Calice à dents un peu triangulaires à la base, prolongées en pointe subulée, toujours dressées dès l'origine, jamais recourbées ni étalees avant l'anthèse, même dans le boulon très jeune! (PL. 11, II A et II B, g). Etendard à limbe suborbiculaire ou très largement

ovale. Ailes à bord inférieur ordinairement courbe et tronqué obliquement

sous le sommet (III A 1et III A 2, a). Carène rostrée, courbée presque à angle droit! (IT A et. III B, c). Gousse glabre, droite, linéaire, non toruleuse, à dents se roulant ordinairement en tire-bouchon après la déhiscence. Graines assez grosses (grand diam. 14/4 - 11/2%*), ovoïdes-globuleuses ou globuleuses, lisses, ternes ou peu luisantes, d’un brun-marron sombre à la maturité, —- %. Mai-septembre. — Prairies, champs, lisières des bois, bords des chemins, pelouses sèches ou humides. CC. — Plante polymorphe, offrant dans nos limites les formes principales suivantes :

L. corniculatus (L.) Koch, Synops.!; G. et G., F1. Fr.l; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.!; Loret, F1. Montp.!-—(L. corniculatus type Coss. et Germ., F1. Paris.!)—(P1. 11, II A 1 et III A 2).—Tiges un peu épaisses, ne dépassant pas 4-5 décim. en longueur. Fleurs ordinairement 3-6 sur un pédoncule non filiforme. Dents du ealice ordinairement aussi longues que le tube. Aïles larges, fortement tronquées en biais sous le sommet! (IT A4et III À 2, a). Pétales supérieurs verdissant toujours par la dessiccation. Folioles des feuilles obovales ou obovales-oblongues (LIL A 1 et III A 2). Stipules ovales (Fig. cit.). Gousse assez épaisse. Graines atteignant ordinairement 11/2°* en longueur. CC.

Se présente chez nous sous les deux formes extrêmes suivantes :

a. campestris. — Tiges ascendantes ou diffuses, à rameaux redressés, ordinairement glabres ou glabrescentes. Feuilles assez grandes, non charnues (III A2), ordinairement vertes en dessus et plus ou moins glaucescentes en dessous, ou glaucescentes ou vertes sur les deux faces. Entrenœuds plus ou moins allongés.

OBsERv. — Je n’ai pas vu de la Gironde la vur. villosus (L. villosus Thuill.), dont les tiges, les feuilles et les calices son! couverts de longs poils étalés.

B. maritimus (L. corniculatus var. crassifolius Pers.) — Racine épaisse, très fibreuse inférieurement. Tiges complètement couchées en rond, ordinairement pubescentes ainsi que les feuilles et les calices, blanches et glabres et nues inférieurement sous le sable qui les couvre en partie, à entrenœuds ordinairement courts et ramassés. Feuilles petites, charnues (III A1), très nombreuses, ordinairement très glauques et ciliées. Gousses souvent tuméfiées. — Sables du littoral, lèdes et dunes, où cette plante est commune. — Manque dans l’intérieur des terres.

L. tenuis (Kit.) G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prode. Hisp.! — (L. tenuifolius Rchb.!; Loret, F1. Montp.! --- L. corniculatus var. tenuis Coss. et Germ., F1. Paris!) — (PI. 11, III B). — Tiges ordinairement grêles, s’allongeant parfois beaucoup et atteignant alors 7-8 décim. ou davantage. Fleurs ordinairement plus petites que dans le L. corniculatus, peu nombreuses, 1-4, sur un pédoncule filiforme. Dents du calice souvent plus courtes que le tube. Ailes moins larges, moins fortement tronquées en biais sous le sommet, arrondies et sans troncature eblique sensible dans les individus bien caractérisés ! (III B, a, en dessus). Pétales supérieurs ne verdissant pas toujours par la dessiccation. Folioles et stipules Zinéaüres ou lancéolées-linéaires, aiguës (III B). Gousses ordinairement un peu grêles. Graines ne dépassant guère 11/4** en longueur. — AC. dans la région maritime, où il revêt ordinairement sa forme extrême, caractérisée par l'absence de troncature oblique des ailes sous le sommet. — Dans l’intérieur des terres, la différence est souvent bien moins sensible, sous ce rapport, entre cette forme et la précédente, et l’on a alors des individus intermédiaires (III B, a, en dessous).

