VOCABULAIRE
NOTA. — J'ai presque toujours emprunté la définition des termes cités dans ce vocabulaire au Cours elémentaire de Botanique, par M. H, Baiïllon, Paris 1882. La clarté de l’exposition, la perfection et l'exactitude des nombreuses figures in'ercalées dans le texte, rendent ce petit traitétrès précieux pour la connaissance et la saine appréciation des organes des végétaux.
Acaule. — Plante à tige très raccourcie, pouvant paraître nulle ou à peu près ; les plantes dites acaules ont souvent une tige souterraine et leurs feuilles sont toujours rapprochées au ras du sol. Le mot acaule donc est inexact et n’exprime qu’une apparence, mais il est consacré par l’usage. Les Primevères de nos bois sont des plantes acaules, malgré leur rhizome souterrain trés développé.
Accombant.— Se dit des Cotylédons qui sont appliqués l’un sur l’autre avee la radicule dressée entre leurs bords. (Ex.: la Giroflée des murailles).
Accrescent. — Le calice est accrescent lorsqu'il prend un développement plus ou moins considérable après l’anthèse. (Ex.: le Physalis Alkekengi, le Blitum rubrum).
Achane, Achaiïine ou Akène. — Ce nom, dont l’orthographe varie beaucoup selon les auteurs, est donné aux fruits secs, indéhiscents et qui nerenferment qu’une seule graine non adhé-
rente aux parois du péricarpe. (Ex. : les‘fruits du Noisetier, des
Anémones, des Renoncules).
Aciculaire. — Les feuilles sont dites aciculaires lorsqu'elles sont tres étroitement linéaires, raides, aiguës ou piquantes. (Ex. : les feuilles du Génévrier, du Pin). Les sépales ou les stipules peuvent aussi être aciculaires.
Acuminé, — On attribue cette épithète à divers organes et surtout aux feuilles, aux sépales, aux pétales où-aux lobes du calice et de la corolle, lorsqu'ils sont plus ou moins rétrécis au sommet et prolonges en pointe aiguë.
Adhérent. — Quand deux organes voisins sont unis dans une partie quelconque de leur étendue, on dit qu’ils sont adhérents; c'est ainsi que les sépales ou les pétales peuvent être plus ou moins longuement unis et forment un calice gamosépale, une
corolle gamopétale ; les étamines peuvent aussi être adherentes entre elles par leurs filets ou leurs anthères, ou adhérentes à la
coroïle. Mais c’est par suite d’une interprétation fausse que l’on dit : « ovaire adhérent au tube du calice », lorsqu'il s’agit d’un
ovaire infère (Voyez ce mot).
Adventifs, Adventives, — Se dit des bourgeons ou des racines, lorsque ces organes se montrent sur des points où normalement ils ne doivent pas se développer. C’est ainsi qu’on voit parfois des bourgeons naître sur des feuilles, des racines apparaître sur des tiges aériennes ou sur des rhizomes ; C’est dans
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la graine ; l’albumen est considéré comme l’aliment de l'embryon.
cettecatégorie que rentrent les crampons du Lierre, les racines du Chiendent, celles des Primevères. 23
1e Valérianées, de plusieurs Cypéracées, etc., sont surmontés
qu’on appelle une aigrette. ;
Aile, Ailéë. — On donne ce nom à l'expansion mince et plus ou moins membraneuse qui accompagne ou entoure complétement certains fruits ou graines. (Ex. les graines du Pin maritime, de l’Ailanthe glanduleux, de l'Orme, etc.); on donne aussi … le nom d’aile aux deux pétales latéraux des Légumineuses, aux. deux sépales intérieurs des Polygalées. Les tiges sont aussi quelquefois ailées ; l'origine de ces ailes est presque toujours dûe au prolongement de labase du limbe foliaire sur le mérithalle. À
Akène. — Voy:; Achaïne.
