‹ Flore de la GirondeChapitre 57 sur 72 · FUS · texte numérisé non relu

FUS

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++ Feuilles primo:diales opposées. — Légume pourvu d'un long bec ensiforme.

Genre XVI. — Psoralea L. (PSORALIER).

Calice campanulé, quinquefide. —Corolle caduque, à carène obtuse, non rostrée. — Style filiforme. — Stigmate capité. — Gousse sessile, incluse, monosperme, indéhiscente, surmontée d’un long bec ensiforme! — Fleurs bleues, disposées en têtes multiflores. — Feuilles à 3 folioles. — Stipules libres, foliacées.

P. BITUMINOSA (L.) Moris, F1. Sard.! — Représenté par :

P. bituminosa (L.) Rehb., F1 excurs.!—G. et G., FL Fr.!; Willk, et Lge., Prodr. Hisp.! — (Psoralier bitumineux). — Plante à odeur bitumineuse. Tige dressée, de 3-10 décim., rameuse, pleine ou peu fistuleuse, peu ou point compressible, faiblement sillonnée, glabrescente et noirûtre à la base, plus ou moins couverte, ainsi que les rameaux et les pédoncules, de poils fins apprimés. Feuilles assez grandes, longuement pétiolées, à folioles lancéolées ou ovales ou oblongues, entières, obtuses, mucronulées, pourvues en dessous, sur les nervures, d'une pubescence apprimée, glabres en dessus, la terminale assez longuement pétiolulée, toutes pourvues de ponctuations transparentes visibles à contre-jour et qui sont des glandes. Stipules libres, petites, linéaires-acuminées, étalées. Pédoncules très longs, un peu grêles mais fermes, atteignant ou dépassant un décimètre, égalant environ 2 fois la feuille en longueur, plus ou moins sillonnés. Capitules de 10-15 fleurs, entourés à leur base par une sorte d’involucre composé de 2 bractées trifides à lobes ovales ou lancéolés acuminés-subulés supérieurement, plus courtes que le tube calicinal ou l'égalant à peine. Fleurs assez grandes (15-17**), d'un bleu pâle ou violacé. Calice couvert de poils appliqués, campanulé, à tube à la fin élargi, à dents lancéolées-subulées très aiguës, glabres au sommet et dont l’inférieure est la plus longue. Etendard dépassant longuement les autres pétales, à limbe oblong égalant l'onglet, qui est muni supérieurement, à chacun de ses bords, d’une petite dent triangulaire réfléchie, Ailes étroitement oblongues, dépassant longuement la carène et la recouvrant complétement, assez aiguës. Carène arrondie au sommet, qui est taché de pourpre noirâtre. Gousse monosperme, dure et coriace, ovoïde-comprimée, couverte de longs poils blancs et, à la partie supérieure, de quelques saillies subépineuses noirâtres et assez courtes ; terminée en un bec ensiforme un peu courbe, plus long que la gousse, chargé de poils courts apprimés, et faisant seul saillie hors du calice par sa moitié supérieure. Graine obovoïde-subréniforme, comprimée, grande (grand diam, 5"*), jaunâtre, terne et lisse, — %. Juin-septembre. -— Rochers, lieux stériles et pierreux. R. — La Réole et Gironde !, Langon et Saint-Maixent!

b.—Feuilles imparipinnées. | Fra

* Genre Robinia (L. ex parte) D. C. (Rommex).

Calice campanulé, brièvement subbilabié et quinquedenté. — Et à limbe suborbiculaire, dépassant à peine les ailes et la carène. — Aïles larges,

à base un peu auriculée. — Carène aiguë, fortement courbée antérieurement,

mais non rostrée, parce que le bord supérieur court presque en ligne droite ; jusqu’au sommet. — Etamines diadelphes. — Style filiforme, poilu supérieure &. | ment. — Stigmate terminal, subcapité. — Gousse slipitée, longuement exserte, n: d oblongue, comprimée, polysperme, déhiscente, à bord interne (ou supérieur) à offrant une étroite bordure ailée. — Fleurs en grappes multiflores pendantes. : — Feuilles imparipinnées. — Stipules devenant ligneuses et épineuses. — Ge

Folioles pourvues de stipelles. — Arbres.