L. ULIGINOSUS Schk.— Koch, Syn.!; G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp.! — (L. major Scop. — Coss. et Germ., FL Paris!; Loret, F1. Montp.!)—(P1. 11, IV1et IV 2).—Plante de 2-9 décim., dont la souche vivace, à divisions grêles et longuement rampantes !, émet des stolons et des tiges dressées ou ascendantes, largement fistuleuses, très compressibles, d'épaisseur très variable, plus ou moins velues, plus rarement glabrescentes. Feuilles oblongues ou obovales, plus ou moins cunéiformes. Stipules obliques, ovales, plus longues que le pétiole. Fleurs grandes (11-12**) en capitules multiflores (6-12 fleurs) ou, plus rarement, pauciflores (1-5 fleurs), portés par des pédoncules très allongés, souvent épais, rarement grêles, beaucoup plus longs que les feuilles et les entrenœuds. Dents du calice étalées ou réfractées dans le bouton jeune! (IV 1et IV 2, g), linéaires-lancéolées, parfois un peu triangulaires à la base, à peu près de la longueur du tube. Etendard à limbe ovale, verdissant rarement par la dessiccation. Aïles verdissant d'ordinaire, obovales ou oblongues, arrondies au sommet avec ou sans troncature oblique du bord inférieur, cette troncature, lorsqu'elle existe, étant toujours moins prononcée que dans le Lotus corniculatus. Carène atténuée en rostre, peu courbée, à bec peu ascendant et ne formant jamais un angle presque droit avec la partie basilaire de la carène! (IV 1 et IV£, c). Gousse linéaire, un peu épaisse, non toruleuse, brune à la maturité, longue de 2-3 centim., à valves se roulant en tire-bouchon après la déhiscence. Graines assez petites (moins de 1 }), subsphériques ou subovoïdes, noirâtres, ternes, lisses, souvent un peu comprimées. — %. Juin-septembre. — Prairies humides, bords des eaux, haïes fraîches,

lieux inondés. C.

Deux formes :

ln 5 ro er ft ii 2 tE:

L. major. — (PI. 11, IV 1).—Grande plante de 5-9 décim., à tige épaisse. Rameaux et pédoncules s’écartant ordinairement de l’axe. Feuilles grandes, oblongues-cunéiformes (IV 1), ordinairement ciliées ainsi que les stipules. Capilules multiflores! (6-12 fleurs) sur un pédoncule assez épais ordinairement muni au sommet, sous les fleurs, d’une feuille réduite. Calice à dents ordinairement ciliées, égalant le tube ou un peu plus longues. Ailes obovales, assez larges, souventun peu en biais sous le sommet, passant nettement au vert par la dessiccation. Carène courbee!, quoique à angle très ouvert (IV 4, c). Plante d'un vert sombre, à entrenœuds allongés. C.

L. minor. — (PI. 11, IV2).— Plante peu élevée (2-4 déeim.), de la taille du L. corniculatus, à tige grêle et presque glabre. Rameaux et pédoncules dressés, s'écartant peu de l’axe et lui restant presque parallèles. Feuilles petites, obovales-cunéiformes, ordinairement peu ou point ciliées, ainsi que les stipules (IV 2.) Capitules pauciflores! (1-5 fleurs) sur un pédoncule grêle souvent dépourvu au sommet de feuille réduite. Calice à dents ordinairement peu ciliées, plus larges et plus triangulaires à la base que dans la forme précédente, souvent plus courtes que le tube, Aïles étroites, oblongues (IV 2, a), arrondies à l'extrémité et nullement en biais sous le sommet, ne verdissant pas d'ordinaire par la dessiccation (rarement quelques fleurs offrant une légère tendance à verdir). Carène presque droite !, sensiblement moins courbe que dans la forme précédente (IV 2, c). Plante d'un vert gai, à entrenœuus peu allongés. R. — Lieux découverts, sablonneux, humides, autour de l’étang de La Canau (littoral)!

œ. concolor. — Corolle concolore, entièrement jaune.

B. variegatus. — Corolle variée de rouge purpurin, de rose tendre et de jaune nuance. — Mêlé à la variation précédente, dont il ne diffère pas autrement.