Albumen.— Masse cellulaire de consistance variée qui, dans beaucoup de plantes, constitue la presque totalité du volume de
Alterne.— Les feuilles ou les rameaux sont alternes lorqu’ils sont insérés, seuls à seuls, à des niveaux différents sur l’axe qui les porte; les verticilles floraux, calice, Corolle, étamines, etc., alternent entre eux {ce qui est le cas le plus fréquent), lorsque l'insertion de chacune des parties qui les constitue correspond à l'intervalle libre des deux parties du verticille qui précède ou 0 suit immédiatement.
Amplexicaule. — Se dit d'un pétiole ou d’un2 feuille dont i la base échancrée embrasse plus ou moins la tige. (Ex. : le Pavot).
Anatrope. — Un ovule est anatrope lorsqu'il est pourvu d’un raphé, que son grand axe est rectiligne et qu’en même temps le micropyle se trouve rapproché du hile. L’anatropie est le cas le plus fréquent chez les ovules (V. ce mot). «
Ancipité. — Se dit d’une tige plus ou moins comprimée dont les deux angles opposés sont aigus.
Androcéz.— On donne ce nom à l’ensemble du verticille staminal]. À
Annuelle, — Se dit d’une plante qui n’a qu’une seule période végétative, c’est-à-dire qui se développe, se reproduit et meurt durant le cours d’une année ou d’une succession de quatre saisons. (Ex. : le Blé, l’Avoine, etc).
Anthère.— Partie de l’étamine contenant 1e pollen ou poussière fécondante ; c’est une sorte de poche de forme variable à cavité unique (Anthère uniloculaire), ou présentant deux loges (Anthère biloculaire), qui varient dans la manière de s'ouvrir pour laisser échapper le pollen. (V. Déhiscence.) :
Apétale. — Fleur dépourvue de corolle.
AMphyile, — Plante dépourvue de feuilles.
Apocarpés. — Se dit des fruits (déhiscents ou indéhiscents) constitués dans la fleur par un seul carpelle.
Arête., — On donne ce nom à des prolongements de nervure, =
qu’on voit souvent à l'extrémité ou sur le dos des glumes ou glu- ps melles des Graminées. Dans un certain nombre de familles il S. existe aussi des Calices à divisions aristées. (Ex. : les Scabieuses). :
Arille. — On donne ce nom à des productions d’apparences très diverses surajoutées à la graine. Il y a des arilles pileux (Pai grette des Epilobes) ; charnus (la masse rouge qui accompagne les graines du Fusain, de la Pivoine coralline) ; la place de Varille sur la graine est aussi très variable; il se produit tantôt dans le voisinage de la Chalaze, tantôt il nait du raphé ou du . hile, ou de l’unet l’autre à la fois ; dans le Muscadier il forme
tout autour de la graine une enveloppe frangée à laquelle on a donné le nom de Macis.
.__ Aristé. — Voyez Arête.
Articulé. — Se dit des tiges ou des rameaux se rompant __ nettement à des points déterminés, correspondant le plus souvent - à des nœuds. (Ex. : le Gui). Certains fruits sont articulés, tels sont ceux des Ornithopus. Les feuilles des arbres à feulles caduques sont aussi articulées par leur pétioles.
Ascendant, — Se dit des tiges, des rameaux, des pédoncules ou pédicelles, etc., qui étant horizontaux ou inclinés dans leur portion inférieure, se redressent et prennent une position plus ou moins verticale.
Axe. — On donne ce nom à la racine, à la tige, aux rameaux et aux pédoncules, c’est-à-dire aux parties centrales du végétal, à celles qui portent les organes appendiculaires ; on les appelle aussi : organes axiles.
Axille. — Voyez Placentation.
Baie. — Fruit à une ou plusieurs graines entourées d’un péricarpe mou. (Ex. : le Raisin, la Groseille). Les baies sont uniloculaires dans les deux exemples cités plus haut, mais elles peuvent être aussi divisées en plusieurs loges ; c’est le cas de l’Orange, du fruit de la Pomme de terre, de la Belladone, etc. +
Bandelette, — Voir la famille des Ombellifères, p. 222.
Basilaire. — Se dit quelquefois des feuilles ou des pédoncules produits sur une tige très raccourcie et qui paraissent naitre du collet de la racine.