*R. PSEUDO-ATACIA L. — (Vulg. Acacia). — Arbre élevé, àrameaus non glutineux ni chargés de poils glanduleux, munis d'épines provenant de l’induration des stipules. Feuilles imparipinnées, à 5-12 paires de folioles elliptiques ou oblongues, entières, ordinairement un peu émarginées et mucronulées. | Stipules transformées en épines persistantes. Stipelles des folioles filiformes- RUES RE DA Le très ST per pere en grappes "4

bres ou pubescents mais non glutineux ni ne Gousse pendante, longuement oblongue, glabre. — b. F1. : Mai-juin. — Fr. : Juillet. — Fréquemment planté le long des avenues et sur le talus des voies ferrées, dans les promenades à publiques, les jardins et les places. Parfois isolé, çà et là.

Genre XVII. — Galega Tourn. (Garrea).

Calice campanulé, non bilabié, à 5 dents subulées presque égales. — Etendard obovale, égalant la carène, dépassant un peu les ailes,:qui sont oblongues Lre et à sommet obtus.— Carène non rostrée, obtusiuscule, presque aiguë, à bord inférieur courbé antérieurement, à bord supérieur presque droit, — Etamines submonadelphes (le filet de l'étamine supérieure étant assez longuement soudé au tube staminal), — Style filiforme. — Stigmate très petit, terminal, capité. — Gousse sessile, longuement exserte, linéaire, presque cylindrique, subtoruleuse, polysperme, déhiscente, obliquement striée sur les faces. — Fleurs en grappes multiflores, dressées. — Feuilles imparipinnées. — Stipules herbacées. — Stipelles nulles, — Herbes.

G. OFFICINALIS L. — G. et G., F1. Fr.; Willk. et Lge., Prodr. Hisp. — Plante vivace, glabre, d’ün vert gai. Tiges de 5-10 décim., dressées, striées, fistuleuses. Feuilles imparipinnées, à 5-8 paires de folioles oblongues-lancéolées ou lancéolées, obtuses, surmontées d’un mucron subulé assez long. Stipules libres, grandes, semi-sagittées, acuminées. Fleurs en grappes axillaires oblongues, longuement pédonculées, multiflores, dressées, dépassant la feuille axillante. Pédicelles grêles, aussi longs ou plus longs que le tube du calice, égalant la bractéole membraneuse subulée qui les axille ou dépassés par elle. Calice glabre, à base gibbeuse, à divisions longuement subulées. Corolle médiocre, blanche ou bleuâtre. Gousses de 2-5 centim., étalées ou dresséesétalées, acuminées en pointe aiguë, glabres, brunes à la maturité. Graines grandes (long. 4-5°%%, larg. 11/2 - 2**), oblongues avec l’échancrure hilaire au milieu d’un des côtés (transversalement oblongues), obtuses aux deux bouts, brunes ou d’un brun roux, lisses, ternes ou peu luisantes. — %. Juillet-août. — Prairies fraiches, berges des fossés, bords des eaux. RRR, -—— Rions! — Indiqué par Laterrade à Carignan. — $e rencontre parfois évidemment sorti des jardins.

Ogserv. — On trouve çà et là, au voisinage des parcs et des habitations, le Colutea arborescens L., à g'andes fleurs jaunes en grappes courtes et paucifiores; à 3-5 paires de folioles obovales, souvent émarginées ou même subobcordées, glauques en dessous; à gousse très grande, ovoïde, pendante, vésiculeuse, glabre, et dont le péricarpe, mince, membraneux-papyracé, laissant apercevoir les graines par transparence, éclate avec bruit sous la pression.

B. — LÉGUME DIVISÉ EN DEUX LOGES LONGITUDINALES PLUS OU MOINS COMPLÈTES.

Genre XVIII. — Astragalus L: (Asrracarr).

