Barbes des poils courtes, non entrecroisées
Bractées de l’involucre disposées sur 2 rangs, les extérieures beaucoup plus larges, cordiformes . fruits atténués en long bec. HELMINTHIA
Bractées de linvolucre imbriquées ; plante rude, à tige feuillée. PICRIS
Bractées de l’involucre imbriquées; plante lisse, à tiges scapiformes, munies seulement d’écailles aux bifurcations . . . . . LEONTODON
e. Tous les fruits surmontés d'une aigrette dont les poils sont lisses ou scabres, jamais plumeux. (Ex.: la Laitue, la Dent de lion).
+ Fruits terminés par un long bec filiforme ; bractées involucrales moyennes et intérieures, jamais épaissies-carénées vers la base à la maturité. (Ex.: la Laitue).
Plante acaule ; pédoncule creux uniflore , . . . . . . TARAXACUM
Plante caulescente, feuillée ; fruits surmontés par 5 dents, entre lesquelles novel lamrel® L,...2 ns de ares se » Pts CHONDRIERA
Plante caulescente, feuillée ; fruits sans dents au sommet. LACTUCA +t Fruits tronqués ou brièvement alténués au sommet, rarement ter-
minés en un bec plus ou moins allongé (mais non capillaire) ; bractées involucrales épaissies et carénées à la maturité. (Ex.: le
Laitron). À
* Poils de l'aigrette d'un blanc pur.
Fruits très comprimés à la maturité; plantes glauques à suc laiteux,
Misc, ADondané: as 6 la ERA + « SONCHUS Fruits cylindriques ou presque cylindriques : plantes dépourvues de suc DANCE CE Se El LEUR ee 7 ONE ee .« . CREPIS * Poils de l'aigrette roux ou d'un blanc sale. Réceptacle nu ou très-brièvement fibrilleux . . . . . . . HIERACIUM Poils du réceptacle égalant ou dépassant les fruits. . . . ANDRYALA
A. TUBULIFLORES. Toutes les fleurs (ou celles du disque seulement) tubuleuses-mfundibuliformes, à 4-5 dents ou lobes égaux ou peu inégaux ; fleurs du rayon souvent plus Hd et plus inégalement divisées ou prolongées en languette plane (ligule) 3-5-dentée au sommet. (Ex.: la Pâquerette, le Souci, le Bluet, le Chardon).
G. 17%5. ERIGERON (Vergerette).
Capitule radié ; bractées involucrales disposées sur plusieurs rangs ; fleurs de la circonférence (femelles) étroitement linéaires, presque filiformes, 2-3-sériées ; fleurs du disque synoïques ou mâles, à 5 dents; fruits comprimés ; poils de l’aigrette disposés sur un seul rang. s
495. Er. acris L. sp. 1211; Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 146. (V. acre). — Plante brièvement hispide ; tige de 2-5 décim., dressée,
-simple ou un peu rameuse vers le haut; feuilles rudes, entières,
obtuses, les inférieures oblongues, les caulinaires linéaires-lancéolées ; capitules (diam. 8 à 10 mill.) formant une grappe oblongue ou une panicule corymbiforme, au sommet de pédoncules assez allongés ; bractées involucrales étroitement lancéolées, aiguës, couvertes d’une pubescence grisâtre ; fleurs ligulées d’un violet pâle, presque 1 fois aussi longues que l’involucre. @).
Plante très variable :
a. corymbosus. (Er. corymbosus Wallr. in Linnæâ x1v. 642). — Aigrette blanchâtre ; capitules souvent en grappe oblongue.
Bb. serotinus. (Er. serotinus Weih. in Rchb. fl. excurs. p. 239). — Aigrette d'un roux assez vif; capitules souvent en grappe corymbiforme. |
— Juin, octobre. Lieux secs et stériles. CC. La var. à. est plus rare et croit dans les lieux un peu ombragés. |
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Laponie ; plus rare dans la région méditerranéenne ; Asie mineure, dans la région subalpine, jusque dans la Perse et l'Afghanistan ; Sibérie ; Amérique sept.
496. Er. Canadensis. L. Sp. 1210; Lefr. cat. 15; Em. Mart. cat. 146, (V. du Canada). — Plante plus ou moins hispide, grisâtre ; tige de 4 à 10 décim., dressée, rameuse seulement dans le haut ; feuilles radicales oblongues, obtuses, peu ou point dentées, détruites à la floraison, les caulinaires nombreuses, linéaires, entières ou pourvues de quelques dents au sommet ; capitules petits (diam. 3-4 mill.), disposés en longue grappe pyramidale ou plus rarement presque corymbiforme ; pédoncules courts, très fins ; bractées involucrales glabrescentes, étroitement lancéolées, aiguës; fleurs ligulées blanchâtres ou un peu rosées, dépassant peu l’involucre ; aigrette courte, blanchâtre. ©).
— Juillet, novembre. Champs incultes. CC.
Distrib. géogr. — Plante originaire de l'Amérique du nord et répandue aujourd’hui sur presque toute la surface du globe; Morison a signalé son apparition dans l’Europe australe avant 1689.