Bec ou Rostelle du Gynostême des Orchidées. — Voyez Rétinacie.
Bifide. — Se dit d'une feuille, d’un pétale, d’un style longuement “sE en deux parties. (Ex.: les pétales du Mouron des oiseaux. »
- Bilabié. — Un calice ou une corolle gamophylle sont bilabiés - lorsque leurs divisions forment deux groupes de longueur iné- - gale, le supérieur plus court; le calice et la corolle de la plupart 2 des labiées sont bilabiés.
Biloculaire. — Se dit des anthères ou des fruits formés de deux loges.
Bipare. — Lorsqu’au-dessous de la fleur, la première épanouie et terminant l'axe principal, il existe deux feuilles ou deux brac-
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tées, opposées ou subopposées, à l’aisselle desquelles se ne 3:
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un axe de deuxième genération terminé par une fleur qui ne s’é- Ére panouira us la fleur de l’axe primaire, on à une cymetriflore, que l’on a nommée bipare. (Ex. : l’inflorescence de la petite
Bipartit ou Bipærtite. — Se dit d’une feuille, d'un pétale, 258 d’un style divisés en deux parties au-delà de la moitié ou presque jusqu’à la base. à
Bipennée ou Bipinnée. — Se dit d’une feuille deux fois pennée, dont les pétioles secondaires sont régulièrement disposés sur les côtés du pétiole primaire.
Hipinnatifide, Bipinnatipartite, Bipinnatiséquée. —Lorsque les lobes d’une feuille pinnatifide sont eux-mêmes profondément lobés, la feuille est bipinnatifide ; lorsque la profondeur des lobes de l’un et de l’autre ordre dépasse le milieu du lirmabe, la feuille est bipinnatipartite; elle est bipinnatiséquée quand les lobes eux-mêmes et leurs divisions atteignent tout à fait la nervure médiane. On peut observer tous les intermédiaires entre ces trois états de division d’une feuille. «
Bisannuelle. — Se dit d’une plante qui, durant la première année de son existence, ne développe qu’une rosette de feuilles et ne produit des fleurs que l’année suivante ; presque toutes nos Molènes ou Bouillon blanc sont dans ce cas,et considérées comme bisannuelles, bien que leur rosette persiste souvent durant 2 ou | 3 années, sans que la tige florifere se développe.
Biternée — Se dit d’une feuille dont le pétiole est diviséen trois rameaux qui portent chacun 3 folioles ; beaucoup d’'Ombellifères ont des feuilles de ce genre.
Bivalve. — Se dit des anthères ou des fruits qui s'ouvrent ou se séparent complètement en deux parties.
Bractée, Bractéole. — La bractée n’est qu’une feuille modifiée, ou souvent très diminuée, à l’aisselle ou quelquefois audessus de laquelle naissent le pédoncule ou le pédicelle ; on attribue plus spéciale,nent le nom de bractéole à des bractées souvent très petites qui se développent sur le pédoncule ou le pédicelle ; : elles sont quelquefois placées immédiatement sous le calice. ;
Bulbe. — On donne ce nom à un rhizome dont l’axe est très raccourci et qui présente le plus souvent la forme d’un grosbourgeon ovoïde conique ; l'axe est ordinairement enveloppé defeuilles très modifiées, de consistance charnue ou membraneuse, quelquefois fibreuse; dans le Safran le bulbe n’est entouré que d’un petit nombre «le ces feuilles modifiées sous forme d’enveloppes filamenteuses ; dans le Lis, la Jacinthe, les feuilles entourant le bulbe constituent des ecailles imbriquées ; dans l'Oignon, ces mêmes écailles, de consistance très mince, s'emboîtent exactement l’une dans l’autre.
Bulbilles. — Petits bourgeons écailleux et charnus, aptes à: 24 reproduire la plante, et qui se développent soit à l’aisselle des x feuilles, comme dans le Lis bulbifère, soit parmi les fleurs, ainsi
qu’on en observe dans certaines espèces d’A Uium. (Ex. : All. olera-
ceum et All. vineale). è
Caduc, Caduque. — Se dit des divers organes appendicu=
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