Calice campanulé ou tubuleux, à 5 dents presque égales. — Carène non rostrée, obluse, mulique. — Etamines diadelphes. — Stigmate terminal. — Gousse variable, à deux loges longitudinales complètes ou incomplèles!, résultant de l’introflexion de la suture inférieure. — Plantes ordinairement vivaces. — Feuilles ordinairement imparipinnées. — Stipules libres ou soudées au pétiole par leur base. — Fleurs en grappes parfois capitiformes.

ANALYSE DES ESPÈCES

Fleurs d’un bleu pâle. — Feuilles très petites, concaves. — Plante pubescente-blanchâtre. — Gousses

petites, atteignant à peine À centim.......,,......... A aise be ms .... A. Baionensis. Fleurs d'un jaune ve: dâtre ou livide. — Feuilles grandes, planes. — Plante presque glabre, — Gousses atteignant 3 centim, ou davantage,...,..,...... JO RATO OM MO TE SE . À. glycyphyllos.

A. GLYCYPHILLOS L, — G. et G., F1 Fr.; Willk. et Lge., Prodr.

Hisp. — Plante glabrescente, d'un vert gai. Souche à divisions longuement

rampantes, émettant des stolons souterrains. Tiges de 3-6 décim., ordinairement couchées, tout au moins diffuses, flexueuses, striées-anguleuses.: Feuilles à 4-6 paires de folioles grandes, planes, elliptiques ou ovales, entières, obtuses, mucronulées, plus pâles en dessous. Stipules lancéolées ou ovales-lancéolées, acuminées, aiguës, libres pour la plupart, d'un vert pâle. Grappes axillaires courtes, ovoïdes, compactes, sur un pédoncule de moitié plus court que la feuille axillante. Fleurs médiocres (long. 12-14"*), brièvement pédicellees. Bractées membraneuses, lancéolées, acuminées-subulées, ciliées, plus longues que les pédicelles. Calice glabre, courtement campanulé, à dents linéaires un peu élargies à la base et plus courtes que le tube. Corolle d’un jaune verdâtre ou livide. Etendard à limbe ovale, échancré au sommet, dépassant assez peu les ailes, qui sont oblongues et à peu près aussi longues que la carène obtuse et mutique. Gousses de 3 centim. environ, glabres ou pubérulentes, dressées, stipitées, arguées-connivenles, épaisses de 5°*, cylindriques-trigones, atténuées en pointe au sommet, creusées d'un sillon profond sur le dos, complètement biloculaires, très polyspermes. Graines fortement réniformes, brunes, lisses,

assez grandes, (grand diam. 21/2%*), — 9, Juin-août. — Coteaux boisés, lieux stériles. R. — Bègles (Laterr.) — Grignols! — Preychac! (Belloc). — Saint- Germain-la-Rivière! (Banon). —— Haux! (E. Ramey). — Blaignac, Loupiac!

(abbé Lussac).

A. BAIONENSIS Lois. — G. et G., F1. Fr.; Wilk. et Lge., Prodr. Hisp. — (A. austriacus Thore, non L. — Astr. arenarius Lapeyr., non L.) — Plante pubescente-blanchâtre ou grisätre, à poils apprimés, Souche à divisions très longues, grêles, rampant dans le sable et émettant des jets souterrains presque filiformes. Tiges de 2-4 décim., couchées, rameuses, flexueuses. Feuilles à 6-10 paires de folioles très petites, étroites, linéaires ou oblongues, obtuses ou acutiuscules, concaves par la rétroflexion de leurs bords, velues-soyeuses sur les deux faces. Stipules membraneuses, soudées ensemble en une seule, qui est ovale, acuminée, bifide au sommet et oppositifoliée. Grappes courtes, pauci-

flores (3-6 fleurs), sur un pédoncule égalant à peu près la feuille axillante. .