", ia
On cultive fréquemment un certain nombre d’espèces d’Aster ; ce genre ne diffère des Erigeron que par les fleurs ligulées de la circonférence sensiblement plus larges et par les poils de l’aigrette qui sont disposés sur 2 rangs, les extérieurs beaucoup plus courts. L’Ast. novi Belgii L., est presque naturalisé dans des îles de la Loire et du Cher, à Saint-Aignan; c’est une plante de près de 1 m., presque glabre, à feuilles lancéolées, trinervées, semiembrassantes, mais non auriculées, décroissant rapidement et réduites à l’état de petites bractées sur les rameaux florifères ; les fleurs ligulées sont bleuâtres ou violacées et forment une large inflorescence corymbiforme.
CONSPECTUS DES ERIGERON.
Fleurs ligulées et aigrette (à la maturité) au moins 1 fois aussi longues que linvolucre pubescent, cendré. Er. acris (495).
Fleurs ligu'ées et aigrette (à la maturité) dépassant peu ou point ’involucre glabre ou glabrescent. Er. canadensis (49,6).
G. 176. TUSSILAGO. (Tussilage).
Capitule radié, hétérogame ; fleurs du centre mâles, à corolle tubuleuse-campanulée, à 5 dents, celles de la circonférence disposées sur plusieurs rangs, femelles et fertiles, à corolle ligulée ; écailles de l’involucre bisériées ; aigrette très allongée formée de poils scabres, d’un blanc pur. — Herbes à tige scapiforme, monocéphale courbée au sommet après l’anthèse.
497. T. Farfara L. sp. 1214 ; Lefr. cat. 14; Em. Mart. cat. 145. (T. Farfara). Vulg. Pas d’äne. — Khizome rampant, rameux ; feuilles paraissant un peu après les fleurs, rarement en même temps et naissant de bourgeons hypogés, très courts : pétiole brièvement velu, plus long que le limbe, celui-ci en cœur à la base, réniforme, anguleux dans son pourtour et bordé en outre de petites dents calleuses, couvert, surtout dans sa jeunesse, d'un duvet aranéeux ; capitule (diam, 15 à 18 mill.) solitaire au sommet d'une tige scapiforme couverte d’écailles apprimées; involucre campanulé, couvert de petits poils noirs, à bractées disposées sur 2 rangs, linéaires obtuses ; toutes les fleurs jaunes, celles de la circonférence formant plusieurs rangs, ligulées, filiformes; fruits cylindriques, fusiformes, pourvus de côtes. %.
— Février, mars. Vignes, talus des chemins, dans les terrains argilo-calcaires ou argilo-siliceux. AC.
Distrib. géogr. — Toute l’Europe, jusqu’en Islande ; s’élève dans les monagnes jusqu'aux glaces éternelles ; Asie mineure ; Himalaya ; Sibérie ; Afrique sept., dans la région montagneuse ; Canada.
G. 177. PETASITES. (Petasite).
Capitules hétérogames, disciformes ; fleurs du centre mâles et très nombreuses, avec quelques rares fleurs femelles et fertiles à la circonférence chez certains individus; chez d’autres,
les fleurs femelles et fertiles constituent presque tout le capitule avec quelques rares fleurs mâles au centre, ce qui rend les capitules à peu près diviques ; corolles du centre (fl. mâles) tubuleuses-campanulées, celles de la circonférence (fl. femelles) à tube filiforme et à limbe tronqué obliquement avec 2 dents plus saillantes que les autres. — Plante presque dioïque, à tiges scapiformes portant de nombreux capitules en grappe ; feuilles apparaissant après les fleurs.
498. P. officinalis Mœnch Meth. p. 568. Em. Mart. cat. 145. (P. officinal). — Souche épaisse donnant naissance à un rhizome rampant ; tige scapiforme, un peu lanugineuse, couverte d’écailles brunes, minces; feuilles apparaissant après les fleurs, longuement pétiolées, à limbe devenant très grand, échancré: en cœur, réniforme arrondi ou un peu aigu, bordé de dents inégales, d’abord blanchâtre-aranéeux en dessous, puis glabre ; inflorescence en grappe ovale, souvent plus dense et plus étroite dans la plante à capitules dont les fleurs sont presque toutes mâles ; capitules assez petits (diam. 5 à 6 mill.); bractées involucrales imbriquées sur 2 à 3 rangs, très inégales, obtuses, presque glabres ; fleurs d’un rouge pâle; fruits cylindriques surmontés par un rebord mince ; aigrette formée de poils très blancs, unisériés, plus nombreux et plus allongés dans la plante femelle. %.
— Avril. — Lieux frais et couverts, talus au bord des eaux. R. Selles-sur-Cher (Charlot) ; Gièvres, levées du canal du Berry, un peu en amont du village ! (Rimboux); Huisseau-en-Beauce, à Martigny (Nouel) ; Fontaine-Raoul (Bouvet).
Distrib. géogr. — Toute la région des basses montagnes en Europe, jusqu’en Suède et dans la Russie sept.; Perse ; Caucase ; Sibérie.
Observ. — Je ne suis pas certain de l’indigénat de cette plante en Loir-et-Cher, où elle n’a été observée qu’en petites colonies isolées; elle a joui longtemps d’une certaine réputation comme plante dépurative et, à ce titre, elle est encore cultivée sous le nom d’Herbe aux teigneux ; je ne sais si elle donne des graines fertiles chez nous ; mais ses rhizomes traçants assurent sa multiplication et la rendent très difficile à extirper des lieux qu’elle occupe.