O8sErv. — Cette forme a la taille, l'aspect et le port du Z. corniculatus, et pourrait, à première vue, être prise pour lui, bien qu’elle en soit très éloignée par ses caractères essentiels. — Sa souche vivace, ses tiges franchement redressées, ses dents calicinales égalant à peine le tube et souvent un peu plus courtes, ses ailes {rès peu atténuées à la base, l'éloignent d'ailleurs du L. arenarius Brot. — J’ai cru pouvoir la désigner par un nom binaire.

B. — Dents du calice irès inégales, les latérales bien plus courtes.

— Ici se place le L. Allionii Desv., indiqué à La Teste par Grenier et Godron (F1. de Fr.), mais qui n’a pu y être retrouvé. On le reconnaîtrait facilement aux dents latérales de son calice bilabié, qui sont obtuses ow arrondies au sommet et deux fois plus courtes que les autres!, à sos gousses toruleuses-subcomprimées, et à la fine pubescence apprimés qui le recouvre tout entier.

Genre XV. — F'etragonolobus Scop. (TerraconoLosx).

Calice tubuleux-campanulé, atténué obliquement à la base aux dépens du côté supérieur, à 5 divisions presque égales. — Corolle caduque, à carène courbe et rostrée, à ailes non soudées. — Filets des étamines les plus longues fortement dilatés au sommet. — Style épaissi supérieurement. — Gousse exserte, droite, allongée, linéaire, polysperme, rendue tétragone par la presence de 4 ailes longitudinales foliacées!, s'ouvrant en deux valves, qui se roulent en tire-bouchon. — Graines séparées par des diaphragmes minces de tissu cellulaire, — Fleurs jaunes, solitaires ou géminées. — Feuilles à 3 folioles. — Stipules libres ou à peu près, foliacées.

T. SILIQUOSUS Roth. — G. et G., F1. Fr.!; Willk. et Lge., Prodr. Hisp!. — (Lotus siliquosus L.)—Souche vivace, à divisons grêles, rampantes, écailleuses, émettant des tiges de 1-4 décim. étalées ou ascendantes, pubescentes ainsi que les feuilles, les pédoncules et les calices. Feuilles brièvement pétiolées ; folioles d’un vert un peu glauque, entières, obovales-cunéiformes, aiguës ou obtuses, la médiane à moitiés longitudinales symétriques, les latérales asymétriques par la moindre courbure de leur bord interne à sa partie inférieure. Stipules ovales, aiguës, dépassant le pétiole, souvent couvertes ainsi que les folioles de fines ponctuations d'un pourpre noir. Pédoncules très longs, dépassant grandement les feuilles, presque constamment wniflores, offrant au sommet, sous la fleur, une feuille réduite. Fleur grande, jaune. Calice tubuleux-campanulé, plus ou moins maculé de pourpre noirâtre, à dents lancéolées ou lancéolées-linéaires, plus courtes que le tube et parfois de moitié moins longues que lui. Etendard dépassant fortement les ailes, très longuement atténué inférieurement, brusquement épanoui en une lame orbiculaire crdinairement un peu émarginée au sommet et fréquemment marquée de chaque côté, à sa base, d'une tâche brune ou roussâtre. Aïles obovales très arrondies au sommet, couvrant entièrement la carène, qui est verdâtre à sa partie supérieure et arrondie par une courbe régulière en rostre peu aigu. Gousse très polysperme, allongée (30-45"*), glabrescente, souvent maculée de brun, rendue tétragone par les bordures ailées, qui sont planes, étroites à l’état adulte, et environ 4 fois moins larges que le diamètre transversal de la gousse. Graines assez grosses (grand diam. environ 2°), subglobuleuses, lisses, ternes, d’un brun ponctué ou maculé de noirâtre.— %.Mai-juillet.-- Prairies humides, bords des eaux, lieux frais herbeux ou sablonneux. R. — La Brède! (Brocli1). —- Le Médoc, à Blaignan! (Chi-

cou-Bourbon) et à Moulis! — Martillac! (Lespinasse).— Beautiran (F1. Bord.).

OBsERv. — Je n'ai pas rencontré sur notre littoral la variété 0. marilimus D. C., qui est glabre et à feuilles charnues. ‘

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