Fleurs médiocres (10-11"*), brièvement pédicellées, souvent inclinées d'un même côté. Bractées membraneuses, petites, ovales ou lancéolées, plus ou moins acuminées, ciliées et plus longues que les pédicelles. Calice pubescent, campanulé-tubuleux, à dents triangulaires, petites, 4-5 fois plus courtes que le tube. Corolle d'un bleu plus ou moins pâle. Etendard à limbe ovale, émarginé au sommet, dépassant assez peu les ailes, qui sont oblongues et dépassent à peine la carène obtuse et mutique. Gousses pelites, de 8-10" de long sur 4 de large, couvertes de poils grisâtres assez courts apprimés, oblongues-subtrigones, apiculées par le style persistant, non arquées, creusées d'un sillon longitudinal sur le dos, complètement biloculaires, oligospermes. Graines fauves, lisses, ovoïdes-échancrées ou ovoïdes-subréniformes, médiocres (long. 2°* environ). —

2 CR a EE où +

Y. Mai-juin. — Sables maritimes. — C. dans les sables du littoral, sur toute la côte.

OBserv. — M. Lloyd Indique dans la Charente-Inférieure l'A. hamosus L,, à fleurs petites et

blanchâtres et à fruits en forme de hamecon ; l'A purpureus Lam., à fleurs purpurines en grappes

globuleuses serrées, à calice longuement tubuleux, couvert de longs poils étalés (les uns blancs les autres noirs), à légumes courts, ovoïdes-trigones, en cœur à la base, tout chargés de longs poils

blancs laineux étalés; enfin l'A. monspessulanus L., à souche épaisse et ligneuse couverte de fausses écailles {qui sont les débris des anciennes feuilles), produisant directement des scapes fleuris sans l'intermédiaire d’une tige herbacée. Fleurs purpurines très longues (20-22®m), à étendard dépassant démesurément les ailes. Feuilles d'Ornithopus ebracteatus. Gousse d'environ 3 centim., étroite, arquée.

Tribu II. — * Phaséolces.

Légume continu, uniloculaire, non divisé transversalement en articles monospermes. Cotylédons devenant ordinairement aériens par la germination, mais restant épais et charnus!. — Etamines diadelphes ou submonadelphes, souvent contournées en spirale avec la carène et le style. — Feuilles érifoliolées ou imparipinnées, à folioles ordinairement pourvues de stipelles.

* Genre Phaseoœlus L. (Haricor).

Calice bilabié., — Corolle à carène contournée en spirale ainsi que le style et les élamines. — Légume droit ou presque droit, très allongé, polysperme.— Feuilles trifoliolées. — Tige plus ou moins volubile. — Plantes cultivées.

* P. VULGARIS L. {Haricot commun). — Tiges de longueur très variable, rameuses, anguleuses, presque glabrés, ordinairement volubiles. Feuilles à folioles obliquement ovales ou ovales-trapéziformes, acuminées, fortement nerviées,

assez rudes au toucher, pourvues de stipelles. Fleurs blanches ou blanchâtres

ou jaunâtres ou violacées, à pédicelles géminés, disposées en grappes axillaires pédonculées ordinairement plus courtes que la feuille axillante. Bractéoles ordinairement plus courtes que le calice. Gousses pendantes, comprimées, allongées, bosselées, presque droites, lisses, terminées en bec aigu. Graines oblongues-subréniformes, blanches, rouges, violettes ou panachées, lisses et luisantes, très grosses. — (-). Juin-septembre. — Cult.

Ê. nanus (Ph. nanus L.) — Tige courte non volubile. Bractées ordinairement plus longues que le calice.

OBsery. — On eultive comme plantes alimentaires ou d'ornement plusieurs espèces de ce genre.

Tribu III. — Viciées.

Légume continu, uniloculaire, non divisé transversalement en articles mo-

nospermes. — Cotylédons charnus ne sortant jamais de terre! — Etam ines - diadelphes, plus rarement monadelphes. — Feuilles généralement paripinnées, , parfois réduites au rachis. o

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